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Bonjour Teano,
Soit je m'explique mal, soit vous interprétez trop rapidement mes messages.
Pour défendre votre vision erronée de la croix, vous êtes obligé de professer d'autres erreurs dans des raisonnements toujours plus subtils et contradictoires. Comment pouvez-vous soutenir tout à la fois que le Père a abandonné le Fils pendant les 3 heures de la croix et qu'Il l'a exaucé dans le même temps ?
Comme vous l'avez noté dans un message postérieur, le Psaume 22 comporte deux parties bien distinctes. Jusqu'au verset 21a, ce sont les souffrances de la croix, et essentiellement les souffrances dues à l'abandon de Dieu (de la sixième à la neuvième heure). A noter que le Psaume 69, qui est aussi un psaume messianique, traite surtout de souffrances à la croix de la part des hommes (de la troisième à la sixième heure). Dans le Psaume 22, à partir du verset 21b, ce sont les réponses de Dieu en exaucement, ce qui suppose la résurrection, et introduit la constitution d'une congrégation d'adorateurs, à savoir l'Eglise (ou Assemblée), puis plus tard Israël restauré.
Je reprends mon questionnement plus haut : quel visage de Dieu nous montrez-vous ? Qui est ce Dieu que vous connaissez et professez ? Un dieu tyrannique dont la "justice" n'est satisfaite qu'au prix du déchaînement de la violence et d'une cruauté particulièrement raffinée. Ce n'est pas l'Evangile ni de près ni de loin et ce n'est pas non plus la justice divine.
Ma réponse sera une introduction à la réponse que je ferai plus complètement à Cinci dès que j'en aurai le temps. Dieu n'est pas un Dieu tyrannique, violent en cruel. Mais comme nous le voyons dans la première épître de Jean, Dieu est amour et Dieu est lumière. Etant amour il aime tous les hommes et veut leur bonheur éternel. Mais aussi Dieu est lumière, et nous voyons aussi que Dieu est saint (même trois fois saint) et que comme tel il ne peut pas supporter le mal et les péchés des hommes sans condamner et punir ces iniquités. Le seul moyen possible qu'il a mis en oeuvre pour concilier ces deux attributs divins a été d'envoyer sur terre son Fils unique et bien-aimé, devenu un homme en tous points comme nous à part le péché. Au terme d'une vie parfaite qui a honoré le Père et accompli la Loi, Jésus aurait, lui seul, pu remonter aux cieux dans la gloire du Père, mais il a préféré mourir pour des impies que nous étions sur la croix afin de supporter à notre place la condamnation et le châtiment que nous aurions mérités à cause de nos péchés. De sorte que Dieu est juste tout en justifiant celui qui est de la foi de Jésus (Romains 3, 26)
Certes le Père et le Fils nous ont aimés, et pour Jésus jusqu'à la mort de la croix. Mais cette oeuvre expiatoire ne ressort pas tant du fait qu'il nous ait aimés et qu'il était un homme de prières. Elle ressort du fait qu'il nous a aimés jusqu'à la mort de la croix,
abandonné de son Dieu, oeuvre infiniment solennelle et douloureuse pour lui comme on peut l'imaginer en considérant la scène du jardin de Gethsémané, ou encore le cri du Psaume 22.
Hébreux 5, 7-9 : "ayant offert, avec de grands cris et avec larmes; des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoiqu'il fut Fils, a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes ; et ayant été consommé, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur du salut éternel".
Philippiens 2, 6-9 : "le Christ jésus étant en forme de Dieu, n'a pas regardé comme un objet à ravir d'être égal à Dieu [contrairement à Adam], mais s'est anéanti lui même, prenant la forme d'esclave, étant fait à la ressemblance des hommes et, étant trouvé en figure comme un homme, il s'est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu'à la mort et à la mort de la croix. C'est
pourquoi aussi Dieu l'a haut élevé ..."
1 Jean 4, 6-9 : "en ceci a été manifesté l'amour de Dieu pour nous, c'est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions pas lui ; en ceci est l'amour, non en ce que nous, nous ayons aimé dieu, mais en ce que lui nous aima et qu'il envoyât son Fils pour être la propitiation pour nos péchés".
Si ce que je viens d'écrire n'est pas pour vous le plein évangile, alors nous n'avons pas le même évangile, comme je l'a écrit à Cinci.
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