par etienne lorant » lun. 20 oct. 2008, 17:10
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,1-10.
Et vous, autrefois vous étiez des morts, à cause des fautes et des péchés
dans lesquels vous viviez, soumis au cours de ce monde, soumis au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous, et qui continue d'inspirer activement ceux qui désobéissent à Dieu. Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les tendances égoïstes de notre chair, cédant aux caprices de notre chair et de nos raisonnements ; et nous étions, de nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Il y a vraiment nouvelle vie lorsque, petitement, pas à pas, avec maladresse souvent, avec des rechutes qui nous fustigent, nous commençons à vivre non plus selon les tendances égoïstes mais selon ce que nous inspire la Parole. Ceux qui commencent ont beaucoup d'enthousiasme, mais peu de constance, car pour acquérir de la constance, il faut s'être heurté en quelques occasions à nos résistances profondes, c'est-à-dire: là où çà fait mal; ceux qui ont déjà marché depuis des années ne se rendent plus compte qu'ils vivent différemment, mais ils connaissent d'autres difficultés. J'ai entendu dire, et j'ai lu également: "Je ne me comprends plus. Je ne sais pas qui je suis." Et encore: "Ai-je vraiment la foi ? Qui suis-je? N'aurais-je pas été plus utile autrement ?"
Ce ne sont pas vraiment des "catégories" que je formule, car je distingue en moi l'un et l'autre travers, et mon seul gain, me semble-t-il, le seul qui m'apparaisse évident en tout cas, c'est la discipline, l'hygiène de tout l'être, par la volonté. Ô, Seigneur, je ne veux pas Vous offenser en parlant ainsi, car vous m'avez fait grâce de tout, je le sais bien ! Mais, objectivement, c'est la discipline acquise qui me fait dire: oui, je suis toujours sur le chemin. J'ai pour "icônes" vivantes les prêtres âgés qui viennent dire les messes, et qui le font avec une régularité plus éloquente que leurs brèves homélies. A 75 ans pour l'un et 81 pour l'autre, être là, dire sa messe, chaque jour, été comme hiver, empêchés uniquement par l'accident ou la maladie... cela suppose une organisation et des choix catégoriques dans la manière de vivre. Quant à moi, le nombre de fois où j'ai manqué la messe ! Il y a même eu de ces matins où j'arrivais à la porte de la chapelle et faisais demi-tour, à cause du pressentiment d'un de ces malaises nerveux dont je suis affligé parfois (nausée, sudation, sensation de vertige). Mais à cause de l'apparente impassibilité de ces vieux prêtres, de l'exemple, j'ai appris à prendre sur moi, à supporter, à demeurer en dépit de ma faiblesse. Et du coup, cela m'a servi dans la vie courante aussi.
Au cours de la semaine dernière, j'ai noté deux nouveaux incidents qui m'ont parlé de ma foi: d'abord, le jour où l'un de mes clients a commencé de parler en mal d'un de mes anciens concurrents: çà m'a pris d'un seul coup (l'enthousiasme) de lui répondre, non en entrant dans son discours, mais en cherchant tout ce que je pourrais dire de mieux de mon ancien adversaire. L'autre en est resté sans voix, tellement il était persuadé que j'abonderais en son sens - mais à ce moment, j'avais Jésus dans le coeur, et je considérais sa patience envers les Pharisiens, dont Il voulait aussi le salut.
Quand au second incident, c'est celui d'hier après-midi, lorsque je me suis retrouvé soudain bloqué dans un ascenseur, à l'hôpital, en compagnie de sept autres personnes très "émotives"... En un quart de seconde, j'ai compris que je vivais une de ces situations dans lesquelles tout peut dégénérer rapidement en cas de panique. Et j'ai eu la frousse... mais je me suis ressaisi en puisant dans cette discipline acquise: j'avais mon chapelet, j'ai prié. C'était dur de suivre à cause des éclats de voix, mais cela m'a bien servi. En deux occasions, j'ai ouvert la bouche. La première fois pour proposer de changer de place à tour de rôle devant l'interstice maintenu ouvert par les premiers secours, où l'on respirait mieux, et la seconde fois pour inviter à garder le silence, du fait de l'émotion de la jeune asthmatique qui était avec nous. Une heure est passée avant que nous soyons libérés. Rétrospectivement, je me dis que c'est un gain d'avoir cherché la prière en tout premier lieu. Même si c'était une prière "mâchée", peu ressentie, c'était ce que je devais faire. Nous savons bien que la chair repousse toujours le moment de la prière - de ce fait, elle était d'autant plus utile en un tel moment. J'en rends grâce à Dieu !
