par zelie » jeu. 24 déc. 2020, 9:28
Je rebondis sur le texte de Saint Bernard, qui tombe incroyablement bien, pour poster une méditation sur Marie, magnifique.
Dans "Les Cahiers de 1943", Maria Valtorta retranscrit un message de Jésus, qui s'insère, début septembre 1943, dans une suite de de cinq méditations que le Seigneur nous propose. Il s'agit ici de la troisième méditation.
Je tiens tout de suite à préciser que je sais que certains sont allergiques à tout ce qui pourrait venir de Maria Valtorta; je respecte leur opinion, et je les laisse à leur vision des choses, qui n'est définitivement pas la mienne, mais qui mérite tout mon respect. Il y a un fil ouvert pour ce débat, salutaire comme tout débat, ailleurs sur le forum, où chacun peut exprimer son point de vue.
Merci d'avance, ici, de laisser ce fil à son unique but : la méditation et l'aide à entrer en prière, au moins pour ceux qui restent convaincus par les écrits de tel ou tel auteur que je publie modestement.
Donc, début septembre 1943, Jésus invite Maria et ses lecteurs à la méditation sur la figure de Marie, et comme toujours, à travers Marie, qui ne cesse de s'effacer, on voit en grand le chemin proposé par Jésus à tout croyant, et fin pédagogue, nous montrer ce chemin avec une grande clarté et en se mettant au niveau de chacun. Du coup, on se sent pousser des ailes en se disant "moi aussi je peux essayer" au lieu de se sentir écrasé par la perfection de Marie.
Jésus dit :
"Le Seigneur est avec toi". (Luc, 1: 28)
Le Seigneur est toujours avec l’âme qui est dans la grâce. Dieu ne s’éloigne même pas quand le Tentateur s’approche. Dieu s’éloigne seulement quand la créature cède au Tentateur et corrompt son âme. Alors Dieu se retire, car il ne peut cohabiter avec l’Ennemi. Il se retire et, comme un Père, non dédaigneux mais affligé, il attend que vienne la contrition dans le cœur de la créature et qu’elle renoue le lien d’amour avec le Père.
Dieu voudrait toujours être avec vous. Si tous vos anges, aussi nombreux que les étoiles dans le ciel, pouvaient vous saluer avec les paroles : "Le Seigneur est avec toi", la joie de votre Seigneur serait complète, puisque nous désirons être avec vous et nous vous avons créés pour cela.
Marie était avec Dieu et Dieu était avec Marie. Les deux perfections s’attiraient et s’unissaient dans un incessant mouvement d’affection. La perfection infinie de Dieu descendait, avec une joie inconcevable à vous mortels, pour posséder cette créature. La perfection humaine de Marie, seule fille de parents humains qui ait jamais été parfaite, se lançait à la rencontre de la perfection divine pour trouver le moyen de vivre.
Oui, être avec Dieu était la vie de Marie et, à l’heure atrocement déchirante du Calvaire et du Sépulcre, quand les Cieux se refermèrent sur le Mourant et la Transpercée, la privation de Dieu fut, des sept épées, la plus brûlante et la plus tranchante, touche suprême à l’édifice de douleur exigé par la Rédemption.
J’ai atteint le sommet de la douleur totale de Gethsémani à la neuvième heure; Marie a atteint le sommet de la douleur, totale en elle aussi, même si elle n’a pas été matériellement crucifiée, du Calvaire au moment de la Résurrection. Et cette suprême douleur n’a qu’une cause : la privation de l’union avec Dieu.
Ça devrait être la même chose pour vous aussi. Mais désormais, l’être humain trouve pénible l’union avec nous et il ne sent pas combien il est misérable lorsqu’il est privé de nous. Malheur, cécité, folie, mort, voilà ce qu’est la perte de l’union avec votre Seigneur.
Et vous n’y pensez jamais !
Si vous perdez quelques monnaies, un objet, la santé, un emploi, un animal, vous vous mettez en branle pour les retrouver et vous employez tous les moyens humains et surnaturels pour y réussir. Oui, pour trouver quelque chose de limité et de caduc, vous savez prier. Mais quand vous perdez Dieu, vous ne le cherchez pas. Vous ne vous adressez pas à mes Saints pour qu’ils vous aident à retrouver la voie de Dieu, vous n’employez pas les soins humains pour freiner vos impulsions. La perte de l’union avec Dieu vous paraît une chose de peu d’importance.
Et c’est la chose essentielle.
Marie ne se sépara jamais de Dieu. Leurs esprits restèrent fondus en une étreinte d’amour qui eut son couronnement au Ciel. Cette union fut la principale force de Marie, en tant que fille d’Adam, car elle y trouvait la cuirasse pour se rendre intouchable à la morsure du Tentateur.
