L'Alsace renait de ses cendres

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Kerygme
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L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Kerygme » sam. 02 janv. 2021, 13:53

Après une année difficile, pour tous, le passage au 1er janvier 2021 a pour effet de réjouir les Alsaciens.
En effet depuis hier, et après des années de combats politiques depuis 2016, l'Alsace va revivre en tant que « Collectivité Européenne d’Alsace ».

Nous retrouvons les spécificités de notre région et évitons par la même occasion les craintes que ce regroupement dans un Grand-Est avaient occasionné :

- atteinte au Concordat : et donc au salariat de nos prêtres (qui participe aussi aux vocations pour ceux qui hésitent car ils sont soutien de famille), conservation de l'enseignement catholique jusqu'au collège (puis optionnel après) etc

- perte du droit local : certaines lois locales ont le dessus sur la loi Française (par exemple préavis pour démission ramené à 15 jours) ou obligent les communes/administrations à certains services (stères de bois aux familles nécessiteuses... ), jours fériés supplémentaires (Vendredi Saint, 26 décembre), interdiction pour les commerces d'ouvrir le dimanche (loi Napoléonienne) à l'exception des 4 dimanches avant Noël (marché de Noël oblige) etc.

- la perte de compétences de la région Alsace : entretien des routes et notamment de l'A35 qui nous permettra de continuer les travaux du grand contournement de Strasbourg et de sa politique éco-responsable, renforcement du bilinguisme et de l'enseignement des dialectes Alsaciens au sein du système éducatif, plaques d'immatriculation Alsace, compétences tourisme ...



La grande nouveauté sera la fusion, entre Bas-Rhin et Haut-Rhin, dans une seule entité ce qui pourrait mettre un terme à notre guéguerre très fraternelle entre bas-rhinois et haut-rhinois; bon, il nous restera nos cousins Lorrains alors on n'aura pas tout perdu ;).
Une petite pensée pour la Moselle qui ne récupère pas ses spécificités Alsace-Moselle, mais comme le dit leur président (UDI) : « Ce que l’Alsace demandera, la Moselle l’exigera aussi », notamment sur des compétences spécifiques.

La tradition frondeuse de l'Alsace est respectée et nous protège surtout des velléités des partis de gagner nos mairies - ou la région - en envoyant leurs "éléphants" parisiens conquérir nos voix (ce qui serait peine perdue). Nous continuons notre chemin dans ce que nous vivons au quotidien : une Europe des peuples, voulue par des peuples et non des technocrates sans légitimité élective. Le statut de Strasbourg en tant qu'Eurométropole, mais aussi la cohésion régionale, a permis de peser et de voir le retour de nos compétences ainsi que ces panneaux bleus qui en délimitent l'espace avec le nom de notre région. Et tout particulièrement le retour de la compétence de nouer des accords transfontaliers avec nos voisins (et même au-delà) et tout particulièrement avec les länders Allemands et les cantons limitrophes de la Suisse.

C’est du cousu main pour l’Alsace et nous restons bien entendu intégrés dans le Grand-Est. Mais il sera possible, avec la loi et la révision constitutionnelle à venir, d’aller encore plus loin et de faire d'autres pas significatifs. Ne vous y trompez pas, les Alsaciens ne sont pas des séparatistes et sont très attachés à la France; ils ne sont pas serviles pour autant.

Peut être trouverez vous mon discours hautain ou prétentieux, tel n'est pas son but. C'était juste une occasion de parler une fois encore de ma région et de dire qu'avec de la pugnacité rien n'est définitif. Si on a longtemps mis en garde contre les régionalismes comme facteur possible de séparatisme, leurs spécificités et leurs dynamismes peuvent aussi impulser et influencer les orientations nationales qui servent souvent plus les intérêts électifs personnels que l'amour de notre terre qui compose ce pays. :france:

Bonne année 2021 à tous.
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Pathos » sam. 02 janv. 2021, 18:55

Un autre son de cloche...

https://youtu.be/tHA1E2-JBE8
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Foxy » sam. 02 janv. 2021, 19:50

"Maintenant, c'est parti !": la Collectivité européenne d'Alsace a élu son premier président

AFP, publié le samedi 02 janvier 2021 à 14h16

"Maintenant, c'est parti. L'Alsace est de retour !": la Collectivité européenne d'Alsace (CEA), née officiellement le 1er janvier, a élu samedi à Colmar le premier président de son histoire, le LR Frédéric Bierry, seul candidat en lice.

Jusque-là président du Conseil départemental du Bas-Rhin, qui a fusionné avec celui du Haut-Rhin au sein de cette nouvelle collectivité, Frédéric Bierry a été élu haut la main par 75 voix pour et quatre bulletins blancs sur 79 votants.

