Contraceptifs

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françois67
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Contraceptifs

Message non lu par françois67 » dim. 22 mai 2011, 1:34

Pourquoi l'Eglise interdit-elles les contraceptifs?
Quel est le fondement théologique de ceci?
Non pas que je remette en cause ceci, mais théologiquement je ne vois pas la justification exacte!
Si quelqu'un pourrait me l'expliquer...
Merci énormément d'avance!

PS: je demande ceci par "curiosité", pas par incrédulité!
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.

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Laurent L.
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Re: Contraceptifs

Message non lu par Laurent L. » dim. 22 mai 2011, 21:38

Bonsoir. :)
Parce que c'est contre nature, parce que la fin première du mariage est la procréation et l'éducation des enfants...
Il a déjà été répondu à cette question dans le fil de Heydrickx. :siffle:

Comme c'est mon jour de bonté ;) :
Casti Connubii - Pie XI a écrit :Le crime d'Onan.

Mais pour aborder en détail l'exposé de ce qui s'oppose à chacun des biens du mariage, il faut commencer par les enfants, que beaucoup osent nommer une charge fastidieuse de la vie conjugale : à les en croire, les époux doivent avec soin s'épargner cette charge, non point, d'ailleurs, par une vertueuse continence (permise dans le Mariage aussi, quand les deux époux y consentent), mais en viciant l'acte de la nature. Les uns revendiquent le droit à cette criminelle licence, parce que, ne supportant point les enfants, ils désirent satisfaire la seule volupté sans aucune charge ; d'autres, parce qu'ils ne peuvent, disent-ils, ni garder la continence, ni — à raison de leurs difficultés personnelles, ou de celles de la mère, ou de leur condition familiale — accueillir des enfants. Mais aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête. Puisque l'acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l'accomplissant, s'appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, agissent contre la nature ; ils font une chose honteuse et intrinsèquement déshonnête. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir les Saintes Ecritures attester que la divine Majesté déteste au plus haut point ce forfait abominable, et qu'elle l’a parfois puni de mort, comme le rappelle saint Augustin : « Même avec la femme légitime, l'acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l'enfant y est évitée. C'est ce que faisait Onan, fils de Judas, ce pourquoi Dieu l'a mis à mort. » (47)

Nouvelle promulgation de l’inviolable devoir.

En conséquence, comme certains, s'écartant manifestement de la doctrine chrétienne telle qu'elle a été transmise depuis le commencement, et toujours fidèlement gardée, ont jugé bon récemment de prêcher d'une façon retentissante, sur ces pratiques, une autre doctrine, l'Église catholique, investie par Dieu même de la mission d'enseigner et de défendre l'intégrité des mœurs et l'honnêteté, l'Église catholique, debout au milieu de ces ruines morales, afin de garder la chasteté du lien nuptial à l'abri de cette honteuse déchéance, se montrant ainsi l'envoyée de Dieu, élève bien haut la voix par Notre bouche, et elle promulgue de nouveau : que tout usage du mariage, quel qu'il soit, dans l'exercice duquel l'acte est privé, par l'artifice des hommes, de sa puissance naturelle de procréer la vie, offense la loi de Dieu et la loi naturelle, et que ceux qui auront commis quelque chose de pareil se sont souillés d'une faute grave.

Devoir des confesseurs et des prêtres qui ont charge d'âmes.

