par Sursum Corda » jeu. 12 juin 2008, 16:04
C'est un tout autre sujet, c'est pourquoi je vous répondrai succintement :
tout d'abord, la messe en latin n'a jamais été abrogée par Vatican II. Au contraire, les pères du concile, dans la constitution sur la liturgie
Sacrosanctum Concilium, rappellent que la langue liturgique de l'Eglise reste le latin :
Sacrosanctum concilium 36 :
1. L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l'emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
3. Ces normes étant observées, il revient à l'autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l'art. 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c'est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.
4. La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci- dessus. (1963 Sacrosanctum Concilium 36)
La langue dite "vulgaire", pour nous le français, reste donc la langue d'usage "extraordinaire", mais il est vrai que depuis les années 60, dans les faits, c'est plutôt le latin qui est utilisé de manière extraordinaire. L'usage ordinaire est donc la messe dite de Paul VI, promulguée en 1969, en latin.
En ce qui concerne le Missel de JeanXXIII, datant de 1962, le Saint Père Benoit XVI rappelle ceci :
"Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église."; "Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église." (motu proprio summorum pontificum)
C'est effectivement la forme utilisée par ceux qui ont suivi Mgr Lefèbvre, mais aussi par tous ceux qui étaient attachés à cette forme antique et vénérable mais qui sont fidèles à l'Eglise Catholique et reconnaissent le concile.
C'est un tout autre sujet, c'est pourquoi je vous répondrai succintement :
tout d'abord, la messe en latin n'a jamais été abrogée par Vatican II. Au contraire, les pères du concile, dans la constitution sur la liturgie [i]Sacrosanctum Concilium[/i], rappellent que la langue liturgique de l'Eglise reste le latin : [quote][i]Sacrosanctum concilium 36[/i] :
1. L'usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins
2. Toutefois, soit dans la messe, soit dans l'administration des sacrements, soit dans les autres parties de la liturgie, l'emploi de la langue du pays peut être souvent très utile pour le peuple ; on pourra donc lui accorder une plus large place, surtout dans les lectures et les monitions, dans un certain nombre de prières et de chants, conformément aux normes qui sont établies sur cette matière dans les chapitres suivants, pour chaque cas.
3. Ces normes étant observées, il revient à l'autorité ecclésiastique qui a compétence sur le territoire, mentionnée à l'art. 22 (même, le cas échéant, après avoir délibéré avec les évêques des régions limitrophes de même langue), de statuer si on emploie la langue du pays et de quelle façon, en faisant agréer, c'est-à-dire ratifier, ses actes par le Siège apostolique.
4. La traduction du texte latin dans la langue du pays, à employer dans la liturgie, doit être approuvée par l'autorité ecclésiastique ayant compétence sur le territoire, dont il est question ci- dessus. (1963 Sacrosanctum Concilium 36)[/quote]La langue dite "vulgaire", pour nous le français, reste donc la langue d'usage "extraordinaire", mais il est vrai que depuis les années 60, dans les faits, c'est plutôt le latin qui est utilisé de manière extraordinaire. L'usage ordinaire est donc la messe dite de Paul VI, promulguée en 1969, en latin.
En ce qui concerne le Missel de JeanXXIII, datant de 1962, le Saint Père Benoit XVI rappelle ceci : [quote]"Il est donc permis de célébrer le Sacrifice de la Messe suivant l’édition type du Missel romain promulgué par le bienheureux Jean XXIII en 1962 et jamais abrogé, en tant que forme extraordinaire de la Liturgie de l’Église."; "Dans les paroisses où il existe un groupe stable de fidèles attachés à la tradition liturgique antérieure, le curé accueillera volontiers leur demande de célébrer la Messe selon le rite du Missel romain édité en 1962. Il appréciera lui-même ce qui convient pour le bien de ces fidèles en harmonie avec la sollicitude pastorale de la paroisse, sous le gouvernement de l’Évêque selon les normes du canon 392, en évitant la discorde et en favorisant l’unité de toute l’Église." ([i]motu proprio summorum pontificum[/i])[/quote]C'est effectivement la forme utilisée par ceux qui ont suivi Mgr Lefèbvre, mais aussi par tous ceux qui étaient attachés à cette forme antique et vénérable mais qui sont fidèles à l'Eglise Catholique et reconnaissent le concile.