Plus le droit à la communion ni à la confession ?

muirgheal
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Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par muirgheal »

Bonjour,

Pourriez-vous me dire si ce que m'a dit une amie est correct ou pas ?

Cette amie est mariée depuis 25 ans. Elle est très croyante et pour elle, la communion et le sacrement de réconciliation ont une grande importance dans sa vie et tout leur sens. Le problème, c'est qu'elle n'est pas mariée religieusement. Son mari n'est pas croyant et il a toujours refusé le mariage à l'église. Elle a demandé au Seigneur de bénir son mariage le jour où elle s'est mariée et m'a expliqué que ça a toujours été une grande souffrance pour elle de ne pouvoir se marier religieusement.

Un prêtre lui aurait dit que normalement :

1) elle ne peut pas communier dans cet état de vie.
Je n'en savais rien, je pensais que c'était plutôt pour les divorcés remariés ou vivant avec une autre personne que leur ex-conjoint. Mais considérant certains aspects, je peux penser qu'en effet, elle pourrait très bien ne plus avoir le droit.

2) du fait de sa situation, et tant que celle-ci ne change pas (j'imagine : mariage religieux ou vivre comme frère et soeur) : elle ne peut plus se confesser.

Je pensais qu'on ne pouvait pas interdire la confession à des personnes. Du coup, parfois je me demande si elle n'aurait pas mal compris ou interprété ce que ce prêtre lui aurait dit.

Une chose est certaine, c'est que cette situation la plonge dans le désarroi et une très grande tristesse. Et elle doit lutter actuellement pour conserver sa foi en l'Eglise. Alors, je me dis que si je connaissais mieux ce qu'il en est réellement, je pourrais peut-être mieux la soutenir, lui remonter le moral et surtout l'encourager a toujours avoir foi en Dieu, en Jésus et en l'Eglise .

Cordialement,
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PriereUniverselle
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par PriereUniverselle »

Pour la Doctrine de la Foi Catholique, cette personne vit dans le péché, puisque son époux et elle-même ne se sont pas mariés devant Dieu, mais uniquement devant les Hommes. Ce qui est lié par Dieu ne peut pas être séparé par les hommes (Mt 19, 4-6). Vivre en couple pour un pratiquant Catholique Apostolique Romain, C'est recevoir du prêtre la consécration de mariage , entre un homme et une femme , qui est un sacrement couronnant l'engagement pris devant Dieu d'une fidélité absolue entre les époux jusqu'à la mort. Egalement fonder une famille ! Il ne peut pas y avoir de divorce !

Pour la question de la confession ! La réconciliation demande qu'après avoir confessé ses péchés, on soit dans l'intention ferme et réelle de ne plus les commettre à nouveau . C'est un vrai élan du coeur et de l'âme , une révolution intérieure qui s'exerce en nous, d'un changement radical de comportement, un engagement solennel devant Dieu le Père, Jésus mort pour nos péchés et ressucité, ainsi que le Saint-Esprit à qui nous demandons de nous soutenir pour ne plus succomber à la tentation, et dans la contrition sérieuse, nous faisons les voeux devant le Prêtre au confessional de s'admonester de sa mauvaise conduite !
Dernière modification par PriereUniverselle le lun. 26 sept. 2011, 12:08, modifié 1 fois.
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Cgs
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par Cgs »

Bonjour muirgheal,

Quelle que soit la faute commise, ou l'état de péché dans lequel on est, on peut toujours aller se confesser. La personne a dû, en effet, mal interpréter les propos du prêtre.

Nous prions pour votre amie, Bien à vous,
Cgs
Mes propos qui apparaissent en vert comme ceci indiquent que j'agis au nom de la modération du forum.
jeanbaptiste
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par jeanbaptiste »

Je crois surtout que ce type de cas, très récent en fait, n'a pas été pensé par le Magistère.

Les mariage pour disparité de culte, et les mariages mixtes à l'église sont pensés, mais le mariage avec un athée, et le mariage uniquement à la mairie (pour raison d'athéisme) non plus.

Le Youcat indique que pour un mariage avec disparité de culte (c'est-à-dire avec une personne d'une autre religion), il faut une dispense de l'évêque, et que le mariage ainsi contracté n'est pas sacramentel.

Ça me semble absolument fondamental pour le cas qui nous occupe.

Quelle est la différence entre le mariage à la mairie (où l'on s'engage à fonder une famille et être fidèle) et le mariage à l'Église ? Le sacrement.

Or, si des mariages non sacramentels peuvent être fait à l'église, c'est donc que l'accès à la communion ne dépend pas de la réception, ou non, du sacrement, mais bien de son "situation morale" : sommes-nous fidèles, sommes-nous ouverts à la vie etc.