C'est pourquoi, en vertu de Notre suprême autorité et de la charge que Nous avons de toutes les âmes, Nous avertissons les prêtres qui sont attachés au ministère de la confession et tous ceux qui ont charge d'âmes, de ne point laisser dans l'erreur touchant cette très grave loi de Dieu les fidèles qui leur sont confiés, et bien plus encore de se prémunir eux-mêmes contre les fausses opinions de ce genre, et de ne pactiser en aucune façon avec elles. Si d'ailleurs un confesseur, ou un pasteur des âmes — ce qu'à Dieu ne plaise — induisait en ces erreurs les fidèles qui lui sont confiés, ou si du moins, soit par une approbation, soit par un silence calculé, il les y confirmait, qu'il sache qu'il aura à rendre à Dieu, le Juge suprême, un compte sévère de sa prévarication ; qu'il considère comme lui étant adressées ces paroles du Christ : « Ce sont des aveugles, et ils sont les chefs des aveugles ; or, si un aveugle conduit un aveugle, ils tombent tous deux dans la fosse. » (48)

Les devoirs difficiles mais possibles avec la grâce.

Pour ce qui concerne les motifs allégués pour justifier le mauvais usage du mariage, il n'est pas rare — pour taire ceux qui sont honteux — que ces motifs soient feints ou exagérés. Néanmoins, l'Eglise, cette pieuse Mère, comprend, en y compatissant, ce que l'on dit de la santé de la mère et du danger qui menace sa vie. Et qui ne pourrait y réfléchir sans s'émouvoir de pitié ? qui ne concevrait la plus haute admiration pour la mère qui s'offre elle-même, avec un courage héroïque, à une mort presque certaine pour conserver la vie à l'enfant une fois conçu ? Ce qu'elle aura souffert pour remplir pleinement le devoir naturel, Dieu seul ; dans toute sa richesse et toute sa miséricorde, pourra le récompenser, et il le fera sûrement dans une mesure non seulement pleine, mais surabondante (49) L'Eglise le sait fort bien aussi : il n'est pas rare qu'un des deux époux subisse le péché plus qu'il ne le commet, lorsque, pour une raison tout à fait grave, il laisse se produire une perversion de l'ordre, qu'il ne veut pas lui-même ; il en reste, par suite, innocent, pourvu qu'alors il se souvienne aussi de la loi de charité, et ne néglige pas de dissuader et d'éloigner du péché son conjoint. Il ne faut pas non plus accuser d'actes contre nature les époux qui usent de leur droit suivant la saine et naturelle raison, si, pour des causes naturelles, dues soit à des circonstances temporaires, soit à certaines défectuosités physiques, une nouvelle vie n'en peut pas sortir. Il y à, en effet, tant dans le mariage lui-même que dans l'usage du droit matrimonial, des fins secondaires — comme le sont l'aide mutuelle, l'amour réciproque à entretenir, et le remède à la concupiscence — qu'il n'est pas du tout interdit aux époux d'avoir en vue, pourvu que la nature intrinsèque de cet acte soit sauvegardée, et sauvegardée du même coup sa subordination à la fin première. Pareillement Nous sommes touché au plus intime du cœur par le gémissement de ces époux qui, sous la pression d'une dure indigence, éprouvent la plus grande difficulté à nourrir leurs enfants. Mais il faut absolument veiller à ce que les funestes conditions des choses matérielles ne fournissent pas l'occasion à une erreur bien plus funeste encore. Aucune difficulté extérieure ne saurait surgir qui puisse entraîner une dérogation à l'obligation créée par les commandements de Dieu qui interdisent les actes intrinsèquement mauvais par leur nature même ; dans tontes les conjonctures, les époux peuvent toujours, fortifiés par la grâce de Dieu, remplir fidèlement leur devoir, et préserver leur chasteté conjugale de cette tache honteuse ; telle est la vérité inébranlable de la pure foi chrétienne, exprimée par le magistère du Concile de Trente : « Personne ne doit prononcer ces paroles téméraires, interdites sous peine d'anathème, par les Pères : qu'il est impossible à l'homme justifié d'observer les préceptes de Dieu. Car Dieu ne commande pas de choses impossibles, mais en commandant il vous avertit de faire ce que vous pouvez et de demander ce que vous ne pouvez pas, et il vous aide à le pouvoir » (50). Cette même doctrine a été, de nouveau, solennellement confirmée par l'Eglise dans la condamnation de l'hérésie janséniste, qui avait osé proférer contre la bonté de Dieu, ce blasphème : « Certains préceptes de Dieu sont impossibles à observer par des hommes justes, en dépit de leur volonté et de leurs efforts, étant données leurs forces présentes : il leur manque aussi la grâce par ou cette observation deviendrait possible. » (51)

