On ne voit pas d’alternance possible en France

Répondre


Cette question vous permet de vous prémunir contre les soumissions automatisées et intensives effectuées par des robots indésirables.
Émoticônes
:?: :!: :arrow: :nule: :coeur: :) ;) :( :mal: :D :-D :oops: :cool: :/ :oui: :> :diable: <: :s :hypocrite: :p :amoureux: :clown: :rire: :-[ :sonne: :ciao: :zut: :siffle: :saint: :roule: :incertain: :clap: :fleur: :-@ :non: :cry: :bomb: :exclamation: :dormir: :wow: :boxe: :furieux: :toast: :dance: :flash:
Plus d’émoticônes

Le BBCode est activé
La balise [img] est activée
La balise [url] est activée
Les émoticônes sont activées

Relecture du sujet
   

Agrandir Relecture du sujet : On ne voit pas d’alternance possible en France

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par Cinci » lun. 21 juil. 2014, 5:00

étienne lorant,
C'est bien cela que j'avais en tête. Lorsqu'on prend l'exemple si caractéristique de la Grèce, sont-ce les Grecs qui ont d'eux-mêmes décidé de se serrer la ceinture jusqu'au dernier cran ? Certes pas. Mais on leur a imposé des restrictions de dépenses publiques de plus en plus importantes.
Quand Emmanuel Todd évoquait l'eurofascisme ...
http://www.youtube.com/watch?v=t1d_2dTxr0s

Emmanuel Todd !


Le gros malaise c'est effectivement de découvrir les pays gouvernés par une oligarchie au lieu de la démocratie (... que l'on penserait avoir, celle dont nous serions supposé bénéficier déjà). L'oligarchie fait qu'il n'y a pas (pratiquement plus, de moins en moins) d'alternance. Il y a un seul programme principal que mettront en place soit les «gauchistes» soit les «droitistes». Il y a compétition entre politiciens-larbins pour servir un même maître.

Moi je ne dirais pas que c'est déjà le fascisme, pas encore. Mais la gouverne par l'oligarchie tout simplement, et qui vient réduire les choix, les options, qui écrabouille les petits, qui manie la peur, le chantage, qui organise la pénurie, qui crée la famine, etc. C'est une concentration de pouvoirs.

[...]

Dans la Rome impériale d'Auguste et longtemps après, le pouvoir était concentré, même si le discours officiel du régime et le décorum maintenait fictivement le jargon de la république, une titulature, des éléments de son folklore. C'était surtout une façade pour rassurer le bon peuple. Le maintien du sénat donnait le change ...

Une certaine évolution dynamique des choses ...

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par James » mer. 19 mars 2014, 14:46

Bonjour,

Je rejoins complètement les avis de PaxetBonum et Elenos.
Pour compléter ces paroles lucides et pleines de sagesse, je tiens à citer le Psaume 40 :
4. Heureux l'homme qui place en Dieu sa confiance, Et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs!
Ainsi qu'un petit sondage (qui vaut ce qu'il vaut) :
http://www.atlantico.fr/pepites/46-fran ... 14343.html

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par elenos » sam. 08 févr. 2014, 17:51

PaxetBonum a écrit :Il faut dire que le fondement même de la République est anticatholique et nos ministres actuels le rappel quasi quotidiennement.

Mais en dehors de l'aspect religieux il n'y a effectivement pas d'alternance et je trouve cela très bien.
Je suis intimement persuadé que ce clivage gauche-droite est la plus grande escroquerie de notre époque et le pire ennemi de la nation française. Voyez le mépris qu'ils ont les uns pour les autres à l'assemblée. On a aucunement envi d'être dirigé par eux.
Je suis totalement de votre avis.
Ils se rejoignent par le mépris qu'ils nous portent.

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par PaxetBonum » mar. 04 févr. 2014, 9:04

Il faut dire que le fondement même de la République est anticatholique et nos ministres actuels le rappel quasi quotidiennement.

Mais en dehors de l'aspect religieux il n'y a effectivement pas d'alternance et je trouve cela très bien.
Je suis intimement persuadé que ce clivage gauche-droite est la plus grande escroquerie de notre époque et le pire ennemi de la nation française. Voyez le mépris qu'ils ont les uns pour les autres à l'assemblée. On a aucunement envi d'être dirigé par eux.

