Jour après jour, les paroles de notre Pape François

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. » (Mt 5.13-14)
Règles du forum
Forum de discussions entre chrétiens sur les questions ecclésiales
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

lundi matin 24 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Image
lundi matin 24 Juin 2013
Saint Jean-Baptiste, une voix qui nous invite à porter la Parole
Le pape François a célébré la messe ce lundi matin dans la chapelle de la maison Sainte-Marthe, devant des membres du Conseil Pontifical pour la culture et de la commission pontificale d'archéologie sacrée, ainsi qu’une délégation du bureau philatélique du Vatican. Lors de son homélie, le pape est revenu sur la figure de Saint Jean-Baptiste que l’Église fête ce lundi. « La figure de ce saint n’est pas facile à comprendre » a t-il souligné, « lui-même explique qu’il est une voix, une voix dans le désert ». Cette voix est sans parole parce que la Parole vient d’un autre.
Comme il l’affectionne, le Saint-Père a poursuivi en prenant une image : soulignant être frappé que l’Eglise choisisse de fêter Jean-Baptiste lors de la période de l’année où les jours sont les plus longs, il a ainsi expliqué que le saint était « l’homme de la lumière, l’homme qui portait la lumière, non la sienne mais une lumière réfléchie ». Et le pape de comparer Jean-Baptiste à une « lune ».
Dans la prison avant son supplice, Jean-Baptiste a connu des doutes a poursuivi François. Il avait même appelé des disciples pour qu’ils se rendent auprès de Jésus afin de lui demander si vraiment il était le Messie. « Cette obscurité, la douleur de sa vie, même cela ne lui a pas été épargné. » a souligné le pape avant d’ajouter : « la figure de Jean me fait tant penser à l’Eglise ».
Le pape a ainsi précisé que l’Église existait pour proclamer, pour être la voix d’une Parole, pour proclamer cette Parole jusqu’au martyre.
Un plaidoyer contre l’idéologie
« Pourquoi Jean est-il saint ? » a demandé le pape. « Parce que jamais il n'a pris une vérité au pied de la lettre, jamais il ne s’est fait idéologue. Il est celui qui s’est nié lui-même pour que la Parole advienne. Et nous, comme Église, nous pouvons demander la grâce de ne pas devenir une Église idéologisée. »
L’exemple qu’offre Jean-Baptiste à l’Église est celui d’être sans cesse au service de la Parole, a conclu le pape, une Église qui jamais ne prend quelque chose au pied de la lettre.
« Demandons la grâce de ne pas considérer l’Évangile comme une propriété, d’être seulement une Église qui soit une voix qui indique la Parole, et ce jusqu’au martyre ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Mardi matin 25 juin 2013

Message non lu par katolik »

Image
Mardi matin 25 juin 2013
L’appel d’Abraham
La route pour la paix au Moyen-Orient est celle qui est indiquée par la « sagesse » d’Abraham, père commun dans la foi pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. C’est ce qu’a dit le Pape François pendant la Messe célébrée dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae, mardi 25 juin, se référant « à la lutte pour la terre » entre Abraham et Lot, racontée au chapitre 13 de la Genèse (2.5-18). « Quand je lis cela, je pense au Moyen-Orient et je demande avec force au Seigneur qu’il nous donne à tous la sagesse, cette sagesse : ne nous disputons – toi d’un côté et moi de l’autre – pour la paix » a-t-il dit au début de l’homélie. Et Abraham, a-t-il ajouté, nous rappelle également que
« personne n’est chrétien par hasard » car Dieu nous appelle par notre nom et avec « une promesse ».
Nous aussi, « chrétiens – a poursuivi le Pape – nous avons été appelés individuellement. Personne de nous n’est chrétien par pur hasard : personne. Il y a un appel pour toi, pour toi, pour toi ».
C’est un appel « par notre nom, avec une promesse : va de l’avant, je suis avec toi, je marche à tes côtés ».
« Cela – a-t-il expliqué –, Jésus le savait aussi, lui qui dans les moments les plus difficiles s’adresse au Père », comme c’est le cas « dans le jardin des oliviers. Et à la fin, quand il ressent cette obscurité si profonde », il dit : « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Cela se passe donc « toujours en relation avec le Père qui l’a appelé et l’a envoyé. Et lorsqu’il nous quitte le jour de l’Ascension, il nous dit aussi cette belle parole : je serai avec vous tous les jours, à vos côtés : à tes côtés, à tes côtés, à tes côtés. Toujours ».