47 - S. August., De coniug. adult., I II, N° 12 ; cf Gen. XXXVIII, 8-10, decr. S. Pœnitent. 3 avril, 3 juin 1916.
48 - Mt XV, 14. cf Decr. S. Officii, 22 novembre 1922.
49 - Lc VI, 38.
50 - Conc. trid., sess. VI, ch. II.
51 - Const. Apost. Cum occasione, 31 mai 1633 prop. 1.

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PriereUniverselle
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Re: Contraceptifs

Message non lu par PriereUniverselle » dim. 22 mai 2011, 23:11

Prière pour la famille - S.S. Pape Jean Paul II


O Dieu, de qui vient toute paternité au ciel et sur la terre,
Vous, Père, qui êtes Amour et Vie,
faites que sur cette terre,
par votre Fils, Jésus-Christ, « né d’une Femme »,
et par l’Esprit Saint, source de charité divine,
chaque famille humaine devienne un vrai sanctuaire de la vie
et de l’amour pour les générations qui se renouvellent sans cesse.

Que votre grâce oriente les pensées et les actions des époux
vers le plus grand bien de leurs familles, de toutes les familles du monde.

Que les jeunes générations trouvent dans la famille un soutien inébranlable
qui les rende toujours plus humaines et les fasse croître dans la vérité et dans l’amour.

Que l’amour, affermi par la grâce du sacrement de mariage,
soit plus fort que toutes les faiblesses et toutes les crises que connaissent parfois nos familles.

Enfin, nous vous le demandons par l’intercession de la sainte Famille de Nazareth,
qu’en toutes les nations de la terre l’Église puisse accomplir avec fruit sa mission
dans la famille et par la famille.

Vous qui êtes le Chemin, la Vérité et la Vie dans l’unité du Fils et du Saint-Esprit.
Amen.

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mike.adoo
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Re: Contraceptifs

Message non lu par mike.adoo » lun. 23 mai 2011, 11:57

Bonjour à tous

Je cite . ( voir message ci-dessus)
Le crime d'Onan.

Mais pour aborder en détail l'exposé de ce qui s'oppose à chacun des biens du mariage, il faut commencer par les enfants, que beaucoup osent nommer une charge fastidieuse de la vie conjugale : à les en croire, les époux doivent avec soin s'épargner cette charge, non point, d'ailleurs, par une vertueuse continence (permise dans le Mariage aussi, quand les deux époux y consentent), mais en viciant l'acte de la nature. Les uns revendiquent le droit à cette criminelle licence, parce que, ne supportant point les enfants, ils désirent satisfaire la seule volupté sans aucune charge ; d'autres, parce qu'ils ne peuvent, disent-ils, ni garder la continence, ni — à raison de leurs difficultés personnelles, ou de celles de la mère, ou de leur condition familiale — accueillir des enfants. Mais aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête. Puisque l'acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l'accomplissant, s'appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, agissent contre la nature ; ils font une chose honteuse et intrinsèquement déshonnête. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir les Saintes Ecritures attester que la divine Majesté déteste au plus haut point ce forfait abominable, et qu'elle l’a parfois puni de mort, comme le rappelle saint Augustin : « Même avec la femme légitime, l'acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l'enfant y est évitée. C'est ce que faisait Onan, fils de Judas, ce pourquoi Dieu l'a mis à mort. » (47)

Une question à tous les lecteurs : Qui se souvient du nom de la femme d'Onan ?

Pourtant , dans le chapitre 38 de la Genèse , le nom " Onan" n'est cité que deux fois ; celui de sa femme , six fois !

