Saint Charles de Foucauld

« Que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore. » (Ap 22.11)
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Perlum Pimpum
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Saint Charles de Foucauld

Message non lu par Perlum Pimpum » ven. 20 mai 2022, 12:06

« C’est au désert que s’accomplit cette bienheureuse transformation du ver à soie en papillon, de l’être rampant en quelque chose d’aérien, de l’homme en Jésus. Ce n’est que quand cette transformation sera accomplie, à la suite d’un séjour au désert plus ou moins long, que l’âme peut commencer un apostolat qui sera désormais fructueux. Désormais elle peut donner sans crainte ; elle possède un trésor inépuisable, celui de Dieu même, où elle puise à pleine mains ; elle a des branches, les oiseaux du ciel peuvent se reposer à son ombre ; on peut se désaltérer à ses eaux, qui sont les eaux mêmes du Sauveur. » (Commentaire de saint Matthieu).


« Mon Père, je me remets entre vos mains ; mon Père, je me confie à vous ; mon Père, je m’abandonne à vous ; mon Père, faîtes de moi ce qu’il vous plaira ; quoi que vous fassiez de moi, je vous remercie ; merci de tout ; je suis prêt à tout ; j’accepte tout ; je vous remercie de tout. Pourvu que votre volonté se fasse en moi, mon Dieu ; pourvu que votre volonté se fasse en toutes vos créatures, en tous vos enfants, en tous ceux que votre cœur aime. Je ne désire rien d’autre, mon Dieu ; je remets mon âme entre vos mains ; je vous la donne, mon Dieu, de tout mon cœur, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je vous aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre en vos mains sans mesure ; je me remets entre vos mains avec une infinie confiance, car vous êtes mon Père. » (Méditations sur l’Évangile).

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Textes tirés du hors-série du Figaro : https://boutique.lefigaro.fr/produit/13 ... -le-desert
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Re: Saint Charles de Foucauld

Message non lu par Perlum Pimpum » ven. 20 mai 2022, 14:52

Sur l'infécondité auprès des infidèles mahométans de l'apostolat de saint Charles de Foucauld, deux choses.

Certains y voient l'annonce prophétique de l'échec de la théologie progressiste de l'enfouissement, encore qu'il semble en l'état douteux que le père de Foucauld s'y soit livré. Car s'opposant à la tentative de récupération progressiste post-conciliaire dont le père Charles fit l'objet, d'autres affirment que loin de prôner l’enfouissement scélérat si contraire à l’Évangile, notre saint se voulait l'avant-garde d'une œuvre explicitement missionnaire. Si certains d'entre vous ont des lumières sur ce sujet, merci de bien vouloir charitablement nous en instruire.

Quoiqu'il en soit, on doit se rappeler que NSJC demande qu'on Lui laisse le soin d'appliquer à qui Il veut le fruit de nos mérites. Ce n'est pas juger infructueux l'apostolat de saint Charles que penser que Christ ait appliqué les mérites du Père de Foucauld à d'autres qu'aux infidèles, savoir à ceux pour lesquels il les prédestinait.
[+] Texte masqué

Marguerite-Marie s’étant présentée devant Dieu comme une hostie d’immolation, Notre-Seigneur lui dit : « Oui, ma fille, je viens à toi comme souverain sacrificateur pour te donner une nouvelle vigueur ; Ma paix t’est rendue et ma sainteté de justice est satisfaite par le sacrifice que tu m’a fait pour rendre hommage à celui que je fis au moment de l’Incarnation, le mérite duquel j’ai voulu joindre à celui que tu m’as fait ; afin de l’appliquer en faveur de la charité, comme je te l’ai fait voir. C’est pourquoi tu ne dois plus rien prétendre en ce que tu pourras faire et souffrir, ni pour accroissement de mérite, ni satisfaction de pénitence ou autrement, tout étant à ma disposition pour la charité. Donc, à mon imitation tu agiras et souffriras en silence, uniquement pour la gloire de Dieu, dans l’établissement du règne de mon Sacré-Cœur dans celui des hommes, auxquels je le veux manifester par ton moyen. » (Ed. Gauthey, II, p.86).
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Re: Saint Charles de Foucauld