« Dieu nous accompagne, Dieu nous appelle par notre nom, Dieu nous promet une descendance » a rappelé le Pape. « Telle est la certitude du chrétien ce n’est pas un hasard, c’est un appel. Un appel qui nous fait aller de l’avant.
Être chrétiens est un appel d’amour, d’amitié. Un appel à devenir fils de Dieu, frère de Jésus, à devenir fécond dans la transmission de cette appel aux autres, à devenir un instrument de cet appel ».
Assurément, a-t-il reconnu, « il y a de nombreux problèmes, des moments difficiles. Jésus lui aussi en a passé tant, mais toujours avec cette certitude : le Seigneur m’a appelé, le Seigneur est avec moi, le Seigneur m’a promis. Mais peut-être le Seigneur s’est -il trompé sur mon compte ? Le Seigneur est fidèle, car Il ne peut jamais se renier lui-même. Il est la fidélité ».
« L’important est d’« aller de l’avant, avec le Seigneur. Aller de l’avant avec cette promesse qu’il nous a faite, avec cette promesse de fécondité ; et dire aux autres, raconter aux autres, que le Seigneur est avec nous, que le Seigneur nous a choisis et qu’il ne nous laisse jamais seuls. Cette certitude de chrétien nous fera du bien ».
Le Pape François a conclu avec le souhait que « le Seigneur nous donne à tous cette envie d’aller de l’avant qu’a eue Abraham », même parmi les difficultés. Aller de l’avant, avec la certitude d’Abraham, la certitude que le Seigneur « m’a appelé, qu’il m’a promis tant de belles choses, qu’il est avec moi ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
levergero78
Quæstor
Quæstor
Messages : 395
Inscription : mar. 01 janv. 2013, 17:39
Localisation : yvelines & Finistère

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par levergero78 »

Pape François ‏@Pontifex_fr 26 Juin
La charité, la patience et la tendresse sont de magnifiques trésors. Et quand tu les as, tu veux les partager avec les autres.
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Mercredi matin 26 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Mercredi matin 26 Juin 2013
La joie de la paternité pastorale
La grâce de la paternité: c’est sur ce thème que le Pape François a centré son homélie lors de la Messe de ce matin, mercredi 26 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae. Le Pontife a souligné en particulier que
« nous tous, pour être mûrs, nous devons ressentir la joie de la paternité ». Un discours, a t-il tout de suite ajouté, qui vaut aussi dans le cas du célibat sacerdotal parce que la « paternité, c’est donner vie aux autres »: pour les prêtres ce sera donc « la paternité pastorale, la paternité spirituelle » qui est toujours et de toute façon « donner la vie, devenir pères ».
Avec le Saint-Père a concélébré, entre autres, le cardinal Salvatore De Giorgi, accompagné d’amis et d’environ quatre-vingt prêtres proches de lui qui ont voulu fêter le soixantième anniversaire de son ordination, le 28 juin 1953.

Dans son homélie, le Pape Bergoglio a fait référence aux lectures du jour en s'arrêtant notamment sur la première, tirée du Livre de la Genèse (15, 1-12. 17-18), qui parle de l'alliance d’Abraham avec le Seigneur. Notre père dans la foi, a t-il expliqué, « sentait que le Seigneur l’aimait tant, qu’il lui avait promis tant de choses, mais il sentait la nécessité d’un fils »; il sentait en lui « ce cri propre de la nature: je veux avoir un fils ». Alors a rappelé le Pontife, il parla avec le Seigneur de « son désir de devenir père ». Parce que, a t-il affirmé « quand un homme n’a pas ce désir » cela signifie que quelque chose lui manque, « quelque chose ne va pas ».

Le Saint-Père a ensuite lié le thème de l’homélie à la présence du cardinal De Giorgi et des amis présents avec lui. « Aujourd’hui, a t-il dit, le Seigneur nous donne aussi la grâce de ce passage de la Bible au cours de cette Messe où nous fêtons un père. Je ne sais pas ce qu’a fait ce cher Salvatore; mais je suis sûr qu’il a été père »; et la participation de si nombreux prêtres à sa joie « en est un signe ». A ce propos, il a confié avoir vu de la fenêtre de sa résidence, avant le début de la Messe, l’arrivée du groupe de prêtres « avec des cadeaux, avec de nombreuses choses », et avoir pensé: « ceux-ci viennent saluer le père ». Parce que, a t-il expliqué, « il y a des gestes qui sont clairs », ce sont des « gestes de fils qui vont vers le père ». Et le cardinal De Giorgi quant à lui, « peut remercier le Seigneur pour cette grâce qu’il lui a donné ». Une « belle vie », a dit le Pape en se référant au ministère du prélat dans divers diocèses des Pouilles et dans l’archidiocèse de Palerme; une vie dans laquelle « la chose la plus belle est qu’il est père; il est père, il a parié sur la paternité et il a gagné ».
S’adressant ensuite aux prêtres présents il a les a exhorté: « vous aussi, portez de l’avant la paternité des prêtres,
celle que vous avez vu chez cet homme ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Mercredi matin 26 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Image
Mercredi 26 Juin 2013
Dans l’ Église nous sommes tous égaux et personne n’est inutile
L’Eglise n’est pas « un mélange de choses ou d’intérêts », mais le « Temple du Saint-Esprit », où tous sont égaux et personne n’est inutile.
C’est ce que le Pape François à souligné au cours de l’Audience générale de ce matin, mercredi 26 juin. S’adressant aux très nombreux fidèles présents sur la place Saint-Pierre, le Pape a consacré à nouveau sa réflexion au « mystère de l’Eglise », en se servant pour la circonstance de l’image du temple.

