Retour sur un été chaud [racisme, USA]

« Par moi les rois règnent, et les souverains décrètent la justice ! » (Pr 8.15)
Cinci
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Retour sur un été chaud [racisme, USA]

Message non lu par Cinci » lun. 15 févr. 2021, 18:05

Bonjour,

Un commentaire "assez" développé d'un militant nationaliste du Québec - G. E. Boilard, dans ce cas-ci - et au sujet de l'affaire Floyd et l'agitation de Black LIves Matter qui s'en est suivi durant l'été 2020. Les commentaires de simples militants comme lui sont souvent cent fois meilleurs que les analyses de nos chroniqueurs professionnels qui sévissent à la radio et dans les journaux.

Ainsi :

La mort du Noir américain Georges Floyd, en juin 2020 à Minneapolis, a été suivie de manifestations dans tous les pays d'Occident, ces derniers se voyant accuser de racisme systémique. Que penser de cela ?


L'arrestation de Floyd est survenue après qu'il ait utilisé un faux billet de banque pour acheter du tabac et alors qu'il était intoxiqué aux opioïdes. Elle était donc justifiée. Toutefois, une simple arrestation n'est pas censée provoquer la mort de la personne visée (on n'est plus au Moyen Âge quand un faux-monnayeur était bouilli dans l'huile), de sorte que le policier Chauvin a, à tout le moins, fait preuve d'incompétence en utilisant un technique d'immobilisation léthale. On a d'ailleurs rapporté qu'il avait fait l'objet, par le passé, de plusieurs plaintes pour usage excessif de la force.

Les activistes et les médias ont immédiatement tranché qu'il s'agissait d'un meurtre motivé par le racisme, mais cela soulève une doute, compte tenu que parmi les trois autres policiers présents, il y avait un hispanique et un asiatique. Le caractère intentionnel de la mort de Floyd soulève lui aussi un doute : la vidéo de l'événement montre des policiers rendus nerveux par un attroupement hostile et cela pourrait les avoir conduits à manquer d'attention à la dégradation de l'état de Floyd.

Le déroulement de l'agitation aux États-Unis


La bavure policière de Minneapolis a été suivie de manifestations qui se sont poursuivies pendant plusieurs semaines dans plusieurs grandes villes américaines. Elles ont été facilitées par les mesures visant à contenir la COVID, qui en fait en sorte que plusieurs personnes oisives étaient disponibles pour manifester et contentes de s'affranchir des mesures de distanciation.

Le calme commençait à peine à revenir, après deux semaines d'agitation, que la crise fut relancée par un incident survenue à Atlanta, ou un autre Noir fut abattu alors qu'il résistait violemment à son arrestation pour ivresse au volant, et qu'il menaçait un policier avec l'arme qu'il lui avait arraché des mains.

On a prétendu que les manifestations avaient été tout à fait pacifiques, ce qui est faux.

L'attitude des manifestants à l'égard des forces de l'ordre chargées de les encadrer a généralement été agressive, marquée par la violence verbale et le lancement de projectiles dangereux. De plus, on retrouvait parmi eux de nombreux criminels et militants antifas, d'ou les saccages, du pillage, le tabassage d'opposants supposés et le meurtre de policiers ou de civils cherchant à empêcher le vandalisme. Dans les faits, on a pu observer une complicité entre les manifestants "pacifiques" et les auteurs se méfaits, les premiers servant aux seconds de bouclier contre la police. Cela s'inspire d'une vieille tactique syndicale qui consiste à placer, sur une ligne de piquetage, les vieilles dames inoffensives au premier rang pour protéger les fiers-à-bras massés derrière. Les médias ont tenté de mousser la thèse risible selon laquelle la violence aurait été le fait de groupes suprémacistes blancs.

On devrait plutôt se demander pourquoi ces groupes suprémaciste et la milice de droite dont les bien-pensants s'acharnent à déplorer la férocité, ne sont pas intervenus pour faire cesser les désordres.

Les médias ont également tenté de présenter les manifestations comme une réaction spontanée de la population tout entière se révoltant contre la brutalité policière et le racisme. C'est encore là une fabrication.

