Le Crédit Social

Écoles et doctrines - Économie politique - Politique monétaire - Comptabilité nationale
Christian
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Message non lu par Christian » jeu. 24 nov. 2005, 18:36

la PAUVRETé comme le MANQUE DE CAPITAL OU D'INVESTISSEMENTS pour qu'existent des entreprises, EST UNE CONSéQUENCE DIRECTE DU MANQUE OU DE LA RARETé DE L'ARGENT.
N’est-il pas tortibigondolassant d’entendre une telle analyse, proférée par le ressortissant d’une république qui depuis Peron en 1946 n’a jamais cessé de créer de l’argent ?

Tous les maux de la malheureuse Argentine, dont le niveau de vie avant la guerre était comparable à celui de l’Europe, vient d’une constante création monétaire pour payer les promesses sociales inconsidérées de Peron, de ses épouses et de ses épigones, et les aventures militaires de ses dictateurs.

Si la prospérité d’un pays était la résultante de la création monétaire, l’Argentine et la Bolivie seraient les plus riches du monde ; la Suisse et l’Allemagne, les plus pauvres. Cherchez l’erreur.

Christian
(qui ne s’en remettra jamais d’entendre dire que la terre est plate)

Texte édulcoré par l'auteur après publication.

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Créditisme ? Non, sociétalisme ! - Evidemment

Message non lu par Christian » sam. 26 nov. 2005, 10:45

J'ai peur que vous ne confondiez allégrement le "créditisme" [..] et le "sociétalisme"
Autant pour moi. :tomato:
Bourde d’autant plus stupide que j’ai écrit plusieurs messages sur les deux sujets. :oops:
Mais j’écris trop vite, je sais, entre deux travaux, et il m’arrive de laisser passer
des erreurs, et cette confusion-là est de belle taille. :oops: :doh:

Merci, Christophe, de la signaler.

Comme je l’ai dit sur ce fil, je n’ai pas vraiment de problème avec le Crédit social. Dans une économie de liberté, les déposants et emprunteurs choisiront la banque avec laquelle traiter ; or une monnaie et des banques créditistes ont des arguments forts à faire valoir, même s’ils ne me convainquent pas personnellement.

Il n’en est pas de même, en effet, Christophe, avec les sociétalistes, dont le système bien plus ambitieux est bien plus pernicieux, englobant nécessairement la totalité d’une économie, niant leur liberté aux acteurs non étatiques, entraînant par conséquent les manœuvres d’évitement repérées dans toutes les économies administrées, favoritisme, népotisme, marché noir et mafieux.

Mea culpa.

Christian

PS. A moins que ce ne soit contre les règles du forum, je republierai l'article corrigé sur le fil du sociétalisme, en laissant la version erronée ici, puisque vous avez attiré l'attention du lecteur sur la confusion qu'elle comporte.

Renaud
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Tout le monde y gagnera à lire Louis Even

Message non lu par Renaud » lun. 28 nov. 2005, 14:09

à qui voudra lire, et aussi à Christian, suite à son message: "des textes qui font peur"

Grand merci pour les tares des créditistes.
Je crois, décidément que vous n'avez sûrement pas lu Louis Even. De plus, étant en Angleterre, vous parlez, comprenez et lisez certainement l'Anglais, ce qui vous donne la chance de pouvoir lire le major Clifford Hugh Douglas directement dans le texte. Il me semble vous l'avoir déjà proposé. Outre Louis Even et le major Douglas, il y a eu, en France, Jacques Duboin (1878-1976) (tapez son nom sur Google et vous aurez beaucoup d'indications), entre autres, sur le petit mensuel La Grande- Relève, tout à fait intéressant et d'une honnêteté à toute épreuve qu'anime sa fille Marie-Louise Duboin, physicienne retraitée.

La mise au même niveau du progrès technique et technologique avec le même progrès, donc, qui lui correspond dans la distribution est l'une des choses les plus positives, transformatrice et re-formatrice qui peut, à présent advenir. Je suis assez optimiste en ce sens.

À quoi sert donc de ressasser sans arrêt et à tout propos les vilenies humaines pour, finalement, par idéologie (fut-ce libérale) faire le jeu d'autres vilenies et ainsi perpétuer le poison qui existe dans les relations entre les hommes. Les arguments et jugements que vous portez sur le Crédit Socil (ou ce qui lui correspond dans certaines investigations socio-économiques) relèvent de la critique générale qu'on peut retourner dans n'importe quel sens. Autant faire le catalogue le plus complet possible des défauts, vices, tares, inclinaisons multiples, etc, toutes attitudes imaginables qu'ont les hommes depuis la "chute" eschatologique dont l'inventaire des effets n'aura sans doute de fin qu'avec celle de l'humanité, du moins si celle-ci persiste et signe dans son attitude omphalolâtrique, autrement dit s'adorer le nomblril, essentiellement celle prise en Occident depuis le XVIIIème siècle, siècle dit des "Lumières"...

Vanter Mastercard, Visa ou American-express est entièrement stérile et entérine, ou laisse de côté quelque part l'iniquité ici-bas générée par le système d'argent-dettes des banquiers aggravé par le fisc non moins inique de l'Etat, et surtout, c'est se tromper complètement de sujet! Oui, sans doute, à la technologie des CB, si c'est une simplificatuion, (je m'en sers d'ailleurs), mais NON et NON aux critères et aux modes d'émission de la monnaie qui porte en germe la ruine et l'engrais des mafias, toutes les confusions, les contradictions, les ignorances cultivées, les aveuglements, les égarements fatals, même sous le "vernis" bourgeaois et libéral ou hyper-libéral ainsi que toutes les "étiquettes" politiques possibles et imaginables. J'ai lu sous la plume d'un jounaliste italien la meilleure formule, vraiment, de ce qu'est le principe mafieux, la mafia, c'est: le l'ultra-libéralisme imposé par la terreur. Le monde contemporain y tend peu à peu.

Si tous les arguments que vous déployez sur l'attitude hélas trop connue des principaux agents économiques (et autres...) qui ne sont que des bons débrouillards au mieux, des prédateurs très dangereux au pire, sont recevables et fondés, ces arguments sont, cependant, peu pertinents, car pas tout à fait à leur place et souvent hors sujet. Ils me font penser un peu à ces savants connaissant bien le principe d'Archimède permettant le vol des ballons à air chaud ou hydrogène, mais qui, équations à l'appui, démontraient avant 1890 qu'un plus lourd que l'air ne pouvait s'élever par lui-même, par ses moyens mécaniques embarqués, mathématiquement trop lourds. Dans le même temps, le 9 octobre 1890 si je ne me trompe, un "bricoleur" de génie, Clément Ader, parvenait à faire se soulever une machine volante construite par lui, premier avion de l'histoire connue. Je dirais à la décharge des savants que ces derniers devaient sans doute calculer juste. Simplement, ils ne soupçonnaient pas que le rapport poids/puissance allaient très vite pencher décisivement en faveur de la puissance dans le perfectionnement des machines, ce que Clément Ader expérimenta empiriquement mais décisivement. Il en est exactement pareil du Crédit Social. Le major Douglas et Louis Even (et jacques Duboin en france), sont les "Clément Ader" du système fnancier. Tout simplement. La suite de l' "aviation", on la connait.

Le site tikiwiki est très interessant à plus d'un titre et très vaste, avec beaucoup de liens. Justement, s'il s'y trouve des liens en tout point intéressants (en particulier en ce qui concerne l'Association pour les Droits Economiques et Démocratiques, ADED) et je n'ai pas lu tous les liens dans ce site et de très loin, il y a sûrement des liens qui sont fortement mixturés de pensées non vraiment dégagées des "ismes" du XIXème, et aussi du XXème siècle, mais cela n'empêche nullement qu'il y eut, durant ces époques, des investigateurs d'une qualité telle que les tribulations économiques et sociales des époques suivantes, (et nous sommes servis! La nôtre parle d'elle-même) ne font que démontrer dans les faits les plus concrets la justesse de leurs démarches et surtout de leurs expérimentations comme ce fût le cas particulier du major Douglas.

Ainsi restons pragmatiques et humbles, forts et modestes, guidés par la recherche de ce qui existe déjà dans le coeur des hommes et bien difficile à trouver, mais heureusement révélé dans les Evangiles. L'on sait bien, mais on se voile la face par réflexe de peur d'abandonner ses idées, que les échanges non basés naturellement sur de la justice débouchent obligatoirement sur la "loi" du plus "fort", et font nous incliner et ramper devant ce "plus fort". Chercher, et vouloir trouver ou retrouver des échanges justes n'implique nullement que l'on soit sans risque d'erreurs, sans qu'il y ait des faiblesses dans ce que l'on propose, sans protection absolue, etc, mais, au moins, que vienne le contrôle (mot qui fait frémir certains dirait-on!... Serait-ce des voleurs?) de l'émission de l'argent à se servir pour les achats de ceux-là mêmes qui produisent est la moindre des choses et la moins injustes des pratiques, toutes conditions humaines bien considérées et supposées. Les divagations et les prédations des politiques et des bandits n'ont aucun intérêt ici, la presse et les médias regorgent de tout cela.

Dans l'élaboration d'échanges de types créditiste,(il commence à s'en faire dans le monde, c'est l'une des plus belles perspectives! Et moins il y aura de tambours et de trompettes, mieux ce sera) il n'y a pas, que je sache, de systèmes "absolus" de fonctionnement, pas de traces ou stigmates de pensée "scientifique", économique, politique, qui se prenne pour le nombril du monde, voulant s'imposer comme le marxisme hier et le libéralisme jusqu'à l'ultra aujourd'hui, et en plus, façon étatsunienne avec toute la fraude financière et comptable que cela représente pour l'ensemble de la planète.

En lisant certains, même sur un forum, on aurait envie de dire: mais oui! 150 millions de dollars PAR JOUR pour la guerre en Irak, c'est vraiment le pied! Là au moins l'argent coule à flots, c'est du sérieux, et pas du tout une utopie cette si belle guerre, si propre! Même chose, quand des pays doivent payer plusieurs fois des dettes à intérêts composés qui ne les ont jamais aidés au bilan, et minent irrésistiblement l'équilibre TOUS azimut de peuples entiers, c'est tout à fait formidable n'est-ce-pas!... Un exemple historique, il y eut une décennie entière, celle des années 30, où chomage, appauvrissement, misères de toutes sortes s'imposèrent aux hommes comme si l'outil de production qui existait juste avant la crise de 1929 s'était littéralement évaporé, puis, soudain, un jour de 1939, du jour au lendemain, un flot d'argent extraordinaire "apparaît" pour financer la guerre et durant laquelle l'argent ne fit jamais défaut... Peut-on expliquer cette magie?