Dès lors, il me semble bien qu'un catholique marié avec une personne qui refuse le mariage à l'église, et qui dans sa vie est fidèle à son conjoint comme au Christ, est tout à fait dans l'état de communier.

Tout le problème, me semble-t-il, c'est que sur ce sujet nous sommes arqueboutés sur le Code de Droit Canonique ou le CEC, alors, du moins dans la limite de mes connaissances sur le sujet, qu'ils ne prennent pas du tout en compte cette question extrêmement récente (jusqu'à il y a peu, mêmes deux athées se mariant, se mariaient bien souvent à l'Église, car tout le reste de la famille était catholique et que c'était comme cela que cela se faisait etc.).

Cela dit, mes propos sont à prendre avec des pincettes et attendent la confirmation ou la contradiction de personnes plus expertes.

Notez ces passages du droit canon :

§ 2. C'est pourquoi, entre baptisés, il ne peut exister de contrat matrimonial valide qui ne soit, par le fait même, un sacrement.

Can. 1056 - Les propriétés essentielles du mariage sont l'unité et l'indissolubilité qui, dans le mariage chrétien, en raison du sacrement, acquièrent une solidité particulière.


Que faut-il entendre ?

Que tout contrat matrimonial valide (c'est-à-dire unique et indissoluble) entre baptisés est en soi un sacrement ?

Bref, la question me semble éminemment complexe.
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PriereUniverselle
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par PriereUniverselle »

Pour valider le mariage d'un chrétien catholique et baptisé, de religion catholique apostolique romaine, il faut d'abord passer devant Mr le Maire et ensuite être consacré par le sacrement du mariage religieux qui doit être célébré par un prêtre dans une église ! Je doute qu'il y ait eu un changement ! Vatican II serait-il passé encore là ?....... :croix:. :( :croix: :hypocrite: :sign:
Dernière modification par PriereUniverselle le lun. 26 sept. 2011, 15:13, modifié 1 fois.
Isabelle47
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par Isabelle47 »

Les mariage pour disparité de culte, et les mariages mixtes à l'église sont pensés, mais le mariage avec un athée, et le mariage uniquement à la mairie (pour raison d'athéisme) non plus.

Le Youcat indique que pour un mariage avec disparité de culte (c'est-à-dire avec une personne d'une autre religion), il faut une dispense de l'évêque, et que le mariage ainsi contracté n'est pas sacramentel.



Or, si des mariages non sacramentels peuvent être fait à l'église, c'est donc que l'accès à la communion ne dépend pas de la réception, ou non, du sacrement, mais bien de son "situation morale" : sommes-nous fidèles, sommes-nous ouverts à la vie etc.

Voulez-vous dire qu'un mariage avec disparité de culte n'est pas reconnu comme un sacrement?
Pourriez-vous préciser?
Auriez-vous des références afin de mieux expliquer? Je suis un peu perplexe.
Est-ce que "disparité de culte" peut s'appliquer à un auter chrétien (par exemple un protestant)?
Merci.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par jeanbaptiste »

J'oubliais ceci : le mariage civil de deux non-baptisés est considéré comme valide par l'Église.

Cela signifie que deux non-baptisés qui se marient, s'ils divorcent, ne peuvent plus à l'avenir se marier à l'Église s'ils reçoivent plus tard le baptême.

Peut-être que j'interprète mal, mais il me semble que le sens de ceci et de ce que j'ai déjà énoncé est le suivant :

1) Tout mariage qui demande de jurer fidélité, monogamie, et ouverture à la fécondité (qui est le cas du mariage français, du moins pour le moment), est jugé valide par l'Église.

2) Ainsi deux personnes non-baptisés voient le mariage civil de-facto reconnue par l'Église.

3) Mais cela ne s'applique pas aux baptisés, sans doute parce que l'on suppose qu'ils devraient, en toute logique et acception de leur foi, se marier aussi à l'Église ?

Mais que faire des baptisés qui ne croient pas ? Des baptisés enfants, qui se marient AVANT de se convertir ? etc.

Cette structure du droit Canon sert sans peut-être, à mon avis, à éviter les dérives. Mais répond-elle aux problèmes actuels qui ne se rencontraient pas avant ?

PrièreUniverselle, il me semble que votre remarque tombe à plat car vous ne comprenez pas que dans ce type d'affaire les changements culturels puissent jouer un rôle majeur dans leur résolution par le droit de l'Église.