"La nouvelle Collectivité européenne d'Alsace est née du refus d'une loi stupide, la loi NOTRe (d'août 2015 sur les compétences et le redécoupage des régions, NDLR) qui a fait disparaître notre région historique, l'Alsace", a-t-il fustigé lors de son discours inaugural.

Une "grande majorité d'Alsaciens ont refusé ce diktat", a encore souligné Frédéric Bierry sans mentionner une seule fois la vaste région Grand Est au sein de laquelle la CEA demeure toutefois ancrée ni le président de cette région, Jean Rottner, pourtant LR tout comme lui.

Frédéric Bierry a en revanche salué l'ancien préfet de région Jean-Luc Marx dont un rapport au Premier ministre soulignait en juin 2018 la persistance d'un "désir d'Alsace" et prônait la création d'un "département d'Alsace".

"Collectivité territoriale d'un nouveau type", la CEA, a-t-il rappelé, récupère les compétences des deux anciens départements alsaciens, Bas-Rhin et Haut-Rhin : gestion des collèges, aide sociale et aux séniors, services d'incendie et de secours...

Mais elle se saisit aussi de nouvelles compétences comme la coopération transfrontalière avec la Suisse et l'Allemagne voisines, le bilinguisme français/allemand, le tourisme ou le réseau routier (hors autoroutes concédées).

Cette CEA "doit permettre de placer l'Alsace au premier plan national avec près de 2 millions d'habitants et deux milliards de budget", a poursuivi Frédéric Bierry qui entend en faire une "locomotive économique" de la France.

- Reconquête -

"Mais le temps de la reconquête, de la reconnaissance institutionnelle de l'Alsace, ne s'arrêtera pas là", a-t-il averti, promettant de "saisir de toutes les opportunités pour récupérer des compétences" nouvelles, dans une allusion à la concurrence institutionnelle entre la CEA et la région.

Ouvrant auparavant cette séance inaugurale "historique", le doyen d'âge du nouveau Conseil d'Alsace, Yves Le Tallec, 83 ans, avait conclu son intervention en alsacien: "Jetzt geht's los, s'Elsass isch wieder dà !" (Maintenant, c'est parti, l'Alsace est de retour !).

Quant à l'actuelle préfète de la région Grand Est, Josiane Chevalier, invitée à s'exprimer à la tribune, elle a évoqué sa "fierté que le gouvernement ait su répondre au désir d'Alsace en écoutant les territoires".

La CEA, a-t-elle assuré, trouvera "sa juste place" dans une "région Grand Est compétitive" dont elle a "souligné l'implication constructive et bienveillante", relevant par ailleurs que les deux préfectures de Strasbourg et Colmar demeureraient en dépit de la réunification de l'Alsace.

En juin prochain, a-t-elle encore rappelé, les 80 "conseillers d'Alsace" seront élus avec un mandat de six ans. Dans l'intervalle, le "Conseil d'Alsace" est formé des conseillers départementaux sortants du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Puis il faudra trancher l'épineuse question du siège de la CEA que se disputent Strasbourg, capitale de l'Europe, et Colmar, la riche cité haut-rhinoise, éternelles rivales.
https://actu.orange.fr/france/maintenan ... de986.html
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Altior » sam. 02 janv. 2021, 23:04

Bonjour,

J'avoue n'avoir rien compris. Cette CEA c'est quoi exactement ? Un superdépartement (mais alors Haut Rhin et Bas Rhin existent encore pour combien de temps?). Ou bien une région dans la région ?

Merci à ceux qui sont en thème de m'éclairer.

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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Kerygme » dim. 03 janv. 2021, 7:46

@Pathos

En effet un véritable son ... de cloche.
Je ne cherche même pas à développer sur la totalité mais je suis juste surpris qu'un prétendant à des responsabilités géopolitiques internationales soit si ignorant concernant celles qui ne sont que régionales et dans son propre pays.
La vérité c'est que tout ce qui nous "serait attribué" nous ne faisons que le récupérer, car nous l'avions déjà.

Les étoiles ? Elles font partie intégrante de notre paysage depuis quelques décennies lorsque nous sommes devenus "capitale européenne" , avec 2 parlements construits sans compter la cour de justice européenne et quelques autres institutions du même ordre.

Le bilinguisme ? Nous le vivons au quotidien puisque l'Alsace - par son histoire - est bilingue et possède aussi son dialecte qu'elle veut défendre, ainsi que son droit local et son régime local. Mais elle est très loin d'être germanophile, toujours du fait de son histoire.

Les Allemands lorgneraient sur l'Alsace ? C'est plutôt le land qui nous est limitrophe qui se plaint que Kehl est une conquête Française, notre Tram va même jusque dans leur centre-ville. La réalité est bien éloignée du bureau de ce VRP monocarte orange.

