Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Thurar » mer. 25 nov. 2020, 19:53

Daïdalon a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 19:41
Suliko a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 19:25
Ce qui ne veut pas dire qu'il n'existe pas des païens au cœur pur, qui ne sont pas catholiques par ignorance invincible. Dieu saura les reconnaître.
En d’autres termes, toute religion peut mener à Dieu. CQFD.
Dieu c'est Jésus-Christ. Partant quand un païen se convertit au vrai Dieu, c'est toujours par l'intervention de Jésus-Christ. Il est le seul chemin vers Dieu : ''je suis la voie, la vérité et la vie, nul ne vient au Père que par moi''.
De plus, Jésus-Christ est indissociable de son Eglise et de ses sacrements. ''Celui qui ne mange pas ma chair et ne boit pas mon sang n'aura pas la vie éternelle''. Et il s'agit bien de vraie chair et de vrai sang, ce n'est pas un symbole. (Luther lui-même avait fini par l'admettre).

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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Suliko » mer. 25 nov. 2020, 19:54

En d’autres termes, toute religion peut mener à Dieu. CQFD.
Vous avez une bien étrange manière de raisonner. Qu'un homme puisse être sauvé sous certaines conditions en dehors de l'appartenance extérieure à l'Eglise ne signifie en rien que toutes les religions mènent à Dieu. Un homme peut éventuellement être sauvé malgré son appartenance extérieure à une fausse religion, mais pas par l'appartenance à une fausse religion. Observer les dogmes et les préceptes de l'islam ou du judaïsme rabbinique ne sauvera personne. De plus, on ne saurait faire une règle générale d'exceptions que seul Dieu connaît.
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)

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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Foxy » mer. 25 nov. 2020, 19:55

Un petit rappel de ce que dit l'Eglise dans "Nostra Aetate" :

http://www.vatican.va/archive/hist_coun ... te_fr.html
1. Préambule

À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée.

Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre [1] ; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous [2], jusqu’à ce que les élus soient réunis dans la Cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière [3].

Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd’hui, agitent profondément le cœur humain : Qu’est-ce que l’homme? Quel est le sens et le but de la vie? Qu’est-ce que le bien et qu’est-ce que le péché? Quels sont l’origine et le but de la souffrance? Quelle est la voie pour parvenir au vrai bonheur? Qu’est-ce que la mort, le jugement et la rétribution après la mort ? Qu’est-ce enfin que le mystère dernier et ineffable qui embrasse notre existence, d’où nous tirons notre origine et vers lequel nous tendons ?

2. Les diverses religions non chrétiennes

Depuis les temps les plus reculés jusqu’à aujourd’hui, on trouve dans les différents peuples une certaine perception de cette force cachée qui est présente au cours des choses et aux événements de la vie humaine, parfois même une reconnaissance de la Divinité suprême, ou même d’un Père. Cette perception et cette reconnaissance pénètrent leur vie d’un profond sens religieux. Quant aux religions liées au progrès de la culture, elles s’efforcent de répondre aux mêmes questions par des notions plus affinées et par un langage plus élaboré. Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés.

L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses [4]. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux.

3. La religion musulmane

L’Église regarde aussi avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant, créateur du ciel et de la terre [5], qui a parlé aux hommes. Ils cherchent à se soumettre de toute leur âme aux décrets de Dieu, même s’ils sont cachés, comme s’est soumis à Dieu Abraham, auquel la foi islamique se réfère volontiers. Bien qu’ils ne reconnaissent pas Jésus comme Dieu, ils le vénèrent comme prophète ; ils honorent sa Mère virginale, Marie, et parfois même l’invoquent avec piété. De plus, ils attendent le jour du jugement, où Dieu rétribuera tous les hommes après les avoir ressuscités. Aussi ont-ils en estime la vie morale et rendent-ils un culte à Dieu, surtout par la prière, l’aumône et le jeûne.

Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.

4. La religion juive

Scrutant le mystère de l’Église, le saint Concile rappelle le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament à la lignée d’Abraham.