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par Héraclius » mar. 04 févr. 2014, 0:07

J'ajouterais sans vouloir vraiment prendre parti que si il est vrai que l'Union a certainement frappé la Grèce d'obligation drastiques, elle a également financé dans une très large mesure sa dette (on l'oublie souvent).

Du reste, oui, nul parti ne me semble vraiment incarner les valeurs du catholicisme aujourd'hui... La solution est peut-être le vote blanc.

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par Altior » lun. 03 févr. 2014, 21:07

etienne lorant a écrit :
A l'heure qu'il est, la majeure partie des pays qui constituent l'Europe en sont à devoir réduire leur déficit budgétaire. Et dans ce cas, qui gouverne vraiment si c'est l'Europe qui tient les cordons de la bourse ?
Avec ou sans l'Europe, c'est une évidence le devoir de réduire le déficit. Chaque année de déficit est un emprunt fait sur le compte de nos enfants. Le problème est justement celui de l'accumulation des déficits, années après années. Si c'est l'Europe qui doit nous rappeler une banalité pareille, alors vive l'Europe!

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par etienne lorant » lun. 03 févr. 2014, 11:18

Peccator a écrit :Il y a beaucoup de décisions prises au Parlement européen (et en Conseil des ministres) qui sont effectivement obligatoirement transcrites en droit français.
C'est bien cela que j'avais en tête. Lorsqu'on prend l'exemple si caractéristique de la Grèce, sont-ce les Grecs qui ont d'eux-mêmes décidé de se serrer la ceinture jusqu'au dernier cran ? Certes pas. Mais on leur a imposé des restrictions de dépenses publiques de plus en plus importantes. Le gouvernement grec est-il vraiment grec ou bien obéit-il aux objectifs financiers dictés par "l'Europe" ?

A l'heure qu'il est, la majeure partie des pays qui constituent l'Europe en sont à devoir réduire leur déficit budgétaire. Et dans ce cas, qui gouverne vraiment si c'est l'Europe qui tient les cordons de la bourse ?

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par Peccator » sam. 01 févr. 2014, 17:22

Le Conseil de l'Europe n'est pas une instance de l'Union Européenne...

Le Conseil de l'Europe a pour objectif de favoriser la coopération entre les Etats membres. Ses conventions n'ont pas valeur obligatoire pour les Etats, qui sont libres de choisir de les ratifier.



Les instances dirigeantes de l'Union Européenne sont le Parlement européen, le Conseil Européen, le Conseil des ministres et la Commission européenne.

Le Conseil européen (et non pas le Conseil de l'Europe) réunit les chefs d'Etat et de gouvernement des pays européens.


Le Conseil européen n'a jamais imposé à la France le mariage gay, ni la PMA, ni la GPA, ni les récentes lois sur l'avortement.

Le pouvoir législatif est partagé entre Conseil des ministres et Parlement Européen, le Conseil des ministre ayant des pouvoirs plus étendus.

Il y a beaucoup de décisions prises au Parlement européen (et en Conseil des ministres) qui sont effectivement obligatoirement transcrites en droit français. Mais pourquoi donc les français s'intéressent-ils si peu aux élections européennes et à leurs députés européen, alors que tant de choses en dépendent ?

Tiens, est-ce que chaque lecteur français de ce forum connait le nom des députés européens de sa circonscription ? (puisqu'on parle de la vie démocratique en France, mais on peut poser la même question aux autres européens)

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par etienne lorant » sam. 01 févr. 2014, 12:08

elenos a écrit : 78% des personnes interrogées estiment que "le système démocratique fonctionne plutôt mal en France".

Seule petite objection : il en est désormais de la France comme de tous les pays d'Europe qui sont entrés sous la gouvernance de du Conseil de l'Europe... Le Conseil de l'Europe impose des directives économiques et budgétaires à chaque Etat membre, et il n'y a plus qu'à suivre, quelle que soit la souffrance des personnes. Tout ça va éclater un jour ou l'autre, mais hélas, avec une très grande violence...

