par Stanobt » sam. 25 avr. 2026, 13:40
Bonjour à tous,
Je viens à vous pour vous demander conseil dans mon discernement dans le cadre de mes fiançailles et de ma préparation mariage.
Je vais résumer mon parcours de foi en quelques lignes pour étayer le contexte dans lequel je me trouve.
Baptisé enfant, j’ai commencé à vivre sérieusement ma foi à partir de mes études. Depuis plusieurs années, la messe dominicale est devenue pour moi un besoin spirituel profond, et j’essaie de vivre ma vie chrétienne avec simplicité et fidélité. Je me suis même posé la question de la vocation. Je suis donc rentré en propédeutique pour le diocèse de Cambrai. Année compliquée cependant qui n'a pas abouti vers une entrée au séminaire.
Depuis j’ai rencontré une jeune fille avec qui j’étais en coloc (la maison de propédeutique était en lien avec une coloc d’étudiant et d’année pour Dieu), avec qui je suis fiancé depuis 1 an. Cela fera 2 ans en juillet que nous sommes ensemble. Quand je me suis mis avec elle, de ce qu’avais pu voir pendant cette année de propédeutique, c’était une jeune fille qui aimait profondément Dieu, qui vivait sa foi comme moi et qui était au clair avec ce que l’Eglise enseignait. Cependant, deux événements ont chamboulé ce que je pensais.
1ᵉʳ événement (juillet 2025): En juillet 2025, ma fiancée a été appelée à être co‑responsable d’un camp Fondacio (association chrétienne catholique). Il s’agissait d’un camp pour adolescents. Elle m’a fait confiance et m’a proposé de venir en tant que bénévole. Je ne connaissais pas du tout cette association, alors que ma fiancée y avait participé quand elle était adolescente. Pour moi, de ce qu’elle m’avait dit, c’était un camp chrétien catholique ; je pensais donc qu’il y aurait logiquement la messe le dimanche. J’ai été très surpris d’apprendre, lors d’une discussion avec des prêtres, qu’il n’y avait pas de messe le dimanche prévue au camp, et que l’on cherchait au contraire un prêtre pour la semaine.
En fait, du jeudi au dimanche, ce sont des anciens jeunes qui viennent préparer le camp, et les adolescents arrivent le dimanche pour repartir le même soir. Ainsi, pour moi et les autres animateurs, il n’y avait pas de messe de prévue.
J’ai été profondément choqué et bouleversé. J’ai alors dit : « Mais comment je vais faire ? Moi, j’ai envie et besoin d’aller à la messe le dimanche. »
Elle m’a répondu : « C’est comme ça, de toute façon on n’a pas le temps d’inclure la messe, et tu seras au service donc tu n’as pas le choix. »
Je lui ai répondu que, pour moi, le service ne remplace pas le précepte dominical, que j’en ai besoin, et que, pour un camp qui se dit catholique, ne pas proposer la messe le dimanche ne me semble pas normal. Nous nous sommes disputés, et j’ai fini par lui dire que, si je n’avais pas la messe, je ne viendrais pas.
Elle en a parlé avec un ami qui lui a dit que c’était peu charitable de ma part de menacer ainsi de ne pas venir. J’ai ensuite parlé de la situation avec mon accompagnateur spirituel, qui était totalement d’accord avec ma position et m’a encouragé. J’ai finalement trouvé une solution avec l’autre co‑responsable pour aller à la messe anticipée le samedi soir. Mais je n’ai jamais réussi à entendre de ma fiancée qu’un camp qui se dit catholique devrait proposer la messe le dimanche, ce qui me reste difficile. Le prêtre qui nous prépare au mariage a assuré que le précepte dominical ne concernait que Pâques et non tous les dimanches. J’ai regretté de ne pas lui avoir objecté en citant le Catéchisme de l’Église catholique.
