Mort de Hans Küng

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coeurderoy
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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par coeurderoy » mar. 13 juil. 2010, 10:54

nosiaréd a écrit :Vous allez me trouver mesquin pour un gars qui se trouve en mauvaise posture
Non car dans ces moments-là, dans la fragilité, la précarité, on voit et comprend l'essentiel je crois...Le bon larron "en mauvaise posture" a tout compris et aimé !
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Christophe
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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par Christophe » mar. 13 juil. 2010, 17:28

nosiaréd a écrit :Vous allez me trouver mesquin pour un gars qui se trouve en mauvaise posture
Que celui qui est en « bonne posture » jette la première pierre…
« N'ayez pas peur ! » (365 occurrences dans les Écritures)

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Griffon
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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par Griffon » mar. 13 juil. 2010, 18:23

nosiaréd a écrit :Vous allez me trouver mesquin pour un gars qui se trouve en mauvaise posture

Bonsoir Nosiared,

Et si, au lieu d'avoir les yeux penchés sur vos faiblesses, vous les gardiez rivés sur votre Sauveur ?
En 2 Co 12, St Paul a écrit :Trois fois j’ai demandé au Seigneur de m’en débarrasser, 9 mais il m’a dit :
— “Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que la puissance donne toute sa mesure.”
Cordialement,

Griffon.
Dernière modification par Griffon le mar. 13 juil. 2010, 18:50, modifié 1 fois.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.

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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par Manu metalleux catho » mer. 14 juil. 2010, 1:07

J'ai répondu "partiellement": la citation n'est pas nécessairement fausse dans l'absolu, mais est tellement générale qu'elle peut s'appliquer à un peu tout et n'importe quoi, y compris des thèses bien éloignées de celles de son auteur (qui ne me paraissent pas vraiment être la synthèse inévitable de la "foi" et de la "connaissance").

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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par ti'hamo » mer. 14 juil. 2010, 1:09

Moi je vote comme Noasiared : "bof, Hans Küng..." :-D
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
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Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par J R » lun. 19 juil. 2010, 21:57

Je trouve cette phrase tout simplement gnostique.
Nous y trouvons ce double sens commun chez les gnostiques.

Il commence par une sorte de vérité : l'histoire le prouve.
L'histoire ne prouve rien, elle s'interprête.

Il continu en plaçant la connaissance au sommet de la hierarchie : trés Franc Maçon.

Il parle d'un savoir qui croit et d'une foi qui sait : c'est l'inverse : inversion des valeurs = démon pas loin.

Embrasser le christ dans son ampleur et sa profondeur : cela veut dire dominer le Christ sur tout les plans.
Liser des bouquins F.M. vous comprendrez.

JR
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
Apocalypse 3.16

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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par DavidB » mar. 20 juil. 2010, 7:29

J R a écrit :Embrasser le christ dans son ampleur et sa profondeur : cela veut dire dominer le Christ sur tout les plans.
Liser des bouquins F.M. vous comprendrez.
Hmm... Le Küng est donc sorti du sac...
Comme un petit enfant, moi aussi, je veux me laisser prendre dans les bras de Dieu, mon Père en Jésus-Christ, me laisser asseoir sur ses épaules, et voir enfin, devant moi, au loin, s'élargir mes horizons.

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coeurderoy
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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par coeurderoy » mar. 20 juil. 2010, 7:48

J R a écrit :Je trouve cette phrase tout simplement gnostique.
Nous y trouvons ce double sens commun chez les gnostiques.

Il commence par une sorte de vérité : l'histoire le prouve.
L'histoire ne prouve rien, elle s'interprête.

Il continu en plaçant la connaissance au sommet de la hierarchie : trés Franc Maçon.

Il parle d'un savoir qui croit et d'une foi qui sait : c'est l'inverse : inversion des valeurs = démon pas loin.

Embrasser le christ dans son ampleur et sa profondeur : cela veut dire dominer le Christ sur tout les plans.
Liser des bouquins F.M. vous comprendrez.

JR
Bien vu et bien dit ! je crois que tout le malaise ressenti à la lecture de cette phrase (qui n'est pas parole d'Evangile !!!) vient de là !
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Re: Que pensez-vous de cette citation de Hans Küng ?