L’Église du Christ, en effet, reconnaît que les prémices de sa foi et de son élection se trouvent, selon le mystère divin du salut, chez les patriarches, Moïse et les prophètes. Elle confesse que tous les fidèles du Christ, fils d’Abraham selon la foi [6], sont inclus dans la vocation de ce patriarche, et que le salut de l’Église est mystérieusement préfiguré dans la sortie du peuple élu hors de la terre de servitude. C’est pourquoi l’Église ne peut oublier qu’elle a reçu la révélation de l’Ancien Testament par ce peuple avec lequel Dieu, dans sa miséricorde indicible, a daigné conclure l’antique Alliance, et qu’elle se nourrit de la racine de l’olivier franc sur lequel ont été greffés les rameaux de l’olivier sauvage que sont les Gentils [7]. L’Église croit, en effet, que le Christ, notre paix, a réconcilié les Juifs et les Gentils par sa croix et en lui-même, des deux, a fait un seul [8].

L’Église a toujours devant les yeux les paroles de l’apôtre Paul sur ceux de sa race « à qui appartiennent l’adoption filiale, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses et les patriarches, et de qui est né, selon la chair, le Christ » (Rm 9, 4-5), le Fils de la Vierge Marie. Elle rappelle aussi que les Apôtres, fondements et colonnes de l’Église, sont nés du peuple juif, ainsi qu’un grand nombre des premiers disciples qui annoncèrent au monde l’Évangile du Christ.

Selon le témoignage de l’Écriture Sainte, Jérusalem n’a pas reconnu le temps où elle fut visitée [9] ; les Juifs, en grande partie, n’acceptèrent pas l’Évangile, et même nombreux furent ceux qui s’opposèrent à sa diffusion [10]. Néanmoins, selon l’Apôtre, les Juifs restent encore, à cause de leurs pères, très chers à Dieu, dont les dons et l’appel sont sans repentance [11]. Avec les prophètes et le même Apôtre, l’Église attend le jour, connu de Dieu seul, où tous les peuples invoqueront le Seigneur d’une seule voix et « le serviront sous un même joug » (So 3, 9) [12].

Du fait d’un si grand patrimoine spirituel, commun aux chrétiens et aux Juifs, le saint Concile veut encourager et recommander la connaissance et l’estime mutuelles, qui naîtront surtout d’études bibliques et théologiques, ainsi que d’un dialogue fraternel. Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ [13], ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les Juifs vivant alors, ni aux Juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Église est le nouveau Peuple de Dieu, les Juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Écriture. Que tous donc aient soin, dans la catéchèse et la prédication de la Parole de Dieu, de n’enseigner quoi que ce soit qui ne soit conforme à la vérité de l’Évangile et à l’esprit du Christ.

En outre, l’Église, qui réprouve toutes les persécutions contre tous les hommes, quels qu’ils soient, ne pouvant oublier le patrimoine qu’elle a en commun avec les Juifs, et poussée, non pas par des motifs politiques, mais par la charité religieuse de l’Évangile, déplore les haines, les persécutions et les manifestations d’antisémitisme, qui, quels que soient leur époque et leurs auteurs, ont été dirigées contre les Juifs.

D’ailleurs, comme l’Église l’a toujours tenu et comme elle le tient encore, le Christ, en vertu de son immense amour, s’est soumis volontairement à la Passion et à la mort à cause des péchés de tous les hommes et pour que tous les hommes obtiennent le salut. Le devoir de l’Église, dans sa prédication, est donc d’annoncer la croix du Christ comme signe de l’amour universel de Dieu et comme source de toute grâce.

5. La fraternité universelle excluant toute discrimination

Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu. La relation de l’homme à Dieu le Père et la relation de l’homme à ses frères humains sont tellement liées que l’Écriture dit : « Qui n’aime pas ne connaît pas Dieu » (1 Jn 4, 8). Par là est sapé le fondement de toute théorie ou de toute pratique qui introduit entre homme et homme, entre peuple et peuple, une discrimination en ce qui concerne la dignité humaine et les droits qui en découlent.

