Mais si. Le but est que la personne ne soit plus jamais en liberté au contact de la société. On va donc l'isoler suffisamment longtemps en attendant qu'elle meure. On va donc attendre, attendre, attendre... que la personne meure. C'est l'enfermement jusqu'à ce que mort s'ensuive. Il n'y a pas de durée déterminée à l'avance à cette peine. Je me demande d'ailleurs si c'est très conforme aux Droits de l'homme d'enfermer quelqu'un sans qu'il sache pour combien de temps exactement.Pneumatis a écrit :<: Non. La mort ne survient pas du fait de l'enfermement (sauf accident). Enfermer quelqu'un à vie, si toutefois cela peut être considéré comme une solution (je n'ai pas d'avis tranché là-dessus) ne revient pas à donner la mort. Le fait qu'une personne meurt en prison ne veut pas dire qu'on l'a tuée. Ne confondons pas tout.PaxetBonum a écrit :Vous êtes donc pour la peine de mort non sanglante, c'est cela ?
Car un emprisonnement à vie est un emprisonnement à mort…
L'Église et la peine de mort
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- philémon.siclone
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Il conviendrait peut-être de rappeler que notre foi découle en premier lieu, non pas des textes du magistère des évêques ou du catéchisme, mais de l'Ecriture Sainte et la Tradition, c'est-à-dire du Dépôt de la Foi. Le Magistère a pour rôle de transmettre le dépôt de la Foi en l'interprétant, c'est-à-dire avant tout en évitant les fausses interprétations.
Tout ce que disent le Pape ou les Evêques n'est pas forcément partie du dépôt de la Foi ou en découlant de manière logique. Lorsque le Pape ou un Evêque s'expriment sur des sujets qui ne sont pas de leur compétence (ie du dépôt de la Foi) ou en se basant sur des arguments tirés dudit dépôt de la Foi, leur opinion n'a pas plus de valeur qu'une autre. Si le Pape s'exprime en matière médicale, son avis n'est pas plus autorisé que le mien et est moins autorisé que celui d'un médecin... sauf là où il applique spécifiquement et explicitement les enseignements de la Foi au cas particulier de la pratique médicale.
En matière judiciaire, je constate 2 choses:
- les arguments "magistériels" qui ont été avancés ci-dessus sur le sujet sont des arguments communs, ils ne sont absolument pas basés sur l'Ecriture Sainte ou la pratique constante des chrétiens, si ce n'est pour rappeler que l'Eglise tient à la conversion du méchant, ce que personne ici ne nie, et qui est un argument dans les 2 sens.
- sur la question, en général, des peines judiciaires, je ne peux malheureusement que constater, au cours de l'histoire, une tendance des discours magistériels à suivre les tendances du moment: contre la torture jusqu'au XIIIe Siècle puis pour la torture ensuite, parce qu'entre temps elle était devenue "à la mode". Pour la livraison des hérétiques au bras séculier à une époque et contre la peine de mort à la fin du XXe Siècle. Pour l'ordalie au 1er millénaire et contre à partir du XIIe Siècle (à 1 ou 2 siècles près, je ne suis plus sûr). Etc... Bref, tout ce qu'on peut en déduire, c'est que la position magistérielle sur le sujet est une opinion circonstancielle, pas un enseignement tiré du dépôt de la foi qui, par définition, doit être constant (même s'il y a diverses façons de l'aborder).
Je constate d'ailleurs que le dépôt de la Foi - Ecriture et Tradition - est très silencieux sur le sujet des peines judiciaires en général, sans doute parce que l'objet du christianisme est plus la miséricorde que la loi, ce qui ne signifie pas l'absence de loi. Pourtant, les peines judiciaires infligées aux personnages de l'Ecriture sont très fréquentes dans les récits, et je constate une fois de plus que:
- la peine de mort est prévue par la loi de Moïse
- l'évènement central des Evangiles est une exécution, et pourtant, si ceux qui ont condamné un innocent sont critiqués, la peine de mort elle-même comme type de châtiment judiciaire n'est pas remise en question.
In Xto,
archi.
Tout ce que disent le Pape ou les Evêques n'est pas forcément partie du dépôt de la Foi ou en découlant de manière logique. Lorsque le Pape ou un Evêque s'expriment sur des sujets qui ne sont pas de leur compétence (ie du dépôt de la Foi) ou en se basant sur des arguments tirés dudit dépôt de la Foi, leur opinion n'a pas plus de valeur qu'une autre. Si le Pape s'exprime en matière médicale, son avis n'est pas plus autorisé que le mien et est moins autorisé que celui d'un médecin... sauf là où il applique spécifiquement et explicitement les enseignements de la Foi au cas particulier de la pratique médicale.
