par Perlum Pimpum » jeu. 28 sept. 2023, 1:37
Bonsoir Rep,
La question n’est pas de savoir si vous préférez votre amant à votre époux, mais si vous préférez Dieu à vous-même. Nous n’avons d’autre choix que crucifier nos désirs dêsordonnés par amour de Dieu ou nous détourner de Dieu par amour de nous-même. Ce que vous expérimentez maintenant, c’est d’abord l’opposition radicale de la chair à l’Esprit, opposition dont la radicalité vous est attestée par la violence-même du combat spirituel auquel vous êtes confrontée et engagée. C’est ensuite l’absolue nécessité de la grâce, et corrélativement l’absolue misère de la volonté incapable d’aimer surnaturellement Dieu de charité si laissée à ses seules forces. C’est enfin qu’alors que vous luttez, et implorez de Dieu le secours de sa grâce, vous rechutez encore. Il est pourtant écrit : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et on vous ouvrira. » (Mt. VII, 7). Comment donc avez vous pu rechuter alors que vous vous êtes tournée vers Dieu dans l’espérance de votre délivrance ? Il y a plusieurs causes possibles à vos rechutes. J’en signalerais deux.
Soit que vous ayez cessé de combattre, vous détournant de la grâce après l’avoir implorée, plutôt que continuer de lutter en continuant d’implorer sans relâche, vaincue pour avoir déserté le combat au plus fort du combat, comme épuisée et vaincue par l’effort qu’il exige, alors qu’à le poursuivre vous y auriez trouvé la force invincible de vaincre pour avoir persévéré dans l’imploration combattante de la grâce. Bref, pour avoir baissé les bras alors que Dieu vous donnait la force de continuer à vous battre. Certes, il est des cas où la grâce donne de vaincre rapidement et facilement la tentation qui assaille. Mais Dieu voulant que nous soyons saints, sainteté qui toute entière est dans l’amour que nous avons pour Dieu, Dieu nous offre souvent la grâce d’un long et dur combat, afin que par la persévérance de la volonté à combattre, son amour pour Dieu s’en trouve accru à proportion de l’intensité du combat mené à terme. La mesure d’aimer Dieu étant de L’aimer sans mesure, qui aime Dieu veut L’aimer davantage, toujours plus profondément et intensément. Dieu voulant être ainsi aimé, il est fréquent qu’il ne donne le grand surcroît d’intensité et de profondeur de la charité à celui qui le désire, qu’en offrant à ceux qu’il trouve en ces dispositions de ne triompher des tentations les plus violentes qu’au prix d’un combat acharné, continu et ardent, en un mot héroïque, afin que triomphant ainsi de l’épreuve, l’athlète victorieux du Christ trouve en le combat mené à terme sa première récompense, l’affermissement de la volonté dans l’amour de Dieu, et par delà cette autre, par laquelle Dieu couronne le combattant victorieux, récompensant son mérite par l’accroissement de la profondeur et de l’intensité de sa charité, accroissement pouvant aller, chez les plus grands saints, jusqu’à les dépouiller si complètement d’eux-mêmes qu’ils en soient tout entiers absorbés en Dieu.
Soit qu’alors même que vous l’ayez imploré, vous l’ayez imploré d’un cœur partagé, en demandant à Dieu la délivrance d’un péché dont vous ne vouliez pas vraiment être délivrée. L’Écriture l’affirme : « Qui aime le danger y périra » (Si, III, 26) ; et « Qui creuse une fosse y tombera » (Pr. XXVI, 27) ; ce que l’Église traduit en recommandant la fuite des occasions prochaines. Ce n’est pas fuir les occasions prochaines que se précipiter chaque fin de semaine dans la fréquentation de son amant… Et ce n’est pas se repentir d’un cœur contrit que ne pas fuir les occasions prochaines… Là donc pourrait-être la cause de vos rechutes. C’est d’ailleurs ce que vous affirmez vous-même. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Vous armer de courage, et rejeter quoiqu’il vous en coûte ce qui obstacle que vous aimiez Dieu. Cela vous sera probablement difficile, mais c’est affaire de choix. Choisissez véritablement Dieu et vous serez purifiée, fut-ce au prix du combat. Et quand vous aurez progressé dans les voies de la sainteté, quand vous vivrez selon l’Esprit pour avoir mené le bon combat, vous voudrez d’autant moins retourner à vos errements passés que vous aurez en la transformation et sanctification de votre esprit la paix, la force, et la joie d’être en Christ.
