par loki » mar. 10 févr. 2009, 0:18
...de l'importance du maintien de la conscience face aux injonctions de l'autorité.
Dans le même ordre d'idées, la lecture du livre de M.Browning, "Des hommes ordinaires, le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne" relate comment des réservistes trentenaires des classes populaires, la plupart non nazis, mirent en oeuvre l'extermination des populations juives par balles en Europe orientale.
Le plus sidérant, c'est que leur chef de corps, chrétien (!) lui-même épouvanté par l'ordre de la 1ere tuerie qu'il reçoit à l'été 1941, approche la crise de démence, mais l'applique.
Avant la tuerie, il réunit son bataillon et donne le choix à ses hommes : ceux qui ne souhaitent pas participer au massacre ne seront pas punis ni même réprimandés. Sur 500, 12 sortent des rangs et refusent d'exécuter la mission. S'ensuit un carnage qui en précédera d'autres.
Beaucoup, néanmoins, tirent plus ou moins au flanc et font semblant de s'affairer à la garde des camions, voire pour certains, dès que l'encadrement a le dos tourné, laissent filer des prisonniers.
La plupart de ces hommes seront tués pendant les combats de la fin de la guerre, étant reversés en 1ere ligne.
D'autres poursuivront leur carrière dans le Police allemande, après la guerre.
...de l'importance du maintien de la conscience face aux injonctions de l'autorité.
Dans le même ordre d'idées, la lecture du livre de M.Browning, "Des hommes ordinaires, le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne" relate comment des réservistes trentenaires des classes populaires, la plupart non nazis, mirent en oeuvre l'extermination des populations juives par balles en Europe orientale.
Le plus sidérant, c'est que leur chef de corps, chrétien (!) lui-même épouvanté par l'ordre de la 1ere tuerie qu'il reçoit à l'été 1941, approche la crise de démence, mais l'applique.
Avant la tuerie, il réunit son bataillon et [b]donne le choix[/b] à ses hommes : ceux qui ne souhaitent pas participer au massacre ne seront pas punis ni même réprimandés. Sur 500, 12 sortent des rangs et refusent d'exécuter la mission. S'ensuit un carnage qui en précédera d'autres.
Beaucoup, néanmoins, tirent plus ou moins au flanc et font semblant de s'affairer à la garde des camions, voire pour certains, dès que l'encadrement a le dos tourné, laissent filer des prisonniers.
La plupart de ces hommes seront tués pendant les combats de la fin de la guerre, étant reversés en 1ere ligne.
D'autres poursuivront leur carrière dans le Police allemande, après la guerre.