L’Église réprouve donc, en tant que contraire à l’esprit du Christ, toute discrimination ou vexation dont sont victimes des hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur condition ou de leur religion. En conséquence, le saint Concile, suivant les traces des saints Apôtres Pierre et Paul, prie ardemment les fidèles du Christ « d’avoir au milieu des nations une belle conduite » (1 P 2, 12), si c’est possible, et de vivre en paix, pour autant qu’il dépend d’eux, avec tous les hommes [14], de manière à être vraiment les fils du Père qui est dans les cieux [15].

Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères du Concile. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que Nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été ainsi établi en Concile soit promulgué pour la gloire de Dieu.

Rome, à Saint-Pierre, le 28 octobre 1965.

Moi, Paul, évêque de l’Église catholique.
La foi que j’aime le mieux,dit Dieu,c’est l’Espérance.
Charles Péguy

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Message non lu par prodigal » mer. 25 nov. 2020, 20:16

Daïdalon a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 19:41
En d’autres termes, toute religion peut mener à Dieu.
Dans la mesure où c'est que prétend une religion, qu'elle conduit vers Dieu, pourquoi en douter au point d'en refuser la possibilité? Voici ce qui vous donne raison.
Néanmoins une religion peut être aussi nocive. Et d'autre part Dieu peut choisir les voies qu'il souhaite, et donc, selon cette logique, tout, et pas seulement une religion, peut conduire à Dieu.
Il n'est donc pas exclu en effet qu'un homme soit sauvé malgré sa tradition religieuse et non grâce à elle. C'est pourquoi ma question antérieure revient : qu'est-ce qui sauve?
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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Daïdalon » mer. 25 nov. 2020, 20:19

Suliko a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 19:54
Qu'un homme puisse être sauvé sous certaines conditions en dehors de l'appartenance extérieure à l'Eglise ne signifie en rien que toutes les religions mènent à Dieu.


Vous noterez quand même que j'avais dans un souci de politesse employé le conditionnel :-)
Observer les dogmes et les préceptes de l'islam ou du judaïsme rabbinique ne sauvera personne. De plus, on ne saurait faire une règle générale d'exceptions que seul Dieu connaît.
Très juste ! Vous avez exprimé là une vérité profonde.

Mais allons plus loin. Peut-être que ce qui pour nous, est exceptionnel, est parfaitement normal pour Dieu.

D'ailleurs n'est-il pas possible d'aller plus loin encore et de dire également que, peut-être, "observer les dogmes et préceptes du catholicisme ne sauvera personne" ?

On ne peut pas exclure tout à fait que, malgré tous leurs efforts, pas un seul catholique ne sera sauvé. C'est possible, n'est-ce pas ?
On ne peut pas exclure tout à fait non plus que Dieu sauvera au contraire tous les protestants et tous les polythéistes. Cela aussi est parfaitement possible.

Seul Dieu connaît ces choses-là, n'est-ce pas ?

Ainsi, comme le salut des individus n'est connu que de Dieu seul, on ne peut pas affirmer sans se tromper que seule telle ou telle religion soit salutaire.

Comme le salut des individus ne dépend que de Dieu seul, on ne peut pas dire qu'un catholique augmente ses chances de salut par sa seule appartenance religieuse, ni qu'un païen les diminue par le seul fait d'être païen.

On ne peut pas affirmer ces choses, puisque Dieu seul est juge.
Dernière modification par Daïdalon le mer. 25 nov. 2020, 20:57, modifié 1 fois.

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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Thurar » mer. 25 nov. 2020, 20:24

Daïdalon a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 20:19
Peut-être qu'en effet Dieu ne sauvera pas un seul catholique.
Peut-être qu'en effet Dieu sauvera au contraire tous les protestants et tous les Indiens d'Amazonie.

Seul Dieu connaît ces choses-là, n'est-ce pas ?
Si Dieu sauve les protestants et les Indiens d'Amazonie, c'est qu'ils sont devenus catholiques, et qu'ils ont rejoint l'âme de l'Eglise.