Si on relit attentivement ce chapitre , on est en droit de se poser la question : Dieu l'a mis à mort parce qu'il ne recherchait que le plaisir ? ; parce qu'il ne voulait pas d'enfant ? ; Parce qu'il désobéissait à la loi du Lévirat ? ou bien parce qu'il mettait sa femme dans une situation impossible puisqu'elle symbolisait le malheur , le péché ( pas d'enfant = stérilité = faute ) ...ce qui devait la rendre très malheureuse et lui pourrir la vie !
Si vous ne vous souvenez pas du nom de cette femme , c'est que , peut-être , vous n' avez lu dans ce chapitre que ce que vous vouliez y voir . :oui:

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françois67
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Re: Contraceptifs

Message non lu par françois67 » lun. 23 mai 2011, 21:31

Mais alors pourquoi les contraceptifs naturels sont autorisés?
Avertissement: j'ai sur ce forum peut-être exprimé des avis contraires à la position de l'Église, et /ou de sa sainte Tradition, et/ou à l'avis qui se doit d'être celui d'un vrai chrétien catholique: ne me prenez donc en RÉFÉRENCE POUR RIEN. Ne soyez pas victimes de scandale. Que mon exemple soit rejeté et en aucun cas suivi. Si vous trouvez un endroit où une de mes interventions serait au moins douteuse, si ce n'est pire, faites-en moi part, notamment par mp. Je m'excuse profondément.

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PriereUniverselle
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Re: Contraceptifs

Message non lu par PriereUniverselle » lun. 23 mai 2011, 21:57

mike.adoo a écrit :Bonjour à tous

Je cite . ( voir message ci-dessus)
Le crime d'Onan.

Mais pour aborder en détail l'exposé de ce qui s'oppose à chacun des biens du mariage, il faut commencer par les enfants, que beaucoup osent nommer une charge fastidieuse de la vie conjugale : à les en croire, les époux doivent avec soin s'épargner cette charge, non point, d'ailleurs, par une vertueuse continence (permise dans le Mariage aussi, quand les deux époux y consentent), mais en viciant l'acte de la nature. Les uns revendiquent le droit à cette criminelle licence, parce que, ne supportant point les enfants, ils désirent satisfaire la seule volupté sans aucune charge ; d'autres, parce qu'ils ne peuvent, disent-ils, ni garder la continence, ni — à raison de leurs difficultés personnelles, ou de celles de la mère, ou de leur condition familiale — accueillir des enfants. Mais aucune raison assurément, si grave soit-elle, ne peut faire que ce qui est intrinsèquement contre nature devienne conforme à la nature et honnête. Puisque l'acte du mariage est, par sa nature même, destiné à la génération des enfants, ceux qui, en l'accomplissant, s'appliquent délibérément à lui enlever sa force et son efficacité, agissent contre la nature ; ils font une chose honteuse et intrinsèquement déshonnête. Aussi ne faut-il pas s'étonner de voir les Saintes Ecritures attester que la divine Majesté déteste au plus haut point ce forfait abominable, et qu'elle l’a parfois puni de mort, comme le rappelle saint Augustin : « Même avec la femme légitime, l'acte conjugal devient illicite et honteux dès lors que la conception de l'enfant y est évitée. C'est ce que faisait Onan, fils de Judas, ce pourquoi Dieu l'a mis à mort. » (47)

Une question à tous les lecteurs : Qui se souvient du nom de la femme d'Onan ?

Pourtant , dans le chapitre 38 de la Genèse , le nom " Onan" n'est cité que deux fois ; celui de sa femme , six fois !