Je le répète:

L'ARGENT N'EST PAS LA RICHESSE, MAIS LA RICHESSE NE SE DISTRIBUE PAS SANS L'ARGENT

L'argent est comme un billet de train ou d'avion. A partir du moment où vous avez pleinement joué votre rôle dans l'élaboration du train ou de l'avion, ETC, vous avez des droits inalienables sur l'usage du train et de l'avion (ETC, ETC). Que font actuellement les détenteur frauduleux du contrôle de l'émission monétaire? (ou de la création du crédit, c'est pareil) Ils refusent à 50% (et je suis très optimiste) des passagers parfaitement en règle d'embarquer sous le prétexte le plus mensonger du monde déclarant qu'ils n'ont pas assez de billets imprimés! La sinistre vérité est que les "trains" et les "avions" circulent à moitié pleins, car les "billets" de "train", d' "avion", ou de BANQUE (c'est plus réaliste, mais tout le monde avait évidemment compris) manquant, c'est bien connu que leur cours montent et que seuls quelques uns y ont accès. Les tenants de ce système inique se fichent complètement d'un service si mal rendu puisqu'ils gagent beaucoup plus avec 50% de "clients" en moins, mais ceux qu'ils gardent, solvables, peuvent payer plus cher leur billets que si c'était la totalité des clients qui pairaient des prix normaux. Au bilan, ces contrôleurs frauduleux génèrent des bénéfices scandaleux et bien plus élevés que s'ils vendaient tous les billets à des pris normaux en faisant des bénéfices normaux pour la satisfaction optimale de tous.

Chercher à ce que la société productrice contrôle son propre argent (qui n'est nullement sale avec ou sans jeu de mots, car elle produit vraiment) est la chose la plus urgente ici-bas. L'adversité est sourde, traitre, farouche s'il le faut et prête à tous les coups tordus. Tout ceci n'est pas l'objet direct du Crédit Social. Si vous connaisez tant les affaires en Suisse, vous n'avez pas pu ne pas vous aperçevoir de l'existence du WIR, mis en route durant les années 30, et dont le volume d'usage augmente actuellement de 30% environ par an depuis deux ans (un peu plus je crois). Le WIR, fixé sur le franc suisse coûte en tout et pour tout 1,5% de frais. Je peux vous documenter. Il y a eu, je crois, un participant passager à ce Forum qui pourrait vous renseigner encore mieux que moi, qui est suisse et participant au WIR, je cite de mémoire, son nom sur le forum est: union.ch.com. (je crois) il pourra donner à qui voudra quantité de précisions. Cette monnaie WIR en est à traiter actuellement 25% du chiffre d'affaire des PMEs suisses (en 2005), ce qui est tout de même considérable. Elle est, sans conteste un pas important vers une forme de Crédit Social.

Le Crédit Social, celui de Clifford H. Douglas déployé par Louis Even si magnifiquement et saintement, veut faire une réforme financière (quelque soit l'échelle), c'est une très petite chose, absolument pas spectaculaire, mais qui aurait un portée immense. Il s'agit que les décisions d'émettre de l'argent nouveau dans un espace économique donné soit prises (compétences de banquiers) selon la production de biens et de services réalisés dans l'espace cité. En résumé, c'est que les banques fassent enfin leur vrai métier qui est celui de traiter uniquement l'argent de leur déposants (ici, c'est un tout autre chapitre où le Crédit Social n'intervient pas) et de ne rien prêter au delà de leur capital. Dans le système créditiste, les banquiers restent les gens compétents et les experts qu'ils doivent être en matière financière et peuvent faire des bénéfices normaux nécéssaires à leur fonctionnement. L'argent chez les banques doit représenter une couverture de 100%. Maurice Allais est exactement de cet avis. PAS 120 %, PAS 20% environ comme c'est dramatiquement le cas aujourd'hui. NON: 100% NI PLUS NI MOINS! Quant à l'inflation (cas de 120%) je ne vois pas pourquoi un obsédé de la lutte (vraie ou fausse, je ne sais) contre l'inflation qu'est le Sieur Jean-Claude Trichet (avec lequel je n'ai pas la moindre affinité, il est responsable de dizaines de millions de chômeurs en Europe, entre autres) n'aurait pas les mêmes résultats dans un système créditiste. Ne pas oublier que les compétences aujourd'hui sont très mal utilisées.

Les compétences en matière financière sont utilisées pour des buts "malins et aucunement des buts de justices.

Dans un système financier et monétaire ayant une couverture de 100% monnaie, pas de place pour des actions "mafieuses". Mais il y aurait même la possibilité d'y avoir un "coin", ou un "pré" pour les "carnassiers" qui pourraient ainsi s'adonner à leur orgies financières, à leur beuveries s'éclatant dans leurs drogues favorites, mais à leur seuls frais, et non plus en dévorant les herbivores qui sont vraiment les seuls créatifs et pacifiques dans la société et son systématiquement victimes des carnivores de tous poils. Trop, c'est trop!!

Puisque certains trouvent amusant, (c'est sans doute le début d'un grand intétrêt!) les propos sur le Créditisme, je vais incessamment mettre sur le forum l'intervention que j'ai faite en septembre dernier au congrès international des Pèlerins de Saint-Michel (surnommés les Bérêts-Blancs) à Rougemont, Québec, Canada. Ce congrès réunissant des gens de tous les continents vraiment, a été un degré de plus très important vers le but recherché qui est vital, c'est la formation de réseaux d'économie alternative basés sur un système d'argent créditiste. Les expériences (je cite dans le désordre) à Madagascar, en Almérique-Latine, aux Philippines, en Pologne, et en d'autres endroits valent mieux que tous les discours.

Très cordialement
Renaud

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Créditisme et Sociétalisme et propos du major C.H. Douglas

Message non lu par Renaud » mer. 30 nov. 2005, 15:24

Bonjour Christophe,

Il faut que je signale que pour des raisons pratiques (en réalité pas pratiques du tout) que je ne peux pas utiliser tout à fait librement l'ordinateur, surtout tranquillement étant presque toujours limité en temps d'usage. Ceci dit, je vais, dans la mesure du possible regarder la doctrine sociétaliste au plus près. Ceci dit, à mon humble avis, il n'est pas très important de mettre en opposition les deux doctrines, Sociétaliste et Créditiste. Il me semble que la doctrine sociétaliste propose des fonctionnements, (sûrement le vocabulaire utilisé y participe) desquels se dégage un fumet de beaucoup de "ismes" nés aux XIX et XXème siècles: étatisme, socialisme, marxisme, interventionisme, etc, etc. débouchant possiblement, même avec les meilleures intentions, sur des "organisations à la soviétique"(?). Ceci ne préjuge pas des solutions possibles contenues dans le sociétalisme, n'étant pas forcément mixturées d'idéologies dont les 150 dernières années ont largement démontré l'échec. Echec, sauf en ce qui concerne les progrès matériels, techniques, technologiques, etc, qui ont été fulgurants (et c'est sûrement très loin d'être terminé, il reste au minimum à laisser l'environnement et l'écosystème intacts).

Je pense que le Créditisme se situe un peu plus en "amont" dans le domaine socio-économique et de la réfection à réaliser dans l'équilibre JUSTE de la création monétaire, surtout son contrôle. Lorsque les principes créditistes seront opérationnels pour l'essentiel, outre les améliorations dont nous pouvons faire dès à présent l'inventaire, ou le pré-inventaire, se débloqueront, probablement, des séries incroyables d'améliorations auquelles nous ne pensons même pas aujourd'hui. C'est une quasi certitude, et c'est cela qui compte le plus. Y compris, faut-il le préciser, dans l'environnement et l'écosystème et bien d'autres domaine vitaux tel que, l'énergétique générant la moins d'entropie possible. Il y a ici un lien N°1 avec l'urgence d'une énergétique avec peu d'entropie et émettre un argent juste, cette dernière pourra, mieux que n'importe quoi d'autre favoriser rapidement l'arrivée d'energies peu entropiques.

Louis Even insiste bien pour discerner, dans la maîtrise et le contrôle de la monnaie par la société productrices, deux attitudes à avoir: celle du pourquoi, et celle du comment. Celle du pourquoi, c'est la compréhension du rôle de l'argent, sa vraie signification technique et domestique, en cela puissamment éclairée par la doctrine catholique, mais de toute façon, c'est tout le monde, sans exception, qui est concerné. La question du - pourquoi - est vraiment l'essence de la "philosophie" vis-à-vis de l'argent pour le considérer pour ce qu'il est, c'est à dire un REFLET, exactement comme celui d'un miroir reflétant des objets fabriqués, un reflet comptable exact de la production pour un exercice donné, rien de plus ou de moins. Celle du comment relève des experts, beaucoup de compétences ne demandent pas mieux que de s'exercer ici, avec toutes les imaginations créatrices de quiconque en la matière. Ici, les idées sociétalistes pourraient peut-être jouer un rôle fécond.

Une remarque cependant au sujet de la monnaie électronique "sociétaliste", je crois avoir lu qu'il y aurait une trace des opérations effectuées. Attention! Car c'est aussi ce que veulent réaliser les "grand stratèges" mondiaux... cela pourrait déboucher sur les implants électroniques dans le corps, plus petits qu'une tête d'épingle, et ainsi pister et surveiller tout le monde, si ce n'est influencer directement, à distance, les comportements et inclinations...
Très cordiales salutations
Renaud

Ci-dessous un passage traduit du major Clifford Hugh Douglas, homme prophétique, qui nous à quitté il y a 53 ans, et dont le propos de fond, comme Louis Even, est de plus en plus d'actualité. N'oublions pas que le major Douglas fit ses découvertes expérimentalement, sans référence à des théories, encore moins à des idéologies.
Ce passage est traduit, je crois, de: Economic Democracy

"Si l'on admet: d'une part, qu'il est louable de chercher constamment à réduire la somme de labeur par unité de production; d'autre part, que la capacité de consommation de l'individu, au moins pour ses besoins normaux, est limitée - il faut bien reconnaître que le monde, consciemment ou non, s'en va vers un régime de loisirs.

Vu sous cet angle, le système producteur aurait à produire les biens et services demandés par le consommateur, avec un minimum, probablement décroissant, de labeur humain.

Dès lors, la production et encore plus les activités qu'on appelle "les affaires", cesseraient nécessairement d'être l'intérêt majeur de la vie. Elles seraient reléguées, comme l'ont été tant d'activités biologiques, à un rôle mineur...

Physiquement parlant, nous vivrions dans un monde où les opérations économiques seraient accomplies par deux agences:

L'une, comme dans le passé, l'agence de l'effort individuel, dont l'importance, au point de vue économique, irait en décroissant;

L'autre, consistant en installations, en organisation, en science apliquée, résultat accumulé d'efforts, non seulement de la présente génération, mais des pionniers et des inventeurs du passé. Cette seconde agence peut être collectivement désignée sous le nom de capital réel (distinct du capital financier).

Il serait donc parfaitement équitable et justifiable d'attribuer comme part de produits à chaque personne:

1 - Une part, petite et décroissante, due à ses efforts individuels, facteur décroissant de la production.

2 - Une part, copieuse et croissante, due à ses droits d'actionnaire, d'héritier, ou, si l'on préfère, de copropriétaire, pour le temp de sa vie, d'un capital communautaire croissant.

Dans ce qui précède, nous avons considéré les réalités physiques; et les faits sont clairs, croyons-nous, pour quiconque les aborde sans parti pris.