En matière judiciaire, je constate 2 choses:
- les arguments "magistériels" qui ont été avancés ci-dessus sur le sujet sont des arguments communs, ils ne sont absolument pas basés sur l'Ecriture Sainte ou la pratique constante des chrétiens, si ce n'est pour rappeler que l'Eglise tient à la conversion du méchant, ce que personne ici ne nie, et qui est un argument dans les 2 sens.
- sur la question, en général, des peines judiciaires, je ne peux malheureusement que constater, au cours de l'histoire, une tendance des discours magistériels à suivre les tendances du moment: contre la torture jusqu'au XIIIe Siècle puis pour la torture ensuite, parce qu'entre temps elle était devenue "à la mode". Pour la livraison des hérétiques au bras séculier à une époque et contre la peine de mort à la fin du XXe Siècle. Pour l'ordalie au 1er millénaire et contre à partir du XIIe Siècle (à 1 ou 2 siècles près, je ne suis plus sûr). Etc... Bref, tout ce qu'on peut en déduire, c'est que la position magistérielle sur le sujet est une opinion circonstancielle, pas un enseignement tiré du dépôt de la foi qui, par définition, doit être constant (même s'il y a diverses façons de l'aborder).
Je constate d'ailleurs que le dépôt de la Foi - Ecriture et Tradition - est très silencieux sur le sujet des peines judiciaires en général, sans doute parce que l'objet du christianisme est plus la miséricorde que la loi, ce qui ne signifie pas l'absence de loi. Pourtant, les peines judiciaires infligées aux personnages de l'Ecriture sont très fréquentes dans les récits, et je constate une fois de plus que:
- la peine de mort est prévue par la loi de Moïse
- l'évènement central des Evangiles est une exécution, et pourtant, si ceux qui ont condamné un innocent sont critiqués, la peine de mort elle-même comme type de châtiment judiciaire n'est pas remise en question.
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Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Cher Seb,le bon Seb a écrit :Ce n'est pas à nous, fidèles de base, d'interpréter le magistère, car on aura toujours tendance à vouloir tirer la couverture à soi au lieu d'écouter ce que notre mère l'Église a à nous dire.
Je suis tout à fait d'accord avec vous, et je crois fermement qu'un catholique ne peut pas ne pas adhérer au magistère de l'Eglise, qu'il soit ordinaire ou extraordinaire.
Cependant, dans le cas présent, notre discussion et nos commentaires n'étaient pas une interprétation visant à tordre le texte du Catéchisme, mais plutôt la recherche de ce que dit vraiment le texte qui, remarquons-le, suscite des lectures diverses.
En l'occurrence, il me semble que l'affirmation selon laquelle l'enseignement de l'Eglise exclut le recours à la peine de mort contredit de façon flagrante le Catéchisme. Simplement, l'Eglise même si elle ne condamne pas la peine de mort d'un point de vue juridique et philosophique, pose comme conditions de la légitimité de la peine capitale : 1) que l'identité et la responsabilité de l'infracteur soient certaines et 2) qu'elle soit l'unique moyen permettant de protéger la société.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Il y a une chose qu'on perd de vue dans ce débat, c'est la signification profonde du châtiment de mort dans l'histoire du Salut.
Quel est le premier condamné à mort ? Adam, condamné par Dieu à être mortel. Dieu est-il opposé à la dignité humaine ? C'est évidemment faux et absurde. Ce n'est donc pas une bonne façon de poser le problème que de rappeler la dignité humaine du criminel pour lui permettre d'échapper à la sanction. Adam, en commettant son premier péché tourne le dos à la vie éternelle qui lui venait de Dieu. La conséquence en est naturellement la mort. Et Adam n'échappe pas à la sanction, non seulement lui, mais toute sa descendance, c'est-à-dire nous.
2e aspect de cette condamnation : la réparation (ou si l'on veut, la vengeance, ou la Justice) que réclame l'offense faite à Dieu. Il ne faut pas prendre le mot "vengeance" dans son sens péjoratif et primaire. C'est simplement un concept humain barbare appliqué à Dieu par métaphore. L'idée première est la réparation de l'offense, l'acte de sacrifice destiné à apaiser Dieu, à se réconcilier avec lui. Quel est le premier acte de réparation ? Le sacrifice d'Abel. Abel sacrifie une bête sur l'autel, comme victime expiatoire, destinée à prendre la place du pécheur qui a été condamné à mort, et restaurer ainsi, par substitution, l'homme dans sa dignité d'origine. Dieu agrée le sacrifice d'Abel, et non celui de Caïn qui n'a offert que des végétaux, c'est-à-dire aucune victime de substitution comme s'il refusait d'accomplir le vrai sacrifice.