2ᵉ événement (en ce moment): Ma fiancée a ensuite été appelée à un poste salarié pour un camp de jeunes pour tout le mois de juillet, par un de ses amis (non catholique). Ma première réaction, que je regrette, a été de lui dire : « Tu ne pourras pas aller à la messe le dimanche », car elle travaillerait le dimanche, notamment sur un voilier, pendant une semaine. Bien sûr, j’étais content qu’on lui fasse confiance et qu’on lui propose cette responsabilité. Je me suis excusé auprès d’elle. Nous nous sommes toutefois disputés, et elle m’a dit qu’elle ne refuserait jamais un travail à cause de la messe. Elle a choisi de participer à ce camp, sous prétexte de financer le mariage (elle a déjà un salaire mensuel en tant qu’animatrice en pastoral au collège / lycée). Je lui ai fait remarquer qu’il existait des centres de loisirs qui lui permettraient d’aller à la messe tout en gagnant de l’argent, mais elle n’a pas voulu changer d’avis.
Depuis, j’ai peur d’aborder le sujet, car je crains sa réaction.
Je me sens seul, car de son côté, beaucoup de ses amis m’accusent d’être pharisien, de mettre la Loi au‑dessus des personnes, ou de ne regarder que la « paille » chez l’autre.
Pour ma part, je ne cherche pas à juger, mais à rappeler simplement l’enseignement de l’Église.
Un ami, qui est entré au séminaire, nous voit comme un couple pratiquant, qui va à la messe tous les dimanches, et me dit que c’est déjà bien.
L’accompagnateur spirituel de ma fiancée lui a dit qu’elle devrait néanmoins chercher à aligner ses jours de congé avec la messe, mais de son côté, elle me dit qu’elle n’aura probablement pas de jours de repos prévus.
Ce qui me fait réellement peur, c’est que ce relativisme nuise à ma foi, ma relation avec elle, notre futur mariage, et surtout l’éducation de nos éventuels enfants.
Je ne sais plus quoi penser, ni si cela peut être une raison de rompre les fiançailles. Je suis suivi par un prêtre, mais je souhaite aussi avoir d’autres avis.
Merci pour vos réponses et vos prières,
Stanislas
Bonjour à tous,
Je viens à vous pour vous demander conseil dans mon discernement dans le cadre de mes fiançailles et de ma préparation mariage.
Je vais résumer mon parcours de foi en quelques lignes pour étayer le contexte dans lequel je me trouve.
Baptisé enfant, j’ai commencé à vivre sérieusement ma foi à partir de mes études. Depuis plusieurs années, la messe dominicale est devenue pour moi un besoin spirituel profond, et j’essaie de vivre ma vie chrétienne avec simplicité et fidélité. Je me suis même posé la question de la vocation. Je suis donc rentré en propédeutique pour le diocèse de Cambrai. Année compliquée cependant qui n'a pas abouti vers une entrée au séminaire.
Depuis j’ai rencontré une jeune fille avec qui j’étais en coloc (la maison de propédeutique était en lien avec une coloc d’étudiant et d’année pour Dieu), avec qui je suis fiancé depuis 1 an. Cela fera 2 ans en juillet que nous sommes ensemble. Quand je me suis mis avec elle, de ce qu’avais pu voir pendant cette année de propédeutique, c’était une jeune fille qui aimait profondément Dieu, qui vivait sa foi comme moi et qui était au clair avec ce que l’Eglise enseignait. Cependant, deux événements ont chamboulé ce que je pensais.
1ᵉʳ événement (juillet 2025): En juillet 2025, ma fiancée a été appelée à être co‑responsable d’un camp Fondacio (association chrétienne catholique). Il s’agissait d’un camp pour adolescents. Elle m’a fait confiance et m’a proposé de venir en tant que bénévole. Je ne connaissais pas du tout cette association, alors que ma fiancée y avait participé quand elle était adolescente. Pour moi, de ce qu’elle m’avait dit, c’était un camp chrétien catholique ; je pensais donc qu’il y aurait logiquement la messe le dimanche. J’ai été très surpris d’apprendre, lors d’une discussion avec des prêtres, qu’il n’y avait pas de messe le dimanche prévue au camp, et que l’on cherchait au contraire un prêtre pour la semaine.