Si, maintenant, on admet que le système financier doit être le reflet, en chiffres, de ce qui existe en fait, autrement dit un système de comptabilité, il faudra conclure que:

Les salaires devraient devenir de moins en moins importants par rapport aux dividendes.

La production dépend bien plus du capital réel que du travail, même si, sans travail, il n'y a pas de production. La position du travail dans la production tend, de plus en plus, à ressembler à celle du catalyseur dans certaines opérations chimiques: sans la présence du catalyseur, l'opération ne se fait pas: avec le catalyseur présent, l'opération a lieu, mais sans qu'il y participe directement.

Cinsidérons la situation ainsi faite à l'individu comme membre de la communauté - de la nation, si l'on veut, en ayant bien soin de ne pas confondre administration avec propriété.

Le changement est réellement révolutionnaire:

Au lieu d'un rôle de contribuable, l'individu occupe le rôle d'actionnaire. Au lieu de faire de lui un payeur de taxes, sa citoyenneté lui donne droit de retirer un dividence, assuré et probablement croissant, sur les efforts passés et présents de la communauté dont il est membre.

La dette nationale, qu'il n'a pas créée, devient un crédit national, reflétant le capital national que lui, ses concitoyens et ses devanciers ont créé.

Son budget national n'a plus besoin de lutter pour les marchés étrangers, puisque l'aprovisionnement de marchés étrangers signifie simplement de plus longues heures d'ouvrage.

Ayant plus de loisirs, il est moins exposé à souffrir de tension nerveuse, individuelle ou nationale. Ayant plus de temps pour rencontrer ses semblables, on peut raisonnablement espérer qu'il les comprendra mieux.

Ne dépendant plus d'un salaire pour sa subsistance, il n'est plus dans la nécessité d'étouffer sa personnalité; dès lors, ses capacités sont aptes à s'épanouir sous de nouvelles formes dont nous avons jusqu'ici peu de conception."
Major Clifford Hugh Douglas

message transmis par: Renaud

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Message non lu par Christian » mer. 30 nov. 2005, 20:42

Bonjour Christophe,

Entièrement d’accord avec vous. Le Crédit social est une façon de pratiquer le beau métier de banquier. Dans un pays libre, ce type de banque connaîtrait un vif succès. :clap: Pourquoi ? Et bien parce que les épargnants prudents y regarderaient à deux fois avant de déposer leurs fonds auprès d’établissements à réserves fractionnaires. Louis Even rejoint dans sa critique nombre de libertariens, et non des moindres. Murray Rothbard, grand gourou de l’anarcho-capitalisme, qualifie les ‘banques fractionnaires’ de faux-monnayeurs. Mais ces banques n’existent que grâce à la garantie d’un Etat (ou d’une banque centrale d’Etat) et c’est à l’Etat et non pas aux banques qu’il faut adresser les critiques.

Comme le montre la sympathie immédiate de Renaud pour l’écosociétalisme (bonjour Renaud !) et son intervention ci-dessus, les tenants du Crédit social sont plus intéressés par l’aspect ‘social’ que par la technique du ‘crédit’. La référence ‘sociale’ veut dire qu’ils n’ont pas l’intention de laisser les gens décider eux-mêmes du type de banque avec lequel traiter. Louis Even, nous dit Renaud, réclame la maîtrise et le contrôle de la monnaie par la société productrice. (On sait comment 150 et quelques nations productrices de monnaie ont ruiné leur population :ill: ).

Mais partout où il y a du socialisme, il naît du nationalisme. L’un ne va pas sans l’autre. Normal. Si l’on part du principe qu’il y a un gâteau à partager, il faut limiter le nombre de mangeurs. Comment mieux illustrer cette alliance du nationalisme et du socialisme que par ces propos d’un apôtre du Crédit social que nous cite Renaud :
Il serait donc parfaitement équitable et justifiable d'attribuer comme part de produits à chaque personne […] Une part, copieuse et croissante, due à ses droits d'actionnaire, d'héritier, ou, si l'on préfère, de copropriétaire, pour le temp de sa vie, d'un capital communautaire croissant.
sa citoyenneté lui donne droit de retirer un dividende, assuré et probablement croissant, sur les efforts passés et présents de la communauté dont il est membre.
Eh ! on ne va pas partager avec tous ces étrangers qui se contentent d'un bol de riz par jour. :alien:
Tribalisme pas mort !

Cordialement à tous

Christian

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Rappel : fil sur le Dividende Universel

Message non lu par Christophe » mer. 30 nov. 2005, 21:22

[align=justify][ Je rappelle qu'il existe un fil de discussions dédié spécifiquement à la question du Dividende Universel (appellé Revenu Social par les écosociétalistes). Christophe ][/align]

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Message non lu par Christian » jeu. 01 déc. 2005, 11:40

Bon matin, Seth,
j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre comment on peut être catholique (à priori vous l’êtes puisque vous êtes sur ce forum, à moins que vous ne soyez ce qu’on appelle un « troll ») et être aussi capitaliste/libéral que vous .. mais bon, je vais répondre à quelques points tout en sachant que nos « fois » respectives sont tellement ancrées que nous n’arriverons sûrement pas à nous rejoindre ..
Le ‘capitaliste/libéral’, comme vous dites, affirme deux principes :
- chacun est propriétaire légitime de ce qu’il acquiert par première appropriation, par échange ou par don :)
- tous les êtres humains ont des droits identiques :)

Je crois que nous nous rejoindrons sur cette double affirmation. Elle est d’ailleurs parfaitement conforme aux enseignements de l’Eglise. La plupart des gens cependant qui affirment la validité de ces deux principes s’empressent immédiatement de les nier dans leur pratique. Ils ne reconnaissent plus de droits identiques : chaque catégorie sociale réclame et obtient ses privilèges (par ex., garantie d’emploi à vie des fonctionnaires). :( La propriété légitimement acquise est aussitôt grevée d’impôts et de restrictions (par ex., votre terrain peut être déclaré inconstructible sans compensation). :-(
affirmer que l’échange et le don constituent un moyen capitaliste … vous n’y … allez pas de main morte je pense que les premiers chrétiens qui échangeaient et donnaient n’étaient pas réellement des capitalistes comme vous l’entendez.
Le libéralisme est une philosophie morale. Il traite de la relation des êtres humains entre eux. Son versant économique, le capitalisme, analyse comment les êtres humains peuvent obtenir sans violence ni gaspillage les biens et les services qu’ils désirent. En ce sens, le capitalisme partage l’approche scientifique qui est, comme jargonnent les philosophes, wertfrei. Le capitalisme ne cherche pas à savoir pourquoi ni dans quelle intention les êtres humains offrent tel ou tel service, investissent dans telle entreprise ou achètent tel produit. Il suffit qu’ils aient le droit de le faire et le capitalisme leur montre comment le faire efficacement, c.-à-d. en usant le moins possible de main d’œuvre, d’énergie et de biens rares en fonction du but recherché.

La légitimation de ce but nous est apportée par la morale. Le libéralisme nous dit ce qu’il n’est pas permis de faire. D’autres morales vont plus loin en préconisant ce que nous devons faire. Ceci est un autre débat.

Un bon exemple d’entreprise capitaliste est Max Havelaar, la firme pionnière du commerce équitable. Je choisis en priorité leurs produits. D’abord parce qu’ils sont bons, ensuite parce que Max Havelaar achètent les matières premières à des paysans du Tiers Monde (d’Argentine aussi, je crois ;-) ), les surpayant et aidant ces paysans à investir le bénéfice pour améliorer leur production.

Pour certains capitalistes, la séduction du client ne consiste pas uniquement à offrir un service bon marché, ou de meilleure qualité, ou flatteur - mais aussi à faire appel à sa responsabilité sociale. Dans sa pleine liberté.

Par définition, toutes les fois qu’il y a un don ou échange de biens et services, sans violence physique ou menace de violence physique, il y a respect du droit de propriété individuel. Il y a donc économie capitaliste (ou régime politique libéral, si vous préférez).
En ce qui concerne l’allocation des biens rares il existe un troisième moyen qui est la base même du sociétalisme : c’est de les allouer en fonction de l’apport sociétal de chacun.
L’idée est séduisante, mais depuis le temps qu’on y pense (Marx l’appelle ‘travail socialement utile’), on n’a pas réussi. Ni en théorie, ni en pratique.

1. Comment diable déterminer cet « apport sociétal » :?: Il y a deux moyens

- soit regarder ce que font les pays où existe la liberté d’entreprendre et copier ce qui marche ; c’est ce que faisait l’Union Soviétique. On se condamne alors à avoir une économie à la traîne.

- soit nommer des dirigeants extra-lucides, qui anticipent à travers leur boule de cristal les activités, les produits, les créations artistiques, qui ‘vont marcher’, et les conséquences à court et long terme que ces produits et activités vont avoir sur la vie des gens et sur l’environnement. Bonne chance !

Vous n’avez répondu à aucune de mes objections concernant ‘Thomas Edison’ et la question de l’innovation. Je vous comprends. Car il n’y a pas de réponse. La notion d’apport sociétal est une mystification intellectuelle et une tromperie financière. Mystification parce que personne ne peut quantifier cet apport sociétal et dire qu’une route ‘vaut’ deux fois moins ou trois fois plus qu’un aéroport. :dunce: Tromperie parce qu’on prive des gens de ressources au bénéfice de projets dont on ne peut nullement garantir qu’ils auront l’effet promis. Si les dirigeants d’une société financière faisaient ainsi appel à l’épargne, ils se retrouveraient devant les tribunaux.
:hang:



L’appel à des notions comme ‘l’apport sociétal’, ‘l’intérêt général’, etc., essaie de justifier les moyens (connus et contraignants) par la fin (imprévisible par nature). A l’évidence, la proposition n’est pas gagnante ! Il s’agit simplement d’un essai mille fois tenté pour rationaliser l’arbitraire du pouvoir.

La question, dont dépend tout notre avenir, est de comprendre pourquoi tant de gens se laissent éblouir par ces projets d’ingénierie sociale. Il doit y avoir une sorte de réconfort de penser que la société va être organisée et planifiée comme un vaste atelier, plutôt que laissée à la créativité et l’intelligence des gens.

Cordialement

Christian

Renaud
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Message non lu par Renaud » jeu. 01 déc. 2005, 13:37

Bonjour Christophe et Christian,

Peut-être Christian n'aura-t-il pas lu (ou pas encore mon message récent à Seth où je cite un passage de Louis Even, ici: le Régulateur de prix, et un 2ème message à Seth après une série de question faisant une petite enquête. Je précise que ma sympathie est, en principe, acquise aux personnes avant leurs idées et elle reste très souvent, "après" leurs idées, mêmes si ce n'est pas les miennes. Mais ma "sympathie" va de toute façon, en priorité, à tout ce qui aide à élucider et faire comprendre ce qui met au jour les problèmes économiques et sociaux, et partant, favoriser les solutions à y apporter tellement les rapports entre les hommes sont minables, et même misérabilistes. Les idéologies, il faut les laisser de côté, elles sont, hélas, de partout, elles nous font nous chipoter stérilement, et, bien que les questions métaphysiques, cosmologiques, spirituelles et philosophiques me passionnent, lorsqu'il faut se remonter les manches et mettre les mains dans le cambouis, il n'y a, normalement, pas de place pour aucune idéologie ni aucune argutie de sensibilité de ceci ou de cela. Par exemple, lorsque l'on expérimente la consommation d'un véhicule en toutes conditions d'usage de 12 litres aux 100 kms et qu'on peut passer (AVEC PREUVES EXPERIMENTALES) cette consommation à 6 ou 7 litres aux 100 kms en toutes conditions d'usage, il y a une immense série d'avantages qu'on ne s'imagine pas encore avec ce type d'améliorations dans le, disons, "rendement" économique industriel, agricole et financier, partant, social. C'est exactement ce que fait le Crédit Social ET TOUT ce, et ceux, qui y correspondent, qu'ils se réclament, ou non, du Crédit Social peut importe. Il s'agit là d'un problème technique et rien d'autre, la politique se trouve en AVAL.