Ce n’est pas que celui qui est avec Dieu ne voie pas le mal, lequel recouvre, tel un vêtement crasseux ou une maladie répugnante, tant de créatures. Il le voit, même qu’il le voit avec une plus grande netteté que beaucoup d’autres, mais cette vue ne le corrompt pas. Le mal n’entre pas par les yeux pour chatouiller les instincts qui couvent dans la chair ou les mauvais penchants de l’esprit. Cela n’arrive que chez ceux qui, séparés de Dieu, ont l’Ennemi pour hôte en eux-mêmes.
Celui qui est uni à Dieu est saturé de Dieu, et tout ce qui n’est pas Dieu reste à la surface, tel un petit vent qui ride légèrement la surface de l’esprit et n’entre pas bouleverser l’intérieur. Ce n’est pas tout. Celui qui est uni à Dieu, vraiment uni à lui, au lieu d’absorber l’extérieur en lui, propage son intérieur sur ses proches, c’est-à-dire qu’il propage le Bien, Dieu.
Oui, c’est vraiment comme cela : celui qui est avec Dieu a un pouvoir de rayonnement, bien plus puissant que celui de beaucoup de corps de l’univers sur lesquels l’esprit humain a peiné et élevé un monument d’orgueil. Et surtout, il a un pouvoir surnaturellement utile, puisque celui qui porte le Saint des saints en soi, et vit de lui, le communique aux autres. C’est cela qui fait dire : C’est un saint.
Marie a possédé l’union avec Dieu à la perfection, et elle a tendu de toutes ses forces à se fondre à lui toujours davantage. On pourrait dire que Marie s’anéantit en Dieu tant elle vécut seulement de lui.
J’ai dit : Marie trouva en cela la principale force pour se rendre intouchable. N’allez pas comprendre les choses de travers. Marie, la très humble, n’osait pas le moins du monde se penser la créature parfaite. Elle ignorait son destin et sa nature immaculée. Elle connut le mystère aux paroles de Gabriel et dans l’étreinte nuptiale avec l’Esprit Éternel. Mais, durant sa jeunesse, période pleine de pièges, elle trouva la force, je le répète, dans l’union avec Dieu. Elle voulut la trouver à tout prix car elle aurait préféré mourir cent fois plutôt que de sortir un seul instant du halo de Dieu.
Je voudrais que mes bien-aimés en particulier, puis les autres, au lieu de s’adonner à un grand nombre de pratiques plus ou moins pieuses, tendent à la pratique souveraine de l’union avec Moi. La prière, la vraie, vous serait alors facile, le cœur enflammé, le corps chaste, la pensée honnête : tout en vous deviendrait saint et bon, et la Terre connaîtrait des jours nouveaux où les anges pourraient saluer les humains avec ces mots : "Le Seigneur est avec vous."
C'est splendide et tellement vrai. Toute personne qui a déjà fait une retraite de prière, quelque chose de ce genre peut comprendre cela. Combien la prière ouvre l'âme et sa lucidité, lave l'âme et rend la confession la plus sincère hautement désirable, combien toute une vie peut changer après seulement quelques jours de prière profonde et totale.
A propos des personnes qui vivent en Dieu et rayonnent, j'ai la grande chance d'en connaître une, une personne inconnue du monde, qui ne vit que de prière et d'eucharistie, et qui est très malade, dont la fin s'approche et repart, et s'approche de plus en plus (cancer). Cette personne porte en elle un quelque chose de rien d'elle, car naturellement elle est un peu froide et timide, mais c'est la seule personne, qu'après l'avoir présentée à des enfants, ils la contemplaient. Et ensuite, quand je les ai questionnés, ils m'ont répondu "mais cette dame, c'est comme si elle rayonnait, on avait envie de la regarder encore", alors qu'aucun d'eux ne la connaissaient pour sa prière quotidienne, ni même soupçonnaient son état de santé. C'est une personne qui ne porte ni joie particulière, (tellement elle souffre au quotidien, prise dans un étau de précautions au vu du nombre d'ablations dont elle a été l'objet), rien qui ne puisse la distinguer des autres. Elle passe même inaperçue tellement elle est simple.
C'est merveilleux de connaître de telles personnes, il y a quelque chose qui en reste en soi et qui interroge assez pour qu'on se pose des questions sur sa foi. Ce genre de personne est la preuve que vivre de prière et de charité peut se conjuguer au quotidien le plus simple, et est accessible à toutes les âmes. Cela donne une envie incroyable de faire un pas de plus vers Dieu et vers une vie qui laisse une un peu plus grande place à la prière.
Je rebondis sur le texte de Saint Bernard, qui tombe incroyablement bien, pour poster une méditation sur Marie, magnifique.