Et donc, courage.
Bonsoir Rep,
La question n’est pas de savoir si vous préférez votre amant à votre époux, mais si vous préférez Dieu à vous-même. Nous n’avons d’autre choix que crucifier nos désirs dêsordonnés par amour de Dieu ou nous détourner de Dieu par amour de nous-même. Ce que vous expérimentez maintenant, c’est d’abord l’opposition radicale de la chair à l’Esprit, opposition dont la radicalité vous est attestée par la violence-même du combat spirituel auquel vous êtes confrontée et engagée. C’est ensuite l’absolue nécessité de la grâce, et corrélativement l’absolue misère de la volonté incapable d’aimer surnaturellement Dieu de charité si laissée à ses seules forces. C’est enfin qu’alors que vous luttez, et implorez de Dieu le secours de sa grâce, vous rechutez encore. Il est pourtant écrit : « Demandez, et vous recevrez ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et on vous ouvrira. » (Mt. VII, 7). Comment donc avez vous pu rechuter alors que vous vous êtes tournée vers Dieu dans l’espérance de votre délivrance ? Il y a plusieurs causes possibles à vos rechutes. J’en signalerais deux.
Soit que vous ayez cessé de combattre, vous détournant de la grâce après l’avoir implorée, plutôt que continuer de lutter en continuant d’implorer sans relâche, vaincue pour avoir déserté le combat au plus fort du combat, comme épuisée et vaincue par l’effort qu’il exige, alors qu’à le poursuivre vous y auriez trouvé la force invincible de vaincre pour avoir persévéré dans l’imploration combattante de la grâce. Bref, pour avoir baissé les bras alors que Dieu vous donnait la force de continuer à vous battre. Certes, il est des cas où la grâce donne de vaincre rapidement et facilement la tentation qui assaille. Mais Dieu voulant que nous soyons saints, sainteté qui toute entière est dans l’amour que nous avons pour Dieu, Dieu nous offre souvent la grâce d’un long et dur combat, afin que par la persévérance de la volonté à combattre, son amour pour Dieu s’en trouve accru à proportion de l’intensité du combat mené à terme. La mesure d’aimer Dieu étant de L’aimer sans mesure, qui aime Dieu veut L’aimer davantage, toujours plus profondément et intensément. Dieu voulant être ainsi aimé, il est fréquent qu’il ne donne le grand surcroît d’intensité et de profondeur de la charité à celui qui le désire, qu’en offrant à ceux qu’il trouve en ces dispositions de ne triompher des tentations les plus violentes qu’au prix d’un combat acharné, continu et ardent, en un mot héroïque, afin que triomphant ainsi de l’épreuve, l’athlète victorieux du Christ trouve en le combat mené à terme sa première récompense, l’affermissement de la volonté dans l’amour de Dieu, et par delà cette autre, par laquelle Dieu couronne le combattant victorieux, récompensant son mérite par l’accroissement de la profondeur et de l’intensité de sa charité, accroissement pouvant aller, chez les plus grands saints, jusqu’à les dépouiller si complètement d’eux-mêmes qu’ils en soient tout entiers absorbés en Dieu.
Soit qu’alors même que vous l’ayez imploré, vous l’ayez imploré d’un cœur partagé, en demandant à Dieu la délivrance d’un péché dont vous ne vouliez pas vraiment être délivrée. L’Écriture l’affirme : « Qui aime le danger y périra » (Si, III, 26) ; et « Qui creuse une fosse y tombera » (Pr. XXVI, 27) ; ce que l’Église traduit en recommandant la fuite des occasions prochaines. Ce n’est pas fuir les occasions prochaines que se précipiter chaque fin de semaine dans la fréquentation de son amant… Et ce n’est pas se repentir d’un cœur contrit que ne pas fuir les occasions prochaines… Là donc pourrait-être la cause de vos rechutes. C’est d’ailleurs ce que vous affirmez vous-même. Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Vous armer de courage, et rejeter quoiqu’il vous en coûte ce qui obstacle que vous aimiez Dieu. Cela vous sera probablement difficile, mais c’est affaire de choix. Choisissez véritablement Dieu et vous serez purifiée, fut-ce au prix du combat. Et quand vous aurez progressé dans les voies de la sainteté, quand vous vivrez selon l’Esprit pour avoir mené le bon combat, vous voudrez d’autant moins retourner à vos errements passés que vous aurez en la transformation et sanctification de votre esprit la paix, la force, et la joie d’être en Christ.
Et donc, courage.