Je signale que des Philipines à Madagascar, du Bénin à la Pologne, du Canada à l'Argentine, le Crédit Social et TOUT ce qui lui correspond de territoires communs sous d'autres désignations, fait l'objet d'un immense intérêt. D'ailleurs, je suis en relation étroite avec des voisins des Etats-Unis, Canadiens au Nord et Méxicains au Sud. Ces positions semblent être parmis les meilleurs observatoires sociaux économiques au monde!

Christian a écrit:
-- Mais ces banques n’existent que grâce à la garantie d’un Etat (ou d’une banque centrale d’Etat) et c’est à l’Etat et non pas aux banques qu’il faut adresser les critiques.--
Renaud: On dirait que vous les aimez vraiment ces types de banques! Vous ne sauriez donc pas que les banques centrales ne sont que des réunions (c'est le meilleur terme que j'ai lu pour souligner cette réalité) de banques commerciales, qu'en réalité les contrôlés choisissent leur contrôleurs. Où est le soucis du: mieux vivre ensemble là-dedans? Sauf, évidemment, pour les actionnaires des banques commerciales privées qui font des bénéfices exhorbitants, voyez leurs bilans.
Beau tribalisme pas mort du tout!!

Christian a écrit:
--La référence sociale ((du Crédit Social) veut dire qu'ils n'ont (les créditistes) pas l'intention de laisser les gens décider d'eux-même du type de banque avec lequel traiter.--
Renaud: Non vraiment vous n'avez sûrement pas lu Louis Even, et vous pourriez lire le major Douglas en anglais. Revoyez vos obsessions! Vous méritez sûrement mieux que cela.

Louis Even réclame (et je suis on ne peut plus d'accord) la maîtrise et le contrôle de la monnaie par la société productrice; on sait comment 150 et quelque nations productrices ont ruiné leur population.--
Renaud:
S'il y avait 100% de couverture monétaire, ils y aurait tous les libres choix de traitement bancaires. Seulement la couverture de 100% monnaie serait la fin du monopole non dit de vos chers banquiers! (dans tous les sens du terme!). Laissez-moi vous rappeler, "cher" Christian, qu'à présent, c'est un petit groupe de nations riches, USA, en tête, qui vampirisent les plus de 150 autres pays, ceci dit rapidement.

Soit dit en passant, pourquoi voudriez-vous que la malhonnêteté soit honnête chez les premiers arrivants, ceux qui ont commencé les premiers la révolution industrielle "porteuse" du pouvoir financier, et que la malhonnêteté soit malhonnête chez ceux qui sont arrivé "trop tard". Le premier pays le plus démocratique de l'histoire moderne fut l'Angleterre si je ne me trompe (et après elle tout les autres pays coloniaux l'on été, sauf les tout premiers pays colonisateurs l'Espagne et le Portugal qui, lorsque ces deux pays colonisèrent, ils étaient encore tout imprégnés du Moyen-Age à cette époque). Mais l'Angleterre put "se payer la démocratie" parce qu'elle faisait suer le burnous par ailleurs, ce "détail capital" est systématiquement oubliés. Et après, les Britaniques ont "cassé les pieds" au reste du monde avec leur démocratie basée historiquement sur le plus grand empire colonial qu'il y ait jamais eu (33 millions de km2 contre 11 millions de km2 pour l'Empire français). Ainsi la globalisation actuelle et les échanges accélérés font que la structure ancienne de pauvreté confinée à l'intérieur du ou des pays aux débuts de l'ère industrielle dans le monde ne fait que se planétariser. D'ailleurs les guerres mondiales étaient elles-mêmes les prolégomènes de la mondialisation; s'il y eut la 1ère, la 2ème guerre mondiale, ce mot -mondiale - n'est pas pour rien dans l'actualité. À présent, la boucle se boucle. Et s'il y a quand-même, mécaniquement,"enrichissement" global accru", les disparités et les écarts se creusent très dangereusement, et c'est cette situation frustrante qui est vécue dans le monde et pas une autre. Le capitalisme financier est au coeur du sujet, et l'on se demande anxieusement si les "dirigeants" Nord-Américains ne seraient pas capables de faire "sauter" la planète pour garder la mainmise financière sur celle-ci pour le malheur de tous. Car les pays nouvellement industrialisés entendent bien prendre aussi les rênes financières... Je crois qu'un bon ouvrage vous donnerait quelques indications comme - L'Inégalité du Monde, économie du monde contemporain -, (352 pages, éd. Gallimard, collection folio-actuel, 1996) de Pierre-Noël Giraud, professeur d'économie à l'Ecole des Mines de Paris et à Paris-Dauphine, il dirige le Centre d'économie industrielle, CERNA. Cet ouvrage a pour objet le rattrapage très rapide des pays riches par toute une série de pays nouvellement industrialisés et d'autres à bas salaires à capacités technologiques.

Etant lucidement tout occupé au Crédit Social et ce à quoi cela correspond, je crois comprendre, par principe, le bien fondé de toutes les remarques en général, mais notre système financier est tellement inique qu'il est in-dé-fen-dable, donc il faut travailler dur sur des mises au point, disons ainsi pour faire court. L'on se trouve un peu comme l'étaient ceux qui ne voulaient plus d'esclavage autour de 1800 et étaient regardés avec commisseration par les tenants du système d'esclaves et leurs salons. L'on peut penser que les critiques adressées au Crédit Sociale seront des témoignages involontaires de leurs auteurs qui auraient ainsi manqué des occasions de se taire, sur la vilenie de notre monde contemporain dans un temps futur peut-être pas tellement éloigné historiquement parlant. Tout dernièrement je citais dans ce forum l'exemple de Clément Ader, celui qui en 1890 réussit à faire se soulever une machine volante construite par lui, alors que les savants démontraient au même moment que, outre le principe d'Archimède, aucun plus-lourd-que-l'air ne pouvait se soulever du sol et voler par lui-même. Le major Douglas, et avec lui, Louis Even sont les Cléments Ader du système financier. D'ailleurs de plus en plus prennent le même chemin pour le grand soulagement de tous. Mais on ne peut demander à autrui d'être différent qu'il est. L'aide de la divine providence peut toujours se produire.

Pour ceux que cela n'ennuira pas trop, il faut que je mette sur ce forum mon intervention au congrès international du Crédit Social des Pèlerins de Saint Michel dits: les Bérêts-Blancs, au Québec, en septembre dernier.

Cordialement à tous
Renaud

Christian
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Message non lu par Christian » jeu. 01 déc. 2005, 16:59

Cher Renaud,

Essayons d’être cohérents.
Christian:
-- Mais ces banques n’existent que grâce à la garantie d’un Etat (ou d’une banque centrale d’Etat) et c’est à l’Etat et non pas aux banques qu’il faut adresser les critiques.--

Renaud:
Vous ne sauriez donc pas que les banques centrales ne sont que des réunions (c'est le meilleur terme que j'ai lu pour souligner cette réalité) de banques commerciales, qu'en réalité les contrôlés choisissent leur contrôleurs.
Je ne sais pas qui sont les ‘contrôlés’ auxquels vous faites allusion qui choisiraient leur contrôleur. Les statuts de la BCE ont été approuvés solennellement par les chefs d’Etat de l’Euroland. En 1997, Chirac et Schroeder se sont vigoureusement disputés sur la nomination du président de la BCE. Les Allemands ont fait passer Will Duisenberg, qui a dû promettre à Chirac qu’il démissionnerait après 4 ans (à mi-mandat), promesse qu’il a ensuite rétractée, puis qu’il a finalement honorée. Trichet, le candidat de Chirac est maintenant en poste.

Ou bien, ce sont les chefs d’Etat qui contrôlent effectivement la BCE (dans le cadre de ses statuts), et non pas les banques, comme vous l’imaginez.

Ou bien les chefs d’Etat ne sont que des marionnettes dont les ficelles sont tirées par les banquiers, auquel cas ils faillent à leur mission et trompent leurs citoyens.

Dans les deux cas, c’est bien aux chefs d’Etat, et non pas aux banquiers, qu’il faut adresser vos critiques.
Christian:
--La référence sociale ((du Crédit Social) veut dire qu'ils (les créditistes) n'ont pas l'intention de laisser les gens décider d'eux-même du type de banque avec lequel traiter.--
Renaud:
Non vraiment vous n'avez sûrement pas lu Louis Even, et vous pourriez lire le major Douglas en anglais. Revoyez vos obsessions! Vous méritez sûrement mieux que cela.

Louis Even réclame (et je suis on ne peut plus d'accord) la maîtrise et le contrôle de la monnaie par la société productrice;
Merci beaucoup, vous me donnez raison sans vous en apercevoir. Si une société (la banque centrale) a la maîtrise et le contrôle de la production de monnaie, cela veut bien dire que les gens n’ont pas le choix du type de banque avec lequel traiter.

Vous persistez à me donner raison dans la citation ci-dessous :
Renaud:
S'il y avait 100% de couverture monétaire, ils y aurait tous les libres choix de traitement bancaires.
"Tous les libres choix" - sauf celui d’ouvrir une banque avec réserves fractionnaires ! Henry Ford disait aussi que ses clients pouvaient choisir la couleur de la voiture qu’ils voulaient pourvu qu’elle fût noire.

Encore une fois, ce doit être la 3ème, je ne suis pas contre une couverture monétaire à 100%. Laissons les gens décider de leur banque. Pourquoi cette possibilité de choix vous gêne-t-elle tant ?

Les banques à réserves fractionnaires seraient sans doute minoritaires sans la garantie de la banque centrale d’Etat qui agit comme ‘banquier de dernier recours’. Si les épargnants qui ont confié leurs fonds au Crédit Lyonnais n’avaient pas été remboursés par le contribuable français, les gens auraient sans doute favorisé des banques plus prudentes, et peut-être même recherché une couverture bancaire à 100%.

Réclamez le retrait de l’Etat comme garant du système bancaire. Vous avez là le meilleur argument en faveur de la couverture à 100%.

Christian

Renaud
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oui ce sont les banques qui tiennent le pouvoir de facto

Message non lu par Renaud » ven. 02 déc. 2005, 22:36

Bonjour à tous,

(Et à Christian pour sa rapide réponse).
Il se trouve que, pour le moment, j'ai un peu plus de temps avec l'ordinateur, mais c'est loin d'être toujours le cas. J'en profite un peu.