Une lecture qui a mis en parallèle l’ancien et le nouveau Testament, en renvoyant à l’histoire du peuple d’Israël mais aussi à l’histoire de chaque chrétien en particulier. Du reste, a expliqué le Saint-Père, en ajoutant certaines considérations personnelles au texte préparé,
« le Temple c’est nous, nous sommes l’Eglise vivante, le temple vivant et quand nous sommes ensemble parmi nous il y a aussi le Saint-Esprit, qui nous aide à grandir comme Eglise. Nous ne sommes pas isolés, mais nous sommes peuple de Dieu: c’est cela l’Eglise! ».
Et dans cette réalité, le Pape considère que « personne n’est secondaire. Personne n’est le plus important dans l’Eglise, nous sommes tous égaux. L’un d’entre vous pourrait dire: ‘Ecoutez, Monsieur le Pape, vous n’êtes pas égal à nous’. Mais si, – a-t-il assuré – je suis comme chacun de vous, nous sommes tous égaux, nous sommes frères! Personne n’est anonyme ». Cela implique toutefois une responsabilité, a averti le Pape Bergoglio, car « si manque la brique de notre vie chrétienne, il manque quelque chose à la beauté de l’Eglise. Certains disent: ‘Moi, je n’ai pas de rapport avec l’Eglise’, mais ainsi disparaît la brique d’une vie dans ce beau Temple.
Personne ne peut s’en aller, nous devons tous apporter à l’Eglise notre vie, notre cœur, notre amour, notre pensée, notre travail ».
Et à ce propos, le Pape a exhorté à être des pierres vivantes : « Avez-vous vu comme il est laid de voir un chrétien las, ennuyé, indifférent? Un tel chrétien ne va pas », a-t-il conclu, car celui-ci « doit être vivant, joyeux d’être chrétien; il doit vivre cette beauté de faire partie du peuple de Dieu qui est l’Eglise ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Jeudi matin 27 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Image

Jeudi matin 27 Juin 2013

Nous avons besoin de « chrétiens d'action et de vérité »
Nous avons besoin de « chrétiens d'action et de vérité », dont la vie est « fondée sur le roc de Jésus », et non pas de « chrétiens de paroles » superficiels comme les gnostiques ou rigides comme les pélagiens. C'est ce qu'a dit le Pape François, en reprenant un thème qui lui est cher, au cours de la Messe célébrée ce matin, jeudi 27 juin, dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

La réflexion du Pape, inspirée par les lectures du jour, s'est fondée en particulier sur le passage de l'évangile de Matthieu (7, 21-29) dans lequel – a expliqué le Pape –
« le Seigneur nous parle de notre fondement, le fondement de notre vie chrétienne », et nous dit que ce « fondement est le roc ». Cela signifie que « nous devons construire la maison », c'est-à-dire notre vie, sur le roc qu'est le Christ.
Dans le passage évangélique, a rappelé le Saint-Père, Jésus évoque ceux qui croient pouvoir construire leur vie uniquement sur le paroles: « Quiconque dit "Seigneur, Seigneur" n'entrera pas nécessairement dans le Royaume des cieux ». Mais, a averti le Pape, Jésus propose immédiatement d'édifier « notre maison sur le roc ». A partir de cet enseignement, le Pape François a identifié
« dans l'histoire de l'Eglise deux catégories de chrétiens »: les premiers, dont il faut se garder, sont les « chrétiens de paroles », c'est-à-dire ceux qui se limitent à répéter: "Seigneur, Seigneur, Seigneur!"; les seconds, les authentiques, sont les « chrétiens d'action, de vérité ».
« La pluie tomba, les fleuves débordèrent, les vents soufflèrent », mais « lorsqu'il y a le roc, il y a la sécurité ». Au contraire, lorsqu'il n'y a que les « paroles, les paroles volent, elles ne servent à rien ». On finit en pratique dans la « tentation de ces "chrétiens de paroles": un christianisme sans Jésus, un christianisme sans le Christ ». Et malheureusement « cela a été le cas et est le cas aujourd'hui dans l'Eglise ».