Message non lu par PaxetBonum » sam. 21 mai 2022, 8:55

Bonjour Perlum Pimpum,


St Charles de Foucault était clair sur les dangers de l'islam :

Lettre du Bienheureux Charles de Foucauld à René Bazin, de l'Académie française, le 29 Juillet, 1916
JESUS CARITAS,
Tamanrasset, par Insalah, via Biskra, Algérie, 29 juillet 1916.

" Monsieur, Je vous remercie infiniment d'avoir bien voulu répondre à ma lettre, au milieu de tant de travaux, et si fraternellement. Je pourrais, m'écrivez-vous, vous dire utilement la vie du missionnaire parmi les populations musulmanes, mon sentiment sur ce qu'on peut attendre d'une politique qui ne cherche pas à convertir les musulmans par l'exemple et par l'éducation et qui par conséquent maintient le mahométisme, enfin des conversations avec des personnages du désert sur les affaires d'Europe et sur la guerre.

I — Vie du missionnaire parmi les populations musulmanes

Habituellement chaque mission comprend plusieurs prêtres, au moins deux ou trois ; ils se partagent le travail qui consiste surtout en relations avec les indigènes (les visiter et recevoir leurs visites) ; œuvres de bienfaisance (aumônes, dispensaires) ; œuvres d'éducation (écoles d'enfants, écoles du soir pour les adultes, ateliers pour les adolescents) ; ministère paroissial (pour les convertis et ceux qui veulent s'instruire dans la religion chrétienne). Je ne suis pas en état de vous décrire cette vie qui, dans ma solitude au milieu de populations très disséminées et encore très éloignées d'esprit et de cœur, n'est pas la mienne... Les missionnaires isolés comme moi sont fort rares. Leur rôle est de préparer la voie, en sorte que les missions qui les remplaceront trouvent une population amie et confiante, des âmes quelque peu préparées au christianisme, et, si faire se peut, quelques chrétiens. Vous avez en partie décrit leurs devoirs dans votre article : "Le plus grand service" (Écho de Paris, 22 janvier 1916). Il faut nous faire accepter des musulmans, devenir pour eux l'ami sûr, à qui on va quand on est dans le doute ou la peine, sur l'affection, la sagesse et la justice duquel on compte absolument. Ce n'est que quand on est arrivé là qu'on peut arriver à faire du bien à leurs âmes. Inspirer une confiance absolue en notre véracité, en la droiture de notre caractère, et en notre instruction supérieure, donner une idée de notre religion par notre bonté et nos vertus, être en relations affectueuses avec autant d'âmes qu'on le peut, musulmanes ou chrétiennes, indigènes ou françaises, c'est notre premier devoir : ce n'est qu'après l'avoir bien rempli, assez longtemps, qu'on peut faire du bien.

Ma vie consiste donc à être le plus possible en relation avec ce qui m'entoure et à rendre tous les services que je peux. À mesure que l'intimité s'établit, je parle, toujours ou presque toujours en tête à tête, du bon Dieu, brièvement, donnant à chacun ce qu'il peut porter, fuite du péché, acte d'amour parfait, acte de contrition parfaite, les deux grands commandements de l'amour de Dieu et du prochain, examen de conscience, méditation des fins dernières, à la vue de la créature penser à Dieu, etc., donnant à chacun selon ses forces et avançant lentement, prudemment.

