Bonjour jeje,
Le Catéchisme de l’Église catholique la définit en ces termes : «L’hérésie est la négation obstinée, après la réception du Baptême, d’une vérité qui doit être crue de foi divine et catholique, ou le doute obstiné sur cette vérité.»
L'hérésie est donc une déviation de la foi. Comme on l'associe à une vision moyenâgeuse ce mot est à utiliser avec précaution.
On m'avait une fois posé une question sur les différentes formes d'hérésies, voici ce que j'avais répondu :
Il y a l'hérésie matérielle due à l'ignorance dans laquelle on peut placer les "errantes" et il y a l'hérésie formelle, c'est-à-dire ceux qui savent mais s'opposent, dans laquelle on place cette fois les "haereticis".
Néanmoins la déviation de la foi entraîne deux possibilités :
- L'excommunication de facto, ce n'est pas un jugement prononcé mais une exclusion par soi-même. En effet, n'étant pas d'accord, ou doutant avec obstination, on s'exclue automatiquement de la communion de l'Eglise.
- L'hérésie matérielle ou formelle.
30% des catholiques qui vont à la messe ne croient pas en la résurrection de Jésus, ils sont hérétiques dans la forme la plus grave. Et s'ils vont communier (ce qui est contradictoire pour le coup), ils font une communion sacrilège.
Est donc hérétique un catholique qui ne croit pas à un ou plusieurs points du Credo, à un dogme de l'Eglise ou s'obstine dans le doute.
Il faut juste exclure l'image d'Epinal - fixée dans l'inconscient - à base de bûchers, de tribunal de l'inquisition etc... pour ne retenir que la définition donnée par le CEC.
Mais il suffit de revenir dans la vraie foi et d'en appeler au sacrement de Réconciliation pour être à nouveau en communion avec l'Eglise Catholique, car celle-ci au nom de Jésus Christ pardonne toujours.