Dans "Les Cahiers de 1943", Maria Valtorta retranscrit un message de Jésus, qui s'insère, début septembre 1943, dans une suite de de cinq méditations que le Seigneur nous propose. Il s'agit ici de la troisième méditation.
[i]Je tiens tout de suite à préciser que je sais que certains sont allergiques à tout ce qui pourrait venir de Maria Valtorta; je respecte leur opinion, et je les laisse à leur vision des choses, qui n'est définitivement pas la mienne, mais qui mérite tout mon respect. Il y a un fil ouvert pour ce débat, salutaire comme tout débat, ailleurs sur le forum, où chacun peut exprimer son point de vue.
Merci d'avance, ici, de laisser ce fil à son unique but : la méditation et l'aide à entrer en prière, au moins pour ceux qui restent convaincus par les écrits de tel ou tel auteur que je publie modestement.[/i]
Donc, début septembre 1943, Jésus invite Maria et ses lecteurs à la méditation sur la figure de Marie, et comme toujours, à travers Marie, qui ne cesse de s'effacer, on voit en grand le chemin proposé par Jésus à tout croyant, et fin pédagogue, nous montrer ce chemin avec une grande clarté et en se mettant au niveau de chacun. Du coup, on se sent pousser des ailes en se disant "moi aussi je peux essayer" au lieu de se sentir écrasé par la perfection de Marie.
[color=#004080]Jésus dit :
"Le Seigneur est avec toi". (Luc, 1: 28)
Le Seigneur est toujours avec l’âme qui est dans la grâce. [b][i]Dieu ne s’éloigne même pas quand le Tentateur s’approche. Dieu s’éloigne seulement quand la créature cède au Tentateur et corrompt son âme. Alors Dieu se retire, car il ne peut cohabiter avec l’Ennemi.[/i][/b] Il se retire et, comme un Père, non dédaigneux mais affligé, il attend que vienne la contrition dans le cœur de la créature et qu’elle renoue le lien d’amour avec le Père.
Dieu voudrait toujours être avec vous. Si tous vos anges, aussi nombreux que les étoiles dans le ciel, pouvaient vous saluer avec les paroles : "Le Seigneur est avec toi", la joie de votre Seigneur serait complète, puisque nous désirons être avec vous et nous vous avons créés pour cela.
Marie était avec Dieu et Dieu était avec Marie. Les deux perfections s’attiraient et s’unissaient dans un incessant mouvement d’affection. La perfection infinie de Dieu descendait, avec une joie inconcevable à vous mortels, pour posséder cette créature. La perfection humaine de Marie, seule fille de parents humains qui ait jamais été parfaite, se lançait à la rencontre de la perfection divine pour trouver le moyen de vivre.
Oui, [i]être avec Dieu était la vie de Marie et, à l’heure atrocement déchirante du Calvaire et du Sépulcre[/i], quand les Cieux se refermèrent sur le Mourant et la Transpercée, [i]la privation de Dieu fut, des sept épées, la plus brûlante et la plus tranchante[/i], touche suprême à l’édifice de douleur exigé par la Rédemption.
J’ai atteint le sommet de la douleur totale de Gethsémani à la neuvième heure; Marie a atteint le sommet de la douleur, totale en elle aussi, même si elle n’a pas été matériellement crucifiée, du Calvaire au moment de la Résurrection. Et cette suprême douleur n’a qu’une cause : la privation de l’union avec Dieu.
Ça devrait être la même chose pour vous aussi. [i]Mais désormais, l’être humain trouve pénible l’union avec nous [/i]et il ne sent pas combien il est misérable lorsqu’il est privé de nous. Malheur, cécité, folie, mort, voilà ce qu’est la perte de l’union avec votre Seigneur.
Et vous n’y pensez jamais !
Si vous perdez quelques monnaies, un objet, [i]la santé, un emploi, un animal, vous vous mettez en branle pour les retrouver et vous employez tous les moyens humains et surnaturels pour y réussir. Oui, pour trouver quelque chose de limité et de caduc, vous savez prier. [/i][i]Mais quand vous perdez Dieu, vous ne le cherchez pas. [b]Vous ne vous adressez pas à mes Saints pour qu’ils vous aident à retrouver la voie de Dieu, vous n’employez pas les soins humains pour freiner vos impulsions.[/b][/i] La perte de l’union avec Dieu vous paraît une chose de peu d’importance.
Et c’est la chose essentielle.
Marie ne se sépara jamais de Dieu. Leurs esprits restèrent fondus en une étreinte d’amour qui eut son couronnement au Ciel. Cette union fut la principale force de Marie, en tant que fille d’Adam, car elle y trouvait la cuirasse pour se rendre intouchable à la morsure du Tentateur.