Il y à fort peu de missionnaires isolés faisant cet office de défricheur ; je voudrais qu'il y en eût beaucoup : tout curé d'Algérie, de Tunisie ou du Maroc, tout aumônier militaire, tout pieux catholique laïc (à l'exemple de Priscille et d'Aquila), pourrait l'être. Le gouvernement interdit au clergé séculier de faire de la propagande anti-musulmane ; mais il s'agit de propagande ouverte et plus ou moins bruyante : les relations amicales avec beaucoup d'indigènes, tendant à amener lentement, doucement, silencieusement, les musulmans à se rapprocher des chrétiens devenus leurs amis, ne peuvent être interdites par personne. Tout curé de nos colonies, pourrait s'efforcer de former beaucoup de ses paroissiens et paroissiennes à être des Priscille et des Aquila. Il y a toute une propagande tendre et discrète à faire auprès des indigènes infidèles, propagande qui veut avant tout de la bonté, de l'amour et de la prudence, comme quand nous voulons ramener à Dieu un parent qui a perdu la foi...

Espérons qu'après la victoire nos colonies prendront un nouvel essor. Quelle belle mission pour nos cadets de France, d'aller coloniser dans les territoires africains de la mère patrie, non pour s'y enrichir, mais pour y faire aimer la France, y rendre les âmes françaises et surtout leur procurer le salut éternel, étant avant tout des Priscille et des Aquila !

II — Comment franciser les peuples de notre empire africain

Ma pensée est que si, petit à petit, doucement, les musulmans de notre empire colonial du nord de l'Afrique ne se convertissent pas, il se produira un mouvement nationaliste analogue à celui de la Turquie : une élite intellectuelle se formera dans les grandes villes, instruite à la française, sans avoir l'esprit ni le cœur français, élite qui aura perdu toute foi islamique, mais qui en gardera l'étiquette pour pouvoir par elle influencer les masses ; d'autre part, la masse des nomades et des campagnards restera ignorante, éloignée de nous, fermement mahométane, portée à la haine et au mépris des Français par sa religion, par ses marabouts, par les contacts qu'elle a avec les Français (représentants de l'autorité, colons, commerçants), contacts qui trop souvent ne sont pas propres à nous faire aimer d'elle. Le sentiment national ou barbaresque s'exaltera dans l'élite instruite : quand elle en trouvera l'occasion, par exemple lors de difficultés de la France au dedans ou au dehors, elle se servira de l'islam comme d'un levier pour soulever la masse ignorante, et cherchera à créer un empire africain musulman indépendant. L'empire Nord-Ouest-Africain de la France, Algérie, Maroc, Tunisie, Afrique occidentale française, etc., a 30 millions d'habitants ; il en aura, grâce à la paix, le double dans cinquante ans. Il sera alors en plein progrès matériel, riche, sillonné de chemins de fer, peuplé d'habitants rompus au maniement de nos armes, dont l'élite aura reçu l'instruction dans nos écoles. Si nous n'avons pas su faire des Français de ces peuples, ils nous chasseront. Le seul moyen qu'ils deviennent Français est qu'ils deviennent chrétiens.
Il ne s'agit pas de les convertir en un jour ni par force mais tendrement, discrètement, par persuasion, bon exemple, bonne éducation, instruction, grâce à une prise de contact étroite et affectueuse, œuvre surtout de laïcs français qui peuvent être bien plus nombreux que les prêtres et prendre un contact plus intime.

Des musulmans peuvent-ils être vraiment français ? Exceptionnellement, oui. D'une manière générale, non. Plusieurs dogmes fondamentaux musulmans s'y opposent ; avec certains il y a des accommodements ; avec l'un, celui du medhi, il n'y en a pas : tout musulman, (je ne parle pas des libres-penseurs qui ont perdu la foi), croit qu'à l'approche du jugement dernier le medhi surviendra, déclarera la guerre sainte, et établira l'islam par toute la terre, après avoir exterminé ou subjugué tous les non musulmans. Dans cette foi, le musulman regarde l'islam comme sa vraie patrie et les peuples non musulmans comme destinés à être tôt ou tard subjugués par lui musulman ou ses descendants ; s'il est soumis à une nation non musulmane, c'est une épreuve passagère ; sa foi l'assure qu'il en sortira et triomphera à son tour de ceux auxquels il est maintenant assujetti ; la sagesse l' engage à subir avec calme son épreuve; " l'oiseau pris au piège qui se débat perd ses plumes et se casse les ailes ; s'il se tient tranquille, il se trouve intact le jour de la libération ", disent-ils ; ils peuvent préférer telle nation à une autre, aimer mieux être soumis aux Français qu'aux Allemands, parce qu'ils savent les premiers plus doux ; ils peuvent être attachés à tel ou tel Français, comme on est attaché à un ami étranger; ils peuvent se battre avec un grand courage pour la France, par sentiment d'honneur, caractère guerrier, esprit de corps, fidélité à la parole, comme les militaires de fortune des XVIe et XVIIe siècle mais, d'une façon générale, sauf exception, tant qu'ils seront musulmans, ils ne seront pas Français, ils attendront plus ou moins patiemment le jour du medhi, en lequel ils soumettront la France.

