S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

« Dieu leur donnera peut-être de se convertir et de connaître la vérité. » (2Tm 2.25)
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Forum de débats dialectiques entre personnes de bonne volonté autour de la religion chrétienne (catholicisme) et des objections formulées à son encontre

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » sam. 03 oct. 2020, 17:50

cmoi a écrit :
sam. 03 oct. 2020, 16:54
Vous avez raison de me poser la question. Sur rien d'autre que ma première phrase, et sur le risque induit de tomber en tentation plus souvent ou d'avoir le coeur partagé, ce qui est une des plus mauvaises choses pour la foi
Ce qui ne semble pas déterminant pour qualifier de "devoir" ce qui pourrait aussi être pris pour une démission..(par là-haut, de qui vous savez)
cmoi a écrit :
sam. 03 oct. 2020, 16:54
pierrot2 a écrit :
sam. 03 oct. 2020, 14:41
L'évolution a toujours progressé dans le bon sens ou stagné chez ma femme de ses dispositions à l'égard de mon engagement chrétien. Elle est loin d'être exponentielle, même pas logarithmique, mais à présent que les compromis sont installés, disons stationnaire.
En tout cas je n'enregistre pas de recul.
Enfin une bonne nouvelle !
C'est à mes yeux tout au plus encourageant! Nous avons une autre notion de ce qu'est une bonne nouvelle, nous autres chrétiens.. Ses engagements aux valeurs non-chrétiennes semblent irréductibles, ce lui serait un bouleversement d'assumer ces chrétiennes qui sont en dehors de ses préoccupations.
cmoi a écrit :
sam. 03 oct. 2020, 16:54
Je doute qu'un prêtre vous conseille une annulation, serait-elle justifiée "techniquement", si "cela se passe à peu prés bien entre vous".
J'incline à penser de même; même si en effet cela ne se passe dorénavant ni vraiment bien, ni vraiment mal, probablement préférera-t-on dans leur vision des choses que cela se passe néanmoins tout court.
cmoi a écrit :
sam. 03 oct. 2020, 16:54
J'atteins je crois un peu les limites de l'exercice en toute discrétion.
N'en gardez pas de regret, cet échange était apaisant en lui-même. Savoir que c'est connu, en effet, et compris par des chrétiens, n'a pas de prix dans ma situation. Merci!

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par Fée Violine » sam. 03 oct. 2020, 18:40

Pierrot dit à Riou :
J'avais une fois encore raté votre intervention, et répondu à cmoi avant vous.
Le problème, Riou, c'est que vous n'êtes pas inscrit, et qu'il faut le temps à la modération de valider vos messages...

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par cmoi » dim. 04 oct. 2020, 7:25

Que vous dire à présent que je vous ai un peu aussi et déjà répondu (mais pas vraiment, je me suis plutôt expliqué…) en biais sur un autre fil.
Je sais que vous attendez de moi la franchise, et que je peux prendre certains risques, alors je vais les prendre…

Le rôle des prêtres est d^offrir nos offrandes et d’intercéder, de dire des messes présentant nos intentions, etc. Leur formation et leur expérience sont pour la plupart insuffisantes pour leur permettre de répondre à des besoins comme le vôtre.
Certains compensent en « doublant » par une formation de type psychothérapeute, mais il y en a beaucoup et de plus en plus spécialisées, et adapter leurs bagages à la guidance spirituelle demande tout un travail à faire en solo et n’est pas si évident car c’est plus différent qu’on ne le croit.
Ceci pour expliquer un peu… Et comme les prêtres ont un emploi du temps surchargé… Mais cela ne vous consolera pas, il y a bien un vide, un manque… Mais, n’en attend-t-on pas trop des prêtres ? Ce n'est pas pour rien que Vatican II a voulu promouvoir l'apostolat des laïcs et cela n'a rien à voir avec la diminution des prêtres : roi et prophète sont des fonctions qu'ils peuvent exercer avec autant d'autorité, sinon plus : Et théologien n'appartient pas au sacrement de l'ordre, qunat à l'infaillibilité elle n'appartient qu'à un seul, qui souvent choisira de mettre en avant la parole d'un anonyme ou d'un enfant plutôt que d'un savant !

