Effets du confinement

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Pathos
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Re: Effets du confinement

Message non lu par Pathos » ven. 11 déc. 2020, 13:17

Vous savez Kerniou il y a des pays qui s'en sont très bien sortis.
Curieusement ils n'ont pas fait comme nous.
Mais priez, mes enfants, Dieu vous exaucera en peu de temps. Mon Fils se laisse toucher.

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Re: Effets du confinement

Message non lu par Astya » ven. 11 déc. 2020, 13:33

Christophe a écrit
J'ouvre un nouveau sujet sur les effets du confinement :
- sanitaires
- économiques
- sociaux
- scolaires
- etc.
> sanitaires :
Même en n'étant pas médecin on peut s'interroger car il semble qu'il y ait des alternatives au confinement : le cas de la Suède, mais aussi le cas de la Chine, de la Corée sud , du Japon, de la Thaïlande, du Maroc, de l'Arabie Saoudite, du Mexique, de Madagascar, etc.
La France (et tout les médias occidentaux) a pris le parti de disqualifier les traitements précoces quels qu'ils soient et de ne pas mettre en place de mesures d'isolement.
D'autres pays on pris des mesures d'isolement drastiques des malades, de traitements précoces (antiviraux, anti biotiques, plantes, vitamines), et / ou de prévention (Inde, Madagascar).
Le choix du gouvernement est égalitariste ; confiner tout le monde parce que ce serait pénalisant et stigmatisant d'isoler les seuls malades.
Cela ressemble à un choix idéologique pas seulement sanitaire.
Vincent a écrit :
lun. 30 nov. 2020, 11:20
Notre liberté cède la place à la fraternité en cette période de crise. Nous préservons notre prochain en nous préservant nous-mêmes, ce n'est pas en vain que nous subissons ces contraintes.
C'est discutable, particulièrement
ce n'est pas en vain que nous subissons ces contraintes
En fait on n'en sait rien. Comme j'ai une formation comptable, j'ai bien regardé les chiffres disponibles sur le site géodes de l'agence santé publique france et sur le site de l'INSEE :
* si on compare aux moyennes de mars et avril, on a une surmortalité en mars avril 2020
* si on compare aux chiffres annuels, incluant des pics de grippe en décembre janvier : la mortalité est comparable, il n'y a pas de surmortalité plus que pour les grippes.


> économiques

En fait il y avait une crise avant : difficile de savoir si les effets de la crise sanitaire vont être plus catastrophiques que la crise monétaire et financière qui était déjà là.
Vincent a écrit :
lun. 30 nov. 2020, 11:20
Les conséquences sociales, sanitaires, économiques etc... seront tragiques dans les années à venir, et c'est encore la fraternité, plus que la liberté qui pourra aider à l'action.
Désolée de vous dire que ça semble très insuffisant : vous ne pouvez pas donner à vos frères ce que vous n'avez plus.
Vous ne semblez pas comprendre que le tissu de l'économie réelle (=l'existence des petites entreprises créatrices d'emploi) est mis à mal par la crise sanitaire, alors que en même temps la valeur de la monnaie baisse suite à la gestion laxiste de la crise de 2009.
Même si nous arrivons à donner fraternellement à l'état de quoi payer sa dette, ça ne sera pas assez : l'état ne va pas nous demander la moitié de notre manteau parce qu'il a besoin de tout notre manteau.
L'économie n'est pas soluble dans la charité.
nicolas-p a écrit : C'est éminemment politique :

Le gouvernement a la trouille que l'on lui reproche sa gestion, les morts... donc il bloque tout au mépris du bon sens scientifique
Même sans être encore totalement complotiste, j'ai un doute : dans le gouvernement, il y a plus d'économistes que de médecins. Donc il devrait avoir la trouille des conséquences économiques aussi ?
Et ils ont la possibilité du référendum. Pourquoi persister dans cette politique ?
Je trouve cette situation très bizarre.

D'autre part les déclarations de Christine Lagarde (et certains articles sur le site de la BCE) donne une impression d'incertitude : évocation d'une "monnaie électronique" sans aucune précision.
Pas de précision non plus sur les dettes des états... à part qu'il faudra les payer : avec de la monnaie électronique ?
Cela ne me semble pas normal qu'il y ait de l'incertitude au niveau de la BCE.

> sociales :
Il semble que lors du premier confinement, le discours du gouvernement d'Edouard Philippe faisait référence à "la destruction Schumpeterrienne" : avec des fenêtres ouvertes vers la réindustrialisation (notamment produire des masques...) et vers la résilience de l'économie réelle, et vers la réorganisation de l'administration notamment sanitaire (ouvrir plus de lits ...).
Aujourd'hui j'ai l'impression que tout est fermé (c'est un ressenti ?) et qu'il y a un tunnel vers une porte de secours sanitaire (vaccin) et économique ( déclarations fumeuses sur un "reset" et une monnaie électronique et un revenu universel).