Les manifestants étaient constitués pour la plupart, en outre d'un certain nombre de petits criminels issus des gangs de rue, des activistes abonnés à toutes les manifestations de gauche et d'une certaine jeunesse désoeuvrée, noire et blanche, sous l'emprise de leurs idées délétères. Certes, cela fait beaucoup de monde, mais c'est loin de constituer la majorité des Américains. De plus, tout indique que le mouvement de contestation n'avait rien de spontané.

Pour tenir des manifestations de cette ampleur dans tout le pays, avec le matériel que cela requiert (les pancartes, mais aussi les chargement de pierres à utiliser comme projectiles), il faut une préparation de longue date et d'importants moyens financiers. La gauche américaine, qui avait tout essayé sans succès, pour se défaire du président Trump, a trouvé dans l'événement de Minneapolis une nouvelle occasion de faire avancer son agenda politique. L'extrême-gauche antifa, de son côté, s'est empressée d'exploiter l'occasion qu'elle attendait depuis longtemps de montrer sa force et d'intimider la population, en particulier la partie entretenant des sympathies pour les idées de droite ou populistes.

Ce noyautage du mouvement de protestation par l'extrême-gauche explique d'ailleurs pourquoi le propos est très vite passé de la brutalité policière (le cas Floyd) au thème du racisme systémique se prêtant mieux à une exploitation révolutionnaire.

Les représentants et les alliés du courant politiquement correct, soit les médias établis, les universitaires radicaux, les vedettes du show business, les multinationales et la haute finance mondiale se sont empressés de soutenir le mouvement de protestation par tous les moyens possibles : déclarations d'appui, aide financière massive, reportages tendancieux, menaces de représailles contre ceux qui exprimaient de l'opposition ou des réticences à l'égard des actions et des revendications des manifestants. Enfin, les politiciens de tendance gauchiste, comme les élus démocrates gouvernant plusieurs grandes villes ou États, se sont montrés complices des manifestants et ont refusé d'en contrôler les excès.

(à suivre)

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Re: Retour sur un été chaud [racisme, USA]

Message non lu par Cinci » mar. 16 févr. 2021, 0:17

La période d'agitation a donné lieu à tout un ensemble de situations inquiétantes, voire surréalistes :


- Plusieurs policiers ayant dû recourir à la force contre des manifestants violents ont été licenciés sur ordre de leurs autorités politiques ou ont été mis en accusation par des procureurs plus soucieux de plaire aux contestataires que d'assurer la sécurité de la population. De même, des journalistes ou des enseignants ayant exprimé des critiques à l'égard des buts ou des agissements des agitateurs antiracistes se sont vus licencier ou suspendre de leur emploi.

- Il y a eu plusieurs cas ou des policiers ont été soumis à des séances d'humiliation publique, une pratique qu'on associe à la révolution culturelle chinoise : certains policiers se sont mis à genoux devant les manifestants, l'un s'est même mis à plat-ventre, d'autres leur ont lavé les pieds.

- Avec la complicité de la mairesse et les applaudissements des médias bien pensants, un quartier entier de Seattle a été occupé pendant des semaines par des activistes d'extrême-gauche et livré à leurs déprédations, un événement qui rappelle les soviets et la révolution bolchévique russe.

- On a assisté à une hécatombe de statues. Étaient visées non seulement les statues de généraux ou de héros sudistes, mais aussi celles d"hommes politiques américains célèbres, comme Washington, Jefferson, Lincoln, Jackson (même les sculptures du mont Rushmore ont été menacées) et de toute une série de personnages historiques, comme Colomb, saint Louis, Ghandi, Darwin, ce qui fait irrésistiblement penser à la destruction des statues de Bouddha par les Talibans afghans. De même, on a retiré le symbole confédéré du drapeau du dernier État ou il apparaissait encore, le Mississipi. Cet effort pour oblitérer tout souvenir du passé réprouvé par les protestataires a aussi touché des noms de rue, de villes, de bases militaires ou de clubs sportifs, mais aussi la possibilité de se procurer un film iconique comme "Autant en emporte le vent".