3e aspect : l'homicide. Celui qui refuse le sacrifice de propitiation décide d'enfermer l'humanité dans la mort, ce qui est la logique même et jusqu'auboutiste du péché. Premier homicide : Caïn mettant à mort Abel. Aussitôt son forfait commis, Caïn se met à craindre la vengeance de la société des hommes, et réclame une protection de Dieu. Dieu la lui accorde parce qu'il ne condamne pas, et ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et soit sauvé. Il n'en reste pas moins que la conséquence logique que mérite l'homicide est la mort elle-même, que redoute à juste titre Caïn.
Le rappel de ces récits est fondamental si l'on veut avoir quelques éléments de réflexion au sujet de la mort, de l'homicide, et des peines qui en découlent. De tout temps l'homme a eu conscience de la dignité de la vie humaine. L'interdiction, dans tous les codes de lois de tous les temps, de l'homicide (Tu ne tueras point), prend évidemment sa source dans cette conscience que la vie humaine doit être par dessus tout respectée. Cette Loi fondamentale ne s'adresse pas au Juge, mais au meurtrier en puissance. Il ne s'agit pas d'inverser les rôles ! Quant à la peine qui s'applique au contrevenant, quel en est le sens, si ce n'est le sens originel de la Mort dans son mystère le plus profond : toute négation de la Loi fondamentale, qui est la volonté de Dieu, conduit irrémédiablement à la mort, d'où notre propre condition mortelle due elle-même à la désobéissance d'Adam. De même que le péché originel exigeait un sacrifice réparateur, qui sera sans cesse renouvelé depuis Abel au fil des Alliances successives, jusqu'à se réaliser pleinement dans le mystère de la Croix, de même tout attentat à la vie humaine en ce monde appelle le même type de réparation à l'échelle de la société. Je veux dire par là qu'il y a une dimension sacrificielle et propitiatoire dans une application de la peine de mort si elle s'inscrit dans un cadre évidemment dépassionné : il ne s'agit pas de venger des particuliers, mais surtout de réparer l'offense faite à la dignité originelle de l'humanité, et au-delà l'offense faite à Dieu.
D'une certaine manière, on peut considérer que le meurtre d'un innocent qui ne donne lieu à aucun acte de réparation, d'une certaine manière reste impuni. La victime innocente du meurtrier a été immolée à la manière d'Abel, et son assassin encourt désormais la Justice divine, non seulement lui, mais la société toute entière qui s'en est rendue complice en ne le châtiant pas à la hauteur de son crime.
Quel est le premier condamné à mort ? Adam, condamné par Dieu à être mortel. Dieu est-il opposé à la dignité humaine ? C'est évidemment faux et absurde. Ce n'est donc pas une bonne façon de poser le problème que de rappeler la dignité humaine du criminel pour lui permettre d'échapper à la sanction. Adam, en commettant son premier péché tourne le dos à la vie éternelle qui lui venait de Dieu. La conséquence en est naturellement la mort. Et Adam n'échappe pas à la sanction, non seulement lui, mais toute sa descendance, c'est-à-dire nous.
2e aspect de cette condamnation : la réparation (ou si l'on veut, la vengeance, ou la Justice) que réclame l'offense faite à Dieu. Il ne faut pas prendre le mot "vengeance" dans son sens péjoratif et primaire. C'est simplement un concept humain barbare appliqué à Dieu par métaphore. L'idée première est la réparation de l'offense, l'acte de sacrifice destiné à apaiser Dieu, à se réconcilier avec lui. Quel est le premier acte de réparation ? Le sacrifice d'Abel. Abel sacrifie une bête sur l'autel, comme victime expiatoire, destinée à prendre la place du pécheur qui a été condamné à mort, et restaurer ainsi, par substitution, l'homme dans sa dignité d'origine. Dieu agrée le sacrifice d'Abel, et non celui de Caïn qui n'a offert que des végétaux, c'est-à-dire aucune victime de substitution comme s'il refusait d'accomplir le vrai sacrifice.
3e aspect : l'homicide. Celui qui refuse le sacrifice de propitiation décide d'enfermer l'humanité dans la mort, ce qui est la logique même et jusqu'auboutiste du péché. Premier homicide : Caïn mettant à mort Abel. Aussitôt son forfait commis, Caïn se met à craindre la vengeance de la société des hommes, et réclame une protection de Dieu. Dieu la lui accorde parce qu'il ne condamne pas, et ne veut pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et soit sauvé. Il n'en reste pas moins que la conséquence logique que mérite l'homicide est la mort elle-même, que redoute à juste titre Caïn.
