Bonjour Mikaël
Un gentil athée a écrit :Tout homme est naturellement enclin à agir suivant ce qu'il croit être le mieux pour lui.
déjà ici je ne suis pas complètement d'accord. tout homme recherche le bonheur, ce n'est pas la même chose que ''le mieux pour lui''. En effet un homme pourra tuer l'amant de sa femme infidèle (exemple limite encore mais bon). Cela représentera pour lui la seule chose à faire pour satisfaire son bonheur. Cependant il sera certainement conscient que ce n'est pas le meilleur bien pour lui car il va finir en prison, ... Donc l'inclinaison naturelle est bien plus que de rechercher le mieux pour soi mais la recherche du bonheur.
qu'est ce que le bonheur? une bonne question je dirai que c'est un état ou l'on est unifié et comblé.
Mon exemple à l'avantage de montrer également que le bonheur de l'un ne fait pas le bonheur de l'autre. Cela est vrai également de la recherche du mieux pour soi. Cela a une conséquence immédiate la recherche du bien pour soi et la recherche de mon bonheur ne peut être le moteur de la morale.
Un gentil athée a écrit :Mais pour qu'il agisse vraiment suivant ce qui est vraiment le mieux pour lui, il faut qu'il connaisse ce qui est le mieux pour lui, et qu'il puisse l'accomplir ; c'est-à-dire qu'il sache comment l'accomplir, qu'il ait la volonté de l'accomplir, et enfin qu'il soit apte à l'accomplir.
Pour que l'homme pose une acte qui soit vraiment de l'homme il faut qu'il soit libre. Depuis que l'homme se reconnait comme une auto-conscience, qu'il se sait être une personne, qu'il sait que ses actes l'engage, il sait de manière intrinsèque que son agir s'exprime à travers un acte libre. D'ailleurs si l'acte est sous contrainte ce n'est pas à propre m'en dit un acte de l'homme.
Je ne définirai pas l'agir humain exactement comme vous, mais je partirai de ce que vous dites. Pour moi un acte libre de l'homme (différent d'un acte humain de l'homme comme dormir par exemple) à quatre caractéristiques : 1 l'attrait du bien, 2 la délibération des moyens, 3 la décision d'accomplir l'acte qui est mise en mouvement des potentialité de l'homme sous les impulsions. de l'intelligence et de la volonté, 4 la jouissance de la joie et de la paix que procure cet acte qui vient d'être réalisé.
Un gentil athée a écrit :
Donc, tout homme a intérêt à développer son potentiel, c'est-à-dire ses "capacités à" (ou compétences), ses connaissances, ainsi que ses dispositions à nourrir ses connaissances, ses compétences, et à les exercer (car c'est par l'exercice, entre autres, qu'on se développe et que l'on prouve son développement). Enfin, l'homme étant un animal social, il a intérêt à nouer des relations avec autrui, à leur exprimer de la bienveillance, laquelle consiste entre autres à veiller à favoriser le développement et l'expression de leur propre potentiel. Ainsi, la morale peut se résumer à ce seul critère :
Le Telos de notre agir éthique consiste à faire s'exprimer et se développer le potentiel (connaissance de soi, compétences, savoirs, volonté) de tous et de chacun à travers l'expression et le développement de notre propre potentiel, et réciproquement.
Quant au Deontos de notre agir éthique, il se borne à en respecter le Telos, chez tout le monde, équitablement. A vrai dire, mon propos est redondant, car du Telos lui-même, tel que je l'ai défini, on en déduit le Deontos (à ce qu'il me semble).
J'ai vraiment chercher à appliquer votre définition aux actes que je pose et le fait de développer mes potentialités n'est pas le moteur de mon agir.
Il en est un des moyens. Développer notre potentiel ne peut donc être le Telos de notre agir éthique.
Pour agir de manière éthique (je mets de coté pour l'instant la loi nouvelle qui consiste à suivre le Christ on en reparlera plus tard) l'homme doit d'abord se laisser saisir par le bien. d'ou la question qu'est que le bien? Peut il s'imposer à nous? Peut nous être transcendant?
C'est pour cela que je vous parlais de la loi naturelle qui consiste dans son principe le plus fondamental à choisir le bien et rejeter le mal.
C'est un acte de notre personne en entier que de choisir le bien.
Quelles instances possèdent tout homme? D'abord la vie ensuite la liberté nous dit le Pape Benoît 16. Il nous dit aussi : "en tenant compte, toutefois, que la liberté humaine est toujours une liberté partagée par les autres, il est clair que l'harmonie des libertés ne peut être trouvée que dans ce qui est commun à tous: la vérité de l'être humain, le message fondamental de l'être même, la
lex naturalis précisément." (Benoît 16 congrès international sur la loi morale naturelle, latran 12 février 2007)
La loi naturelle inscrite dans le coeur de l'homme est le principe premier de la morale. Elle n'est pas une somme de prescription qui nous oblige
mais un choix: CELUI DE FAIRE LE BIEN.
Le second principe est bien plus important: c'est de suivre Jésus. Le principe de la morale est une personne, il suffit de lire la parabole du jeune homme riche (Mt 19, 12- ) pour le comprendre. Je n'ai pas le temps de développer ce point maintenant.
A bientôt.
Cordialement