- Certaines multinationales connues pour leur opposition au nationalisme ont lancé une campagne de boycott visant à obliger Facebook à accentuer ses mesures de répression à l'égard des propos jugés racistes, en l'occurence tous ceux qui contestent la thèse du racisme systémique ou qui sont favorables à la préservation des nations ethniques occidentales. Plusieurs entreprises ont été également victimes de campagnes de boycottage visant à les forcer à appuyer les protestataires antiracistes et à dénoncer le racisme systémique.

- Les funérailles de Georges Floyd, dont l'animation avait été confiée au révérend Sharpton qui les a transformées en plate-forme politique contre le président Trump, ont bénéficié d'une abondante couverture médiatique, alors que celles des victimes des émeutiers, comme le capitaine de police retraité Dorn, ont été à peu près ignorées.

Pour les Américains pris dans leur ensemble, ces divers événements avaient toutes les apparences de tentatives révolutionnaires concertées pour changer leur société contre leur volonté. Pour les Blancs s'identifiant à la nation sudiste, il s'agissait d'un génocide culturel. En détruisant leurs symboles nationaux, on leur faisait savoir que leur identité n'avait plus droit de cité.

(à suivre)

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Re: Retour sur un été chaud [racisme, USA]

Message non lu par Cinci » mar. 16 févr. 2021, 18:33

La propagation de l'agitation antiraciste ailleurs en Occident


L'agitation déclenchée par l'affaire Floyd s'est instantanément propagée à tous les pays occidentaux, quoique seulement à eux. Des pays ou n'habite qu'une poignée de Noirs ont subitement appris qu'ils étaient des terres d'oppression caractérisées par le racisme systémique.

Comme aux États-Unis, le mouvement de protestation a été pris en main par les ayatollahs politiquement corrects et les activistes d'extrême-gauche dont l'idéologie est foncièrement anti-occidentale. Elle repose sur le postulat que tout ce qui va mal dans le monde provient de la civilisation occidentale. A l'aphorisme de Rousseau voulant que l'homme soit bon mais que la société le corrompe, le mantra politiquement correct ajoute que la corruption de la société est due à l'homme blanc. C'est ainsi qu'on en vient à décréter que toute différence entre la condition des Blancs et celle des minorités visibles, même s'il ne s'agit que d'un état statistique parfaitement explicable autrement, provient du racisme systématique imposé par l'homme blanc.

Selon les adeptes du politiquement correct, l'homme blanc serait à l'origine de l'esclavage et il aurait causé la ruine de tous les pays qu'il a colonisés.

Mettons les pendules à l'heure. L'esclavage n'est pas une invention de l'homme blanc, mais une institution présente un peu partout dans le monde du début de l'Histoire jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Les peuples européens en ont été eux-mêmes victimes. Plusieurs habitants des contrées conquises par Rome, dont nos ancêtres gaulois, ont été réduits en esclavage, comme les peuples balkaniques conquis par les Turcs ottomans. Jusqu'au XVIIIe siècle, les Européens naviguant sur la Méditerranée ou habitant ses rives risquaient d'être pris et vendus comme esclaves par les pirates musulmans d'Afrique du Nord. Chez les Amérindiens, les survivants des tribus vaincues étaient souvent réduits en esclavage et lorsqu'on lit les récits de voyage de Cartier, on est surpris d'apprendre que presque chaque fois que les Français rencontraient une tribu, on leur offrait comme esclaves des enfants dont ils ne savaient d'ailleurs que faire.

Pour ce qui est de l'esclavage subi par les Noirs africains, certains faits doivent être rappelés. La traite des esclaves vers les pays musulmans existait bien avant l'arrivée des européens et, dans l'ensemble de l'histoire africaine, le nombre de Noirs amenés comme esclaves dans ces pays a été supérieur au nombre de ceux déplacés en Amérique. Lorsque les Portugais sont arrivés sur les côtes de l'Afrique occidentale à la recherche d'or et d'épices, ce sont les potentats noirs locaux qui leur ont offert des esclaves et, par la suite, ce sont eux qui ont pratiqué les razzias permettant d'alimenter ce marché fructueux pour eux.