Vous savez, je ne communique pas pour avoir raison, ni ergoter, mais pour détecter, autant que mes facultés m'y autorisent, de la justice et y faire écho selon mes moyens. Ensuite je suis peu rompu à l'utilisation d'un forum et pense qu'un forum, ce sont des échanges qui peuvent peut-être, et de façon très diverses, profiter à d'autres. Je regrette souvent de ne pas employer plus de temps pour tout lire et faire convenablement, et dans l'ordre, mon profit de ce que les autres, au moins sur quelques sujets, ont à dire et à communiquer.

Vous me répondez: "je ne sais pas qui sont les contrôlés auxquels vous faites allusion qui choisissent leurs contrôleurs"
Mais oui, outre que l'organisation de la BCE est calquée pour l'essentiel sur celle de la FED (l' "Europe" brussello-strasbourgeoise à la bannière étoilée, tient? Elle aussi? Serait prête pour devenir le 51ème états des Etats-Unis? (ou 52ème, je ne me reppelle plus le nombre vraiment exact du nombre des états composant Etats-Unis) tellement qu'elle est "neutralisée". Elle pourrait devenir le "bon élève de la classe" occidentale et son notaire, règlo-en-droit" et "porte parole convenable", pour le reste du monde.
La FED comporte quatre composantes principales:
- les banques commerciales, membres de la FED;
- les douze banques de réserve fédérale (les Etats-unis sont divisés en douze districts, chaque
district se voyant affecté l'une de ces banques) jouant le rôle de banque centrale et dont le capital
est détenu par les banques commerciales;
- le conseil des gouverneurs: sept gouverneurs, nommés par le président des Etats-unis pour une
durée de 14 ans (ils peuvent les voir passer les politiques!...) et confirmés par le sénat. En fait, ils
sont souvent issus de l' "establishment" bancaire, jamais élu, mais nommé, pour les très hauts
postes le plus souvent cooptés;
- le comité de l' "Open Market": principal organisme fixant la politique monétaire de la FED.

Qui dirige donc la FED ? Pour l'essentiel, la FED se présente comme une émanation du système bancaire privé et dispose d'une très large marge d'indépendance à l'égard de l'Etat américain. Indépendance déplorée par de nombreux hommes politique américains, par exemple le député John Rarick: "Le Congrès abdique sa responsabilité. En 1913, le pouvoir d'émettre la monnaie et de règler le fonctionnement du système monétaire a été donné à la Federal Reserve, un monopole bancaire privé". Le sénateur Jack Metcalf de son côté: "La FED est une corporation bancaire privée possédant une charte fédérale et à qui la loi a donné le pouvoir d'émettre la monnaie et de diriger le système monétaire des Etats-Unis". Bien que ces deux déclarations venant de politiques, elles sont justes et ne font que confirmer tout le reste. La FED crée la base monétaire (ou réserves), elle est maîtresse, dans certaines limites, du taux des réserves obligatoires et du taux de réescompte, plus d'autres facteurs sur lesquels elle peut jouer, la FED maîtrise le pouvoir de création monétaire des banques et fait évoluer, comme elle l'entend, la masse monétaire.
Ce n'est pas un pouvoir DETERMINANT cela?
Et au fait, où est donc la référence à une quelconque production dans cette "organisation"?
On est loin, très loin, des préoccupations des hommes! Et c'est pourtant une création strictement humaine. Vraiment, ce qui intéresse le moins l'homme, c'est l'homme.

Vous dites par ailleurs en substance: "Ou bien les chefs d'Etats contrôlent effectivement la BCE et non les banques, ou bien ce sont des marionnettes qui trompent leur peuples" Et bien, pour l'essentiel, c'est cette dernière attitude citée qui est le vraie, au moins en temps "normal". Nos politiques, très grassement payés, feignent tenir la barre, mais en réalité (aux USA c'est flagrant), ils ont le couperet bancaire prêt à fonctionner à leur endroit au cas où... et adieu leur carrière, parfois pire.

Si les chefs d'Etats se sont disputés Duisemberg et Trichet à nommer, c'est le reflet de "concurrences internes", voire d'une mise en scène des états-malors financiers autant sinon plus puissants que les Etats. D'ailleur Jacques Chirac et Jean-Claude Trichet se détestant (soi-disant?) copieusement, Chirac a bien signé la nomination de celui qu'il n' "aprécie pas" à la tête de la BCE. Donc ces pseudo-tensions sont peu de chose, laissons cette rigolade. Ce sont les faits qui comptent et eus seuls. Observons bien que ce sont d' "autres" intérêts qui, dans le fond, sont en jeu au lieu de ceux des peuples concernés, cons et "cernés" que nous sommes par les "ennuis d'argent" et leurs conséquences historiques redoutables.

Louis Even voyait très juste quand il demande, dans l'un de ces articles, qui des deux hommes tient le vrai pouvoir? Le ministre (rouge, bleu, rose, autre,) qui signe une reconnaissance de dette, bon du trésor, etc, qui sera remboursé deux fois au moins au bout de quinze ou vingt ans par les producteurs de biens, ou le banquier sans couleurs qui fait le prêt et qui n'a jamais fait pousser une feuille de salade?

"La banque centrale a la maîtrise et le contrôle (sur le papier) de la production de monnaie et cela veut dire que les gens n'ont pas le choix du type de banque avec lequel traiter" dites vous. Comme de toute façon les banques commerciales font de plus en plus le maximum pour diminuer leur dépendance vis à vis de la banque centrale qu'elle contrôlent en retour comme actionnaires,tout se passe de plus en plus "en famille" bancaire privé et monopolistique. Ce qui est le but recherché par tous ces "états-majors" visibles et, surtout ceux beaucoup moins visibles.

Le problème de l'émission monétaire et son usage est plus simple qu'on croit, au delà de l'apparente fausse "complexité" du "maquis" financier et ses ravages. Je le répète, sur l'avertissement des Evangiles: "Vous les reconnaîtrez à leurs fruits", et bien ce sont les fruits de la Jet-Set! Les riches vont toujours très bien, au dessus de la moyenne, partout et toujours, sous tous les régimes possibles. Et ces ne sont pas les bons fruits! Ils ne sont pas bons. Faut-il faire un dessin de tout cela? Nos "génies" produisent la gène, la pauvreté et la frustration, etc. Faut-il poursuivre?

Il faut (eh oui, il faut!) que la production des biens et des services soit accessible, à la base, à tous par un pouvoir d'achat non moins de base. Dans tout fonctionnement social, il y a une partie collective, publique, et il y a une partie privée. Il est très clair et bien compris que la partie publique doit rester uniquement cantonnée à sa stricte mission incontournable d'émission d'argent neuf (compétences de banquiers je le répète) correspondant à une production neuve (Douglas décortique ceci fort bien, par ses expérimentations à l'appui). Avec un principe de crédit social, c'est l'émission monétaire correspondant à l'enrichissement collectif produit, vu au bilan comptable d'un exercice donné. Le reste, que je sache, et bien entendu avec une couverture à 100% monnaie, laisse libre cours à toutes les initiative possibles privées, imaginables et fécondes qui pourraient générer, alors là, la franche diminution de cette hypothèque dirigiste contraignante qui existe actuellement très au delà du necessaire, tout le monde étant coincé dans les réflexes du genre: y-a-qu'à, il faut, etc.

Il faut (toujours!) bien saisir l'intrication et la combinatoire Etat-banques ou banques-Etat, c'est la même chose. Nous sommes broyés par ces deux forces conjuguées. Les journalistes nous promènent en tenant un langage politique médiatique qui ne change à peu près pas depuis de très longues années, tandis que l'objet du politique a rétréci dans des proportions que nous ne nous imaginons même pas!

Je crois qu'à plusieurs reprises l'on a signalé sur ce forum (moi, en tout cas il y a peu de jours sur le forum et je le refais ci-après) la signification de l'article 104 du traité de Maastricht repris intégralement dans la proposition de traité constitutionnel refusé par le vote du 29 mai dernier. Ce qui suit a été transmis par l'ADED, Association pour les Droit Economiques et Démocratique dont je recommande la lecture du site:

http://assoc.wanadoo.fr/aded/

C'est l'article III-181(alias article 104 de Maastricht): "Il est interdit à la Banque Centrale Européenne et aux banques centrales des Etats membres ci-après dénommées - banques centrales nationales - d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux instituions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres. L'acquisition directe auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationale des instruments de leur dette est également interdite".(Ndlr, Faut-il faire un dessin?).
Cet article est d'une importance capitale, car il interdit aux Etats d'émettre la monnaie nécessaire à leur économie. Dépouillés de cette fonction essentielle, ils en sont réduits à "emprunter" sur la place financière internationale, essentiellement privée, pour avoir des liquidités (monnaie en circulation). Fin de l'extrait du passage de l'ADED. Du pillage de l'Etat, nous voici livré à un deuxième pillage, celui des banques, pas plus défendable que celui des Etats. Cela fait deux pillages.
Il n'y a que les masochistes qui, sachant cela, préfèrent se taire et ne rien faire

Les citoyens (quel drôle de nom!) de ce type de "système", deviennent progressivement des soutiers devant payer à vie des dettes irremboursables, vraies rentes garanties au monde de la finance mondialiste et mondialisant sans cesse, ainsi qu'à leurs actionnaires et l'ignorance triomphe...

Sous réserve que le Saint-Esprit peut soufler sur qui il veut, quand il veut, ainsi que la protection de la Sainte Vierge, où donc peut conduire un tel système si ce n'est accepter la chute eschalologique. Alors? Avec la doctrine Sociale de l'Eglise, je confesse qu'il faut que je la lise complètement et sérieusement, et le Crédit Social qui en est une essence, tous et toutes, nous sommes conviés à nous pencher très sérieusement sur le rôle de l'argent et d'arrêter notre destruction, autrement, irrémédiable. Le Ciel nous en donne les moyens. C'est à nous d'intervenir et de ne pas écouter les arguments fallacieux. Beaucoup dans les pays pauvres ont parfaitement compris!

Je voudrais citer quelques passages, glanés ici et là, tous, résonnent entre eux dans un type d'avertissement salutaire si l'on en tient compte:
Le système mondialiste est en action depuis deux siècle, les citations maçonniques ne manquent pas.
Roger Leray, grand Maître de Grand-Orient de France (Humanisme, juillet 1969): "La mondialisation capitaliste se fera par consentement ou par pénétration. Le Chevalier Ramsay, il y a 200 ans, a annoncé: La République universelle. Depuis, inlassablement, les francs-maçons du monde entier participent à son édification".
Paul Warburg, banquier américain, affirmait devant le Sénat des Etats-Unis le 17 février 1950: "Nous aurons un gouvernement mondial, la seule question est de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement"
Vingt ans plus tard le thème est repris par un autre banquier, le Baron de Rothchild, déclarant en 1970 à la revue Entreprise: "le vérrou qui doit sauter, c'est la nation".
Un franc-maçon repenti, lucide, comprenant à quoi allait aboutir le projet maçonnique a parfaitement cerné ce qui était sous-jacent à la Révolution et où cela allait mener la Société et la Nation.
"Jusqu'à présent, faisait-il remarquer, les nations on été tuées par conquête, c'est à dire par voie de pénétration. Mais il se présente ici une grande question: une nation peut-elle mourir sur son propre sol, sans transplantation, ni pénétration; uniquement par voie de putréfaction, en laissant parvenir la corruption jusqu'au coeur de ses principes originaux et constitutifs?
La nation, éthymologiquement, de naître, naissance, est l'obstacle des banquiers mondialistes comme elle l'avaient été du socialo-soviéto-communisme. Les nations gêneraient "leur" commerce, tous azimut dont on devine facilement ce enquoi il consiste, mais ce n'est pas le sujet ici.