Ce n’est pas sinon une question de devoir, même si cette considération est plus sérieuse et fondée que vous semblez vouloir le croire.
A l’idée de démission, j’aurai 2 réponses. La première en citant St Thomas d’Aquin dans un extrait que j’ai déjà dû citer sur ce forum au moins 2 fois : « L’amour signifie une certaine adaptation de la puissance affective à un bien. Or aucun être n’est blessé pour s’être adapté à ce qui lui convient ; il s’accomplit plutôt, si c’est possible, et en devient meilleur. Au contraire, ce qui veut s’adapter à ce qui ne lui convient pas en est blessé et détérioré. Donc, l’amour du bien qui convient perfectionne et améliore celui qui aime ; l’amour du bien qui ne convient pas blesse et détériore. »
Donc si votre amour n’est pas celui qui vous convient (nullité), il vous blessera et quoi que vous puissiez faire, cela vous nuira (à moins d’être un saint très spécial à la Benoît Labre ou d’y parvenir contre le sort).

J’ai bien compris que cela ne venait pas de vous, mais d’une dissimulation qui est telle que vous ne pouvez même pas savoir si de par ce qu’elle est il y a ou non nullité !
J’estime (vu de l’extérieur) que la première des choses, ne serait-ce que pour le dialogue de l’amour, serait d’approfondir et de clarifier ce point pour sonder la réalité de son attachement pour vous et de son anamnèse

En vrac alors maintenant… Juste pour fortifier votre résolution sous les assauts…

Imaginez que ce soit elle qui dans un certain temps vous quitte. Sans m’étendre sur les circonstances qui pourront être très injustes…, A quoi aura servi votre sacrifice ?
Et que vous vous aperceviez ensuite de toute l’évolution spirituelle que cela vous permettra ensuite, et que vous auriez pu commencer plus tôt…
Imaginez encore l’équivalent pour vous, qu’une tentatrice survienne dans un moment qui vous sera difficile et où vous serez faible. Le fait de ne plus vivre une relation de couple telle qu’elle devrait être accroîtra cette tentation (la tentatrice pourra être très croyante) et de vous dire que peut-être votre mariage n’est pas valide vous fera quoi ?

Les enfants deviennent souvent très « ingrats » et c’est normal quand ils ont leur vie à construire. Le jugement qu’ils portent alors sur chacun de leurs parents est souvent surprenant et pas toujours juste. Ne vous attendez pas à des remerciements !


Attention à ne pas vivre avec un cœur partagé, le sentiment d’être dans la fausseté, l’obligation de mépriser malgré tout, à force de ne pouvoir hisser sa vie sur le niveau d’échange spirituel auquel on aspire, on se juge et se diminue soi-même.

Mais bien sûr tout cela peut être assumé comme une croix et contribuer à vote salut, car c’est bien cela le but à atteindre, n’est-ce pas ? Seulement il ne faudra pas ceci, pas cela, et vous êtes sur une corniche au-dessus d’abîmes…
Ce qui m’a semblé le plus mauvais signe, c’est de croire détecter dans vos propos voilés certaine graines de sentiments très négatifs qui se seraient mis en place à son égard à elle. Sachez qu’ils se retourneront toujours contre vous, auriez-vous formellement raison.
Car tous ces sentiments négatifs invités à venir en pareille situation finiront par se retourner contre vous et ce ne sera pas aussi simple que cela si vous les laissez vous envahir…La preuve : certains de vos propos très voilés m’ont inquiété là-dessus.

Il est important que vous ayez des amis communs équilibrés pour détecter les dérives qui vous échapperaient et vous en préserver.

Il fut bon que vous puissiez les sortir ici, aussi, les évacuer peut-être, je ne sais… Mais je doute que ce soit complètement


Tout ceci étant dit, il me semble qu’il y a dans votre description de la situation quelque chose qui me fait penser qu’elle n’est pas si alarmante que cela, en ce que son point de départ, tel que vous le présentez, ne vient ni de vos sentiments réciproques ou non, ni de votre attachement, ni de débordements d'agressivité ou d'ivresse u autres, mais d’une construction intellectuelle à partir de données faisant appel à la foi.
Plusieurs ici vous ont fait observer que la foi demande et engage à avoir (malgré cela s’il le faut) une attitude différente
J’ai donc tendance à penser qu’il y a autre chose dans votre relation qui corrobore ce malaise, mais n’ait encore rien trouvé de tel. Donc… Ce n’est peut-être qu’un problème en quelque sorte philosophique vous concernant (désolé pour ma franchise qui frise l’impertinence, mais les sentiments d’amitié que j’ai pour vous m’y oblige).