Il s'agit d'une tentation qui dans l'histoire de l'Eglise est présente de manière très diversifiée et qui a donné lieu à diverses catégories de « chrétiens sans Christ » dont le Pape François en a approfondies deux en particulier. Celle du
"chrétien light" qui au lieu d'aimer le roc aime les belles paroles, les belles choses" et qui s'adresse « à un dieu spray », un « dieu personnel », avec une attitude « de superficialité et de légèreté ». Cette tentation existe aujourd'hui encore: « des chrétiens superficiels qui croient vraiment en Dieu », mais pas en Jésus Christ,
« celui qui te donne un fondement ». Le Pape les a définis de « gnostiques modernes », ceux qui cèdent à la tentation d'un christianisme fluide.

A la seconde catégorie appartiennent en revanche « ceux qui croient que la vie chrétienne » doit « être prise extrêmement au sérieux » et qui finissent par « confondre solidité et fermeté avec rigidité ». Le Saint-Père les a définis
« chrétiens rigides, « qui pensent que pour être chrétiens il faut se mettre en deuil », en prenant « toujours tout au sérieux », attentifs aux formalismes, comme le faisaient les scribes et les pharisiens de l'époque de Jésus. Pour le Pontife, ce sont des chrétiens pour lesquels « tout est sérieux. Ce sont les pélagiens d'aujourd'hui, qui croient dans la fermeté de la foi ». Et ils sont convaincus que « le salut réside dans la façon dont je fais les choses »: « je dois les faire sérieusement », sans joie. Le Pontife a commenté: « Il y en a beaucoup. Ce ne sont pas des chrétiens. Ils sont déguisés en chrétiens ».
Voilà donc l'enseignement d'aujourd'hui du Seigneur selon le Pape François: une invitation à construire notre vie chrétienne sur le roc qui nous donne la liberté » et qui nous « fait aller de l'avant avec joie sur son chemin, dans ses propositions ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
levergero78
Quæstor
Quæstor
Messages : 395
Inscription : mar. 01 janv. 2013, 17:39
Localisation : yvelines & Finistère

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par levergero78 »

Pape François ‏@Pontifex_fr 28 juin
Jésus ne nous a pas sauvés par une idée. Il s’est abaissé et s’est fait homme. La Parole s’est faite chair.
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Vendredi matin 28 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Image
Vendredi matin 28 Juin 2013
"Marchons avec le Seigneur, soyons patients et irréprochables"
Le Seigneur nous demande d’être patients et irréprochables, en marchant toujours en sa présence.
Voilà ce qu’a affirmé vendredi matin le Pape François durant la messe célébrée en la chapelle de la Maison Sainte Marthe. Le Pape a souligné que
le Seigneur choisit toujours comment il entrera dans nos vies et cela exige de notre part de la patience, car il ne se rend pas toujours visible.
A cette messe participait comme jeudi un groupe d’employés de la Direction du Département de la Santé et de l’Hygiène du Vatican, accompagnés par le directeur, le professeur Patrizio Polisca.
Le Seigneur entre lentement dans la vie d’Abraham, il a 99 ans quand il lui promet un fils. Il entre par contre très vite dans la vie du lépreux : Jésus écoute sa prière, le touche et survient le miracle. Le Pape François a pris pour point de départ de sa catéchèse la Première Lecture et l’Evangile du jour pour nous parler de « comment le Seigneur choisit d’entre dans notre vie, dans la vie de son peuple ». Abraham et le lépreux.
« Quand le Seigneur vient, a souligné le Pape, il ne le fait pas toujours de la même manière. Il n’existe aucun protocole d’action de Dieu dans notre vie, non aucun ». Parfois, a ajouté le Pape, « il le fait d’une manière, parfois d’une autre », mais il « le fait toujours ». « Toujours, a-t-il insisté, nous avons cette rencontre entre nous et le Seigneur ».
Ne perdons jamais patience, car Dieu intervient toujours dans nos vies :

« Parfois le Seigneur décide d’entrer dans nos vies si lentement que nous risquons de perdre patience. Nous prions, nous prions….mais il n’intervient toujours pas dans notre vie. D’autres fois, quand nous pensons à ce que le Seigneur nous a promis, c’est si grand que nous sommes un peu incrédules, un peu sceptiques et comme Abraham, - un peu en cachette- nous sourions…Abraham qui ayant à peu près cent ans se dit un peu sceptique : « Mais moi, à presque 100 ans, comment pourrais-je avoir un fils avec ma femme qui en a 90 ans ? »
Le Seigneur prend son temps, et au-delà du scepticisme il nous faut faire preuve de patience. Car le Seigneur, dans ce rapport avec nous, doit lui aussi faire preuve de tellement de patience. « Il nous attend, il nous attend jusqu’à la fin de notre vie » « Pensons au bon larron, qui à la toute fin, finalement a reconnu Dieu. »
« Le Seigneur marche avec nous, mais souvent il ne se fait pas voir, comme dans le cas des disciples d’Emmaüs. Le Seigneur est dans notre vie, c’est certain, mais tant de fois nous ne le voyons pas. Il nous faut donc être patients, comme Lui a tellement de patience avec nous ».
Dieu aussi fait preuve de patience à notre égard :