Par ailleurs, ce sont les peuples de souche européenne qui ont, les premiers, aboli l'esclavage sur leur territoire et dans les pays sous leur influence, pas les Arabes ni les Noirs. L'Arabie saoudite n'a aboli l'esclavage qu'en 1920 et certains pays africains ne l'ont jamais fait. Pour l'Éthiopie, il a fallu l'invasion du pays par l'Italie de Mussolini, en 1935, pour que l'abolition soit chose faite.

Les détracteurs des Nations occidentales voudraient nous faire croire qu'en faisant le procès de ces dernières et la promotion d'un racisme anti-blanc, ils ne cherchent qu'à rétablir la justice.

Ce que la secte politiquement correcte cherche à faire en réalité, c'est de faire disparaître les peuples occidentaux comme entités distinctes, tout en se ménageant une position d'élite mondiale. Il y a quelque chose de vicieux à condamner les Nations d'Occident à la disparition parce que leur civilisation s'est imposée dans le reste du monde par ses qualités.


Les dangers pour la nation québécoise

Le Québec n'a malheureusement pas été épargné par l'agitation antiraciste. On a vu défiler dans nos rues, même dans des localités peuplées à 100% de Québécois de souche, des cohortes regroupant les participants habituels des manifestations en faveur des causes de la gauche, scandant des slogans en anglais et brandissant des pancartes également en anglais.

En bonne place dans ces manifestations, on retrouvait les opposants à la loi sur les signes religieux. Comme ailleurs, les médias ont encensé les protestataires. Un climat d'hystérie antiraciste s'est répandu comme la peste et tous les acteurs de la société ont subi des pressions pour reconnaître et dénoncer le racisme systémique. Peu y ont résisté et même les chroniqueurs les plus à droite des journaux de Québécor se sont senti obligés de pondre des articles contre le racisme. Le gouvernement fédéral et la ville de Montréal, acquis aux thèses politiquement correctes, ont spontanément dénoncé le racisme systémique, mais pas le gouvernement du Québec malgré la pression intense des médias. Le premier ministre s'est tout de même senti obligé de mettre sur pied un comité de ministres chargé de proposer un plan d'action contre le racisme.

Les accusations des antiracistes contre la nation québécoise sont particulièrement mal fondées. On prétend ainsi que le Québec était une terre d'esclavage, alors qu'il ne s'agissait que d'une pratique marginale, les esclaves étant pour la plupart des domestiques amenés par les notables français ou anglais en stage au Canada et repartis avec eux. En agitant l'accusation de racisme systémique, on voudrait faire croire que la police maltraite les minorités au Québec et que l'accès de ces dernières à l'emploi, au logement et aux services publics fait fait face à des embûches insurmontables, ce qui est faux. Si les interventions policières ciblent des membres de certaines communautés allogènes, ce n'est pas par racisme, mais parce que la criminalité y est plus répandue. Le fait que les membres de minorités n'occupent pas dans la fonction publique une place égale à leur poids démographique provient de ce que les postes sont en bonne partie à Québec et que plusieurs se refusent à travailler dans un milieu majoritairement francophone. Faudrait-il déménager le gouvernement à Montréal pour les accommoder ?

Les apôtres de l'antiracisme prétendent que la transformation de notre société en société multiethnique conduira les habitants du Québec à vivre en harmonie. Ils se trompent ou essaient de nous tromper. Les sociétés multiethniques sont instables par nature, car leur fait défaut la solidarité naturelle d'une société basée sur une nation ethnique. Sans base ethnique, une société n'est qu'une association éphémère, un club basé sur l'intérêt du moment des membres. C'est s'illusionner que de croire, comme l'affirment certains pseudo-nationalistes en invoquant pieusement René Lévesque, qu'un nationalisme civique ralliera les communautés allogènes à la nation québécoise. Les péquistes l'ont bien tenté, mais sans succès. Certes, une société multiethnique peut évoluer en nation ethnique après une période de métissage, mais cela peut prendre des siècles et ne jamais aboutir à un peuple homogène, comme on le voit aux Indes ou au Brésil, ou se sont développées des sociétés caractérisées par une hiérarchie fondée sur la race.