Il y a dans votre témoignage en creux ici des choses encore qui ne s’ajustent pas. Par exemple : l’origine purement morale de votre mal et vos sentiments négatifs.

A présent je me tais (j'aurais peut-être dû depuis le début, qui sait ? Pardonnez-moi alors...)

Votre "situation a quelque chose de très confortable et pour répondre maintenant à la question contenue dans le titre du fil ; s'obliger n'est pas chrétien (ffirmation qui n'a rien de paradoxal avec ce que je disais sur le commandement d'aimer), mais cela oblige à rompre et partir (à moins d'essayer d'être ce saint très spécial...) et sauf qu'avant d'en décider, il faut être sûr que ses torts vis à vis de vous vous poussent bien jusque là !

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » dim. 04 oct. 2020, 15:31

cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Que vous dire à présent que je vous ai un peu aussi et déjà répondu (mais pas vraiment, je me suis plutôt expliqué…) en biais sur un autre fil.
Je sais que vous attendez de moi la franchise, et que je peux prendre certains risques, alors je vais les prendre…

Le rôle des prêtres est d^offrir nos offrandes et d’intercéder, de dire des messes présentant nos intentions, etc. Leur formation et leur expérience sont pour la plupart insuffisantes pour leur permettre de répondre à des besoins comme le vôtre.
Certains compensent en « doublant » par une formation de type psychothérapeute, mais il y en a beaucoup et de plus en plus spécialisées, et adapter leurs bagages à la guidance spirituelle demande tout un travail à faire en solo et n’est pas si évident car c’est plus différent qu’on ne le croit.
Ceci pour expliquer un peu… Et comme les prêtres ont un emploi du temps surchargé… Mais cela ne vous consolera pas, il y a bien un vide, un manque…
Merci de votre franchise, cmoi

Quant aux prêtres, peut-être y a-t-il, en dépit de leur expérience de la pâte humaine, un aspect qui leur échappe, puisque telle n'est pas leur vocation d'être des époux.
J'ai eu beau leur donner des éléments comme ceux (et même beaucoup plus précis) que je livre depuis le début du fil, la difficulté du célibataire à pouvoir se projeter dans ce que suppose la vie conjugale en terme de don qualitatif de soi (d'un soi honnête et pas partagé de sentiments contraires), ce qu'à n'en pas doute elles valent bien- cette difficulté mentionnée, donc, me semble une explication plausible pour comprendre et excuser de n'avoir pas été compris d'eux.