> scolaires :
Cela semble entrainer une grave augmentation des inégalités.

> etc :
Il me semble qu'il y a un plan idéologique et spirituel et aussi un plan médiatique : confiance / défiance.
Il me semble que sur le plan idéologique, il y a une grande tendance à jouer sur la peur de la mort. Il est possible que les gouvernements aient peur que la peur de la mort entraine des situations de violences sociales.
C'est un ressenti : j'ai l'impression que la société est clivée entre ceux qui ont peur de la mort par le virus et ceux qui ont peur d'une sorte de coup d'état mondialiste.
J'ai l'impression aussi que les médias traditionnels ou les GAFA recherchent le clivage (peut être parce que ça fait de l'audience) et pas la concorde.

Que peut devenir une société qui a une idéologie de peur et de clivage au lieu de confiance et de concorde ?
J'ai l'impression (l'espoir) que les catholiques ont un rôle à jouer au niveau idéologique : la spiritualité et la philosophie sont les deux moyens pour éclairer l'existence des humains et dissoudre la peur de la mort.

Comme Kerniou je ne sais pas ce qu'il faudrait faire mais comme Pathos j'ai l'impression qu'on pourrait faire autrement. Peut être que prier pour la paix et la concorde c'est déjà un début de solution ? Il me semble que c'est St Paul qui disait de prier pour que nos dirigeants soient éclairés ?
D'un point de vue idéologique, les catholiques sont une force : la spiritualité positive, c'est un exemple dans une société apeurée.

Amitiés et meilleures fêtes possibles

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Riou
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Re: Effets du confinement

Message non lu par Riou » ven. 11 déc. 2020, 17:45

Vincent a écrit :
lun. 30 nov. 2020, 11:20


La liberté, pour quoi faire ? Dirait Bernanos. Vous placez le problème sous l'angle des libertés, quand la fraternité, tout autant fondamentale, est mise en sommeil. Ces contraintes imposées, elles le sont pour la collectivité. Notre liberté cède la place à la fraternité en cette période de crise.
Bonjour,
Je ne peux m'empêcher de sursauter quand j'entends la reprise de cette phrase prononcée par Bernanos, car le contresens est total, et que l'utilisation qui en est faite correspond EXACTEMENT à ce que Bernanos dénonçait comme étant le péril monstrueux de la civilisation à venir. Cette phrase est précisément le symptôme d'une désaffection de la liberté, désaffection terrible qui ne peut que plonger l'humanité dans la barbarie, aux yeux de Bernanos.

Car cette phrase de Bernanos ("La liberté, pour quoi faire?") est en fait une reprise ironique de la même phrase de Lénine, qui a effectivement prononcé : "La liberté pour quoi faire?". Cette phrase est l'arrière-pensée cynique du monde moderne, arrière-pensée dont Bernanos s'empare pour en montrer l'horreur et le vertige, avec cette fameuse plume qui respire la liberté de l'esprit. Bernanos, quand il reprend cette phrase, veut dire par là que quiconque en arrive un jour à se poser cette question a tué en son cœur la passion de la liberté pour pactiser avec le credo cynique de tout un monde moderne qui, en effet, se construit sans la liberté. L'adhésion à cette phrase emporte avec elle toues les autres désaffections possibles : le désir de vérité et de fraternité ne peuvent plus exister quand l'homme abdique à la liberté. Car liberté et fraternité ne vont pas l'un sans l'autre, et les deux se soutiennent pour être.

Je sais bien que tel n'est pas nécessairement votre cas, et que vous avez repris cette phrase sans en mesurer la vraie signification. Mais je pouvais difficilement laisser Bernanos être utilisé de la sorte dans notre discussion, car il aurait assurément sursauté :) .

Voici la présentation qu'en fait Bernanos :
Extraits de "La liberté pour quoi faire de Bernanos

« La liberté pour quoi faire ? c’est, vous le savez, une phrase célèbre de Lénine et elle exprime, avec un éclat et comme une lucidité terrible, cette espèce de désaffection cynique pour la liberté qui a déjà corrompu tant de consciences. La pire menace pour la liberté n’est pas qu’on se la laisse prendre, – car qui se l’est laissé prendre peut toujours la reconquérir – c’est qu’on désapprenne de l’aimer, ou qu’on ne la comprenne plus. »

« Le mot de Lénine est devenu le slogan de l’État moderne, qu’il se dise démocrate ou non, car le mot de démocratie a déjà tellement servi qu’il a perdu toute signification, c’est probablement le mot le plus prostitué de toutes les langues. Dans presque tous les pays, la démocratie n’est-elle pas d’abord et avant tout une dictature économique ? »