Si on relit attentivement ce chapitre , on est en droit de se poser la question : Dieu l'a mis à mort parce qu'il ne recherchait que le plaisir ? ; parce qu'il ne voulait pas d'enfant ? ; Parce qu'il désobéissait à la loi du Lévirat ? ou bien parce qu'il mettait sa femme dans une situation impossible puisqu'elle symbolisait le malheur , le péché ( pas d'enfant = stérilité = faute ) ...ce qui devait la rendre très malheureuse et lui pourrir la vie !
Si vous ne vous souvenez pas du nom de cette femme , c'est que , peut-être , vous n' avez lu dans ce chapitre que ce que vous vouliez y voir . :oui:
C'est Tamar ! après la mort d'Onan, elle aura des jumeaux de Juda. Le procédé pour avoir ses jumeaux ne sera pas très catholique, Mais le Bon Dieu a laissé faire, je n'en dirais pas plus !

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SweetieLoLy
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Re: Contraceptifs

Message non lu par SweetieLoLy » mar. 24 mai 2011, 8:57

françois67 a écrit :Mais alors pourquoi les contraceptifs naturels sont autorisés?

Hypocrisie.... :sonne: je ne voix pas autre chose! <:

Vous n'avez pas le droit de prendre la pillule.. Mais vous avez le droit de choisir une methode naturelle jugée aussi fiable que la pillule, donc de choisir de faire certaine chose pendant des periodes sans risques..Ca revient à faire ces choses dans le but de ne pas avoir de bébé! :> Ca revient au meme que de le faire sous contraceptif, pas de procreation dans ces cas là donc ça reste peché ! Nan parce que, même chez un couple mariés et tout faire ça ça reste sale pouah !

Ou alors pire, ceux qui disent que ces methodes sont fiables, en fait savent que non elles ne le sont pas et cela reste un bon moyen de prendre les gens en traitre et de leur premettre d'avoir des enfants sans le vouloir.... :-@ Et le pouvoir surtout (nan parce que avoir une famille nombreuse oui ça reste un reve c'est super mais dans la realité......c'est impossible!) ! :cry: Pas tres honnête tout ça...

[ Merci de respecter le vouvoiement de rigueur sur ce forum ; par ailleurs, merci de faire un effort sur les majuscules, la ponctuation et l'orthographe | Ccordialement, Cgs ]

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Laurent L.
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Re: Contraceptifs

Message non lu par Laurent L. » mar. 24 mai 2011, 13:30

Mais alors pourquoi les contraceptifs naturels sont autorisés?
:bomb: Vous avez déjà posé cette question et il vous a été répondu dans un autre fil...

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ti'hamo
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Re: Contraceptifs

Message non lu par ti'hamo » ven. 27 mai 2011, 14:21

@Sweetie Lol

Dites, un minimum de réflexion avant de poster un message serait-il trop demander ?

Accuser d'hypocrisie, c'est plutôt grave, quand-même, surtout quand il s'agit de toute l'Église catholique, de ses membres qui ont le plus planché sur la question, de couples qui s'engagent dans l'accompagnement d'autres couples, de laïcs et de prêtres engagés dans le soutien, l'aide et l'accompagnement des personnes mariées...
Lourde et grave accusation, qu'il faut donc pouvoir justifier.


Or, là, ça paraît un peu léger :
il a déjà été dit et redit, sur ce forum (et, me semble-t-il, dans des discussions auxquelles vous avez participé),
qu'en effet les méthodes dites naturelles ne garantissent pas à elles seules la moralité, et qu'il est matériellement possible de les utiliser à mauvais escient, en se fermant à la vie, comme une sorte de "pilule bio".

MAIS il a déjà été expliqué aussi la différence de fond entre les deux approches, qui fait que les méthodes naturelles bien utilisées sont moralement encouragées, et les méthodes artificielles écartées :
. la contraception artificielle consiste à modifier à tout prix le fonctionnement intime de l'organisme, y compris dans ce qu'il a de non pathologique, pour pouvoir en faire l'usage que l'on veut ;

. la régulation naturelle consiste à accepter son corps, à le connaître, et à le maîtriser avec équilibre.
(reste que cette maîtrise doit se faire, effectivement, dans un but bon et juste, sinon on perd tout l'avantage d'une telle méthode).