J'ajoute comme vous encore à leur décharge que je n'étais pas encore parvenu peut-être à présenter avec eux (qui n'ont pas toujours non plus la disponibilité que peuvent offrir des usagers d'un forum) les choses avec la même qualité d'intelligibilité qu'avec vous.
Au début de ce fil non plus, en effet, je ne trouvais pas d'écho me permettant de me penser compris.
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
La première en citant St Thomas d’Aquin dans un extrait que j’ai déjà dû citer sur ce forum au moins 2 fois : « L’amour signifie une certaine adaptation de la puissance affective à un bien. Or aucun être n’est blessé pour s’être adapté à ce qui lui convient ; il s’accomplit plutôt, si c’est possible, et en devient meilleur. Au contraire, ce qui veut s’adapter à ce qui ne lui convient pas en est blessé et détérioré. Donc, l’amour du bien qui convient perfectionne et améliore celui qui aime ; l’amour du bien qui ne convient pas blesse et détériore. »
Donc si votre amour n’est pas celui qui vous convient (nullité), il vous blessera et quoi que vous puissiez faire, cela vous nuira (à moins d’être un saint très spécial à la Benoît Labre ou d’y parvenir contre le sort).
Ce que je souligne(en dernière partie) est bien ce que je vis
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Donc si votre amour n’est pas celui qui vous convient (...), il vous blessera et quoi que vous puissiez faire, cela vous nuira (à moins d’être un saint très spécial à la Benoît Labre ou d’y parvenir contre le sort).
Il est vrai qu'il m'arrive de trouver tout cela nocif, mais on s'habitue à beaucoup de choses
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
J’estime (vu de l’extérieur) que la première des choses, ne serait-ce que pour le dialogue de l’amour, serait d’approfondir et de clarifier ce point pour sonder la réalité de son attachement pour vous et de son anamnèse
A votre place aussi je verrais ainsi les choses, mais je les vois au contraire de l'intérieur
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Imaginez que ce soit elle qui dans un certain temps vous quitte. Sans m’étendre sur les circonstances qui pourront être très injustes…, A quoi aura servi votre sacrifice ?
Et que vous vous aperceviez ensuite de toute l’évolution spirituelle que cela vous permettra ensuite, et que vous auriez pu commencer plus tôt…
Cela ne m'a jamais échappé
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Imaginez encore l’équivalent pour vous, qu’une tentatrice survienne dans un moment qui vous sera difficile et où vous serez faible. Le fait de ne plus vivre une relation de couple telle qu’elle devrait être accroîtra cette tentation (la tentatrice pourra être très croyante) et de vous dire que peut-être votre mariage n’est pas valide vous fera quoi ?
Idem, avec l'hypothèse où la tentatrice, comme vous la nommez, serait bien intentionnée
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Les enfants deviennent souvent très « ingrats » et c’est normal quand ils ont leur vie à construire. Le jugement qu’ils portent alors sur chacun de leurs parents est souvent surprenant et pas toujours juste. Ne vous attendez pas à des remerciements !
Encore faudrait-il qu'il soient informés etconscients de tout ceci.
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Attention à ne pas vivre avec un cœur partagé, le sentiment d’être dans la fausseté
Comment pourrais-je techniquement y échapper?? C'est peut-être ma croix..
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Ce qui m’a semblé le plus mauvais signe, c’est de croire détecter dans vos propos voilés certaine graines de sentiments très négatifs qui se seraient mis en place à son égard à elle.
Demeure de ma part le beaucoup moins exigeant amour fraternel
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Tout ceci étant dit, il me semble qu’il y a dans votre description de la situation quelque chose qui me fait penser qu’elle n’est pas si alarmante que cela, en ce que son point de départ, tel que vous le présentez, ne vient ni de vos sentiments réciproques ou non, ni de votre attachement, ni de débordements d'agressivité ou d'ivresse u autres, mais d’une construction intellectuelle à partir de données faisant appel à la foi.
C'est possible; je ne vois pas bien à quoi vous faite allusion
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Il y a dans votre témoignage en creux ici des choses encore qui ne s’ajustent pas. Par exemple : l’origine purement morale de votre mal et vos sentiments négatifs.
Vous n'avez pas compris ce que j'écrivais le 02 Octobre à 10h56? C'était là où je présentais le mieux le dilemme, je crois pourtant. Ce ne sont pas des sentiments négatifs précisément. C'est plutôt une limite aux sentiments positifs que j'aurais aimé (et aurais sans doute le devoir d'éprouver) avoir qui me fait scrupule.
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
A présent je me tais (j'aurais peut-être dû depuis le début, qui sait ? Pardonnez-moi alors...)
Peut-être cela eusse-t-il été préférable, je ne sais pas. Ce que je sais, c'est qu'à l'heure actuelle, cela ma soulage d'en parler, et d'être écouté, surtout compris.
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
Votre "situation a quelque chose de très confortable
Si vous voulez, mais alors je le ressens comme un confort semblable à celui de Jésus assumant son identité pendant la passion, l'inconfort en la circonstance étant à rapprocher de l'inconfort psychologique qu'éprouva Pierre en le reniant
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 7:25
il faut être sûr que ses torts vis à vis de vous vous poussent bien jusque là !
Ce dont je me vois péniblement m'assurer

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par cmoi » dim. 04 oct. 2020, 16:40

Pour moi tout est clair et j'ai tout compris, il y aurait sans doute encore quelques petites choses à éclaircir pour vous, dites-moi, mais en prenant en compte toutes vos réponses ici et à côté, et désolé si je vous ai un peu bousculé pour, je sais que vous vivez et pensez exactement ce que j'ai vécu et comme je l'ai pensé, à ceci près de la cause et de ses conséquences (car vous ne parlez pas de celles liées à l'engagement de votre femme) qui entraînent des variables.
En ce qui me concerne, elle a fini par me quitter et depuis je me dis que c'est la seule chose de bien qu'elle ait faite pour moi, car je ne l'aurai jamais fait : indissolubilité oblige ! Je ne sais sincèrement pas si j'ai eu raison.... Mais il y a aussi une différence qui l'explique (quant aux causes et conséquences) et qui n'existe pas dans votre cas...
Je ne peux donc vous féliciter pour votre hauteur de vue ni plus rien dire, car ce serait le dire aussi de moi !