Le Pape François a poursuivi alors son homélie sur ce « mystère de la patience de Dieu, qui marche à notre rythme ». « Parfois dans la vie, a-t-il souligné, les choses deviennent si sombres, que nous avons juste envie de descendre de la Croix ». « Et c’est là, en ce moment précis, quand la nuit est la plus noire, quand l’aurore est pourtant proche, que nous descendons de la Croix, cinq minutes avant que n’arrive la libération, au moment de l’impatience la plus grande ».
« Jésus, sur la Croix, entendait les défis qui lui étaient lancés : Descends, descends, viens !. Patience jusqu’à la fin, parce que Lui fait preuve de patience avec nous. Il entre toujours en relation avec nous, mais Il le fait à sa manière, et quand Il estime que c’est le bon moment. Mais il nous dit seulement ce qu’il a dit à Abraham : marche en ma présence et soit parfait, irréprochable. »
« Voilà le chemin avec le Seigneur et Il interviendra, mais nous devons attendre, attendre le moment, en marchant toujours en sa présence et en cherchant d’être irréprochables.
Demandons cette grâce au Seigneur : celle de marcher toujours en sa présence, en cherchant à être irréprochables ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
levergero78
Quæstor
Quæstor
Messages : 395
Inscription : mar. 01 janv. 2013, 17:39
Localisation : yvelines & Finistère

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par levergero78 »

Pape François ‏@Pontifex_fr 29 Juin
Apprenons à « perdre notre vie » pour le Christ, selon la logique du don et du sacrifice. Avec le Christ nous ne perdons rien !
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Samedi 29 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Samedi 29 Juin 2013
Prière de l’angélus
Le pape François prie avec la foule de la place Saint-Pierre Un Ave Maria pour le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomiaos Ier, qui a envoyé une délégation à Rome pour la fête de saint Pierre et saint Paul. Il fait observer que tout le Peuple de Dieu est débiteur » envers les apôtres Pierre et Paul « pour le don de la foi ».

Le pape a en effet présidé la prière de l’angélus depuis la fenêtre du bureau du palais apostolique qui donne place Saint-Pierre, à midi, ce samedi, 29 juin, en la solennité des apôtres Pierre et Paul, saints patrons de l’Eglise de Rome.

Paroles du pape François en italien, avant l’angélus :

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd’hui, 29 juin, c’est la fête solennelle des saints Pierre et Paul. C’est de façon spéciale la fête de l’Eglise de Rome, fondée sur la martyre de ces deux apôtres. Mais c’est aussi une grande fête pour l’Eglise universelle, parce que tout le Peuple de Dieu est débiteur envers eux pour le don de la foi.

Pierre a été le premier à confesser que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu. Paul a répandu cette annonce dans le monde gréco-romain. Et la Providence a voulu que tous deux parviennent ici à Rome et qu’ils y versent leur sang pour la foi. C’est pourquoi l’Eglise de Rome est devenue, immédiatement, spontanément, le point de référence pour toutes les Églises répandues dans le monde. Non du fait du pouvoir de l’empire, mais par la force du martyre, du témoignage rendu au Christ! Au fond,
c’est toujours seulement l’amour du Christ qui engendre la foi et fait avancer l’ Église.
Pensons à Pierre. Lorsqu’il a confessé sa foi en Jésus, il ne l’a pas fait en vertu de ses capacités humaines, mais parce qu’il avait été conquis par la grâce qui émanait de Jésus, par l’amour qu’il percevait dans ses paroles et qu’il voyait dans ses gestes: Jésus était l’amour de Dieu en personne!

Il est arrivé la même chose à Paul, même si de façon différente. Dans sa jeunesse, Paul était un ennemi des chrétiens, et quand le Christ ressuscité l’appela sur la route de Damas, sa vie en a été transformée: il comprit que Jésus n’était pas mort, mais vivant, et qu’il aimait lui aussi, alors qu’il était son ennemi! Voilà l’expérience de la miséricorde, du pardon de Dieu en Jésus Christ: voilà la Bonne nouvelle, l’Evangile dont Pierre et Paul ont fait l’expérience en eux-mêmes et pour lequel ils ont donné leur vie
Miséricorde, pardon: le Seigneur nous pardonne toujours, le Seigneur fait miséricorde, il est miséricordieux, il a un coeur miséricordieux et il nous appelle toujours.
Chers frères, quelle joie que de croire en un Dieu qui est tout amour, tout grâce! Voilà la foi que Pierre et Paul ont reçue du Christ et qu’ils ont transmise à l’ Église. Louons le Seigneur pour ces deux glorieux témoins et comme eux laissons-nous conquérir par le Christ, par la miséricorde du Christ.