Je crois sincèrement qu'il y a des problèmes qui se posent qui ne trouvent pas leur réponse immédiatement dans le droit Canon, et que de nouveaux problèmes apparaîtront à l'avenir, car nous n'avons pas la prescience de tous les problèmes juridiques auxquels l'Église aura à faire face !
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PriereUniverselle
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par PriereUniverselle »

Prière pour cette personne Hors Mariage Sacramentel et pour le rétablissement de la Morale dans le Monde d'aujourd'hui.

Seigneur Dieu, vous seul pouvez tout !

Dieu, Père éternel qui êtes aux cieux, Dieu d'amour de bonté et de miséricorde infinis. Par le Cœur Maternel, Immaculé et Virginal de Marie, notre Mère Bien Aimée, En Union de prière avec tous les Anges , les Saints et les Bienheureux, Et au nom de tous les hommes et de toutes les âmes du Purgatoire, Nous Vous offrons avec Amour la Très Sainte et Adorable Face de Votre Fils Bien-Aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous vous l'offrons, dans un acte d'amour inexprimable, avec chaque respiration, chaque pulsation, chaque pensée, chaque parole et chaque action de tout homme sur la Terre.

Nous vous l'offrons aussi en réparation des blasphèmes innombrables, Pour l'expiation de tous les péchés, les querelles, les guerres, pour le manque de morale dans tous nos actes, pour les larmes versées. Pour la conversion des pécheurs, qui ne croient plus, qui n'aiment plus, spécialement les plus endurcis, qui n'espérèrent plus, ceux qui abiment et s'abiment dans l'inhumanité de leurs actes.

Par ce glaive qui s'enfonce continuellement dans le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, à genoux devant la Sainte Croix d'Amour, de notre Sauveur Jésus-Christ au sang sanctifié versé sur terre pour sauver tous les hommes,

Nous vous invoquons Seigneur Dieu, par votre Fils Bien-Aimé Jésus-Christ, par Sa douloureuse Passion, nous vous implorons pitié pour nous tous pécheurs et le monde entier !

Par l'Esprit Saint nous vous demandons de toucher de votre sainte grâce le cœur de chaque homme, chaque femme, chaque enfant, chaque vieillard vivant sur terre pour sauver toute âme. Nous vous supplions d'accorder aux pécheurs que nous sommes la grâce d’une parfaite conversion afin de vous rendre gloire et atteindre l'apaisement loin de votre divin courroux.

Nous Vous demandons de tout notre cœur de sauver les agonisants et toutes les âmes qui souffrent encore dans le Saint Purgatoire.

Seigneur Dieu ! Guérissez-nous pauvres pécheurs par notre Sainte Foi au Christ, Bénissez-nous tous pour renaître dans Votre Pardon.

Notre Père, Nous vous offrons les précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de votre Fils Bien-Aimé notre Seigneur Jésus-Christ, et avec l'intercession de notre Très Sainte Vierge Marie, Mère de tous les hommes, nous vous prions encore pour demander le grand don de la persévérance, en particulier, pour les âmes sacerdotales qui éclairent les Prêtres et les Religieux, dont nous avons un immense besoin dans votre Eglise. Seigneur allumez des vocations dans le cœur de vos fidèles enfants, Seigneur donnez-nous des Prêtres, Seigneur, donnez-nous de saints prêtres ! Seigneur, donnez-nous beaucoup de saints prêtres ! Seigneur, donnez-nous beaucoup de saintes vocations religieuses !

Mère, Notre Dame Libératrice, aidez-nous, pèlerins de la terre à mieux vivre, chaque jour, Intercédez en notre faveur pour que l’œuvre d'Amour qui purifie notre prière, unie à celle de toute l’Église, obtienne la joie qui surpasse tout désir et apporte, ici-bas, consolation et réconfort à nos frères éprouvés, désemparés, ou défunts. Spécialement ceux qui ont le plus besoin de votre miséricorde, du Seigneur.

Mère de l'Eglise, Guérissez-nous de toute blessure du cœur et de l’âme. Faites de nous des témoins de l’Invisible, déjà tendus vers les biens que l’œil ne peut voir, faites de nous les apôtres de l’Espérance, semblables aux veilleurs de l’aube. Refuge des pécheurs et Reine de tous les saints, rassemblez-nous tous un jour, pour la Pâque éternelle, dans la Maison du Père, Par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

A tous les fidèles du Christ enfin, à nos proches et à nous même, aux derniers moments de la vie, nous vous invoquons pour recevoir la réception du Saint Viatique, l’onction de l’huile sainte et une mort précieuse à vos yeux. Par le même Jésus Christ notre Seigneur, pour goûter à jamais la Suavité de Votre Amour Infini, Dans les Joies éternelles de Votre Saint Royaume Glorieux.