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » dim. 04 oct. 2020, 17:34

cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 16:40
En ce qui me concerne, elle a fini par me quitter et depuis je me dis que c'est la seule chose de bien qu'elle ait faite pour moi, car je ne l'aurai jamais fait : indissolubilité oblige ! Je ne sais sincèrement pas si j'ai eu raison....
Je vous envie, cmoi, mais je ne pense pas que cette envie soit chrétienne.
cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 16:40
Je ne peux donc vous féliciter pour votre hauteur de vue ni plus rien dire, car ce serait le dire aussi de moi !
Je ne suis pas sûr que cela ne dise pas un peu les deux quand même.. :clown:

Ravi de l'approfondissement de notre relation virtuelle, je ne m'attendais pas à tant de similitudes..

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » dim. 04 oct. 2020, 21:44

cmoi a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 16:40
En ce qui me concerne, elle a fini par me quitter et depuis je me dis que c'est la seule chose de bien qu'elle ait faite pour moi,
J ajoute que vous pouvez lui en savoir gré. Au moins fut elle honnête avec elle-même en cette occasion au moins

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par cmoi » lun. 05 oct. 2020, 5:40

pierrot2 a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 21:44
ajoute que vous pouvez lui en savoir gré. Au moins fut elle honnête avec elle-même en cette occasion au moins
Nullement, c'est que la nocivité, comme je l'assumais, lui était revenue et devenue à elle insupportable
pierrot2 a écrit :
dim. 04 oct. 2020, 17:34
Je ne suis pas sûr que cela ne dise pas un peu les deux quand même.. :clown:
Je sais bien, mais cela vaut mieux que d'être hypocrite et je tenais à vous en dire la moitié, sachant que l'autre me rendait crédible.
Autre sur laquelle mon silence reste un acte d'humilité et non de pudeur ou de discrétion

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » lun. 05 oct. 2020, 6:34

cmoi a écrit :
lun. 05 oct. 2020, 5:40
Nullement, c'est que la nocivité, comme je l'assumais, lui était revenue et devenue à elle insupportable
Je crois pour notre cas que mes intentions fraternelles et spirituelles ne lui sont pas complètement imperceptibles. Donc ça laisse de l'espoir..

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par cmoi » lun. 05 oct. 2020, 8:18

pierrot2 a écrit :
lun. 05 oct. 2020, 6:34
Je crois pour notre cas que mes intentions fraternelles et spirituelles ne lui sont pas complètement imperceptibles. Donc ça laisse de l'espoir..
Si elle ne vous prend pas pour un benêt, un naïf, n'y voit pas une provocation ni aucun mépris, et acquiert le désir réel d'être à la hauteur de l'amour qu'elle reçoit. Ce qui serait logique, mais parfois l'orgueil de comprendre que ce n'est pas complétement elle qui l'inspire peut y faire obstacle, ainsi que l'intérêt de l'utiliser sans avoir à faire d'effort. Il y a aussi la jouissance de sa part possible de l'exhiber comme un trophée... Cette situation peut aussi combler chez elle un manque affectif, mieux que l'amour - et qui peut aussi expliquer son engagement extérieur, d'ailleurs !
Bref, et même si elle n'est pas chrétienne, on rejoint ici ce que je viens de vous écrire ailleurs à propos de la confession. Il lui faut la volonté de devenir meilleure et cela demande la mobilisation d'un certain nombre d 'énergies et de revoir ses besoins, relisez le début du chapitre 14 de Luc (14:33) et vous me comprendrez mieux que si je m'explique avec mes mots.

Je corrige : ce sont les verset 28 à 33 du chapitre 14... (le verset 14 était peut-être un acte manqué significatif...)

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par cmoi » mer. 07 oct. 2020, 6:04

Suite à nos divers échanges d’avant-hier sur plusieurs fils, je voudrais apporte ici un codicille.
Vous dites ne pas être « très doué » sur l’application du verset 33 du chapitre 14 de Luc : dont acte !, aucun de nous n’est parfait, mais comme je vous l’ai dit à propos de l’excellence, nous sommes malgré tout tous appelés à le devenir.
Or le choix que vous faites à l’égard de votre mariage relève de ceux qui appliquent ce verset pour être opérationnel. Donc j'envisage de vous dire que c’est par ce choix (dernier ou premier fil non coupé entre vous et la perfection) et en le suivant qu’il vous faudra, peu à peu et peut-être à votre insu pour le moment, y parvenir, que c’est lui qui vous le permettra et je ne vous découragerai pas…. Tout un programme !

