par Philo Perenne » sam. 24 mai 2014, 11:55
Bonjour,
Puisqu'il est fait mention de physique quantique, je vous invite, si vous en avez le goût et le courage, à explorer les travaux de Bernard d'Espagnat, catholique, qui dans les années 50 a fait partie de ces pionniers d'une nouvelle pensée scientifique émergente.
Les matérialistes qui brandissent encore l'argumentaire déterministe ne s'en rendent pas compte eux-mêmes, mais ils sont en train d'être peu à peu lâchés par les scientifiques au plus haut niveau de la discipline. La dictature du rationalisme à la Georges Charpak a perdu beaucoup de terrain ces derniers temps, au bénéfice d'une plus grande humilité à cet égard.
Depuis maintenant deux décennies, l'édifice déterministe pur et dur se fissure, avec par exemple l'introduction progressive d'une nouvelle grandeur physique, traduite en tant qu'énergie : l'information, en l'occurrence l'information consciente de l'observateur des phénomènes.
Signe de cette tendance, même les théories de Jacques Benvéniste sur la "mémoire de l'eau", qui avaient suscité un immense scandale dans les années 80, commencent à se voir réhabiliter par de nouvelles méthodes expérimentales de mesure (cf. professeur Luc Montagnier). Impensable il y a vingt ans à peine.
Il reste, certes, à combler une brèche entre relativité générale et physique quantique, dont les lois observées s'opposent. Et pour le commun des mortels, ces disciplines sont hélas bien ardues, compréhensibles presque exclusivement à travers des équations absconses, difficiles à traduire donc en langage et en concepts plus accessibles au grand public. Inutile de vous citer ici un certain couple de frères jumeaux médiatiques ... je préfère quand même d'Espagnat.
Il convient aussi d'éviter de crier victoire trop vite en mettant la physique quantique à toutes les sauces : le New Age aux aguets en est friand et profite de cette complexité pour la réinterpréter à sa manière, parfois jusqu'au délire.
Cela étant, parler de "conscience" (au sens de perception) en physique ne provoque plus les violentes levées de bouclier d'autrefois au sein de la communauté scientifique, même si de nombreuses avancées en ce sens restent encore à l'état de théorie pure.
Bien cordialement,
Philo Pérenne
Bonjour,
Puisqu'il est fait mention de physique quantique, je vous invite, si vous en avez le goût et le courage, à explorer les travaux de Bernard d'Espagnat, catholique, qui dans les années 50 a fait partie de ces pionniers d'une nouvelle pensée scientifique émergente.
Les matérialistes qui brandissent encore l'argumentaire déterministe ne s'en rendent pas compte eux-mêmes, mais ils sont en train d'être peu à peu lâchés par les scientifiques au plus haut niveau de la discipline. La dictature du rationalisme à la Georges Charpak a perdu beaucoup de terrain ces derniers temps, au bénéfice d'une plus grande humilité à cet égard.
Depuis maintenant deux décennies, l'édifice déterministe pur et dur se fissure, avec par exemple l'introduction progressive d'une nouvelle grandeur physique, traduite en tant qu'énergie : l'information, en l'occurrence l'information consciente de l'observateur des phénomènes.
Signe de cette tendance, même les théories de Jacques Benvéniste sur la "mémoire de l'eau", qui avaient suscité un immense scandale dans les années 80, commencent à se voir réhabiliter par de nouvelles méthodes expérimentales de mesure (cf. professeur Luc Montagnier). Impensable il y a vingt ans à peine.
Il reste, certes, à combler une brèche entre relativité générale et physique quantique, dont les lois observées s'opposent. Et pour le commun des mortels, ces disciplines sont hélas bien ardues, compréhensibles presque exclusivement à travers des équations absconses, difficiles à traduire donc en langage et en concepts plus accessibles au grand public. Inutile de vous citer ici un certain couple de frères jumeaux médiatiques ... je préfère quand même d'Espagnat.
Il convient aussi d'éviter de crier victoire trop vite en mettant la physique quantique à toutes les sauces : le New Age aux aguets en est friand et profite de cette complexité pour la réinterpréter à sa manière, parfois jusqu'au délire.
Cela étant, parler de "conscience" (au sens de perception) en physique ne provoque plus les violentes levées de bouclier d'autrefois au sein de la communauté scientifique, même si de nombreuses avancées en ce sens restent encore à l'état de théorie pure.
Bien cordialement,
Philo Pérenne