En fait, du jeudi au dimanche, ce sont des anciens jeunes qui viennent préparer le camp, et les adolescents arrivent le dimanche pour repartir le même soir. Ainsi, pour moi et les autres animateurs, il n’y avait pas de messe de prévue.
J’ai été profondément choqué et bouleversé. J’ai alors dit : « Mais comment je vais faire ? Moi, j’ai envie et besoin d’aller à la messe le dimanche. »
Elle m’a répondu : « C’est comme ça, de toute façon on n’a pas le temps d’inclure la messe, et tu seras au service donc tu n’as pas le choix. »
Je lui ai répondu que, pour moi, le service ne remplace pas le précepte dominical, que j’en ai besoin, et que, pour un camp qui se dit catholique, ne pas proposer la messe le dimanche ne me semble pas normal. Nous nous sommes disputés, et j’ai fini par lui dire que, si je n’avais pas la messe, je ne viendrais pas.
Elle en a parlé avec un ami qui lui a dit que c’était peu charitable de ma part de menacer ainsi de ne pas venir. J’ai ensuite parlé de la situation avec mon accompagnateur spirituel, qui était totalement d’accord avec ma position et m’a encouragé. J’ai finalement trouvé une solution avec l’autre co‑responsable pour aller à la messe anticipée le samedi soir. Mais je n’ai jamais réussi à entendre de ma fiancée qu’un camp qui se dit catholique devrait proposer la messe le dimanche, ce qui me reste difficile. Le prêtre qui nous prépare au mariage a assuré que le précepte dominical ne concernait que Pâques et non tous les dimanches. J’ai regretté de ne pas lui avoir objecté en citant le Catéchisme de l’Église catholique.
2ᵉ événement (en ce moment): Ma fiancée a ensuite été appelée à un poste salarié pour un camp de jeunes pour tout le mois de juillet, par un de ses amis (non catholique). Ma première réaction, que je regrette, a été de lui dire : « Tu ne pourras pas aller à la messe le dimanche », car elle travaillerait le dimanche, notamment sur un voilier, pendant une semaine. Bien sûr, j’étais content qu’on lui fasse confiance et qu’on lui propose cette responsabilité. Je me suis excusé auprès d’elle. Nous nous sommes toutefois disputés, et elle m’a dit qu’elle ne refuserait jamais un travail à cause de la messe. Elle a choisi de participer à ce camp, sous prétexte de financer le mariage (elle a déjà un salaire mensuel en tant qu’animatrice en pastoral au collège / lycée). Je lui ai fait remarquer qu’il existait des centres de loisirs qui lui permettraient d’aller à la messe tout en gagnant de l’argent, mais elle n’a pas voulu changer d’avis.
Depuis, j’ai peur d’aborder le sujet, car je crains sa réaction.
Je me sens seul, car de son côté, beaucoup de ses amis m’accusent d’être pharisien, de mettre la Loi au‑dessus des personnes, ou de ne regarder que la « paille » chez l’autre.
Pour ma part, je ne cherche pas à juger, mais à rappeler simplement l’enseignement de l’Église.
Un ami, qui est entré au séminaire, nous voit comme un couple pratiquant, qui va à la messe tous les dimanches, et me dit que c’est déjà bien.
L’accompagnateur spirituel de ma fiancée lui a dit qu’elle devrait néanmoins chercher à aligner ses jours de congé avec la messe, mais de son côté, elle me dit qu’elle n’aura probablement pas de jours de repos prévus.
Ce qui me fait réellement peur, c’est que ce relativisme nuise à ma foi, ma relation avec elle, notre futur mariage, et surtout l’éducation de nos éventuels enfants.
Je ne sais plus quoi penser, ni si cela peut être une raison de rompre les fiançailles. Je suis suivi par un prêtre, mais je souhaite aussi avoir d’autres avis.
Merci pour vos réponses et vos prières,
Stanislas