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » mer. 07 oct. 2020, 11:14

cmoi a écrit :
mer. 07 oct. 2020, 6:04
Or le choix que vous faites à l’égard de votre mariage relève de ceux qui appliquent ce verset pour être opérationnel. Donc j'envisage de vous dire que c’est par ce choix (dernier ou premier fil non coupé entre vous et la perfection) et en le suivant qu’il vous faudra, peu à peu et peut-être à votre insu pour le moment, y parvenir, que c’est lui qui vous le permettra et je ne vous découragerai pas…. Tout un programme !
Je vous remercie pour ce témoignage de confiance en l avenir. Il ne saurait en tout cas me faire reculer. Il m enjoint plutôt de dépasser un genre de fatalisme par lequel sans doute je me donne des excuses pour stagner..

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » lun. 08 févr. 2021, 21:23

Je remonte ce fil de cet été, car le problème de la confession est réapparu avec un autre prêtre.

Il ne comprends pas (ou ne veut pas..., j'en arrive à ne pouvoir l'exclure!) cette idée que j'avais développée, selon laquelle, honorer mon devoir conjugal affectif à l'égard de ma conjointe signifierait ou bien la simulation affective, qui ne semble guère chrétienne, ou bien, si il n'y a pas simulation, une forme de reniement de mon attachement pour le Christ.

Je rappelle que ma conjointe prends certaines distances contrevenantes à l'esprit du christianisme, pour ceux qui ne m'auraient pas lu lorsque j'ai créé ce fil, il y a quelques mois.

Je précise que ce n'est plus vraiment elle le problème, puisque nous nous accommodons plutôt bien de la situation actuelle dépourvue d' affection conjugale..
..Non, la tendance de son coté est d'accepter la situation.

C'est le confesseur qui ne le voit pas de cet œil.

Il m'a donné l'absolution, mais je me demande si j'ai bien fait de me laisser faire, vu l'esprit dans lequel cela s'est fait.
Il ne me comprenait pas, et je ne comprenais pas qu'il ne comprenne pas.
J'ai évoqué comme je l'avais fait dans ce fil la difficulté qu'aurait eu Marie à épouser un des assassins de son fils qui ne se serait pas repenti. (Juste pour lui faire comprendre ma difficulté à lui manifester de l'affection conjugale, puisqu'elle rejette encore certaines valeurs de celui qui est mort pour nous les transmettre).

Il m'a dit que c'était un prétexte de ma part, m'a absous malgré tout sans aller plus loin dans l'inquisition que de me demander de réciter l'acte de contrition, arguant que le secours de sa Sainte Grâce ferait les choses comme il faut.
J'ai cédé, car le temps nous pressait, et son argument sur la Sainte Grâce me semblait crédible.

Du coup, je suis dans un cas de conscience. N'aurions-nous pas du renoncer à m'absoudre? Suis-je trop scrupuleux? Quelqu'un aurait-il le recul pour m'aider à discerner la posture chrétienne à adopter, svp?

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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par pierrot2 » jeu. 11 févr. 2021, 22:42

J'en arrive à me demander si le prêtre peut absoudre par erreur, ou bien s'il est considéré infaillible dans son ministère de la réconciliation. En clair, je crois savoir que le prêtre représente, et même incarne Jésus lorsqu'il administre les sacrements.

Mais quelqu'un sait-il, svp, jusqu'à quel point son absolution peut ou non, involontairement, sortir du cadre de la légitimité en absolution, faute de s'inscrire dans suffisamment de discernement.
L'expertise du confesseur est-elle absolue?

Mon souci est le lien avec notre Sauveur.

Puis-je m'estimer dans "ses petits papiers", même lorsque l'absolution a été prodiguée sur la base d'un malentendu, en tout cas reconnu malentendu par moi, mais refusé par le confesseur en tant que malentendu, et cela, tout en tirant prétexte du secours de sa Sainte Grâce pour éviter de recommencer?

Ce dernier appel à la "Sainte Grâce", pour pallier un déficit de "ferme résolution" me semble à double tranchant, selon qu'il pourrait constituer un prétexte à permettre ce qui n'est peut-être pas chrétien. Une histoire de "bœuf" et de "charrue" attelés dans le mauvais ordre..

cmoi
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Re: S'obliger à aimer est-il vraiment chrétien?

Message non lu par cmoi » ven. 12 févr. 2021, 7:56

Je vous adresse par MP la réponse que j'avais préparée...
Je crains qu'en la publiant ici elle vous blesse.

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