Ce que je cite ici pour illustration sérieuse n'est qu'un petit discontinu d'un continu, lui, des plus puissant et menaçant au monde. Si l'histoire a un sens, cela ne fait pas de doute. Personnellement, je croirai peut-être à un gouvernement mondial seulement le jour où nous aurons la certitude d'être en contact réel avec des extra-terrestres, si cela devait se passer ainsi. Et je parle sérieusement.

Pour terminer je voudrais, à titre d'exemple historique, citer ce passage du président Lincoln, franc-maçon je crois comme tant d'autres, mais attaché à son pays. Les motifs de son assasinat sont certainement en relation avec les questions monétaires, comme Kennedy, mais ce n'est pas le sujet ici non plus. C'est le commentaire de Lincoln en 1863, après le vote de la loi qui rendait en grande partie aux banques la maîtrise du système monétaire.
C'étaient les Etats-Unis au XIXème siècle, c'est devenu le monde contemporain. Dans cette citation,à la place de: Etats-Unis, l'on peut lire: Monde entier, et l'on est dans l'actualité pour l'essentiel.
"La puissance d'argent fait sa proie de la nation en temps de paix et conspire contre elle en temps d'adversité (....) Je vois arriver dans un proche avenir une crise qui me déconcerte et me fait trembler pour la sécurité de mon pays. Les groupe financiers et industriels sont devenus tout-puissants; il s'en suivra une ère de corruption aux postes élevés et la puissance d'argent du pays cherchera à prologer son règne en utilisant les préjujés du peuple (Ndlr, que font les médias d'autre?) jusqu'à ce que la fortune soit concertrée en un petit nombre de mains et la république détruite".
Cinquante ans après, en 1913, Wilson avait une dette de campagne à payer, il la paya en ne s'opposant pas au nouveau système dit "Federal Reserve System", celui-ci fut approuvé par le Congrès le 23 décembre 1913 (en toute discrétion, à la sauvette, juste avant les fêtes de Noêl et de fin d'année avec un record d'absents...) C'est ce système qui est toujours en vigueur depuis 92 ans.

Et enfin cette petite remarque. Je ne suis pas lecteur du Nouvel Observateur. Cependant, j'ai feuilleté il y a peu un exemplaire, hors de chez moi, le N° du 3 au 9 novembre 2005. Un tout petit article consacré à l'accession du futur gouverneur de la FED Banque centrale américaine, Ben Bernanke, nommé par le président Bush et dont la nomination reste à approuver par le Sénat pour sa prise de fonction, si je ne me trompe le 31 janvier 2006. Le journaliste Jean-Gabriel Fredet, termine son petit article, citant donc que le Sénat doit approuver cette nomination, en disant un peu ironiquement, je cite de mémoire, mais c'est exactement ça: "(....) nous saurons donc, d'ici peu, quel sera le nouveau président du monde".
C'est tout à fait la réflexion qu'il fallait faire! Et sans me vanter aucunement, dès que j'ai entendu parler de Ben Bernanke en remplacement de Alan Greenspan (79 ou 80 ans), précedent président du monde, je me suis dit, avec la même ironie, "voilà sans doute le nouveau président du monde". Le petit article indique bien que le journaliste connait l'essentiel des rouages bancaires, ici de la FED, mais lui-même, et nombre de ses lecteurs se rendent-ils compte de la portée de son allusion sur un pouvoir réel plus grand que la politique? Toujours le Nouvel Observateur, dont j'ai lu un comentaire citant cette revue hebdomadaire, en mai 1995, parlant de Jean-Claude Trichet gouverneur de la banque de France à l'époque, ou sur le point de l'être, comme étant "l'homme le plus puissant de France". Alors? Là aussi un raccourci clairvoyant. Un gouverneur de la BCE est nommé pour 9 ans, là aussi, il peut voir passer les politiques!... Bon courage les gars!
Très cordialement à tous
Renaud

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Message non lu par Christian » sam. 03 déc. 2005, 10:57

Merci, Renaud, de cette réponse foisonnante. Vous n’avez pas toujours accès à un ordinateur, dites-vous. Mais quand il est disponible, vous ne vous en privez pas !

Je vous laisse méditer un seul fait :

A la louche, il existe 150 monnaies dans le monde. 140 sont bonnes à jeter. Les malheureux citoyens des pays où elles ont cours ne les emploient que contraints et forcés. Il leur est interdit d’utiliser une autre pour leurs règlements et leur épargne, souvent sous peine de sanctions pénales. De Buenos Aires à Moscou, de Djakarta à Zagreb, de Lagos à La Havane, dès qu’ils en ont l’opportunité, les gens achètent du dollar, de l’euro ou du franc suisse pour protéger leurs petites économies.

:arrow: Caractéristique de tous ces instituts d’émission de monnaie de singe : Ils sont entièrement contrôlés par le pouvoir politique. La banque centrale ne possède aucune indépendance.

Quelques monnaies seulement sont recherchées par les épargnants, partout dans le monde, des plus petits aux plus gros. Certes, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Depuis un siècle et l’abandon progressif de l’étalon-or (c’eut pu être une autre marchandise), ces monnaies n’ont cessé de perdre de leur valeur, mais considérablement moins que les papelards colorés qu’on appelle pesos, bolivars, lires, roupies, dirhams, cédis, roubles et autres hryvnas. Demandez aux milliards de paysans, commerçants, employés et ménagères de ces pays quelle monnaie ils voudraient, ils vous répondront sans détour le dollar américain, l’euro, le franc suisse…

:arrow: Caractéristique de tous ces instituts d’émission de monnaie-refuge : Ils sont indépendants du pouvoir politique. Pas entièrement indépendants, pas suffisamment, mais assez pour que leurs dirigeants nommés par le pouvoir politique puissent ensuite lui tenir tête.

(summum de la démonstration : le plus indépendant des instituts d’émission, la Banque Nationale Suisse, est aussi la seule banque centrale qui conserve un statut de banque privée — vous pouvez acheter ses actions en bourse. Conscient que cette indépendance lui a valu la meilleure monnaie du monde et une prospérité inouïe pour un petit pays sans ressource, le peuple suisse a rejeté par référendum il y a quelques années un projet socialiste de nationaliser l’institut d’émission. J’attends votre commentaire.)

Il n’est plus question ici de théories d’économistes en chambre, mais de la réaction de milliards de braves gens, qui ne connaissent sans doute rien du Crédit social, mais savent spontanément ce qui est bon pour eux.

Ne faut–il pas en tenir compte :?:

Mais vous avez bien compris qu’abandonner à un gouvernement toujours en manque d’argent la maîtrise de l’institut d’émission monétaire, c’est comme confier les clés de la cave à vins à un alcoolique.

Enfin, si vous croyez qu’imprimer des billets, c’est créer de la richesse, demandez aux Argentins.

(à propos, vous n’avez toujours pas répondu à mon message précédent, pourquoi l’Argentine, championne de la planche à billets, n’était pas le pays le plus riche du monde). :?:

Christian

Renaud
Quæstor
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désoccultation bancaire clé du monde contemporain

Message non lu par Renaud » lun. 05 déc. 2005, 12:30

Bonjour, à tous

et à Christian après son précedent mesage

La mondialisation a cette faculté de montrer que plus les échanges
s'étendent et s'intensifient, plus la planète devient, en principe,
un petit village planétaire, du moins pour le moment. Ce qui fait
que cela jette une lumière crue sur les distorsions économiques et
sociales réelles partout où il y en a vraiment.

Ces 140 monnaies fantômes, ou de singe, représentent la condition
humaine actuelle, contemporaine, de ce que vivaient les pauvres
des anciens temps, dans leurs bas quartiers et provinces "attardés" à
l'intérieur d'un pays ou d'une région. À présent, ce système économique
"planétaire" reste obsolète, même avec les ordinateurs ixième génération,
internet et les hautes technologies. Seule, la technologie lui a donné des
"ailes" et l'apparence moderne. La structure de la polarité riches-pauvres a
changé d'échelle. Ce n'est plus un pays séparé des autres, mais le
monde entier. Lisez, ou relisez, je vous en prie, la -Brève
Histoire de la Banque- que j'ai mis sur ce forum en date du 6
octobre 2005. C'est le monde contemporain dans son essence!

En simplifiant beaucoup, s'il y avait, par exemple, en 1900, en
France et en Angleterre, 1/5 de gens aisés, 2/5 de gens moyens, 2/5
de gens pauvres, l'on retrouve peu ou prou cette proportion
planétairement aujourd'hui. Donc, ces environ 140 monnaies
fantoches sont les haillons contemporains des pauvres parqués par
des contremaîtres, couverts par les puissants du moment, et qui tiennent
ces instituts d'émission de monnaie de singe, ce qui arrange les tenants de
ce système d'écraser les peuples" sous des dettes fatales, letales et impayables.
Quand on sait que beaucoup de ces monnaies de singes sont imprimées
en Suisse à très grand frais!
Cette polarité riches-pauvre est la continuité, par exemple, de l'Angleterre
impériale "se payant" la démocratie avant tous les autres en faisant
"suer le burnous". Ces contremaîtres "délégué" des puissants n'ont qu'une
ambition trop connue: s'en mettre plein les poches et faire fortune, les paradis
fiscaux peuvent faire florès. Cas d'école: la famille Somoza qui posseda le
Nicaragua comme sa propriété personnelle, de 1934, après avoir fait assassiner
Sandino, jusqu'à 1979, où le dernier des Somoza fut renversé par
les sandinistes (pour une autre période noire non"soldée" aujourd'hui).
Durant les année 1950, le Somoza de l'époque avait déjà plus de 5
millions de dollars de fortune personnelle, très peu d'années après
avoir succédé à son père. Cinq millions de dollars de l'époque! Un
cas "banal" parmi des centaines et des centaines d'autres!

Je parle volontairement caricaturalement, mais c'est la stricte vérité.
Croyez-vous que le "président", ou le "maître" de ce pays-planète a
la moindre intention d'affranchir les serfs qui pullulent en ce
monde? Appelons ce "président" par le nom du gouverneur
de la Banque Centrale américaine la FED, c'est Alan Greenspan qui
sera remplacé sans doute dans quelques semaines par Ben Bernanke,
il y a tout un état-major, même plusieurs, d'où sortent les "décisons".
C'est plus commode et bien plus clair de prendre ce raccourci,
plutôt que de s'embourber dans les méandres vaseux de la politique
qui nous égarent toujours de l'essentiel. Ce "maître-président" veut de
surcroît imposer SA démocratie au monde entier, faisant ainsi les
questions et les réponses... Soit dit en passant Vouloir écraser des
mouches terroristes avec un marteau pilon est une folie. Mais, au fait,
ces mouches, ne sont-elles pas porteuses d'un virus mortel qu'aucun
marteau pilon ne peut détruire? Ni même un "désinfectant approprié"
semble-t-il. Attendons que tous se fatiguent, mais à quel prix?