La fonction première d'une société n'est pas de réaliser l'égalité absolue de toutes les personnes qui s'adonnent à habiter sur son territoire, mais de procurer à la nation qui l'a fondée ce qui est nécessaire pour assurer sa survie dans un monde caractérisé par la compétition entre les ethnies. Il n'est donc pas surprenant de constater que les personnes d'origine étrangère qui viennent s'installer dans une société fondée par un peuple autre que le leur ne la trouvent pas adaptée à leur propre nature. En ce sens, il est inévitable que toute société comporte un biais en faveur du peuple qui l'a fondée et l'élimination de ce biais peut conduire à la disparition de ce peuple en particulier, dans les pays confrontés à une immigration allogène massive comme les pays occidentaux.

(à suivre)

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Re: Retour sur un été chaud [racisme, USA]

Message non lu par Cinci » mer. 17 févr. 2021, 17:42

Et tombent les têtes ...


Auparavant, on faisait un exemple de ceux qu'on lynchait publiquement, le but étant alors pleinement pédagogique. En abattant un insensible coupable de délit d'opinion. on enseignait les vertus de la rectitude au troupeau qui y voyait une motivation de ne pas l'ouvrir et de ne pas trop réfléchir.

Mais depuis Floyd, la machine s'est emballée, on a laissé tombé toute tentative de faire des exemples : la guillotine s'est mue en abattoir ... Les têtes roulent, sans qu'on les reconnaisse et sans qu'on ait le temps de connaître les opinions délictueuses qui ont amené cette mort sociale.

Une des exécutions les plus emblématiques fut celle de Stockwell Day [ancien chef du parti conservateur au Canada] qui compara l'expérience des Noirs à l'intimidation dont il avait été victime dans sa jeunesse, parce qu'il portait des lunettes. L'ancien leader de la droite canadienne fut immédiatement lynché. On ne peut comparer ses souffrances à celles quotidiennes des Noirs. Plutôt que de se tenir debout, ce qu'on aurait espéré d'un homme qui incarne la droite de conviction, il se fit aussitôt hara kiri, annonçant sa démission de l'émission de télé à laquelle il contribuait ainsi que de ses postes au sein de différents conseils d'administration, avant d'affirmer qu'il se consacrerait à la lutte contre le racisme.

Ce suicide spontané n'est pas sans évoquer celui de Ben Mulroney qui démissionna de son poste à l'émission e-talk à CTV pour laisser place aux minorités. Mulroney n'est coupable de rien, même au sens ou l'entend la nouvelle morale. Mais sa femme Jessica avait eu une prise de bec avec une femme noire, assez aisée doit-on ajouter et aucunement défavorisée, sur les réseaux sociaux, ce qui est désormais considéré comme raciste et sexiste. Elle avait demandé à son amie noire d'utiliser un ton plus gentil dans ses diatribes, ce que cette dernière avait perçue comme une menace et une tentative de censure, ce qui avait immédiatement mené à la fin de la carrière médiatique de Jessica. Par la bande, Ben, qui coanimait avec une femme noire, se trouvait coupable d'être marié à une raciste.

Et puis, le monde médiatique s'est emballé lorsque l'animateur Richard Latendresse a hésité alors qu'il parlait d'une nouvelle histoire concernant un Noir tué lors d'une arrestation ayant mal tournée. Le pauvre homme, anti-Trump bien comme il faut, s'était enfargé en disant "un individu", il avait stoppé à "un in ..." prononçant la liaison comme il se doit. Mais, pour certains auditeurs en quête de scandale, cette hésitation ne signifie-t-il pas qu'il avait voulu dire "un négre" avant de se raviser ? C'est ce que des milliers de pétitionnaires outrés firent valoir. La loi de la foule était au-dessus de la raison. S'il avait été au Canada anglais, il aurait fini à la potence, mais ici au Québec, son cursus antiraciste et son démenti lui permirent de vivre avec un sursis, en espérant pour lui et sa famille qu'il n'ose plus jamais une hésitation mal venue en onde.