. De plus, les méthodes artificielles ne font reposer la responsabilité de l'espacement des naissances que sur une personne, ou chacune de son côté,
alors que les méthodes naturelles encouragent à la communication et à la coopération du couple.

En quelque sorte, ne serait-ce que sur le plan humain, c'est comme si vous nous demandiez pourquoi les parents doivent éduquer leurs enfants alors qu'ils peuvent les gaver de tranquillisants et que le résultat est le même : des enfants tranquilles.



. Je remarque qu'en plus vous ajoutez deux affirmations objectivement fausses :
. vous laissez entendre que du point de vue de l'Église catholique "même chez un couple marié" la sexualité serait "sale", ce qui n'est pas ce qu'en dit l'Église catholique.

. vous laissez entendre que ces méthodes ne seraient pas fiables, et seraient justement encouragées dans ce but (??), ce qui en plus d'être absurde, est faux.



Une accusation à la légère et deux affirmations fausses, c'est un petit peu abuser, tout de même.
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
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Re: Contraceptifs

Message non lu par Fée Violine » ven. 27 mai 2011, 18:10

vous laissez entendre que du point de vue de l'Église catholique "même chez un couple marié" la sexualité serait "sale", ce qui n'est pas ce qu'en dit l'Église catholique.
En effet, c'est n'importe quoi !!!

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mike.adoo
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Re: Contraceptifs

Message non lu par mike.adoo » ven. 27 mai 2011, 19:47

Bonjour PrièreUniverselle

Bravo ! Mais , dites-moi , Vous le saviez ou bien avez-vous relu le texte ?

Mais bravo quand même !

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PriereUniverselle
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Re: Contraceptifs

Message non lu par PriereUniverselle » dim. 29 mai 2011, 1:51

mike.adoo a écrit :Bonjour PrièreUniverselle

Bravo ! Mais , dites-moi , Vous le saviez ou bien avez-vous relu le texte ?

Mais bravo quand même !

Je me rappelais de ce passage, parce que mon sens moral avait été très choqué du procédé par lequel elle avait réussi à s'assurer une progéniture.

salésienne05
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Re: Contraceptifs

Message non lu par salésienne05 » mer. 08 juin 2011, 21:27

Bonsoir,

En tous les cas, si la sexualité, même en mariage, n'est pas explicitement montrée comme "sale", elle est tout de même un problème pour l'Eglise. Vous parlez de théologiens qui ont planché sur la question : combien d'hommes ? Combien de femmes ? Des couples engagés... certes, mais lorsque j'en rencontre, bizarrement, dans leur façon de parler de leur couple, tout m'a l'air excessivement compliqué. J'ai toujours trouvé le langage de l'Eglise sur la sexualité extrêmement pompeux, pour quelque chose qui me paraît naturel et simple. Saint François de Sales disait à l'une de ses dévotes exprimant de la culpabilité à avoir des relations charnelles avec son époux, que l'acte charnel participait de la "saine conversation entre époux".
A voir des dérèglements et des désordres sous toutes les couettes, on fait de quelque chose qui est beau, bon, et simple, et extrêmement bénéfique pour la complicité du couple, une chose compliquée, sale ou du moins forcément suspecte... Tous les hommes ne sont pas des obsédés sexuels et toutes les femmes ne sont pas des nymphomanes tentatrices. Dieu merci !
Savoir de combien d'enfants on est capable de pouvoir s'occuper me semble une réaction mature pour un couple. Nous en avons trois, nous avons beaucoup discuté, nous avons aussi d'autres soucis par ailleurs (pour ceux qui m'ont lue ici et là : enfants malades, handicap, parents âgés ou handicapés à s'occuper), et il nous est matériellement et psychologiquement impossible de nous occuper d'un autre enfant. Alors oui, je continuerai à "converser avec mon époux", tranquillement, non pas dans la débauche mais réellement dans l'affection, l'amour mutuel, le respect et la complicité, tout en refusant catégoriquement de donner la vie une quatrième fois. La contraception n'exclut en rien des périodes choisies de chasteté pour soi-même, pour le conjoint, pour nous tourner davantage vers Dieu. Mon mari qui n'est pas croyant accepte tout cela avec joie car il sait que cela a de l'importance à mes yeux. Tout me paraît simple et surtout beau. Je pense que la contraception n'est pas un mal en soi : et si l4eglise légifère, c'est qu'elle craint les débordements. Mon père spirituel que je ne peux absolument pas taxer de laxisme en la matière ne m'a pas imposé la continence totale, ni le quatrième enfant et m'a plutôt encouragée à trouver, en couple, et dans la prière, la contraception qui conviendrait le mieux à mon mari et à moi-même.