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par elenos » jeu. 30 janv. 2014, 20:18

Merci à Etienne-Lorant qui me fait connaître la colère des policiers.
Elle ne fait que corroborer nos inquiétudes.
Voici des chiffres qui ne vont pas nous réjouir mais qui devraient réveiller les responsables. Ces chiffres datent d'une semaine.
D'après "Fractures françaises", une enquête annuelle menée par Ipsos pour Le Monde, France Inter, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof, les Français sont très pessimistes sur leur avenir.
La société française est "craintive", "persuadée de son déclin" et "tentée par le rejet de l'autre", selon une étude
Publié le 21 janvier 2014

Les Français n'ont pas le moral, même en 2014. Il n'y a pas vraiment d'amélioration. Selon une enquête annuelle menée par Ipsos pour Le Monde, France Inter, la Fondation Jean Jaurès et le Cevipof, la société française est vraiment pessimiste. En effet, d'après l'étude, les Français sont "persuadés du déclin du pays", "craintifs" mais aussi "tentés par le rejet de l'autre".
Si le chômage est le sujet le plus préoccupant selon les Français (56%), on constate que les personnes interrogées mettent l'accent sur les impôts et les taxes qui font un bond de 16 points par rapport à l'année 2013 (46%).
Signe du "ras-le-bol", le pouvoir d'achat apparaît comme troisième sujet le plus préoccupant dans ce classement (36%).
Pour la majorité des Français, le déclin du pays est acquis (51%) mais 15% estiment que la France n'y est pas. 65% jugent que ce déclin « n'est pas irréversible », contre 20 % d'un avis contraire.
Le repli s'exprime largement dans cette étude puisque 66% des personnes interrogées estiment d'ailleurs qu'il y a "trop d'étrangers en France". 59% (+ 4) jugent que "de manière générale, les immigrés ne font pas d'effort pour s'intégrer". En revanche, concernant l'islam, 37% (contre 26% l'an dernier) jugent cette religion "compatible avec les valeurs de la société française".
En revanche, les Français font confiance aux PME. 84% leur font confiance.

Plus grave encore (si l’on peut dire).
Le Parlement, les médias et les partis politiques arrivent tout en bas du classement.
78% des personnes interrogées estiment que "le système démocratique fonctionne plutôt mal en France".
Ils sont aussi 65% à penser que "la plupart des hommes et des femmes politiques sont corrompus".

En lisant ces chiffres on peut y voir une colère mais pas une perspective d'alternance dans le calme. Et inquiétude est mauvaise conseillère.

Re: On ne voit pas d’alternance possible en France

par etienne lorant » jeu. 30 janv. 2014, 15:43

Problèmes de conscience... et témoignage :

J’ai lu avec attention votre article sur le comportement de désobéissance que devraient adopter les policiers de France face aux ordres qui leur sont donnés, leur devoir de protection de la population et non du gouvernement… Je vais vous donner mon avis, mon ressenti, moi qui suis Gardien de la paix à Paris depuis 6 ans seulement.

Si j’ai choisi de quitter la voie publique 3 ans à peine après ma sortie d’école pour un service autre, c’est bien que j’ai rapidement vu le pot-aux-roses de cette administration. J’ai commencé par garder des portes derrière lesquelles il n’y avait personne, des ambassades vides, des dîners-réception de célébrités (et dire que la police n’a pas pour mission de protéger des intérêts privés), des monuments. Bref.

policiersL’essentiel était de ne pas faire de vague, de faire de la présence, de se montrer, quoi qu’il en soit on coûtait un maximum au contribuable par le biais de notre travail de garde statique, « par tradition » comme le disait sourire aux lèvres un certain homme politique… la bonne blague.

Un jour où nous surveillions l’appartement vide d’un de nos anciens premier ministre, se produisit un vol à l’arrachée de téléphone portable à l’encontre de touristes américains, là, sous nos yeux alors que nous étions avec un collègue en civil. Nous interpellions l’individu; suite à cette interpellation, je me souviens de la réaction de notre chef de brigade : « Qu’est-ce que vous avez été interpellé, c’est pas votre boulot! ». On avait compris, à la préfecture de police de Paris, un gardien de la paix en garde statique n’est plus policier, ce n’est plus son métier, il est payé à attendre, qu’il pleuve, vente, ou neige.