Vanter, ou prôner les monnaies fortes est très risqué, car elles
sont le vecteur de la domination contemporaine et causes principales
des iniquités qui génèrent le poison économique et social. Ces monnaies
sont le signe que se perpétuent, façon XXIème siècle, un type de
"féodalité" qui ne dit pas son nom. Je sais très bien que c'est "tant
mieux" pour nous qui vivons dans des pays riches, riches du moins
pour le moment. Mais cela ne change pas un milimètre du problème de
l'argent voleur et ses conséquences calamiteuses pour plus de 50% des
êtres humains ici-bas, et 50%, c'est volontairement optimiste de ma
part.

J'attire votre attention sur le fait qu'au XVIIIème siècle, en
France, de riches bourgeois achetaient au roi des titres de
noblesse sans s'aperçevoir que la situation de noble n'avaient plus
d'avenir.

Miser sur les monnaies fortes aujourd'hui revient à miser sur
l'injustice et l'iniquité engendrées par ce que signifie ces
monnaies si "puissantes" et "gorgées" de possibilités...
Les échanges où les dés sont pipés, les dettes impayables tueuses,
empêchent littéralement un grand nombre de pays pauvres de vraiment
s'en sortir. Les riches de ce monde feront tout pour garder leur
"niveau de vie". Les Nord-Américains l'ont dit à plusieurs reprises,
et ces derniers craignent par dessus tout le poids incontournable
des pays asiatiques. Attention avec les monnaies fortes de ne pas
faire la même erreur que des riches bourgeois français du XVIIIème
siècle qui ne voyaient pas que l'aristocratie était à bout de soufle.
Ceci dit je n'identifie nullement l'aristocratie à l'exploitation des peuples,
cette exploitation n'était rien à comparer de celle des Etats "modernes"
et des banques dans leur ensemble. Le sujet de l'aristocratie est très
pasionnant mais n'est pas le sujet ici.

J'ai compris à travers Louis Even et le major C.H. Douglas que
l'économie moderne et évolutive, grâce à la technique et elle seule,
dans le traitement financier doit être appliquée organiquement, quelque
soit la politique. Dans le mot technique j'y mets la probité professionnelle
du genre: si l'on ne respectait pas et ne recherchions pas les lois, par
exemple, de l'aérodynamique, aucun engins ne pourrait voler, ou
voler en toute sécurité. EN FINANCES, C'EST PAREIL.

Ou vous seriez un peu naïf, et je le dis sans aucune acrimonie, ou bien,
c'est plutôt ce que je pense, vous avez "vos" critères et ne réagissez seulement
que par eux. La question des monnaies est intéressante au plus haut point
car la monnaie est "l'indice de confiance" et la résultante de nombreux paramètres concernant directement un pays ou une zone monétaire. Vous avez sûrement de bons revenus et
c'est tant mieux. Je rabroue souvent mon entourage en l'entendant critiquer les riches et les très riches, je leur dis: "À leur place, vous feriez pareil, peut-être pire!".
La question n'est pas du tout là.

Bien sûr que le monde entier ne rêve que d'avoir l'un de ces rares "joyaux libérateurs" que seraient les monnaies stables et convertibles partout du "monde riche". N'importe quel serf des siècles anciens aurait rêvé, lui aussi, d'être le seigneur du lieu.
Mais en vous lisant depuis quelques temps, sorte de libéral devant l'Eternel (alors comme posotion idéologique, on ne fait pas mieux!), je crois que vous risquez de tomber dans le même type de structure philosophique que Hegel et Marx, m'empressant de préciser que l'essence de votre philosophie est, en tout point différente. Mais faites attention à cette démarche qui est source d'erreurs.

Je ne peux pas refaire ici l'histoire économique et financière occidentale. Mais l'on peut simplement rappeler que le substrat agricole engendra la révolution industrielle au XVIIIème siècle, puis fin du XIXème siècle, ce furent les finances afférentes à l'industrie qui supplantèrent l'industrie avec la naissance des premières multinatiionales entre 1890 et 1914 (jusque vers 1916 à 1922 à peu près). Le chercheur Pierre de Villemarest, ainsi que l'historien Antony Sutton ont fait des recherches documentées et très bien référencées (j'y reviens rapidement ci-dessous) sur la naissance des multinationales, retenir cette adresse "prestigieuse" et historique: 120, Broadway, NewYork, siège de plusieurs multinationales dès avant 1914, dont l'impact à été déterminant dans l'emprise financière mondiale et ses conséquences on ne peut plus d'actualité...

Ce pouvoir financier fausse tous les points de repères que nous avons dans le domaine socio-économique car, entre autres, on ne nous l'apprend pas ni à l'école, ni à l'université. Et si cette dernière y fait parfois allusion, pas un seul mot sur les conséquences que nous vivons tous les jours de cette situation, et les 2/3 de la planète bien pire que nous.

Ainsi, ceci dit en très résumé, le rapport: richesse / pauvreté confiné autrefois à l'intérieur d'un pays est maintenant planétarisé. L'Europe, l'Amérique du Nord, le Japon, la Corée (du Sud), le poids grandissant de grands pays asiatiques comme la Chine et l'Inde, mais aussi Israël, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, et sans doute le Brésil, sont le centre de gravité de la production industrielle actuelle. Mais du point de vue financier, ce sont encore les USA et l'Angleterre qui tirent les ficelles... pour l'essentiel.... Les analyses les plus sérieuses au sujet des nouvelles régions industrielles et technologiques du monde inclinent à penser à un type d'affrontement sérieux avec le monde occidental. Mais les tenants anglo-américains des finances mondiales n'entendent pas lâcher les rênes de leur domination mondiale non dite. À quel prix?...

Là-dessus des gens comme vous paraissent défendre bec et ongles ce système pervers à travers un discours hyper-libéral où, s'il y a des éléments avec lesquels on est bien d'accord, il n'en reste pas moins que les éléments en question ne sont absolument pas à leur place. Or, en vous lisant, il y a, sous-jacent, cette passe-d'arme constante: libéralisme-étatisme qui, à mon avis est hors de propos. Je le dis chaque fois: chercher et élaborer la justice dans l'argent ne relève ni de l'étatisme, et là vous vous trompez lourdement, ni du libéralisme qui lui existera toujours mais un peu en AVAL de la justice et, avec elle, d'une justice monétaire (qu'on l'appelle comme on veut!) et cela fera baisser pour l'essentiel les RAVAGES que produit le système financier actuel à travers le monde et qui dirige et impose "VOS" monnaies de singe! Ces monnaies valant leur poids de papier, sont les bonniches obligées au service d'un empire financier transnational multibranches que vous semblez ignorer superbement. Les instituts d'émission de ces monnaies de singe sont dirigés par des politiciens locaux à la solde des tenants des monnaies fortes.

(petite digression: ces monnaies fortes ne veulent pas qu'il y en ait d'autres, ou trop d'autres, car le système est ce qu'il est en s'enrichissant par le fait de la différence (quasi pilotée!) entre les monnaies fortes et les monnaies de peu de valeur, ce qui alimente la richesse de ceux qui ont des monnaies fortes. Toute l'actualité des rapports entre le Yuan la monnaie chinoise et le dollar repose sur, précisément, le maintient volontairement bas de la monnaie chinoise, les Chinois (les dirigeants) y trouvent, pour le moment, leurs intérêts et, entre autres, la Chine a pour plus de 150 milliards de dollars en bons du trésor américain, les japonais en ont 450 milliards des mêmes, mais ce sont d'autres rapports, fin de la digression)

Je ne sais si j'ai déjà donné cet exemple sur ce forum, mais le traitement de l'argent et la politique qui en découle ressemble à ce que serait un gros volume sur l'histoire de l'Eglise catholique. L'on n'y lirait rien ni du Vatican, ni du Pape, ni des cardinaux, ni des évêques, ni des curés, seulement quelque vagues allusions aux enfants de choeur, sur 800 pages! Il faut le faire! Voici une image du type de "connaissance" que nous avons de l'argent et de la politique que cela entraîne...

S'agissant de la situation en Argentine, je n'avais pas lu tout de suite votre message s'y rapportant, mais il y a à répondre.
Environ 5% des Argentins ont de l'argent à l'étranger, cet argent serait suffisant, en principe, pour payer la dette de l'Argentine (mais cette dette comme les autres est l'iniquité même), mais, à un système intérieur pourri multiplié par un autre système pourri, extérieur à l'Argentine, donne: la pourriture au carré qu'on vécu les Argentins, en décembre 2001 en particulier. Les Argentins portent une responsabilité dans ce qui leur est arrivé, faute d'avoir balayé devant leur porte. Mais cette responsabilité est amplement partagée. Ceci dit, ce n'est aucunement une justification du système d'argent-dettes des banquiers nationaux et internationaux, plutôt transnationaux. Et ces évênements d'Argentine nous montrent à quel point de désagrégation un système monétaire inadapté, construit hors de toutes considérations morales et rationnelles, peut conduire la société. Ces évènements montrent et démontrent combien les Argentins paient le prix fort le simple fait d'ignorer que leur banque centrale est dirigée par une clique à la solde des banques, ici essentiellement banques nord-américaines plus d'autres pools bancaires très importants européens, parmis eux, il y en a beaucoup, le groupe français Suez. Le vice profond du fonctionnement monétaire, plus criard encore en Argentine qu'ailleurs, fait que les banques (privées ou pas, ici, c'est à peu près pareil quant aux "résultats"!), privent, comme ailleurs, la société civile de disposer d'une émission monétaire légale et saine qui lui permettrait d'acheter, sans inflation, les bien qu'elle produit par son travail. Et comme l'émission monétaire s'effectue en Argentine, comme ailleurs, par des dettes, l'argent en circulation est grevé de dettes alourdies d'intérêts composés qui deviennent impayables et tueurs. Et comme il n'y a pas, en Argentine, comme ailleurs, de couverture monétaire à 100%, les environ 5% d'Argentins ayant des fonds à l'étranger ont entièrement siphonné le peu de couverture monétaire qu'il y avait en Argentine au moment du décrochage du peso d'avec le dollar (de 1/1 à1/3!) à ce moment-là, et les autres Argentins, ou presque, se sont retrouvés dans l'indigence du jour au lendemain. S'il y avait eu 100% de couverture monétaire, certes, environ 5% de celle-ci aurait manqué, mais c'est mieux de rester avec 95% d'argent plutôt que 0% d'argent!!