Message non lu par J R » mar. 20 juil. 2010, 23:56

Merci coeurderoy.
JR
Ainsi parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni chaud, je te vomirai de ma bouche.
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Mort de Hans Küng

Message non lu par Cinci » jeu. 08 avr. 2021, 19:10

Hans Küng (1928-2021)

http://www.benoit-et-moi.fr/2020/2021/0 ... hans-kung/

Le temps est venu pour le défunt théologien suisse bien connu d'aller recevoir la sanction du Juge Suprême, Notre Seigneur Jésus-Christ. Le purgatoire, - s'Il y a lieu mais sait-on jamais ? -, pourrait être un peu long.

Un peu de mansuétude envers ce qui restera toujours une tragédie d'ordre personnel svp ... Prions pour le repos de son âme !

Carolus
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Re: Mort de Hans Küng

Message non lu par Carolus » ven. 09 avr. 2021, 18:05

Cinci a écrit :
jeu. 08 avr. 2021, 19:10
Hans Küng (1928-2021)

Le temps est venu pour le défunt théologien suisse bien connu d'aller recevoir la sanction du Juge Suprême, Notre Seigneur Jésus-Christ.

... Prions pour le repos de son âme !
Oui, cher Cinci.

Requiescat in pace ! 🙏

Cinci
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Re: Mort de Hans Küng

Message non lu par Cinci » Hier, 2:24

Pour compléter la notice nécrologique ...


«Le prêtre et théologien Hans Küng est décédé le 6 avril. Cette mort a déclenché un concert de louanges provenant de tous bords, et spécialement de catholiques, même si elles sont parfois teintées de quelques restrictions. Mais le disparu méritait bien autre chose que ce chorus qui occulte ses nombreux démérites.

Il n’est pas étonnant de découvrir Mgr Georg Bätzing parmi ceux qui ont produit les louanges les plus appuyées sur l’œuvre du théologien suisse :
Mgr Georg Bätzing

« Même s’il y a eu des tensions et des conflits [à cause de ses convictions], je le remercie tout spécialement en cette heure d’adieu pour ses nombreuses années d’engagement en tant que théologien catholique. (…) Hans Küng laisse derrière lui un riche héritage théologique. »
Nous verrons ce que renferme cette « richesse ».

Il est en revanche presque stupéfiant de lire l’éloge donnée par l’Académie pontificale pour la vie qui n’hésite pas à « twitter » :
Académie pontificale pour la vie

« Une grand figure de la théologie du siècle dernier disparaît, dont les idées et les analyses doivent toujours nous faire réfléchir sur l’Église catholique, les Églises, la société, la culture. »
Faut-il rappeler que cette « grande figure » était partisan de l’euthanasie ?



Brève biographie


Hans Küng est né le 19 mars 1928 à Sursee, dans le canton de Lucerne, au sein d’une famille catholique. Après avoir obtenu sa maturité, il étudie la philosophie et la théologie à Rome, à l’université Grégorienne. Il est ordonné prêtre dans la ville éternelle en 1954.

Il poursuit ses études à Paris, à l’Institut catholique, où il obtient son doctorat de théologie en 1957, pour une thèse sur la justification dans l’œuvre de Karl Barth (1886-1968) – un protestant réformé suisse qui a eu une influence considérable sur la théologie protestante… et sur nombre de modernistes catholiques.

Il sera ensuite vicaire à Lucerne (1957-1959), puis assistant scientifique à l’université de Münster en Allemagne (1959-1960), avant d’être nommé professeur de théologie fondamentale, puis de dogmatique à la faculté de théologie catholique de Tübingen de 1960 à 1979.

En 1963, paraît aux Éditions du Seuil un recueil de conférences faites à Rome devant des assemblées d’évêques pendant le concile Vatican II, à des maisons religieuses ou pour des émissions radiophoniques, sous le titre : Le Concile, épreuve de l’Eglise. Le théologien Charles Journet en fait une critique sévère dans la revue Nova et Vetera (octobre-décembre 1963) : « Suffisamment de choses dans ce livre nous semblent regrettables. » Il ajoute impitoyablement : « La manière dont l’auteur parle de l’autorité laissée par le Christ à son Église laisse soupçonner qu’il n’en a guère scruté le mystère. » La suite est une démonstration en règle de cette assertion.

La même année, il publie également Structures de l’Eglise, dans un but de dialogue œcuménique avec les protestants. Ce livre fait de nouveau bondir le (futur) cardinal Journet qui n’hésite pas à écrire dans Nova et Vetera (janvier-mars 1964) que ces pages manifestent une « altération fondamentale de la notion de Concile œcuménique » et « un relativisme dogmatique ».

En 1970, Küng publie une critique radicale de l’infaillibilité pontificale (traduction française 1971) dans son livre : Infaillible ? Une interpellation.

