par Fée Violine » mer. 17 janv. 2024, 11:00
Le Carmel le plus proche de chez moi va fermer dans quelques mois, malheureusement. Les soeurs vident la maison et notamment distribuent leur bibliothèque. J'ai récupéré quelques douzaines de livres particulièrement alléchants, et je viens vous faire un compte rendu de ceux que j'ai déjà lus. Je commence par quelques biographies.
Le cow-boy de Dieu, du P. Raymond OCSO (= ordre cistercien de la stricte observance, c'est-à-dire les trappistes), Bonne Presse, 1951, traduit de l'américain (The man who got even with God).
J'ai commencé par celui-ci dont le titre m'intriguait. C'est l'histoire d'un trappiste convers, mort en réputation de sainteté à l'abbaye de Gethsemani dans le Kentucky, frère Mary Joachim, né John Green Hanning, 1849-1908. Il avait un caractère de cochon et même pire : à 20 ans, il mit le feu au hangar où séchait toute la récolte de tabac de l'année, pour se venger de son père qui l'avait réprimandé, après quoi il partit bien loin et fut cow-boy au Texas pendant 9 ans. Revenu chez ses parents qui lui avaient pardonné, il se fiança avec une jeune fille mais finalement préféra entrer au monastère, où il eut beaucoup de travail pour dominer son bouillant caractère.
C'est un livre de vulgarisation, mais dont la théologie sonne très juste, ce n'est ni mièvre ni moralisant. L'auteur montre comment la grâce de Dieu ne remplace pas la nature mais y collabore, comment la contemplation n'est pas "quelque chose" mais "quelqu'un", et comment la sainteté consiste à adhérer en toutes choses à la volonté de Dieu.
Le Carmel le plus proche de chez moi va fermer dans quelques mois, malheureusement. Les soeurs vident la maison et notamment distribuent leur bibliothèque. J'ai récupéré quelques douzaines de livres particulièrement alléchants, et je viens vous faire un compte rendu de ceux que j'ai déjà lus. Je commence par quelques biographies.
[b]Le cow-boy de Dieu[/b], du P. Raymond OCSO (= ordre cistercien de la stricte observance, c'est-à-dire les trappistes), Bonne Presse, 1951, traduit de l'américain (The man who got even with God).
J'ai commencé par celui-ci dont le titre m'intriguait. C'est l'histoire d'un trappiste convers, mort en réputation de sainteté à l'abbaye de Gethsemani dans le Kentucky, frère Mary Joachim, né John Green Hanning, 1849-1908. Il avait un caractère de cochon et même pire : à 20 ans, il mit le feu au hangar où séchait toute la récolte de tabac de l'année, pour se venger de son père qui l'avait réprimandé, après quoi il partit bien loin et fut cow-boy au Texas pendant 9 ans. Revenu chez ses parents qui lui avaient pardonné, il se fiança avec une jeune fille mais finalement préféra entrer au monastère, où il eut beaucoup de travail pour dominer son bouillant caractère.
C'est un livre de vulgarisation, mais dont la théologie sonne très juste, ce n'est ni mièvre ni moralisant. L'auteur montre comment la grâce de Dieu ne remplace pas la nature mais y collabore, comment la contemplation n'est pas "quelque chose" mais "quelqu'un", et comment la sainteté consiste à adhérer en toutes choses à la volonté de Dieu.