J'y reviendrai autant de fois qu'il le faut: la monnaie est une chose dûe à ceux qui produisent des biens pour l'obtention de ces biens rien de plus. Et le Crédit Social, je sais que je vous rase, s'est attelé à y rémédier. C'est ça le chemin de davantage de justice et de liberté et n'a rien à voir avec de l'étatisme, du libéralisme ou d'autres mixtures du même type. Complexifier les problèmes par rapport à l'actualité est tout à fait préjudiciable à la compréhension très accessible, grâce à la vérité économique et, partant, financière quand cette compréhension est mise à la portée de tous. Ce n'est pas pour rien qu'il n'y a AUCUN programme scolaire sur l'argent et son rôle...

-=-=-=-=-=-=-=-

Ci-dessous un copié-collé pris sur un site donnant quelques indications sur l'hypothèque financière qui mène le monde et sans l'élucidation de laquelle, l'histoire et l'actualité ont un sens très dificile à trouver. Ah! Mais...?..c'est? Bien sûr!! S'exclament ceux qui se sont attelé, sans parti pris, à l'étude et à la compréhension des mécanismes bancaires et financiers.

A ceux qui lisent l'Anglais lisez Anthony Sutton (1925-2002) et, si possible ses ouvrages les plus récents dans leur chronologie. C'est un historien, agnostique, mais l'honnêteté même, très référencé. Je le connaît à travers Pierre de Villemarest qui est un ancien du contre-espionage français et dont les informations se révèlent justes au delà de la moyennes plusieurs semaines, mois, ou années avant qu'elles ne se produisent les évênements en conséquence, il est très documenté et ses références sont irréfutables, j'en témoigne de mon côté pour l'avoir pratiqué. Par exemple: la réunion du groupe de Bilderberg en 2002 (juin je crois) objet de la réunion: la guerre à entreprendre en Irak (environ un an avant), j'en parle autour de moi, réponse: tu es complètement fou! J'espère qu'il est toujours de ce monde car il devrait avoir dans les 80 à 85 ans actuellement
.
Ci-desous, pris sur le site:

http//switzerland.indymedia.org/fr/2003/12/16677.shtml

Vous ne serez pas surpris d'apprendre que suite à ses travaux sur
l'"Ordre de Yale", Antony Sutton fut l'objet d'une attention toute
particulière de la part des "Hauts Mondialistes" qui, en général, ne
"goûtent" pas du tout ce genre de publicité intempestive ! Leur
hargne ne connut plus de bornes: à partir de ce moment-là, A. Sutton
ne put faire de recherches dans les grandes bibliothèques, les
archives et les bibliothèques universitaires. Des ordres discrets
avaient été donnés pour en interdire l'accès à ce "dangereux
personnage" qui osait dévoiler ce qu'il est interdit de dévoiler et
que le vulgum pecus se doit d'ignorer pour son "plus grand bien" !
... Ce fut la "retraite forcée" qu'il occupa en publiant deux
"Lettres d'Informations" qui osaient révéler ce que la
grande-presse-aux-ordres avait pour consigne de taire ! ([18]) En
quittant Stanford il avait lancé The Phoenix Letter, lettre
mensuelle d'informations consacrée à dénoncer les infractions de la
Haute Politique, courrier qu'il publia jusqu'à sa mort. Suite aux
persécutions des mondialistes, qui commencèrent après la parution de
ses travaux sur l'"Ordre", A. Sutton lança en 1990 une nouvelle
"Lettre" intitulée Future Technology Intelligence Report consacrée
aux "techniques muselées" car les Hauts Mondialistes exercent dans
ce domaine un pouvoir absolu. ([19]) Antony Sutton vécut donc retiré
du monde, gardant seulement contact avec une de ses deux filles,
subissant les contrecoups de l'ostracisme d'individus aux ordres de
celui dont il a été dit qu'il est le "Prince de ce Monde"! Il avait
osé pénétrer et publier des secrets parmi les mieux gardés au monde,
ce qui constitue, n'est-ce pas, un "crime abominable" ! Avant de
quitter la scène de ce monde, A. Sutton publia en 1995 un petit
ouvrage de 115 pages donnant la substantifique moëlle sur une
question des plus importantes puisqu'elle a empoisonné le monde
entier: celle de l'Argent et des "Maîtres de l'Argent" qui
gouvernent de fait la planète: The Federal Reserve Conspiracy.
Ouvrage documenté fournissant toute les preuves du complot. Car il
s'agit bien d'un Complot de la Réserve Fédérale ! Tous les pays du
monde sont tenus par les "Banques Centrales" ([20]) où dans certains
pays (comme la France) des "familles" se cooptent de siècle en
siècle pour exercer un pouvoir réservé à une élite très spéciale.
Rappelons pour mémoire que la "Révolution Russe de 1917" fut
décidée, entre autres, parce que le Tsar refusait la création d'une
Banque Centrale en Russie. Un tel affront vis à vis des "maîtres du
monde" ne pardonne pas. En publiant ce dernier ouvrage -- qui
reprenait en fait le titre exact d'un excellent volume publié dans
les années 50 par Eustace Mullins, cité par William Carr dans Des
Pions -- Antony Sutton désirait attirer l'attention sur les
comploteurs qui vont provoquer la 3e Guerre Mondiale grâce à
l'étincelle du "Proche-Orient", conflit majeur qui verra la
destruction simultanée du sionisme et du monde musulman telle
qu'annoncée dans la fameuse lettre de Pike à Mazzini en 1870-71

Renaud: Je précise que je n'emploie pas le mot complot au sujet duquel je fais des réserves, mais le sens est exactement celui-là. Il s'agit plutôt, à mon sens, d'une force métaphysique à l'oeuvre contre les lois de Dieu au sein de l'humanité et dans laquelle nous sommes impliqués et devons nous situer. La révélation chrétienne, spécialement catholique, nous instruit grandement à ce sujet.

Je vous recommande de lire ce que l'on peut trouverer de Pierre de Villemarest, et ceux qui lisent l'Anglais, tout ce que l'on peut trouver écrit par Anthony Sutton qui, hélas, est non traduit en français et on comprend pourquoi "on" ne se presse pas de le faire... Ces deux hommes sont l'honnêteté même. D'ailleurs les réactions de ceux qu'ils ont "dérangés" parlent d'elles-mêmes.
Renaud

Charles
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Message non lu par Charles » jeu. 15 déc. 2005, 15:48

Bonjour Renaud
Vingt ans plus tard le thème est repris par un autre banquier, le Baron de Rothchild, déclarant en 1970 à la revue Entreprise: "le vérrou qui doit sauter, c'est la nation".
Pouvez-vous donner la référence précise ?

Renaud
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a propos de la citation de Edmond de Rotschild

Message non lu par Renaud » ven. 16 déc. 2005, 17:00

Bonjour Charles,

Cette citation de Edmond de Rothschild, je l'ai repérée plusieurs fois par recoupement. Il faufrait accéder aux archives de la revue l'Entreprise de 1970 (éventuellement 1978 mais c'est moins sûr), car c'est certain que cette citation s'y trouve. Je viens d'essayer sur Google, mais l'on se perd vite dans toutes les directions et je sais très mal "conduire" en ces domaines. Il serait intéressant de retrouver le contexte et l'environnement exacts de cette citation. D'autre part les plumes sous lesquelles je l'ai lu à plusieurs reprise ont rarement fait défaut dans leurs sources. J'ajoute que c'est une citation effectivement "de poids", vu celui qui l'a formulé, mais elle vient simplement "formater" un peu plus nombre de faisceaux et éléments conduisant à la domination presque exclusivement financière du monde d'aujourd'hui, j'en parle souvent. Si vous avez des "astuces" sur les moteurs de recherche, vous pouvez essayer de votre côté. Et si je trouve quelque chose, je vous en informerais.

Par ailleurs, je vais essayer de retrouver votre mesage du 15 décembre où vous répercutez des faits concernant l'infiltration anglo-nord-américaine en Asie Centrale sur un sol presque partout pétrolier et vous y envoyer un commentaire

Très cordialement

Renaud
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Christian
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Message non lu par Christian » dim. 18 déc. 2005, 18:25

Bonjour à tous,
Renaud citant Edmond de Rothschild
"le vérrou qui doit sauter, c'est la nation".
Mon propos va déborder de ce fil consacré au Crédit social, mais je ne résiste pas à l’apporter au débat. Si un Rothschild n’a pas prononcé cette phrase, il l’a pensée. Comme d’ailleurs la penserait tout financier ou industriel honnête. Un homme d’affaires (ce pourrait être une femme) qui ne vit pas de subventions extorquées aux contribuables n’a pas besoin de connaître les Etats. En fait, il ne veut pas les connaître. Il est indifférent au passeport et à la couleur de peau. Son monde ne se divise pas en français, chinois, brésiliens ou russes, mais en clients et fournisseurs, et chaque être humain a vocation à l’être. Par nature, un homme d’affaires est internationaliste. Il est un ouvrier des rapprochements et un artisan de paix.

Première banque mondiale entre 1840 et 1940, les Rothschild incarnent l’internationalisme. D’où la haine que leur vouèrent les nationaux-socialistes. L’antisémitisme dans Mein Kampf ne vise absolument pas le «peuple déicide». Hitler n’a que faire du Golgotha. Il saisit dans la même haine 4 peuples, les juifs, les communistes, les gitans et les capitalistes. Pourquoi ? parce que tous sont apatrides. L’URSS est le seul pays de la planète dont le nom ne renvoie à aucune terre. Le capitaliste ne connaît aucune autre allégeance qu’envers ses cocontractants. L’existence même de ces 4 peuples est la négation de la devise du national-socialisme «Une terre, un peuple, un chef».

La mondialisation libérale est donc notre victoire écrasante sur Auschwitz. Nous ne voulons plus voir un être humain selon ses caractéristiques raciale, ethnique ou nationale, mais selon sa capacité à entrer en relation avec nous, comme ami, conjoint, enseignant, client ou apporteur de services.

Il n’est pas question évidemment de décréter cette ineptie que la nation n’existerait pas. Les Rothschild, très attachés à leur judéité, seraient les derniers à le dire. La nation, simplement, cesse d’avoir une dimension politique. Elle se sépare de l’Etat, comme la religion l’a fait. Il se forme de plus en plus d’entités politiques supranationales et infranationales. Comme l’art, la langue ou la coutume, la nation se réduit progressivement à une donnée culturelle. Il faut s’en réjouir.

Il faut s’en réjouir, car la charge émotive que charrie la nation (comme la religion) donnait à l’Etat qui l’incarnait (l’Etat-nation) une légitimité dans la poursuite de guerres, de persécutions et autres violations du Droit. On s’en aperçoit avec la guerre en Irak, il devient de plus en plus difficile pour les Etats avancés de mobiliser. Voilà la bonne nouvelle.

Paradoxalement, cependant, c’est le peuple qui pendant deux millénaires nous enseignait à ne pas nous attacher, ni à la terre, ni à l’Etat, ni à un chef, qui devient aujourd’hui le peuple le plus férocement revendicateur d’une terre et d’un Etat. Israël devient nationaliste lorsque le reste du monde désapprend enfin à l’être. Il y aurait bcp à dire sur ce retournement, mais ce sera sur un autre fil, un jour peut-être.

Cordialement

Christian

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