S’ensuit une mise en examen du livre par la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui aboutira à une interdiction d’enseignement dans les facultés catholiques en 1979.

L’université de Tübingen crée alors spécialement à son intention l’Institut de recherches œcuméniques, qui lui permettra d’enseigner jusqu’en 1996.

Une opposition de plus en plus vive

Le théologien ne se contente pas d’écrire des livres s’opposant à la doctrine catholique, il s’oppose aussi au pape Jean-Paul II. Il demande même la condamnation du pape polonais et de son pontificat qu’il considère « comme une grande espérance déçue et, finalement, comme un désastre ».

Il vise en particulier la doctrine morale. Ainsi, en 1995, à l’occasion de l’encyclique Evangelium vitae, Küng accuse l’auteur d’être « un dictateur spirituel voulant détruire la liberté de conscience ».

Face à Benoît XVI qu’il connaissait bien comme théologien – tous deux ont enseigné à Tübingen – il se montrera moins dur. Mais il critiquera fortement la constitution apostolique Anglicanorum coetibus, qui crée des prélatures pour accueillir des anglicans convertis au catholicisme : le théologien suisse estime qu’il s’agit de l’enterrement d’années de travail œcuménique.

Il saluera en revanche avec un certain enthousiasme l’élection de Jorge Bergoglio comme « le meilleur choix possible ».

Le Weltethos (l’éthique planétaire)

A partir de 1993, Hans Küng se lance dans la recherche d’une éthique mondiale, visant surtout les religions. Il cherche à développer et renforcer la coopération entre elles. Il avait profité du parlement des religions, tenu à Chicago en 1993, pour préparer le lancement de sa fondation.

Il reçoit en 2005 le 22e prix de la fondation bouddhiste japonaise pour la paix, le prix Niwano. Ce prix lui est attribué « pour sa contribution et sa coopération au dialogue interreligieux ». La fondation nippone le considère comme « l’un des plus importants théologiens du XXe siècle ».

Le dérapage complet

Farouche partisan d’une réforme dans l’Église, après s’être intéressé à la question du pouvoir, des pouvoirs, de leur institution et de leur distribution au sein de l’Église – une préoccupation qu’il partage avec le chemin synodal allemand – et impatient de voir mûrir ses idées, il se positionne en 2012 comme une sorte de médecin de l’Epouse du Christ en publiant Peut-on encore sauver l’Eglise ?

Il y propose des remèdes pour « sortir du système romain », héritier de la réforme de (saint) Grégoire VII, de la contre-Réforme et de Vatican I. Il les détaille dans son livre :
La prescription Hans Küng

mettre fin au célibat sacerdotal, ouvrir les ministères aux femmes, impliquer à nouveau le clergé et les laïcs dans le choix des évêques, sortir d’une bioéthique étriquée (autrement dit accepter la contraception chimique).
Enfin, alors qu’il souffrait de la maladie de Parkinson et qu’il craignait de devenir dépendant ou incapable, il publie en 2015, toujours aux Editions du Seuil, La mort heureuse. Il y défend l’idée d’une « aide à mourir » qu’il appelle aussi « suicide assisté » ou « accompagné » ou même encore « euthanasie ». Sujet d’une brûlante actualité.

Et il affirme sans sourciller, au nom de sa « foi » : « Justement, parce que je crois en une vie éternelle, j’ai le droit, le moment venu, de décider quand et comment je vais mourir. » Il ajoute « qu’un Dieu qui interdirait à l’homme de mettre fin à sa vie quand la vie lui fait porter durablement des fardeaux insupportables ne serait pas un Dieu amical à l’homme ».

Tout le monde l’aura compris : Hans Küng n’est pas mort dans la foi de l’Eglise. Les louanges dithyrambiques à sa mémoire comme théologien « catholique », même « controversé », sont le fait de complices du modernisme le plus éhonté.

Et Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, montre une nouvelle fois qu’il n’est qu’un loup dans la bergerie en célébrant un partisan de l’euthanasie. Comme le titre le site InfoCatolica : « A quand un éloge posthume pour un avorteur ? »

Rarement, sans doute, les prières furent davantage bienvenues pour le repos de l’âme du défunt.

Source : district canadien de la FSSPX

P.S : vous avez bien lu plus haut ? Hans Küng souhaitait se débarasser de Grégoire VII, du concile de Trente et de Vatican I. Des peccadilles ...

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Re: Mort de Hans Küng

Message non lu par Altior » Hier, 13:09

De mortibus, bene!

Laissons les morts enterrer leurs morts. Même avec un joli nécrologue.

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