Alors pourquoi toujours ce regard suspect... ?

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ti'hamo
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Re: Contraceptifs

Message non lu par ti'hamo » sam. 11 juin 2011, 1:10

@salésienne
J'oserai une autre question : pourquoi toujours partir du principe que nos impressions sont un reflet exact de la réalité ?
Autrement dit : "le discours de l'église me fait telle impression, donc c'est qu'il en est ainsi" : et mettre ses propres impressions en question, quelqu'un y a déjà pensé ?


Notamment, sur ce sujet :
. Il n'est pas très logique de dire que l'église catholique tient un discours uniquement méfiant et névrosé sur la question... et dans le même temps citer, comme exemple de la bonne attitude, St François de Sales.
Saint François de Sales, cela n'aura échappé à personne, comme son nom l'indique, est déclaré saint. Donc érigé en modèle. Notamment, pour ce qu'il écrit dans l'introduction à la vie dévote.

Citer Saint François de Sales pour écarter l'enseignement de l'église, c'est plutôt étonnant... non ?


. Décréter que la sexualité "est un problème pour l'église" est de toute façon une affirmation gratuite et un peu légère.
Problème : à une telle accusation, j'aurais répondu en citant St François de Sales. Mais visiblement, de votre point de vue il n'appartient pas à l'église catholique. Que faire ?


. Réponse : citer Paul VI, et son encyclique "Humanae Vitae".
Qui écarte la contraception. Ah.
Mais qui affirme exactement ce que vous affirmez, textuellement :
"Savoir de combien d'enfants on est capable de pouvoir s'occuper me semble une réaction mature pour un couple."
Paul VI, dans cette encylclique si décriée, appelle cela la paternité responsable. ("paternité" dans le texte français concernant ici les deux parents conjointement : le terme moche de "parentalité" n'avait pas encore été inventé).

Or, dites-moi si je me trompe, mais : si vous écrivez cela (que savoir de combien d'enfants on est capable de pouvoir s'occuper semble une réaction mature pour un couple) comme une critique opposée au discours de l'église catholique,
alors que c'est ce qu'affirme l'église catholique,
... c'est sans doute, donc, que vous ne connaissez pas vraiment, pas bien, le discours de l'église catholique sur le sujet.



. Autre chose :
si "la contraception n'exclut en rien des périodes choisies de chasteté pour soi-même, pour le conjoint, pour nous tourner davantage vers Dieu", alors pourquoi écarter les méthodes qui, justement, se fondent sur cette pratique de la chasteté ?
La fiabilité, me direz-vous. Sauf que dans ce domaine, vous ne trouverez rien de fiable à 100%. Je connais un bébé-stérilet. Les stérilets, pourtant, c'est à la fois contraceptif et contragestif. ben ça même ça ne suffit pas tout le temps.
(comme dirait l'autre, la vie trouve toujours un chemin - vous pouvez jouer à trouver de quel film ça vient :-D )

Ou alors, c'est un manque de confiance en soi (je ne saurais pas reconnaître la bonne période, je vais me tromper, j'aurais un enfant, ça sera ma faute... : sous pilule, pareil ; la capacité d'angoisse d'une femme n'est pas annihilée par un petit cachet, hein...)