Les accords transfrontaliers ? Cela a toujours été de notre compétence (nous avons même des accords commerciaux avec l'Europe centrale, le Japon ...) et si on parle encore de couple Franco-Allemand c'est beaucoup grâce à eux. Ce n'est certes pas l'aura et la compétence de nos politiciens nationaux qui y contribue.

Chef de file ? Mais nous vivons l'Europe au quotidien et nous ne nous sentons pas menacés par elle. D'ailleurs ce n'est pas elle qui a essayé de nous démanteler mais bien les pairs énarques de M. Philippot. Peut être parce que le fédéralisme serait plus proche de nos aspirations afin que ni le gouvernement centralisé de la France, et encore moins l'Allemagne ne viennent mettre leur nez dans nos choix.
Après 5 changements de nationalité en un siècle, et ce qu'ont connu nos anciens, il est compréhensible que nous tenons à une certaine autodétermination.

Mais il est plus facile d'être démagogique et de ratisser quelques abonnements en parlant de nébuleuses internationales, le conspirationnisme est plus porteur que l'histoire.

Le reste n'est que dénomination juridique. Pour citer un exemple le droit local interdit de construire plus haut que le clocher d'une église (à Strasbourg avec la cathédrale on a de la marge) mais la CEA va permettre de passer outre au niveau régional. Ignorant ce genre de spécificité il est normal que M. Philippot fantasme sur la référence européenne. Et voilà encore un repère religieux qui va se perdre dans l'indifférence.
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Pathos » dim. 03 janv. 2021, 10:36

Vous esquivez le vote de vos frères alsaciens qui avaient dit "non" il y a quelques années..et qui est bafoué une fois de plus.

Lisez Pierre Hillard vous comprendrez mieux le projet de découpage en mille morceaux régionaux de l'Europe.
La fin des nations est bien le but recherché pour les fondre dans un magma économique dans lequel les peuples ne comptent plus.
Qualifier cela de fantasme c'est de l'aveuglement ou de la mauvaise foi.
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Kerygme » dim. 03 janv. 2021, 14:39

Pathos a écrit :
dim. 03 janv. 2021, 10:36
Vous esquivez le vote de vos frères alsaciens qui avaient dit "non" il y a quelques années..et qui est bafoué une fois de plus.
Encore faut-il savoir le pourquoi plutôt que de se contenter de déduire superficiellement et penser avoir fait le tour du problème. Je ne développe pas plus, car je vous abandonne cette passion pour la controverse idéologique.
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Pathos » dim. 03 janv. 2021, 19:03

Le peuple est-il souverain ?
On peut dire que non en l'espèce... et à bien d'autres occasions similaires.
Je suis idéologique là ?
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Thurar » dim. 03 janv. 2021, 19:21

Le peuple a dit non au référendum sur la Constitution européenne... mais on lui a imposé quand même. Comment vous appelez ça, Kerygme ?

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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Kerygme » lun. 04 janv. 2021, 15:38

Thurar a écrit :
dim. 03 janv. 2021, 19:21
Le peuple a dit non au référendum sur la Constitution européenne... mais on lui a imposé quand même. Comment vous appelez ça, Kerygme ?
.
"Quel rapport avec la choucroute ?" répondrais-je.

Pathos a écrit :
dim. 03 janv. 2021, 19:03
Le peuple est-il souverain ?
On peut dire que non en l'espèce... et à bien d'autres occasions similaires.
Je suis idéologique là ?
Totalement puisque vous ramenez à une propagande ce qui n'est qu'un évènement local afin de permettre la publication de sources toujours très "spécialisées" et des théories qui les complètent.
Je ne comprends pas votre interpellation puisque je suis le premier à dire que nous sommes dans une oligarchie de fait, sauf que je ne brode pas autour. A moins que vous ayez de nouvelles théories à diffuser ?


Donc pour ceux qui souhaitent comprendre la situation avant qu'elle ne soit totalement déformée ou récupérée :

Quelques détails pour planter le décor. Tout d'abord le rapprochement des collectivités locales n’est pas un projet nouveau dans l’histoire politique régionale puisqu'elle date déjà des années 1930. Puis, c'est l'Alsace - dans sa collégialité - qui avait proposé la fusion des deux départements pour rester une région et ne pas être intégrée dans le projet de ce qui s'appellera plus tard le Grand-Est.
Pour la suite je réponds aux affirmations erronées.