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Message non lu par Daïdalon » mer. 25 nov. 2020, 20:26

prodigal a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 20:16
C'est pourquoi ma question antérieure revient : qu'est-ce qui sauve?
Sans doute est-ce ce dénominateur commun que partagent tous les cultes et que l'on peut qualifier d'"ésotérique".
Ou avec les mots de l’Église catholique :
ce qui est vrai et saint dans [l]es religions

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Message non lu par Thurar » mer. 25 nov. 2020, 20:45

prodigal a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 20:16
C'est pourquoi ma question antérieure revient : qu'est-ce qui sauve?
C'est Dieu qui sauve, et donc c'est Jésus-Christ et le Saint-Esprit, puisque les trois sont indissociables. Comme je disais plus haut, quelqu'un qui est sauvé hors de l'Eglise catholique visible, rejoint quand même l'âme de l'Eglise. Un païen qui serait éloigné de l'Eglise visible et des moyens ordinaires de conversion (missionnaires, etc. ) pourrait se convertir, par l'intervention du Saint-Esprit.

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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Milla » mer. 25 nov. 2020, 20:52

Daïdalon a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 19:26
Mais je ne crois pas en l’utilité de mots qui désignent des coquilles vides : un catholique baptisé, s’il n’agit pas en conséquence, ou disons plus modestement, si son comportement va à l’encontre de la doctrine chrétienne, alors ce catholique n’est pas plus chrétien que disons un prétendu honnête homme - qui s’adonnerait au mensonge, à la tromperie et à toutes sortes de mauvaises actions etc. - n'est honnête.
Je pense que nous butons sur une question de définition.
Quand l'adjectif/substantif "chrétien" s'applique à une personne (et à une personne uniquement), les dictionnaires s'entendent pour dire qu'il a le sens de "qui professe la religion issue du Christ", "qui est baptisé et fait profession de la foi en Jésus-Christ" etc. Bref, c'est quelque chose de plus ou moins objectif. Chrétien n'est pas, ici, la marque d'une qualité (comme l'est aujourd'hui le mot honnête).
De votre côté, il me semble que vous ne retenez que le sens suivant (qui existe aussi) : "qui est conforme à la doctrine enseignée par Jésus-Christ, à la morale qu'il a instituée."
Un chrétien a-t-il tout le temps un comportement conforme à l'évangile ? Non. Cesse-t-il pour autant d’être chrétien ? Je ne pense pas : quand j'agis mal, je n'arrête pas pour autant d'accorder ma foi au Christ. Au contraire, c'est ce qui me permet de voir l'écart.

(Il y a des personnes qui, parlant d'une personne qui a commis des actes horribles, nient son humanité : "ce n'est pas un homme, c'est un monstre". Pourtant, un être humain (au sens de l'espèce) peut être inhumain (au sens moral), cela ne fait pas de cette expression un coquille vide. C'est juste qu'humain a plusieurs sens)
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Re: Dieu des chrétiens et divinités de l'hindouisme, du boudhisme...

Message non lu par Daïdalon » mer. 25 nov. 2020, 21:07

Bien sûr Milla vous avez raison, il y a un double sens à ce mot de chrétien, comme pour bien d'autres mots d'ailleurs.
Et vous avez raison, on parle bien de comportements ou d'actes "inhumains", par exemple. Pourtant même Staline, Hitler ou Pol Pot restent des hommes. C'est vrai ; mais c'est une qualité passive, alors qu'être chrétien, je trouve, relève d'une forme de dynamique spirituelle. On agit en chrétien, on peut difficilement l'être sans agir me semble-t-il. N'est-ce pas l’Épître de Jacques qui disait que la foi sans les œuvres est morte ?
Ou encore Saint Paul dans l’Épître aux Galates :
Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l'incirconcision n'a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité.
(La circoncision ou l'incirconcision désignant ici une appartenance nominative.)
Dernière modification par Daïdalon le mer. 25 nov. 2020, 21:16, modifié 1 fois.

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Message non lu par Thurar » mer. 25 nov. 2020, 21:11

Vous allez chercher midi à quatorze heures. La définition de chrétien est simple : c'est une personne baptisée. Point, à la ligne.
Qu'est-ce qu'un bon, chrétien, ça c'est une autre question, et il n'y a que Dieu qui peut en juger.