Rappelons aussi que Simon-Pierre avait un frère, André, qui a partagé avec lui l’expérience de la foi en Jésus. Plus encore, André a rencontré Jésus avant Simon, et il en a parlé immédiatement à son frère et il l’a conduit à Jésus. J’aime à le rappeler aussi parce qu’aujourd’hui, selon cette belle tradition, la délégation du patriarcat de Constantinople, qui a justement comme saint patron l’apôtre André, est présente à Rome. Tous ensemble, adressons notre salutation cordiale au patriarche Bartholomaios Ier, et prions pour lui et pour toute cette Eglise.

Je vous invite aussi à prier tous ensemble un Ave Maria pour le patriarche Bartholomaios Ier, tous ensemble: Ave Maria …

Prions aussi pour les archevêques métropolitains de différentes Églises du monde auxquels je viens de remettre le pallium, symbole de communion et d’unité.
Que notre Mère bien-aimée, la Sainte Vierge Marie, nous accompagne et nous soutienne tous.
(Prière de l’angélus, pour les défunts et bénédiction)
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
levergero78
Quæstor
Quæstor
Messages : 395
Inscription : mar. 01 janv. 2013, 17:39
Localisation : yvelines & Finistère

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par levergero78 »

Pape François ‏@Pontifex_fr 30Juin
Un chrétien ne peut jamais être mécontent ou triste. Celui qui aime le Christ est une personne pleine de joie et qui répand la joie !
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Dimanche 30 Juin 2013

Message non lu par katolik »

Image
Dimanche 30 Juin 2013
L'angélus de la liberté de conscience
Il se passe toujours quelque chose d'imprévu dans le dialogue entre le pape François et la foule, le dimanche à l'angélus de midi.

L'allocution du pape avant l'angélus de ce dimanche 30 juin, place Saint-Pierre, pourrait s'appeler "l'angélus de la liberté de conscience" ou "l'angélus de Benoît XVI".

En effet,
le pape y a cité Benoît XVI comme un "exemple merveilleux" de la liberté de la conscience, du "dialogue intérieur avec Dieu" dans la conscience et de la décision libre et ferme prise en conscience devant Dieu.
La foule a applaudi spontanément l'exemple de Benoît XVI, puis le pape a encouragé les applaudissements d'un geste de la main, avant de lâcher lui même les feuilles de son discours pour applaudir des deux mains.
Le pape a longuement insisté sur la liberté du Christ et a exhorté les chrétiens à être eux aussi "libres", donc "créatifs": "Jésus nous veut, nous, chrétiens, libres, comme lui, de cette liberté qui vient de ce dialogue avec le Père, de ce dialogue avec Dieu."
"Jésus n'impose jamais: Jésus est humble, il invite. Si tu veux, viens. Et l'humilité de Jésus est ainsi, Lui, il nous invite toujours. Il n'impose pas", a souligné le pape en sortant de son discours écrit.

Jésus nous veut libres :

Il soulignait aussi la liberté souveraine du Christ, et son secret: il n'était pas tout seul! "Jésus, au cours de son existence terrestre, n'était pas pour ainsi dire "télécommandé": il était le Verbe incarné, le Fils de Dieu fait homme, et à un certain moment, il a pris la ferme décision de monter à Jérusalem pour la dernière fois; une décision prise dans sa conscience, mais pas tout seul: ensemble, avec le Père, en union totale avec lui! (…) Et dans le Père Jésus trouvait la force et la lumière pour son chemin", a expliqué le pape.

Soulignant que le Christ veut la même liberté pour les chrétiens, il a ajouté d'abondance du cœur:
"Jésus ne veut pas des chrétiens égoïstes, qui suivent leur propre "ego" - ne parlent pas avec Dieu -, ni des chrétiens faibles, des chrétiens qui n'ont pas de volonté, de chrétiens "télécommandés", incapables de créativité, qui cherchent toujours d'être connectés à la volonté d'un autre, et ne sont pas libres. Jésus nous veut libres! Et cette liberté, où se fait-elle? Elle se fait dans le dialogue avec Dieu dans la conscience de chacun. Si un chrétien ne sait pas parler avec Dieu, ne sait pas entendre Dieu dans sa conscience, il n'est pas libre. Il n'est pas libre."
Et cela s'apprend, a encore expliqué le pape François: "Nous devons apprendre à écouter davantage notre conscience. Mais attention! Cela ne signifie pas suivre mon propre moi, faire ce qui m'intéresse, ce qui me convient, ou qui me plaît… Ce n'est pas cela!
La conscience est l'espace intérieur de l'écoute de la vérité, du bien, de l'écoute de Dieu; c'est le lieu intérieur de ma relation avec lui, qui parle à mon coeur, et m'aide à discerner, à comprendre la route que je dois parcourir, et une fois la décision prise, à avancer, à rester fidèle."
Un exemple récent, merveilleux :