Le rappel de ces récits est fondamental si l'on veut avoir quelques éléments de réflexion au sujet de la mort, de l'homicide, et des peines qui en découlent. De tout temps l'homme a eu conscience de la dignité de la vie humaine. L'interdiction, dans tous les codes de lois de tous les temps, de l'homicide (Tu ne tueras point), prend évidemment sa source dans cette conscience que la vie humaine doit être par dessus tout respectée. Cette Loi fondamentale ne s'adresse pas au Juge, mais au meurtrier en puissance. Il ne s'agit pas d'inverser les rôles ! Quant à la peine qui s'applique au contrevenant, quel en est le sens, si ce n'est le sens originel de la Mort dans son mystère le plus profond : toute négation de la Loi fondamentale, qui est la volonté de Dieu, conduit irrémédiablement à la mort, d'où notre propre condition mortelle due elle-même à la désobéissance d'Adam. De même que le péché originel exigeait un sacrifice réparateur, qui sera sans cesse renouvelé depuis Abel au fil des Alliances successives, jusqu'à se réaliser pleinement dans le mystère de la Croix, de même tout attentat à la vie humaine en ce monde appelle le même type de réparation à l'échelle de la société. Je veux dire par là qu'il y a une dimension sacrificielle et propitiatoire dans une application de la peine de mort si elle s'inscrit dans un cadre évidemment dépassionné : il ne s'agit pas de venger des particuliers, mais surtout de réparer l'offense faite à la dignité originelle de l'humanité, et au-delà l'offense faite à Dieu.
D'une certaine manière, on peut considérer que le meurtre d'un innocent qui ne donne lieu à aucun acte de réparation, d'une certaine manière reste impuni. La victime innocente du meurtrier a été immolée à la manière d'Abel, et son assassin encourt désormais la Justice divine, non seulement lui, mais la société toute entière qui s'en est rendue complice en ne le châtiant pas à la hauteur de son crime.
Anima nostra sicut passer erepta est de laqueo venantium
Laqueus contritus est, et nos liberati sumus
Notre âme s'est échappée comme un passerau du filet de l'oiseleur,
Le filet s'est rompu, et nous avons été délivrés.
Ps. 123
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- philémon.siclone
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Et vous remarquerez que cela même est très vague et interprétable dans tous les sens.Théophane a écrit : 2) qu'elle soit l'unique moyen permettant de protéger la société.
Par exemple, on peut considérer que ne pas punir un meurtrier de la façon qui convient fait encourir à la société non seulement un danger moral, en laissant se diffuser la nouvelle que le crime le plus odieux reste impuni (alors que la puissance publique n'hésite pas à châtier sévèrement le citoyen de base lorsqu'il franchit la ligne rouge), mais lui fait également encourir un châtiment divin qui pourrait la frapper toute entière si elle prenait pour habitude de tolérer les pires crimes qui offensent Dieu.
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Re: L'Eglise et la peine de mort
@Philémon et aux autres : vous avez tous bien raison de nuancer mes propos si je me suis montré trop "catégorique". Comme je l'ai dit, étant personnellement engagé ici et maintenant (dans le monde séculier d'aujourd'hui) pour la défense de la vie humaine (contre l'avortement, tout ça...) j'ai juste un peu de mal à supporter que les catholiques la ramènent trop avec ce qui a tout pour être perçu comme un fantasme morbide. Il est en effet, des plus difficile de convaincre le monde d'aujourd'hui que les catholiques sont pour la défense de la vie quand on les entend défendre la peine de mort.
Et je suis navré de m'être énervé... j'ai des petits problèmes familiaux (mon petit est à l'hopital et ne va pas très bien) et il est probable que je me sois un peu défoulé sur vous. Je vous prie de bien vouloir me pardonner. Je vous laisse préciser le débat, que je suivrai sans aucun doute, mais avec un peu plus de distance quant à ma participation. Je crois de toute façon que j'ai dit tout ce que j'avais à dire.
Et je suis navré de m'être énervé... j'ai des petits problèmes familiaux (mon petit est à l'hopital et ne va pas très bien) et il est probable que je me sois un peu défoulé sur vous. Je vous prie de bien vouloir me pardonner. Je vous laisse préciser le débat, que je suivrai sans aucun doute, mais avec un peu plus de distance quant à ma participation. Je crois de toute façon que j'ai dit tout ce que j'avais à dire.