En 2013, année du référendum, la fusion ne concernait que les collectivités telles que le conseil régional d'Alsace, et les deux conseils généraux. Bien que le "oui" était majoritaire à 57% sur la moyenne des deux départements ( source officielle , car les journaux donnent tout et leur contraire) ce sont les conditions pour son approbation qui n'ont pas été remplies :
- être majoritaire dans les deux départements (au moins 50% des suffrages exprimés)
- obtenir les voix d'au moins 25% des inscrits dans les deux départements.[/list]

Le Haut-Rhin avait voté majoritairement pour le non (par refus de voir ses compétences départementales filer dans le Bas-Rhin) avec 55% des suffrages exprimés mais qui représentait seulement 20% des inscrits.
Le Bas-rhin a voté majoritairement pour le oui à 67% mais ne représentait qu'environ 23% des inscrits.
Le oui (moyenne à 57%) ne peut l'emporter car il ne remplit pas les deux conditions.
Et en terme de participation ce ne fut pas le raz-de-marée prévu par les analystes (rien d'anomal, la routine quoi) avec une abstention régionale d'environ 64%.

Mais quelle surprise ? Et bien non, tout simplement parce que nos antagonismes ont prévalu; ce n'est pas plus compliqué que cela. Et pour la même raison le siège de la CEA n'a toujours pas été décidé, CEA qui est à dissocier du référendum de 2013 car n'ayant aucun rapport, mais aboutissant à la proposition qu'avait faite l'Alsace avant son démantèlement.

Pour avoir un début de compréhension sur le pourquoi de 2013 : Fusion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin : le mariage des frères ennemis. Cela m'a même surpris de voir qu'un journal non local puisse faire cette simple analyse, son auteur a du faire son job de journaliste.

Autant dire que le résultat de ce référendum était connu d'avance et n'a pas mobilisé, mais il est bon qu'il ait eu lieu ne serait-ce que pour que nous en tirions les conséquences a posteriori. Comme le disait Robert Heitz : “C'est l'histoire de l'Alsace qui, très souvent, justifie les Alsaciens.”. Nécessité a donc fait loi.

Alors face à ce démantèlement des régions - auquel nous n'avons pas vraiment cru, nous concernant, il faut le reconnaitre - nous assumons notre erreur passée et nous faisons front commun en décidant de faire renaitre l'Alsace; nous aurons bien le temps pour reprendre nos chamailleries après ... en famille.
Ce n'est certes pas encore un retour à la situation d'avant janvier 2016 mais c'est le premier pas, soyez en certain. Bas-rhinois et Haut-rhinois ont retenu les conséquences de cette dissension.

Y a t'il eu perte de souveraineté du peuple ? De notre point de vue c'est l'inverse, nous reprenons la main en secouant nos élus (maires, députés, conseillers généraux et régionaux) de la façon la plus directe. Que chacun s'interroge : combien de foi a t'on saisit son député ou est-on allé à sa permanence pour exprimer un désaccord avec un projet de loi ? Il ne s'agit pas d'agiter le mouchoir de la souveraineté pour se contenter de râler à la Française, il faut aussi la vivre pour qu'elle existe. A défaut nous n'aurons que les politiciens que nous méritons.
Et pour obtenir gain de cause, nous utilisons pour cela un levier convaincant : l'économie. Et je n'aborde pas le budgétaire, vous seriez surpris de voir dans quelles mesures nous limitons certains déficits nationaux avec nos excédents (la sécu par exemple).


Alors oui propos idéologiques, car c'est ramener (encore) une actualité typiquement régionale à des sources sur le grand complot international, sur la perte de souveraineté populaire (qui est plutôt la conséquence de son désintérêt) pour servir un discours alarmiste dont la seule finalité est de râcler des voix afin de survivre politiquement : M. Philippot n'est que le Brutus de Mme Lepen comme l'a été M. Menard pour son père.
Faut-il cesser de les nourrir après minuit ?


En tous les cas ces réactions me renforcent dans une certitude, il faut vraiment aller plus loin dans l'autodétermination pour que personne ne décide à notre place : à l'image de nos voisins les länders Allemands ou des cantons Suisses puisque la prétendue décentralisation a été une vaste fumisterie. La preuve, l'État maintient ses deux préfectures en Alsace et les sous-préfectures existent encore au niveau national (et coûtent au contribuable).

Surprenant qu'un visionnaire prétendant à de hautes responsabilités discerne des nébuleuses lointaines mais pas une réalité proche de chez lui.
Il est bien connu que les loups ne se mangent pas entre eux, et je ne crois pas plus à ce grand fantasme - bien Français - de l'homme providentiel.



PS : Merci à P., paroissienne et élue régionale, qui a bien voulu combler quelques oublis.
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Re: L'Alsace renait de ses cendres

Message non lu par Pathos » lun. 04 janv. 2021, 21:35

Non ce n'est pas purement local mais pensé en haut lieu.

Ecouter Pierre Hillard à 19' (ca date de 2014 !) lorsqu'il sort les cartes prévues puis à 22' le document officiel du ministère allemand
de l'époque !

https://www.youtube.com/watch?v=pKTZ13jttmY
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