par Cinci » ven. 07 févr. 2014, 6:07
Peccator,
Tout ce travail de forge de la nation française, c'est l'école de Jules Ferry qui l'a accompli, et il est notoire que c'est l'un des grands succès de la franc-maçonnerie. Et aujourd'hui, on voit ce travail détruit, brisé en miettes. Le tout par un gouvernement, et notamment un ministre de l'éducation, qu'on accuse facilement d'être la marionnette des maçons.
De toute évidence, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Une sorte d'humanisme peut-être ?
L'humanisme pourrait toujours être le fil conducteur reliant «quand même» la maçonnerie française de la IIIe République aux maçons d'aujourd'hui. C'est une hypothèse ici de ma part.
- «L’humanisme, c’est le pari jamais gagné d’éduquer les désirs, de dominer les angoisses, de faire de l’amour un principe qui déborde la satisfaction de la libido et de la haine un principe contenu par le droit. Jamais l’humanisme, comme les idéologies du XXe siècle l’ont promis, n’eut pour but de ramener le paradis sur la terre. En retour, l’humanisme s’engageait à adoucir les mœurs, pour reprendre l’expression de Voltaire, et rendre la vie un peu moins malheureuse, un peu moins souffrante aux pauvres créatures que nous sommes. Et qui sait? peut-être même accéder à une part légitime de «bonheur», cette «place au soleil» dont parlait Pascal et qui soit autre chose que la sacro-sainte propriété privée, ce à quoi les Pères de la nation américaine le réduisait.»
http://agora.qc.ca/Dossiers/humanisme
(... avec aussi un vidéo de Rémi Brague)
La IIIe République aura certainement fait son temps. Et, à vue de nez, «nos» socialistes actuels semblent attachés à vouloir terminer l'oeuvre de démolition complète de ce qu'était l'idéal
national des politiciens (dont des maçons) de la IIIe République; c'est vrai.
Néanmoins, il reste un «projet républicain» qui ne paraît peut-être plus s'harnacher avec un nationalisme frontalier du XIXe siècle mais plutôt avec l'idée d'un empire pan-européen et théoriquement dédié à la défense des «droits de la personne», alors promoteur de libertés individuelles, de la liberté du commerce, du progrès.
Le seul élément qui est
discriminé par rapport au temps de Jules Ferry : c'est l'idée que la
nation puisse être le cadre adéquat dans lequel pouvoir réaliser les objectifs progressistes. La cassure d'avec la mentalité républicaine et maçonnique du temps d'Émile Zola provient des deux guerres mondiales à mon avis. Nombre de maçons réfugiés dans la chambre de commerce se seront alors réajustés évidemment.
Enfin
Je rajouterais qu'il n'y a
pas de complot. Les maçons n'auront jamais partagés non plus, entre eux, les mêmes idées en tout. Si cela pouvait s'observer hier, cela se constaterait encore aujourd'hui; comme ceux d'aujourd'hui peuvent différer un peu, du côté des préférences politiques, par rapport à d'autres d'un passé plus ou moins récent.
Peccator,
[quote][color=#FF0000]Tout ce travail de forge de la nation française[/color], c'est l'école de Jules Ferry qui l'a accompli, et il est notoire que c'est l'un des grands succès de la franc-maçonnerie. Et aujourd'hui, on voit ce travail détruit, brisé en miettes. Le tout par un gouvernement, et notamment un ministre de l'éducation, qu'on accuse facilement d'être la marionnette des maçons.
De toute évidence, [color=#FF0000]il y a quelque chose qui ne colle pas[/color].[/quote]
Une sorte d'humanisme peut-être ?
L'humanisme pourrait toujours être le fil conducteur reliant «quand même» la maçonnerie française de la IIIe République aux maçons d'aujourd'hui. C'est une hypothèse ici de ma part.
[list][color=#004080] «L’humanisme, c’est le pari jamais gagné d’éduquer les désirs, de dominer les angoisses, de faire de l’amour un principe qui déborde la satisfaction de la libido et de la haine un principe contenu par le droit. Jamais l’humanisme, comme les idéologies du XXe siècle l’ont promis, n’eut pour but de ramener le paradis sur la terre. En retour, l’humanisme s’engageait à adoucir les mœurs, pour reprendre l’expression de Voltaire, et rendre la vie un peu moins malheureuse, un peu moins souffrante aux pauvres créatures que nous sommes. Et qui sait? peut-être même accéder à une part légitime de «bonheur», cette «place au soleil» dont parlait Pascal et qui soit autre chose que la sacro-sainte propriété privée, ce à quoi les Pères de la nation américaine le réduisait.»[/color]
http://agora.qc.ca/Dossiers/humanisme
(... avec aussi un vidéo de Rémi Brague) [/list]
La IIIe République aura certainement fait son temps. Et, à vue de nez, «nos» socialistes actuels semblent attachés à vouloir terminer l'oeuvre de démolition complète de ce qu'était l'idéal [i]national[/i] des politiciens (dont des maçons) de la IIIe République; c'est vrai.
Néanmoins, il reste un «projet républicain» qui ne paraît peut-être plus s'harnacher avec un nationalisme frontalier du XIXe siècle mais plutôt avec l'idée d'un empire pan-européen et théoriquement dédié à la défense des «droits de la personne», alors promoteur de libertés individuelles, de la liberté du commerce, du progrès.
Le seul élément qui est [u]discriminé[/u] par rapport au temps de Jules Ferry : c'est l'idée que la [i]nation[/i] puisse être le cadre adéquat dans lequel pouvoir réaliser les objectifs progressistes. La cassure d'avec la mentalité républicaine et maçonnique du temps d'Émile Zola provient des deux guerres mondiales à mon avis. Nombre de maçons réfugiés dans la chambre de commerce se seront alors réajustés évidemment.
[b]Enfin[/b]
Je rajouterais qu'il n'y a [b]pas de complot[/b]. Les maçons n'auront jamais partagés non plus, entre eux, les mêmes idées en tout. Si cela pouvait s'observer hier, cela se constaterait encore aujourd'hui; comme ceux d'aujourd'hui peuvent différer un peu, du côté des préférences politiques, par rapport à d'autres d'un passé plus ou moins récent.