par paroisse je ne pense pas à la subdivision administrative du diocèse mais à la communauté des catholiques qui y vivent, au troupeau sous la houlette d'un même prêtre/berger
Quelle importance lui donner ?
Cette question me titille lorsque je lis les abus liturgiques constatés (si les fidèles ont une voiture, pourquoi ne pas aller voir ailleurs ?), lorsque je regarde autour de moi (sans abus liturgique) et la citation du Bx Jean XXIII "la paroisse est la fontaine du village à laquelle tout le monde vient étancher sa soif" lue sur un blog ce matin me touche beaucoup.
Je suis biformaliste, messe dite selon la forme extraordinaire chaque mois dans le doyenné, par le doyen d'ailleurs, sinon messe dite localement, belle liturgie, rien à dire.
Mais j'ai été frappé par la différence de comportement des deux assemblées.
J'ai l'habitude d'arriver bien en avance, ce qui me permet de méditer, prier, faire la transition entre le profane et le sacré, d'être totalement réceptif.
Messe "tradie", c'est idéal, une poignée de main et/ou un bonjour chuchoté, on s'installe, et c'est le calme, bercé par les dernières mises au point de la chorale, on entre dans le sacré.
Messe locale, le "noyau dur" des premiers rangs se salue à grand bruit, on se fait la bise, on rigole, on bavarde à haute voix, on se déplace, on montre qu'on est là.
La fois dernière je me serais cru dans un hall de gare, c'était terrible, je me suis senti vraiment déconnecté d'une large part de l'assemblée et me suis demandé s'ils étaient là dans le même but que moi
Si ce dimanche le record de bruit de fond a été explosé, ce n'est pas la première fois que tout recueillement m'est rendu difficile et que la fontaine n'envoie pour l'occasion qu'un mince filet d'eau.
Pourtant ils sont sympas ici, chacun sait qui est qui et qui fait quoi, c'est le village, j'ai plaisir à les saluer en semaine et j'espère que c'est partagé, j'ai alors l'impression d'un partage, d'une communauté, mais le dimanche, il y a un gros bug !
Comme il y a à une trentaine de km de chez moi une messe hebdomadaire dite par un prêtre de la FSSP, je commence à penser à une bascule, mais l'idée de quitter une communauté, même si elle a des défauts, m'attriste un peu.
J'en un touché un mot à mon curé, il est conscient du pb, et l'idée de le quitter, lui, me chagrine vraiment beaucoup. Je pense garder une messe locale mensuelle.
Je me demande si je suis le seul à me poser ce genre de question.