Lettre de saint Paul Apôtre aux Ephésiens 2,1-10.
Et vous, autrefois vous étiez des morts, à cause des fautes et des péchés
dans lesquels vous viviez, soumis au cours de ce monde, soumis au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous, et qui continue d'inspirer activement ceux qui désobéissent à Dieu. Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les tendances égoïstes de notre chair, cédant aux caprices de notre chair et de nos raisonnements ; et nous étions, de nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Il y a vraiment nouvelle vie lorsque, petitement, pas à pas, avec maladresse souvent, avec des rechutes qui nous fustigent, nous commençons à vivre non plus selon les tendances égoïstes mais selon ce que nous inspire la Parole. Ceux qui commencent ont beaucoup d'enthousiasme, mais peu de constance, car pour acquérir de la constance, il faut s'être heurté en quelques occasions à nos résistances profondes, c'est-à-dire: là où çà fait mal; ceux qui ont déjà marché depuis des années ne se rendent plus compte qu'ils vivent différemment, mais ils connaissent d'autres difficultés. J'ai entendu dire, et j'ai lu également: "Je ne me comprends plus. Je ne sais pas qui je suis." Et encore: "Ai-je vraiment la foi ? Qui suis-je? N'aurais-je pas été plus utile autrement ?"
Ce ne sont pas vraiment des "catégories" que je formule, car je distingue en moi l'un et l'autre travers, et mon seul gain, me semble-t-il, le seul qui m'apparaisse évident en tout cas, c'est la discipline, l'hygiène de tout l'être, par la volonté. [i]Ô, Seigneur, je ne veux pas Vous offenser en parlant ainsi, car vous m'avez fait grâce de tout, je le sais bien ! [/i] Mais, objectivement, c'est la discipline acquise qui me fait dire: oui, je suis toujours sur le chemin. J'ai pour "icônes" vivantes les prêtres âgés qui viennent dire les messes, et qui le font avec une régularité plus éloquente que leurs brèves homélies. A 75 ans pour l'un et 81 pour l'autre, être là, dire sa messe, chaque jour, été comme hiver, empêchés uniquement par l'accident ou la maladie... cela suppose une organisation et des choix catégoriques dans la manière de vivre. Quant à moi, le nombre de fois où j'ai manqué la messe ! Il y a même eu de ces matins où j'arrivais à la porte de la chapelle et faisais demi-tour, à cause du pressentiment d'un de ces malaises nerveux dont je suis affligé parfois (nausée, sudation, sensation de vertige). Mais à cause de l'apparente impassibilité de ces vieux prêtres, de l'exemple, j'ai appris à prendre sur moi, à supporter, à demeurer en dépit de ma faiblesse. Et du coup, cela m'a servi dans la vie courante aussi.
Au cours de la semaine dernière, j'ai noté deux nouveaux incidents qui m'ont parlé de ma foi: d'abord, le jour où l'un de mes clients a commencé de parler en mal d'un de mes anciens concurrents: çà m'a pris d'un seul coup (l'enthousiasme) de lui répondre, non en entrant dans son discours, mais en cherchant tout ce que je pourrais dire de mieux de mon ancien adversaire. L'autre en est resté sans voix, tellement il était persuadé que j'abonderais en son sens - mais à ce moment, j'avais Jésus dans le coeur, et je considérais sa patience envers les Pharisiens, dont Il voulait aussi le salut.
Quand au second incident, c'est celui d'hier après-midi, lorsque je me suis retrouvé soudain bloqué dans un ascenseur, à l'hôpital, en compagnie de sept autres personnes très "émotives"... En un quart de seconde, j'ai compris que je vivais une de ces situations dans lesquelles tout peut dégénérer rapidement en cas de panique. Et j'ai eu la frousse... mais je me suis ressaisi en puisant dans cette discipline acquise: j'avais mon chapelet, j'ai prié. C'était dur de suivre à cause des éclats de voix, mais cela m'a bien servi. En deux occasions, j'ai ouvert la bouche. La première fois pour proposer de changer de place à tour de rôle devant l'interstice maintenu ouvert par les premiers secours, où l'on respirait mieux, et la seconde fois pour inviter à garder le silence, du fait de l'émotion de la jeune asthmatique qui était avec nous. Une heure est passée avant que nous soyons libérés. Rétrospectivement, je me dis que c'est un gain d'avoir cherché la prière en tout premier lieu. Même si c'était une prière "mâchée", peu ressentie, c'était ce que je devais faire. Nous savons bien que la chair repousse toujours le moment de la prière - de ce fait, elle était d'autant plus utile en un tel moment. J'en rends grâce à Dieu !