Amen.
:croix: :sign:
Dernière modification par PriereUniverselle le lun. 26 sept. 2011, 15:23, modifié 1 fois.
jeanbaptiste
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par jeanbaptiste »

Voulez-vous dire qu'un mariage avec disparité de culte n'est pas reconnu comme un sacrement?
Pourriez-vous préciser?
Auriez-vous des références afin de mieux expliquer? Je suis un peu perplexe.
Est-ce que "disparité de culte" peut s'appliquer à un auter chrétien (par exemple un protestant)?
Merci.
Je suis aussi perplexe que vous. J'ai lu cela il y a quelques jours en lisant le Youcat.

§268 : Contracter une mariage avec un conjoint pratiquant une autre religion (...) Ce mariage n'est pas sacramentel

Mais le texte ne s'étend pas sur le sens à donner à "ce mariage n'est pas sacramentel". Je suppose que cela signifie qu'il ne constitue pas un sacrement.

Disparité de culte s'applique à une autre religion (Islam, Bouddhisme etc.).

Les mariages entre chrétiens catholiques et non-catholiques se nomme "mariage mixte" et est bien un sacrement.
jeanbaptiste
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par jeanbaptiste »

PrièreUniverselle, votre prière est touchante, mais enfin en priant pour une personne "hors mariage sacramentel" peut-être vous méprenez-vous quand à la faute !

À ce que je sache je n'ai pas reçu le sacrement de l'ordre et pourtant je n'ai pas fauté.

Aussi, me semble-t-il, est-il possible d'envisager un mariage non-sacramentel qui ne soit pas une faute aux yeux du Christ.

D'ailleurs, en considérant le mariage de deux non-baptisés comme valide, et le mariage pour disparité de culte comme valide quoique non-sacramentel, l'Église nous dit, il me semble, exactement cela : il faut distinguer la licéité du mariage de la réception du sacrement de mariage donné par le prêtre.

Distinguer ne veut pas dire les désunir, distinguer veut dire que ce qu'attend le Christ de notre mariage c'est qu'il soit signe de l'Amour qui l'unit au Père et au Saint-Esprit, et en ce sens qu'il soit une union indissoluble et ouverte à la vie. Le sacrement n'est pas la marque de la licéité du mariage, il est ce qui donne la force aux époux de tenir leur engagement devant Dieu.


Dès lors, il me semble que la situation exposée par muirgheal n'est pas immorale, elle est juste impensée par la structure juridique de l'Église.

Ou alors il me manque les informations pour y répondre plus justement, mais où les trouver ? Y-a-t-il un spécialiste dans la salle ?
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archi
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par archi »

jeanbaptiste a écrit :Dès lors, il me semble que la situation exposée par muirgheal n'est pas immorale, elle est juste impensée par la structure juridique de l'Église.
Je le pense également. Soit dit en passant, il me semble qu'aux débuts de l'Eglise, celle-ci reconnaissait le mariage tel qu'il se pratiquait dans la société romaine, donc le mariage "civil", et lui donnait la valeur d'un sacrement (donné par les époux) et les obligations strictes qui vont avec. En Occident, la chute de l'Empire romain et la disparition de ses structures administratives a par la suite amené l'Eglise à administrer elle-même le sacrement de mariage. En Orient, des circonstances différentes ont amené le même résultat, mais avec une pratique assez différente.

Saint Paul évoquait le cas d'un mariage entre un croyant et un incroyant, en disant que l'un était sanctifié par l'autre (de mémoire). Il me semble donc que la situation n'a rien d'immoral.

Le problème est qu'elle n'est pas canonique, car puisque c'est (si j'ai bien compris) un mariage entre 2 baptisés, c'est un mariage sacramentel, mais le droit canon impose que le mariage sacramentel soit conclu devant l'Eglise ce qui n'est pas le cas. Puisque la personne est en situation d'irrégularité canonique, elle ne peut pas se confesser et donc pas communier (il me semble absurde de dire qu'elle est en état de péché mortel donc ipso facto interdite de communion... mais la communion sans possibilité de confession n'est pas une bonne option). Il y a un vide juridique.

Je rappelle aussi qu'il est normalement possible de déroger au droit canon dans des situations particulières. Le droit canon n'est qu'un outil! Puisque c'est l'évêque qui dispense les sacrements, que c'est lui qui a le pouvoir de lier et de délier, il serait peut-être utile de solliciter un entretien avec l'évêque du diocèse de résidence pour lui exposer la situation et lui demander son avis (ne connaissant pas le diocèse de résidence de la personne en question et encore moins son évêque, je ne peut pas préjuger de la teneur de sa réponse... mais je pense que c'est de son avis que je tiendrais compte en pareil cas).