Voyez-vous Monsieur Pfister, lors des dernières manifestations auxquelles d’innombrables jeunes gens ont été interpellés, j’ai parlé avec certains d’entre eux. Je ne m’étendrai pas sur les circonstances dans lesquelles j’ai pu le faire; j’ai remarqué avec stupéfaction avec quel acharnement ont emmerdait des jeunes de 20-25 ans pour rien, leur faisant manquer un après-midi de leurs cours à la fac pour une audition ridicule de 15 minutes, qui servait surtout à les ficher en opposants, après confiscation scandaleuse et interdite des drapeaux par certains collègues zélés.

Lors de cette audition, quelques-uns de ces jeunes gens ont interrogé un certain nombre de mes collègues, leur demandant pourquoi ils obéissaient de la sorte et perdaient tout ce temps pour rien alors qu’ils semblaient parti pris et évidemment contre ce pseudo-gouvernement, et cette vraie dictature. La réponse leur a été « on est soumis à l’obligation de réserve, c’est à vous d’aller jusqu’au bout »… Voilà, mes collègues se cachent inexorablement derrière cette obligation de réserve, quelle lâcheté…

Leur comportement n’est que lâcheté oui, ajoutez-y la peur des (immanquables) sanctions en cas de non-exécution des ordres émanant des officiers, un zeste de volonté de se défouler sur des gens qui ne sont généralement pas très virulents-car-ils-ont-eux,-quelque-chose-à perdre, une bonne dose de panurgisme, un soupçon de peur de ne pas muter en province suite à une sanction et vous obtenez de parfaits serviteurs prêts à taper, interpeller, mettre en garde à vue leurs semblables de citoyens.

Le patriotisme ? La désobéissance ? La réflexion ? Le bon-sens ? Que nenni… C’est trop risqué pour leur petite carrière de froussard rampant. A fortiori pour les compagnies de CRS qui doivent faire bloc, qui agissent de concert où là aucun ne contestera jamais car il s’exécute en groupe et dès lors il se ferait remarquer et éjecter très vite. (PS: les CRS sont des services internes à la police nationale, il n’y a pas lieu de les distinguer de ceux que vous appelez « policiers », ils en sont aussi).

Voyez-vous Monsieur Pfister, moi qui vous écris, je suis un électron libre dans cette administration maintenant, je dirais presque un traître tellement je suis en désaccord avec tout ce qui fait cette grande mafia politique. Je la quitterai dès que possible, mais là encore, cette traitresse sait pertinemment que le chômage étant ce qu’il est, un nombre infime d’entre nous se hasardera à partir fût-ce par conviction, ras-le-bol, sentiment d’avoir été trahi et que le contrat de service à l’Etat est nul et non-avenu maintenant.

Je sais combien de mes collègues voudraient partir, se reconvertir, mais combien d’autres sont de vrais moutons de panurge aux ordres, des carriéristes cherchant le grade supérieur ou le « bon service » tant rêvé. Certains invoquent inexorablement, je l’ai entendu, « se lever le matin pour les victimes, sachant ce qu’il en est du traitement des crapules ». Un peu facile comme attitude, de la sorte ils acceptent de faire un boulot sans valeur, se remettant à leur foi chrétienne de bon samaritain. Presque risible…

Ils ne semblent ou feignent ne pas comprendre, ceux-ci, que l’administration de la police nationale les instrumentalise, les manipule. Certains se croient de grands flics alors qu’ils font un boulot de simple enquêteur et combien de fois ai-je entendu cette phrase dans les vestiaires « je ne me vois pas quitter la boite, ah non hé »… au détour de l’amer constat de la dérive de « la boite ».

Peut-être un psychologue, un sociologue, saurait nous en dire plus sur le profil de ceux qui sont sensés nous protéger ? Je crois qu’il ne faut pas compter sur l’état d’esprit de la plupart incapables de se remettre en question ou de savoir tout simplement ce qui est bon pour eux.