« « La liberté pour quoi faire ? » C’est précisément la question que le monde moderne est en train de poser à notre espèce, car je crois de plus en plus que ce monde est un monde totalitaire et concentrationnaire en formation, qui presse chaque jour de plus en plus sur l’individu libre, ainsi qu’autour d’un navire la glace qui commence à prendre, jusqu’à faire éclater la coque. »

« La menace qui pèse sur le monde est celle d’une organisation totalitaire et concentrationnaire universelle qui ferait, tôt ou tard, sous un nom ou sous un autre, qu’importe ! de l’homme libre une espèce de monstre réputé dangereux pour la collectivité toute entière, et dont l’existence dans la société future serait aussi insolite que la présence actuelle du mammouth sur les bords du lac Léman. »

« Les disciplines imposées par la technique ont peu à peu ruiné, du moins considérablement affaibli les réflexes de défense de l’individu contre la collectivité. »

« La question n’est pas d’en revenir à la chandelle, mais de défendre l’individu contre un pouvoir mille fois plus efficace et plus écrasant qu’aucun de ceux dont disposaient jadis les tyrans les plus fameux. »

« il ne subsiste de l’Etat qu’une police, une police pour le contrôle, la surveillance, l’exploitation et l’extermination du citoyen. »

« Le monde moderne est essentiellement un monde sans liberté. Il n’y a pas de place pour la liberté dans la gigantesque usine mécanique qui devrait être réglée comme une horloge. Pour s’en convaincre, il suffit de tenir compte de l’expérience de la guerre. La liberté est un luxe que ne saurait se permettre une collectivité lorsqu’elle se propose d’engager toutes ses ressources en vue d’un rendement maximum. Une collectivité libre, dans le monde moderne, est en état d’infériorité vis-à-vis d’un autre, et cette infériorité est d’autant plus grave que la collectivité est plus libre. »

« Qui s’ouvre indifféremment au vrai comme au faux est mûr pour n’importe quelle tyrannie. La passion de la vérité va de pair avec la passion de la liberté. »

« Nous sommes au seuil de ce monde, ou plutôt nous sommes au seuil de ce monde, la porte ne s’est pas encore refermée derrière nous. Je veux dire qu’il se passera bientôt facilement de notre acceptation, mais il craint encore notre refus. Il ne nous demande pas de l’aimer, il ne demande pas l’amour, il ne veut qu’être subi. Prétendant s’asservir les forces de la nature, il attend que nous nous soumettions à lui, à son déterminisme technique, comme nous nous soumettons à la nature elle-même, au déterminisme des choses, au froid, au chaud, à la pluie, aux séismes et aux ouragans. Il a peur de notre jugement, de notre raison. Il ne veut pas être discuté. Il prétend savoir mieux que nous ce que nous sommes, il nous impose sa conception de l’homme. Il nous invite à produire, produire aveuglément, produire coûte que coûte, alors qu’il vient de démontrer d’une manière effrayante sa capacité pour détruire. Il nous enjoint, il nous commande, il nous presse de produire, pour ne pas nous laisser le temps de réfléchir. Il veut que nous baissions notre regard sur notre travail pour que nous ne le levions pas sur lui. Car, comme tous les monstres, il a peur de la fixité du regard humain. »

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Re: Effets du confinement

Message non lu par Kerniou » ven. 11 déc. 2020, 19:39

Pathos, à quels pays faites-vous allusion ? Par rapport aux autres Pays européens, nous serions dans la bonne moyenne ...
" Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu , car Dieu est Amour " I Jean 4,7.

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Re: Effets du confinement

Message non lu par Pathos » sam. 12 déc. 2020, 0:18

Corée du Sud (pas de confinement, fermeture des frontières, tests ciblés, usage du traitement bien connu soit tout le contraire de la France).
Chine
Japon
Suède
Ou même Allemagne.

Sans parler des pays du Maghreb.

Mais je vous l'accorde il y a pire que nous :
Argentine (7 mois de confinement sans résultats)
Belgique
Espagne
Australie, Canada : flicage à fond jusqu'à domicile .
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Re: Effets du confinement

Message non lu par Altior » sam. 16 janv. 2021, 7:47

J'ai passé une partie de mes vacances de Noël à Paris. Un Paris que j'ai eu du mal à reconnaître. Avant, j'ai connu un Paris bruyant, mais brillant. Le simple fait de se balader dans ses avenues, rues et ruelles me faisait un grand plaisir. Maintenant, j'ai connu un Paris morose et triste. Sans musées, sans théatres, sans cafés, sans éclat. Une Seine qui pleure ses bateaux-mouches. Des estaminets fermés à clé, avec les chaises entassées en pile contre les vitrines. Une Place de la Concorde dépeuplée. Des jardins sans vie, autre que celle de leurs arbres. Et beaucoup, beaucoup de boutiques et même de bureaux et d'appartements qui affichaient «à vendre» ou «espace à louer».

Tout ça fait peur.

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