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
muirgheal
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par muirgheal »

Je vous remercie de vos réponses.

Il semblerait donc que cette situation n'est pas vraiment prévue par l'Eglise.

Je lui demanderai peut-être si elle est certaine d'avoir bien compris ce que le prêtre lui a dit. Si oui, peut-être de demander alors l'avis de l'évêque, car cela a une grande importance pour elle, ce qui est compréhensible.

Cordialement,
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Griffon
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par Griffon »

Bonsoir à tous,

Le point soulevé par Muirgheal est douloureux pour nombre d'âmes.

Voici comment je vois les choses.
Dieu appelle une âme, et celle-ci entend cet appel qui grandit en elle.
Elle sent le besoin d'y répondre.

Or, même si on peut espérer l'une ou l'autre ouverture, à l'heure actuelle, la "sentence" est plutôt l'exclusion de la communion et de la confession.
Telle est la situation.

Par contre, cela ne veut pas dire que l'âme ne peut pas se mettre en route, et répondre à cet appel.
Et comme toujours, il y a plus de mérite à y aller dans l'humilité et l'obéissance.
Aussi faut-il absolument encourager ces âmes à pratiquer.
En toute confiance, car Dieu n'est pas limité par les sacrements.
Et l'appel ressenti est la meilleure preuve que Dieu désire cette âme.
Pourquoi donc, si ce n'est pour la combler ?

Pratiquement dès lors, que faire ?
La pratique de l'eucharistie dominicale, au minimum.
Et même en semaine, si la personne s'y sent attirée.

De plus en plus, il est possible lors de la communion de s'approcher du prêtre pour lui demander une bénédiction.
C'est vraiment à encourager.
La personne peut retourner à sa place, confiante dans la puissance de Dieu qui la comble.
Mais même sans ce rite, la communion de désir est une vraie réalité.
Et à ce moment-là, accueillir Jésus dans son coeur est la meilleure preuve de foi qui invite Jésus à réaliser le miracle.

La confession peut très utilement être remplacée par une démarche auprès d'un directeur spirituel.
La personne découvrira le bonheur d'ouvrir son coeur et d'y découvrir Jésus à l'oeuvre.
Et vraiment, dans ces entretiens aussi, Dieu est présent.
Et Il la comblera.

Par ailleurs, la situation n'est pas figée.
Et même Dieu la fera évoluer.
Soit par une conversion du conjoint, soit au moins par son acceptation d'une cérémonie religieuse de mariage.
Il faut avoir confiance.
Mais sans se morfondre ! Sans désespérer !
Dieu sait attendre le bon moment.
Pourquoi voudrions-nous aller plus vite ?

Donc, OUI !
Une vie spirituelle dans l'Eglise est tout à fait possible.
Et même, Jésus aura une attention particulière pour sa brebis si éloignée qui a acceptée de se retourner vers Lui.
Il ne faut pas attendre !

Cordialement,

Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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Jean Patrick
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par Jean Patrick »

Cette situation est bien prévue par l'Eglise
Approchez madame de votre évêque et demandez-lui pour votre mariage la "sanatio in radice"
c'est-à-dire la convalidation radicale ( un decret de l'évêque) de votre mariage civile qui deviendra alors un mariage valide pour l'Eglise catholique et l'épouse peut alors vivre toute sa vie sacramentelle.

Les conditions principales pour la "sanatio in radice"
- qu'il y ait eu échange des consentement donc mariage civil authentique.
- que les 2 conjoints acceptent les propriétés essentielles du mariage chrétien (indissolubilité et unité c'est-à-dire unseul lien matrimoniale et un seul partenaire: pas de polygamie et mariés pour la vie donc pas de divorce).
Merci à vous tous
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SYLVAIN_L
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Re: Plus le droit à la communion ni à la confession ?

Message non lu par SYLVAIN_L »

Bonjour,

Je relance le sujet desdivorcés remariés qui est souvent associé aux cas du concubinages ou union sans mariage sacramentel.
Les réponses données par l’Église sont elles bien les mêmes pour les personnes en état de concubinage ou PACS ?
Sont ils invités à suivre le même chemin que celui décrit pour les divorcés remariés ? (notamment la voie de la communion spirituelle)

Si le conjoint n'est pas croyant et ne souhaite pas passer par le mariage pour diverses raisons, quelle serait la démarche la plus adaptée à votre avis.

merci de vos réponses
Sylvain
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