De là vient que nos Algériens musulmans sont si peu empressés à demander la nationalité française : comment demander à faire partie d'un peuple étranger qu'on sait devoir être infailliblement vaincu et subjugué par le peuple auquel on appartient soi-même ? Ce changement de nationalité implique vraiment une sorte d'apostasie, un renoncement à la foi du medhi...

III — Conversation avec des personnages du désert sur les affaires de l'Europe et sur la guerre

Je n'en ai pas. Je n'ai jamais cessé de dire aux indigènes que cette guerre est chose sans gravité : deux gros pays ont voulu en manger deux petits ; les autres gros pays, tel que les Anglais, les Russes et nous, leur font la guerre non seulement pour empêcher cette injustice, mais pour ôter à ces deux voleurs la force de recommencer ; quand ils seront bien corrigés et affaiblis on leur accordera la paix ; cela durera ce que cela durera, le résultat ne présente aucun doute, et nous avons l'habitude d'aller lentement mais sûrement... Les gens de ce pays reculé sont d'une telle ignorance que tout détail supplémentaire les induirait en erreur : ils ne comprendraient pas, et se feraient des idées fausses.

La main-d'œuvre polonaise
Votre article sur la main-d'œuvre étrangère (L'Écho de Paris du 28 mai 1916), et ce que vous y dites avec tant de vérité des Polonais me porte à vous parler d'un ami... qui a consacré sa vie à l'étude et au relèvement de la Pologne, sa patrie ; il travaille à la relever surtout par la pureté des mœurs, l'austérité de la vie et le renoncement à l'alcool. Voyant avec douleur beaucoup de Polonais partir annuellement pour l'Amérique où ils perdent leurs âmes, il cherche à détourner ce mouvement d'émigration vers la France et les colonies françaises du Nord de l'Afrique, Algérie, Maroc, Tunisie. Depuis trois ou quatre ans il a fait parvenir des propositions à ce sujet aux autorités françaises d'Algérie et du Maroc, offrant de diriger sur ces pays des familles choisies de Polonais. Rien de ce qu il a proposé n'a été exécuté jusqu'a présent. L'heure viendra peut-être bientôt de reprendre son idée et de l'appliquer non seulement à l'Algérie, à la Tunisie et au Maroc, mais aussi à la France...

Les Kabyles
Comme vous, je désire ardemment que la France reste aux Français, et que notre race reste pure. Pourtant je me réjouis de voir beaucoup de Kabyles travailler en France ; cela semble peu dangereux pour notre race, car la presque totalité des Kabyles, amoureux de leur pays, ne veulent que faire un pécule et regagner leurs montagnes.
Si le contact de bons chrétiens établis en Kabylie est propre à convertir et à franciser les Kabyles, combien plus la vie prolongée au milieu des chrétiens de France est-elle capable de produire cet effet.

