par steph » dim. 13 juil. 2008, 1:35
Bonsoir, François-Xavier, et vous tous,
Je n'ai jamais vu de différenciation, dans le Missel Romain, entre Messe chantée et Messe lue, pourriez-vous expliquer cette différence? Est-ce que "Messe chantée" signifie "Messe chantée avec le Graduale"? Un certain nombre d’incompréhensions dépend de la réponse à cette question…
Je relèverai deux problèmes : le premier lié au fait d’acclamer ou pas l’Evangile ; le second dans l’existence du « répons alléluiatique » et du problème d’ambiguïté que cela soulève (à mes yeux tout le moins).
D’abord, l'article 62 de la PGMR, parle de l'Alléluia ou du Verset qui le remplace selon les rubriques comme un genre d'acclamation constituant un rite ou un acte ayant valeur en lui-même, par lequel l’assemblée des fidèles accueille le Seigneur qui va leur parler dans l’Evangile, le salue et professe sa foi en chantant. Et après avoir ainsi donné le sens du rite, on le rend facultatif au n°63c, c'est étonnant: il y a donc permission de ne pas "accueillir le Seigneur qui va parler dans l'Evangile"? Alors que pendant des siècles, ce qui est aujourd'hui la FERM chantait Graduel et Alleluia(ou Trait), ce qui reste la liturgie byzantine a toujours fait précéder toute lecture de son répons (appelé pour cause prokimenon) et l'Evangile de la Liturgie(Messe) de son Alléluia (et à l'office d'un prokimenon), bref que la Tradition fait précéder l’Evangile de la Messe par son acclamation. C'est dommage que cette permission soit donnée. De plus, je ne comprends pas pourquoi on n’acclame pas aux messes « solennelles » ou « solennisées » mais bien aux messes « simples » (selon le schéma Lecture, R/. Grad., Epître, R/. Alléluiatique, Evangile >< Lecture, Psaume resp., Epître, acclamation, Evangile)…
Ensuite, qu’on ne chante pas d’acclamation (n°63c), à la limite, passe encore, puisque cela se fait déjà à l’office latin (et depuis très longtemps), mais que ce qui, à la « Messe lue », est l’acclamation devienne "répons alléluiatique" et donc tout autre chose à la « Messe chantée »… Il me semble qu'il y a un problème liturgique ou tout simplement « sémantique », à ce moment précis où, avec une nuance trop fine, une même forme cache deux rites différents (où l’un éclipse l’autre), car la liturgie ne s'explique plus par elle-même, ne va pas « de soi » comme elle en a habituellement le secret.
Cependant, cela me semble une bonne explication du fait que les versets alléluiatiques du Graduel ne varient pas toujours pour s’adapter à l’Evangile.
Aussi, sans nuance aucune, la PGMR 64 traite de la place de la séquence: avant l'alléluia, alors que le Graduale la positionne après celui-ci. Ces deux usages confortant ce que vous avez dit et par conséquent mon interrogation…
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Ceci dit, je me posais aussi deux questions quant à votre intervention sur la prière universelle :
1° Existe-t-il des formulaires officiels ? Ce qui n’est pas le cas, semble-t-il, puisque dans le Missel Romain grand format, je n’ai jamais vu qu’un seul formulaire, et seulement à titre d’exemple.
2° La prière des fidèles pourrait-elle revenir heureusement à l’un des concélébrants (comme c’est le cas chez les byzantins) ou pas ? (PGMR nn. 71 & 94 & 208 & 212).
Bonsoir, François-Xavier, et vous tous,
Je n'ai jamais vu de différenciation, dans le Missel Romain, entre Messe chantée et Messe lue, pourriez-vous expliquer cette différence? Est-ce que "Messe chantée" signifie "Messe chantée avec le [i]Graduale[/i]"? Un certain nombre d’incompréhensions dépend de la réponse à cette question…
Je relèverai deux problèmes : le premier lié au fait d’acclamer ou pas l’Evangile ; le second dans l’existence du « répons alléluiatique » et du problème d’ambiguïté que cela soulève (à mes yeux tout le moins).
D’abord, l'article 62 de la PGMR, parle de l'Alléluia ou du Verset qui le remplace selon les rubriques comme un [i]genre d'acclamation constitu[/i]ant [i]un rite ou un acte ayant valeur en lui-même, par lequel l’assemblée des fidèles accueille le Seigneur qui va leur parler dans l’Evangile, le salue et professe sa foi en chantant.[/i] Et après avoir ainsi donné le sens du rite, on le rend facultatif au n°63c, c'est étonnant: il y a donc permission de ne pas "accueillir le Seigneur qui va parler dans l'Evangile"? Alors que pendant des siècles, ce qui est aujourd'hui la FERM chantait Graduel et Alleluia(ou Trait), ce qui reste la liturgie byzantine a toujours fait précéder toute lecture de son répons (appelé pour cause prokimenon) et l'Evangile de la Liturgie(Messe) de son Alléluia (et à l'office d'un prokimenon), bref que la Tradition fait précéder l’Evangile de la Messe par son [i]acclamation[/i]. C'est dommage que cette permission soit donnée. De plus, je ne comprends pas pourquoi on n’acclame pas aux messes « solennelles » ou « solennisées » mais bien aux messes « simples » (selon le schéma Lecture, R/. Grad., Epître, R/. Alléluiatique, Evangile >< Lecture, Psaume resp., Epître, acclamation, Evangile)…
Ensuite, qu’on ne chante pas d’acclamation (n°63c), à la limite, passe encore, puisque cela se fait déjà à l’office latin (et depuis très longtemps), mais que ce qui, à la « Messe lue », est l’acclamation devienne "répons alléluiatique" et donc tout autre chose à la « Messe chantée »… Il me semble qu'il y a un problème liturgique ou tout simplement « sémantique », à ce moment précis où, avec une nuance trop fine, une même forme cache deux rites différents (où l’un éclipse l’autre), car la liturgie ne s'explique plus par elle-même, ne va pas « de soi » comme elle en a habituellement le secret.
Cependant, cela me semble une bonne explication du fait que les versets alléluiatiques du Graduel ne varient pas toujours pour s’adapter à l’Evangile.
Aussi, sans nuance aucune, la PGMR 64 traite de la place de la séquence: avant l'alléluia, alors que le [i]Graduale[/i] la positionne après celui-ci. Ces deux usages confortant ce que vous avez dit et par conséquent mon interrogation…
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Ceci dit, je me posais aussi deux questions quant à votre intervention sur la prière universelle :
1° Existe-t-il des formulaires officiels ? Ce qui n’est pas le cas, semble-t-il, puisque dans le Missel Romain grand format, je n’ai jamais vu qu’un seul formulaire, et seulement à titre d’exemple.
2° La prière des fidèles pourrait-elle revenir heureusement à l’un des concélébrants [size=50](comme c’est le cas chez les byzantins)[/size] ou pas ? (PGMR nn. 71 & 94 & 208 & 212).