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Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Ceci étant, je fanfaronne beaucoup, mais en réalité je ne suis pas spécialement un partisan de la peine de mort. Je parlais juste du sujet dans son aspect théorique. Et je n'ai pas d'attirance particulière pour les partis politiques qui prônent son rétablissement. L'abolition me va très bien. Le plus important, c'est le chômage, la crise économique, etc.
Alors, à mon tour je présente mes excuses et souhaite bon rétablissement au petit.
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Je souhaite que votre pitchoun (comme on dit dans le sudPneumatis a écrit :j'ai des petits problèmes familiaux (mon petit est à l'hopital et ne va pas très bien)
"Au lieu de craindre ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme, craignez Celui qui peut précipiter dans la Géhenne corps et âme." (Matthieu 10 - 28)
"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)
"Ceux qui sont conduits par le Saint-Esprit ont des idées justes. Voilà pourquoi il y a tant d'ignorants qui en savent plus long que les savants." (Saint Curé d'Ars)
"Chercher Dieu, c'est la foi, le trouver c'est l'espérance, le connaître c'est l'amour, le sentir c'est la paix, le goûter c'est la joie, le posséder c'est l'ivresse." (Marthe Robin - Si le grain de blé ne meurt)
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Je pense que nous sommes tous d'accord que l'on soit pour ou contre, la peine de mort quand elle est appliquée est le signe d'un échec de toute la société.
Si je la défend c'est plus pour qu'il y ait une véritable graduation des peines jusqu'à cette limite ultime.
Quand le larron dit 'pour nous c'est juste' Jésus ne dit pas le contraire…
Mais je serais le premier désemparé à devoir l'appliquer moi-même.
Bon rétablissement à votre enfant, que son ange gardien lui transmette les réconforts de Dieu Tout-Puissant.
Si je la défend c'est plus pour qu'il y ait une véritable graduation des peines jusqu'à cette limite ultime.
Quand le larron dit 'pour nous c'est juste' Jésus ne dit pas le contraire…
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Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Oui. Je ne me souviens plus où j'avais lu ça, une tradition juive disant que dans l'Antiquité (ou sans doute à une certaine époque, assez lointaine, de l'Antiquité), où la loi de Moïse prévoyait la peine de mort dans un nombre de cas qui nous paraît invraisemblable, un tribunal faisait preuve de cruauté s'il condamnait à mort plus d'un homme tous les 10 ans.PaxetBonum a écrit :Je pense que nous sommes tous d'accord que l'on soit pour ou contre, la peine de mort quand elle est appliquée est le signe d'un échec de toute la société.
Si je la défend c'est plus pour qu'il y ait une véritable graduation des peines jusqu'à cette limite ultime.
Comme quoi la délinquance était sans doute extrêmement faible. (J'ai l'impression qu'à l'époque du Christ, ce n'était plus le cas... lire par exemple Flavius Josèphe qui ne donne guère une image heureuse et pacifique de cette période).
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Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
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Alléluia, alléluia, alléluia.
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Re: L'Eglise et la peine de mort
Genèse chapitre 9-verset 6 ...
En Christ
En Christ
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L'Église et la peine de mort
Les pharisiens aussi se sont prévalus de cette règle contre Jésus...PaxetBonum a écrit :C'est pourquoi l'Eglise dit : « L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort"
"Le Père n'a dit qu'une seule Parole, c'est son Fils et, dans un éternel silence, il la prononce toujours". (Saint Jean de la Croix)
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cracboum
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Re: La peine capitale en question
Ils ne se sont pas trompés puisque Jésus a pris sur lui tous les péchés.
Re: La peine capitale en question
Chère Hélène, je vous trouve un peu dure. Vous ne pouvez pas taxer la doctrine de l'Église de pharisianisme. Au demeurant, je vous rappelle que Dieu Lui-même a permis la peine capitale chez le peuple Hébreu. Alors, ok, depuis, il y a eu le Christ. Mais nulle part le Christ n'interdit la peine de mort. Certes, il y eut la femme adultère mais ce cas ne saurait recouvrir celui où le bien commun est en danger et où le seul moyen à disposition de l'État est la peine capitale.Hélène a écrit :Les pharisiens aussi se sont prévalus de cette règle contre Jésus...PaxetBonum a écrit :C'est pourquoi l'Eglise dit : « L’enseignement traditionnel de l’Eglise n’exclut pas, quand l’identité et la responsabilité du coupable sont pleinement vérifiées, le recours à la peine de mort"
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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L'Église et la peine de mort
Si vous êtes innocent et condamné à mort, soyez dans la joie, vous ressemblez au Christ.
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