Tout cela, le Peuple doit le savoir, moi je ne cache rien derrière l’hypocrisie et le management par la peur….

Patriotiquement.

Canis Lupus

http://ripostelaique.com/policiere-je-s ... egues.html

On ne voit pas d’alternance possible en France

par elenos » jeu. 30 janv. 2014, 15:21

On ne voit pas d’alternance possible
l y a une crise de système comme dans toute fin de régime.
L’alternance est impossible. Notre système politique est bloqué. Les abstentions lors de récents votes importants en disent long sur la liberté de conscience et d'expression.
Pour beaucoup d’électeurs, l’alternance parait signifier le " retour " de Sarkosy ! Lequel demeure tapi dans l'ombre comme un petit animal qui attend sa revanche. Attitude qui en refroidit plus d’un !
Si l’alternance était la mise en œuvre d'une véritable alternative politique, et non pas l'accès au pouvoir d'une majorité de remplacement dominée par l'UMP, la question prendrait un autre sens !
Mais l’alternance véritable semble loin. Pourquoi ?
Des exemples :
Pour la fiscalité : la "droite" de retour au pouvoir est-t-elle déjà revenue au fond sur les options de la gauche ? Jamais.
Concernant la liberté d'expression, la société, la bioéthique, les lois fondamentales sur la vie ont-elles été révisées lors des alternances passées ? Jamais.
Les abandons de souveraineté au profit d'une Europe omniprésente ? La " droite " n'a rien à envier à la gauche : C'est Nicolas Sarkozy qui a fait ratifier le traité de Lisbonne au mépris de l'opinion populaire exprimée par référendum.
La servilité à l'égard des Etats-Unis ? Le retour dans le giron de la structure militaire intégrée de l'OTAN est signé Sarkozy.
On pourrait allonger cette liste Elle ne fait que mettre en évidence le caractère " blanc-bonnet et bonnet-blanc " de l'action des partis à la tête de notre pays.
Car dans ce cas d’espèce il s’agirait ni plus ni moins de l'accaparement du pouvoir par une faction rivale de la présente, (de l’UMP sur le PS) à la suite de scrutins conditionnés par les erreurs tactiques des uns et les promesses démagogiques des autres.
Il faut bien se rendre à l'évidence : notre système politique est bloqué par les combinards ou plus précisément verrouillé par la toute-puissance des partis qui se livrent à des luttes d'influence et de conquête des municipalités, des régions et des circonscriptions, qui n'ont strictement rien à voir avec une réelle représentation des Français, ni avec la poursuite du bien commun. De quelle utilité réelle peut-être à l'égard de ses concitoyens un député, élu, sauf exception rare sous condition d'investiture d'un parti politique, qui exigera en retour obéissance et discipline de vote ? Les abstentions lors de récents votes importants en disent long sur la liberté de conscience et d'expression. Quant à la recherche du bien commun, il y aurait une définition simple et de bon sens :" procurer aux citoyens les libertés et les avantages nécessaires à son bien matériel, intellectuel et moral, comme à son épanouissement spirituel, au détriment si nécessaire des intérêts t sectoriels. Ces objectifs apportent indépendance, prospérité et rayonnement, tout en garantissant la justice à l'égard des plus faibles ".
Si, admettant cette définition, nous nous en servons comme critère de discernement et d'appréciation concernant le comportement de nos prétendues élites à la tête de l'Etat et au cœur des institutions, le constat est cruel... Pour tous !
Alors ? Alors, servons- nous des armes qui nous restent, des droits que le totalitarisme rampant n'est pas encore parvenu à nous enlever totalement: liberté de jugement, liberté d'expression y compris dans la rue, dans les "réseaux sociaux", liberté d'association, abolition des lois contraires à la famille, à la vie, au travail. Tous ces droits doivent être éclairés par la volonté de résister et de conserver l'espérance même contre tout espoir. Notre pays a connu d'autres épreuves et mérite mieux que la mauvaise soupe qu'on cherche à nous faire avaler. Il recèle encore des ressources d'avenir.

Haut