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Message non lu par Milla » mer. 25 nov. 2020, 21:14

Les grands esprits se rencontrent ;) (je venais justement d'éditer pour donner l’exemple humain/inhumain)
Je vois ce que vous voulez dire, et je ne suis pas en désaccord. C'est juste que j'ai envie d'ajouter un mais... ("je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas").
Je dois partir, je vous souhaite une bonne soirée.
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Message non lu par Thurar » mer. 25 nov. 2020, 21:39

Daïdalon a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 15:40
Suliko a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 15:21
Tous les saints catholiques tombent donc sous votre condamnation, puisqu'ils croyaient que le catholicisme est la seule vraie religion...
En fait, on peut croire à une vérité tout en conservant une certaine souplesse d’esprit. Prenez par exemple Mgr Bienvenu dans les Misérables de V. Hugo : c’est un catholique convaincu, mais plutôt que de casser les oreilles de tout le monde à coups de « je détiens la vérité, vous êtes tous dans le faux », plutôt que de juger en permanence les « infidèles » et les « hérétiques », c’est un homme qui vit de façon concrète son christianisme. Plutôt que de cracher sur les pécheurs, il leur montre un bel exemple chrétien : par la pratique de la générosité, de la bienveillance, de la douceur etc., vertus toutes incompatibles avec le fanatisme et l’extrémisme bigot.

Qu’aurait fait un bigot à la place de Mgr Bienvenu, face au vol de Valjean ? Je vous laisse deviner.

La bigoterie c’est être dans le jugement permanent. Untel est dans le faux car il ne croit pas telle chose, untel est hérétique car il a dit ceci ou cela, etc. Et avec ça « impossible que je sois fautif, car je me confesse tous les dimanches ».

Bref... Il convient de juger la valeur des êtres plutôt que leurs appartenances extérieures.
Cela n'a rien à voir. D'abord Les misérables est une fiction. Ensuite, Valjean est innocent dans l'histoire.
L'Eglise a toujours toléré le vol, quand c'est le seul moyen de se nourrir. (St Thomas l'explique notamment dans la Somme Théologique).
En revanche, elle est intransigeante avec le mal. Notre-Seigneur n'a pas été ''tolérant'' envers les marchands du Temple, il les a chassés manu militari (et à mon avis, il devait avoir du ''punch''. C'était un grand bonhomme d'1,87m pour 80 kg environ, d'après le suaire de Turin... )

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Message non lu par Suliko » mer. 25 nov. 2020, 21:47

Comme le salut des individus ne dépend que de Dieu seul, on ne peut pas dire qu'un catholique augmente ses chances de salut par sa seule appartenance religieuse, ni qu'un païen les diminue par le seul fait d'être païen.
On ne peut pas affirmer ces choses, puisque Dieu seul est juge.
Vous évacuez un peu rapidement la possibilité d'une Révélation et par conséquent d'un devoir de l'homme d'adhérer à la vraie religion... Mais je vous laisse. Je suis fatiguée de vos raccourcis et de vos jugements méprisants sur les religieux orthodoxes, y compris sur les saints hommes que l'Eglise a élevé à la gloire des autels. Bonne continuation.
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Message non lu par prodigal » mer. 25 nov. 2020, 21:56

Daïdalon a écrit :
mer. 25 nov. 2020, 20:19

Comme le salut des individus ne dépend que de Dieu seul, on ne peut pas dire qu'un catholique augmente ses chances de salut par sa seule appartenance religieuse, ni qu'un païen les diminue par le seul fait d'être païen.

On ne peut pas affirmer ces choses, puisque Dieu seul est juge.
Qui veut sauver son âme la perdra.
Nul ne peut dire ce que Dieu devrait faire, ni qui il devrait sauver. Le salut ne peut être obtenu par un simple calcul des chances. Au moment de mourir il y a sans doute mieux à faire que de vérifier l'état de ses documents administratifs, il y a à accepter de s'abandonner à la volonté de celui qui peut tout.
Mais ceci, qu'est-ce qui me le fait dire sinon ce que j'ai reçu?
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