Puis le pape a rappelé l'exemple de son prédécesseur: "Nous nous avons eu un exemple merveilleux de comment est ce rapport avec Dieu dans la conscience. Un exemple récent, merveilleux. Le pape Benoît XVI nous a donné ce grand exemple [la foule se met à applaudir, le pape François aussi laisse son discours pour applaudir des deux mains], quand le Seigneur lui a fait comprendre, dans la prière, quel était le pas qu'il devait accomplir. Il a suivi sa conscience, c'est-à-dire la volonté de Dieu qui parlait à son coeur, avec un grand sens du discernement et avec courage. Et cet exemple, de notre père, nous fait tellement de bien, à nous tous, comme un exemple à suivre". [Nouveaux applaudissements]

Enfin, il a souligné la liberté de la Vierge Marie, avec cette prière:
"Que Marie nous aide à devenir toujours davantage des hommes et des femmes de conscience, libres, dans la conscience, parce que c'est dans la conscience, que se donne le dialogue avec Dieu. Des hommes et des femmes capables d'écouter la voix de Dieu et de la suivre avec décision."
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Lundi matin 1er Juillet 2013

Message non lu par katolik »

Image
Lundi matin 1er Juillet 2013
La prière doit être pratiquée avec courage et insistance
Si l’on veut obtenir quelque chose de Dieu, il faut avoir le courage de « négocier » avec lui à travers une prière insistante et convaincue, faite de peu de mots.
C’est ainsi que le Pape François a recommencé à parler du courage qui doit soutenir la prière adressée au Père, avec « toute la familiarité possible ». Et il a donné comme exemple la prière d’Abraham, sa manière de parler avec Dieu exactement comme s’il était en train de négocier, précisément, avec un autre homme.

C’est sur cela que le Pontife a invité à réfléchir ceux qui ont participé ce matin, lundi 1er juillet, à la Messe célébrée dans la chapelle de la Domus Sanctae Marthae.

Abraham, a rappelé le Pape, avait dépassé cent ans. Depuis environ vingt-cinq ans il parlait avec le Seigneur et il avait mûri une profonde connaissance de Lui. C’est donc au Seigneur qu’il s’adresse pour lui demander « ce qu’il fera avec cette ville pécheresse de Sodome. Abraham se sent la force de parler face à face avec le Seigneur et il cherche à défendre cette ville. Il est insistant ». Il sent, a expliqué le Pape, que cette terre lui appartient et il cherche donc à sauver ce qui est à lui. Mais il perçoit, il ressent aussi qu’il doit défendre ce qui appartient au Seigneur.

« Abraham – a précisé le Pape François – est courageux et il prie avec courage ». Du reste, dans la Bible, a-t-il ajouté, la première chose que l’on remarque est précisément l’affirmation que « la prière doit être courageuse ».
Quand nous parlons de courage « nous pensons toujours au courage apostolique », à celui qui nous conduit « à aller prêcher l’ Évangile ». Toutefois, il existe « aussi le courage devant le Seigneur, la parousie devant le Seigneur : aller auprès du Seigneur en étant courageux pour lui demander des choses ».
Et « Abraham parle avec le Seigneur d’une manière particulière, avec ce courage ». Le Pape a comparé la prière d’Abraham à un « magasin phénicien » dans lequel on négocie le prix et où celui qui achète cherche à tirer le plus possible pour baisser le prix. Abraham insiste et « de 50 il a réussi à baisser le prix à 10 », bien que sachant qu’il n’était pas possible d’éviter le châtiment pour les villes pécheresses. Mais il devait intercéder pour sauver « un juste, son cousin ». Avec courage, avec insistance, mais il allait de l’avant.

Combien de fois, a rappelé le Pape, il sera arrivé à chacun de nous de se mettre à prier pour quelqu’un en disant : « Seigneur je te demande pour celui-ci, pour celui-là... ». Mais « si une personne veut que le Seigneur lui accorde une grâce – a souligné l’Evêque de Rome – il doit aller avec courage et faire ce qu’a fait Abraham, avec insistance. Jésus lui-même dit que nous devons prier ainsi ». Et pour mieux faire comprendre le concept, le Pape a reproposé plusieurs épisodes évangéliques montrant comment, en insistant, on peut obtenir du Seigneur ce que l’on demande.
« Je voudrais – a-t-il conclu – qu’à partir d’aujourd’hui, pendant cinq minutes au cours de la journée, nous prenions tous la Bible et nous récitions lentement le psaume 102, qui est celui que nous avons récité entre les deux lectures. ‘Bénis le Seigneur, ô mon âme, que ce qui es en moi bénisse son nom, n'oublie aucun de ses bienfaits. Car il pardonne toutes tes offenses et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d'amour et de tendresse’. Le prier en entier. Et de cette manière nous apprendrons les choses que nous devons dire au Seigneur, quand nous demandons une grâce ».
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Avatar de l’utilisateur
levergero78
Quæstor
Quæstor
Messages : 395
Inscription : mar. 01 janv. 2013, 17:39
Localisation : yvelines & Finistère