Ce n’est pas que celui qui est avec Dieu ne voie pas le mal, lequel recouvre, tel un vêtement crasseux ou une maladie répugnante, tant de créatures. [b][i]Il le voit, même qu’il le voit avec une plus grande netteté que beaucoup d’autres, mais cette vue ne le corrompt pas. [/i][/b]Le mal n’entre pas par les yeux pour chatouiller les instincts qui couvent dans la chair ou les mauvais penchants de l’esprit. Cela n’arrive que chez ceux qui, séparés de Dieu, ont l’Ennemi pour hôte en eux-mêmes.
Celui qui est uni à Dieu [i]est saturé de Dieu,[/i] [i]et tout ce qui n’est pas Dieu reste à la surface[/i], tel un petit vent qui ride légèrement la surface de l’esprit et n’entre pas bouleverser l’intérieur. [i]Ce n’est pas tout. Celui qui est uni à Dieu, vraiment uni à lui, au lieu d’absorber l’extérieur en lui, propage son intérieur sur ses proches, c’est-à-dire qu’il propage le Bien, Dieu. [/i]
Oui, c’est vraiment comme cela : [i]celui qui est avec Dieu a un pouvoir de rayonnement[/i], bien plus puissant que celui de beaucoup de corps de l’univers sur lesquels l’esprit humain a peiné et élevé un monument d’orgueil. [i]Et surtout, il a un pouvoir surnaturellement utile, puisque celui qui porte le Saint des saints en soi, et vit de lui, le communique aux autres[/i]. C’est cela qui fait dire : C’est un saint.
Marie a possédé l’union avec Dieu à la perfection, et elle a tendu de toutes ses forces à se fondre à lui toujours davantage. [i]On pourrait dire que Marie s’anéantit en Dieu tant elle vécut seulement de lui.[/i]
J’ai dit : Marie trouva en cela la principale force pour se rendre intouchable. N’allez pas comprendre les choses de travers. Marie, la très humble, n’osait pas le moins du monde se penser la créature parfaite. Elle ignorait son destin et sa nature immaculée. Elle connut le mystère aux paroles de Gabriel et dans l’étreinte nuptiale avec l’Esprit Éternel. Mais, durant sa jeunesse, période pleine de pièges, elle trouva la force, je le répète, dans l’union avec Dieu. Elle voulut la trouver à tout prix car elle aurait préféré mourir cent fois plutôt que de sortir un seul instant du halo de Dieu.
Je voudrais que mes bien-aimés en particulier, puis les autres, au lieu de s’adonner à un grand nombre de pratiques plus ou moins pieuses, [i]tendent à la pratique souveraine de l’union avec Moi[/i]. [b]La prière, la vraie, vous serait alors facile, le cœur enflammé, le corps chaste, la pensée honnête : tout en vous deviendrait saint et bon, et la Terre connaîtrait des jours nouveaux où les anges pourraient saluer les humains avec ces mots : "Le Seigneur est avec vous." [/b] [/color]
C'est splendide et tellement vrai. Toute personne qui a déjà fait une retraite de prière, quelque chose de ce genre peut comprendre cela. Combien la prière ouvre l'âme et sa lucidité, lave l'âme et rend la confession la plus sincère hautement désirable, combien toute une vie peut changer après seulement quelques jours de prière profonde et totale.
A propos des personnes qui vivent en Dieu et rayonnent, j'ai la grande chance d'en connaître une, une personne inconnue du monde, qui ne vit que de prière et d'eucharistie, et qui est très malade, dont la fin s'approche et repart, et s'approche de plus en plus (cancer). Cette personne porte en elle un quelque chose de rien d'elle, car naturellement elle est un peu froide et timide, mais c'est la seule personne, qu'après l'avoir présentée à des enfants, ils la contemplaient. Et ensuite, quand je les ai questionnés, ils m'ont répondu "mais cette dame, c'est comme si elle rayonnait, on avait envie de la regarder encore", alors qu'aucun d'eux ne la connaissaient pour sa prière quotidienne, ni même soupçonnaient son état de santé. C'est une personne qui ne porte ni joie particulière, (tellement elle souffre au quotidien, prise dans un étau de précautions au vu du nombre d'ablations dont elle a été l'objet), rien qui ne puisse la distinguer des autres. Elle passe même inaperçue tellement elle est simple.
C'est merveilleux de connaître de telles personnes, il y a quelque chose qui en reste en soi et qui interroge assez pour qu'on se pose des questions sur sa foi. Ce genre de personne est la preuve que vivre de prière et de charité peut se conjuguer au quotidien le plus simple, et [b]est accessible à toutes les âmes[/b]. Cela donne une envie incroyable de faire un pas de plus vers Dieu et vers une vie qui laisse une un peu plus grande place à la prière.