Les Berbères marocains, frères des Kabyles, sont encore par trop rudes ; ils seront pareils aux Kabyles, quand, comme eux, ils auront soixante ans de domination française. Saint Augustin aimait la langue punique, parce que, disait-il, c'était la langue de sa mère : qu'était la race de sainte Monique dont la langue était la punique ? La race berbère ? Si la race berbère nous a donné sainte Monique et en partie saint Augustin, voilà qui est bien rassurant. N'empêche que les Kabyles ne sont pas aujourd'hui ce qu'étaient leurs ancêtres du IVe siècle : leurs hommes ne sont pas ce que nous voulons pour nos filles ; leurs filles ne sont pas capables de faire les bonnes mères de famille que nous voulons.
Pour que les Kabyles deviennent français, il faudra pourtant que des mariages deviennent possibles entre eux et nous : le christianisme seul, en donnant même éducation, mêmes principes, en cherchant à inspirer mêmes sentiments, arrivera, avec le temps, à combler en partie l'abîme qui existe maintenant.

En me recommandant fraternellement à vos prières, ainsi que nos Touaregs, et en vous remerciant encore de votre lettre, je vous prie d'agréer l'expression de mon religieux et respectueux dévouement.
Votre humble serviteur dans le Cœur de Jésus. "

Charles de FOUCAULD

* Lettre adressée à René Bazin, de l'Académie française, président de la Corporation des publicistes chrétiens, parue dans le Bulletin du Bureau catholique de presse, n° 5, octobre 1917. Titre et intertitres d'origine.

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Re: Saint Charles de Foucauld

Message non lu par Perlum Pimpum » sam. 21 mai 2022, 19:52

Merci Paxet.

:)
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gerardha
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Re: Saint Charles de Foucauld

Message non lu par gerardha » mer. 25 mai 2022, 9:52

__

Bonjour,

Ce saint homme a -t'il été le canal de conversion de quelques musulmans ?

__

Léon
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Re: Saint Charles de Foucauld

Message non lu par Léon » jeu. 26 mai 2022, 12:00

Il semblerait plutôt que cette vie fut inutile...
Mais ça, c'est en apparences. ;)

Jean-Mic
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Re: Saint Charles de Foucauld

Message non lu par Jean-Mic » jeu. 26 mai 2022, 16:47

gerardha a écrit :
mer. 25 mai 2022, 9:52
Ce saint homme a -t'il été le canal de conversion de quelques musulmans ?
De son vivant : zéro !
Après sa mort : Dieu seul le sait ... et quelques confesseurs ou directeurs spirituels.

Et si ...? Et si ce saint homme avait été le canal de conversion de quelques chrétiens ? Une "conversion" comme la sienne ? Celle d'un catho un peu (ou beaucoup) oublieux de Dieu et de son propre baptême ? qui redécouvre et est illuminé par l'Amour divin ? qui s'abandonne entièrement à la Volonté divine ? de ceux qu'on appelle aujourd'hui dans le jargon de l'Eglise des "recommençants" ?
Et si ...? Et s'il était le canal de conversion de ...? de moi ? de vous ? un appel vivant à la radicalité de la rencontre avec Dieu ?

Ah, si ...! Ah, si nous pouvions entrevoir un tant soit peu ce que nous signifie le message de sa vie !
Ah, si ...! Ah, si nous pouvions un jour prononcer à notre tour, en pleine vérité, sa magnifique prière ?

Mon Père, mon Père, je m'abandonne à toi
Fais de moi ce qu'il te plaira
Quoi que tu fasses, je te remercie
Je suis prêt à tout, j'accepte tout
Car tu es mon Père, je m'abandonne à toi
Car tu es mon Père, je me confie en toi
Mon Père, mon Père, en toi je me confie
En tes mains je mets mon esprit
Je te le donne le cœur plein d'amour
Je n'ai qu'un désir, t'appartenir
Car tu es mon Père, je m'abandonne à toi
Car tu es mon Père, je me confie en toi

Alors ...!? Alors, sa vie aura été au canal de conversion profonde de chacun de nous.
Alors ...!? Nous saurons que Dieu savait parfaitement ce qu'Il faisait en invitant un saint Charles de Foucauld à Le suivre ! que Dieu savait parfaitement ce qu'il faisait en mettant un saint Charles de Foucauld sur nos pas ou sous nos yeux !
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !

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