. Vous pensez que "la contraception n'est pas un mal en soi" et que l'église légifère uniquement par crainte des débordements :
là encore, on ne peut que vous encourager à connaître réellement le discours de l'église sur ce sujet.
Déjà, considérer que l'église "légifère", c'est très mal comprendre son discours. (disons que le réduire à ça, c'est n'avoir pas bien suivi l'explication)
D'autre part, non : si vous avez pris connaissance de ce qu'elle en dit, vous avez forcément vu qu'elle ne se contente pas de légiférer contre un débordement, mais qu'est développé une réflexion très claire à ce sujet, sur la signification des actes en soi,
et la conclusion n'est pas que la contraception n'est pas un mal en soi.



Pour reprendre votre dernière question, donc : pourquoi toujours s'imaginer des regards suspects ?
“Il serait présomptueux de penser que ce que l'on sait soi-même n'est pas accessible à la majorité des autres hommes.”
[Konrad Lorenz]

Celui qui connaît vraiment les animaux est par là même capable de comprendre pleinement le caractère unique de l'homme.
[Konrad Lorenz]
Extrait de L'Agression

salésienne05
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Re: Contraceptifs

Message non lu par salésienne05 » mar. 14 juin 2011, 16:13

Pour Saint François de Sales, bizarrement, on s'accorde beaucoup à dire de lui qu'il est en avance sur Vatican II :D

Il piaffait d'impatience souvent... S'il a fondé la Visitation avec Sainte Jeanne de Chantal, c'est que l'Eglise du 17ème siècle n'admettait pas que des femmes puissent aller et venir à leur guise, même pour le Seigneur : il lui fallait donc les cloîtrer. Le projet initial n'était pas forcément celui-ci... mais l'Eglise n'était pas encore "prête"... De son temps, il a subi les moqueries de bien des évêques et de bien des prélats qui le considéraient comme un l'évêque du sexe faible, on lui reprochait de recevoir des prostituées dans son évêché, on lui reprochait de ne pas mener grand train (il avait refusé les broderies et les chausses de satin alors en vigueur chez les évêques, avait limité au strict minimum le nombre de serviteurs, etc). Au 17ème siècle, il était totalement novateur et était en avance sur l'Institution.
Pourquoi reconnaître que l'Eglise a évolué au fil des siècles, et tenir pour "certain" ce qu'elle dit aujourd'hui. L'Evangile est VIVANT... et historiquement, l'Eglise-institution a souvent un train de retard. En tant que baptisée, j'ai le devoir de penser par moi-même. Excusez-moi si les textes du catéchisme de l'Eglise catholique sur le sujet me donnent l'impression d'être culpabilisants (mais oui, je les ai lus !)

Et surtout, certains textes parlent de la sexualité comme d'un acte presque mystique... Il faudrait peut-être le tenir pour ce qu'il est, et non pas extrapoler ou sanctuariser.

Quant à dire que l'Eglise est "culpabilisante", à voir le nombre de messages sur les forums chrétiens, demandant avec angoisse chevillée au ventre, "qu'est-ce que j'ai le droit de faire ? Qu'est-ce que je dois faire ? Que dit l'Eglise ? Et comment vais-je faire" Pourquoi n'utiliserions-nous pas notre entendement, notre réflexion, et notre discernement ? En quoi seraient-ils inférieurs ou supérieurs à ceux des prélats ?

Et, notre vie avec Dieu et en Dieu étant personnelle, il est sans doute "normal" que nous puissions nous baser sur nos propres "impressions" ou du moins sur notre entendement.

Fraternellement.

En Jésus et par Marie.

Cécile

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