Wendy Mesley, animatrice de The Weekly à la CBC, a vu son émission suspendue pour avoir cité le mot "nègre" lors d'une séance d'enregistrement. Mesley, ayant un curiculum vitae sans anicroche au niveau de la nouvelle morale, reviendra probablement après un passage au purgatoire. Mais le message est clair. D'ailleurs, le professeur de l'UCLA aux États-Unis, W. Ajax Peris, l'a appris à ses dépens, suspendu et sous enquête "après avoir fait prononcer le mot nègre" dans son cours sur l'histoire du racisme. Le terme venait d'une lettre de Martin Luther King lue à haute voix, et W. A. Peris est connu pour ses positions libérales, mais rien n'y a fait : des étudiants ont fait état de situations de "stress" et de "colère", et demandent actuellement son éviction. Rien de moins. Lire Martin Luther King d'accord, mais pas tout ce qu'il écrit.

Cette même université compte un autre professeur sous enquête : Gordon Klein, spécialisé en comptabilité. Celui-ci n'a rien dit de compromettant, n'a pas fait lire Martin Luther King et n'a pas osé s'enfarger dans la prononciation d'un mot ... non, il a simplement refusé de revoir les notes des Noirs à la hausse. Certains étudiants lui avaient demandé de bonifier les notes des étudiants noirs à cause de tout ce qui se passe. Le malheureux a refusé, expliquant qu'il ne connaissait pas la race de ses étudiants. Mal lui en pris, le système antiraciste ne peut accepter un tel raccourci simpliste. Suspendu, il peut désormais réfléchir à comment prendre la race en compte pour éviter d'être raciste.

Rien ne peut enrayer le phénomène.

Mais, en plus, s'ajoute l'armée des sans grades, les simples fantassins sacrifiés ça et là.
Il y a eu cette commerçante américaine filmée en train de se plaindre de son voisin qui taguait Black Lives Matter sur son mur. Son commerce est désormais au bord de la faillite et son mari, employé dans une institution financière, fut limogé. Puis, il y a eu cette Amy Cooper, citoyenne devenue ennemie publique numéro un pour avoir appelé la police lors d'une altercation avec un Noir (notez qu'on ne dit plus "afro-américain"). Elle aussi fut virée de son emploi malgré ses excuses larmoyantes. Puis le soudeur Jack Hepple à l'origine de la banderole "White Lives Matter" fut lui aussi licencié tout comme sa conjointe esthéticienne. Le message est clair : on ne s'oppose pas à la morale arc-en-ciel. On s'y soumet avec le sourire, de plein gré ou non.

Personne n'est épargné, et surtout pas les morts !

Selon Yahoo News, d'une objectivité légendaire, il reste de nombreux "monuments toxiques" à éradiquer.

La preuve en est peut-être le vandalisme qu'à subi Matthias Baldwin (sa statue) devant l'hôtel de ville de Philadelphie. Étonnant, car celui-ci s'est très tôt opposé à l'esclavage et aux mauvais traitements infligés aux personnes en fonction de la race.

En 1835, Baldwin donna de l'argent pour créer une école pour les enfants afro-américains à Philadelphie et continua pendant des années à payer les salaires des enseignants. Baldwin était un fervent partisan de l'abolition de l'esclavage aux États-Unis, une position utilisée contre lui et son entreprise par des concurrents désireux de vendre des locomotives aux chemins de fer basés dans le Sud esclavagiste. Mais il est Blanc. Il est mâle. C'est le mal.

Cette mode semble actuellement confinée à l'espace anglo-saxon. Ce sont les Britanniques, les Américains et les Canadiens anglais qui s'émerveillent devant l'autoflagellation et la censure à tout vent et une réécriture constante du passé. CBC, CTV, The Gazette aimeraient importer le mouvement au Québec et nous faire goûter aux joies de l'ethnomasochisme.

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