Re: Jour après jour, les paroles de notre Pape François

Message non lu par levergero78 »

Pape François ‏@Pontifex_fr 2 Juillet
On ne peut vivre en chrétiens en dehors du roc qu’est le Christ. Le Christ nous donne solidité et fermeté, mais aussi joie et sérénité.
Avatar de l’utilisateur
katolik
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 1181
Inscription : ven. 29 avr. 2011, 12:54
Conviction : Catholique Romain
Localisation : Eskualduna
Contact :

Mardi matin 2 juillet 2013

Message non lu par katolik »

Image
Mardi matin 2 juillet 2013
« Devant le péché, il faut fuir sans honte »
Dans son homélie quotidienne lors de la messe célébrée à la Chapelle Sainte-Marthe mardi 2 juillet, le Pape est revenu sur l’Evangile du jour, quand les compagnons de Jésus sont dans une barque avec lui et qu’ils ont peur quand la tempête se lève. Jésus calme alors les vents et la mer. A partir de cet épisode de la Bible, François a décrit quatre attitudes possibles devant les situations difficiles.
La première est celle de la lenteur, comme Loth. Celui-ci était décidé à laisser la première ville qui serait détruite mais il le fait lentement. L’ange lui dit de fuir, mais il ne peut pas se détacher du mal, du péché. « Nous, nous voulons partir, nous sommes décidés, a souligné le pape, mais il y quelque chose qui nous tire vers l’arrière, comme Loth qui commence même à négocier avec l’ange. »

Ne pas regarder en arrière, aller de l’avant :
« Comme il est difficile d’éviter le péché ! Comme une tentation est difficile ! Mais la voix de Dieu nous dit « Fuis ! Tu ne peux pas lutter car le feu et le soufre te tueront »
a remarqué François. Le pape a ensuite pris l’exemple de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus qui nous apprenait que
devant certaines tentations, fuir représente l’unique solution et il ne faut pas avoir honte de le faire, il faut reconnaître que nous sommes faibles et que nous devons fuir, pour aller de l’avant sur la route de Jésus.
Pour le Pape, comme le dit l’adage populaire : « un soldat qui fuit, sert pour un autre guerre ».
L’ange dit également de ne pas regarder en arrière, c’est la deuxième attitude. Comme le peuple de Dieu dans le désert qui avait tout, les promesses de la Terre promise, mais qui avait la nostalgie du retour. « Le conseil de l’ange est sage, a souligné le Pape, ne pas regarder en arrière, aller de l’avant ! Nous devons faire comme la femme de Loth, nous devons nous couper de toute nostalgie, parce que la tentation est aussi de la curiosité. »

Devant le péché, il faut fuir sans honte :

« Devant le péché, il faut fuir sans nostalgie, a conseillé François. La curiosité n’est pas utile, elle fait du mal ! Alors comment faire dans ce monde avec tant de péchés ? a demandé le Pape à l’assistance, comment sera ce péché ?
Moi je veux voir ce que c’est… Non, la curiosité fait du mal ! Il faut fuir et ne pas regarder en arrière ! Nous sommes tous faibles et nous devons nous défendre. »
La troisième situation abordée par le Pape : la peur. Sur le bateau, quand la mer s’agite violemment, la barque est recouverte par les vagues et les compagnons de Jésus s’écrient « Sauve-nous Seigneur, nous sommes perdus ! » « Ils ont peur et
la peur est aussi une tentation du Démon, a averti le Pape, c’est avoir peur d’aller de l’avant sur le chemin du Seigneur. »
« La tentation existe de se dire « il vaut mieux rester ici, là où c’est sûr ». J’ai peur d’aller de l’avant, j’ai peur d’où me portera le Seigneur. Mais la peur n’est pas de bon conseil. Jésus a tant de fois répéter qu’il ne faut pas avoir peur, la peur ne nous aide pas. » a ajouté François.

Avoir du courage dans notre faiblesse :

La dernière attitude est la grâce de l’Esprit Saint. Quand Jésus calme la mer, les disciples sont pris de stupeur. « Regarder le Seigneur, le contempler nous apporte cette stupeur, si belle, d’une nouvelle rencontre avec le Seigneur a dit François, nous ne sommes pas des personnes candides, ni des chrétiens tièdes, nous sommes valeureux, courageux !
Nous sommes faibles mais nous devons avoir du courage dans notre faiblesse. Ce courage doit s’exprimer dans cette fuite et ne pas regarder vers l’arrière, pour ne pas tomber dans une mauvaise nostalgie. Ne pas avoir peur et toujours regarder vers le Seigneur ! »
a conclu le Pape.
La messe de ce matin était concélébrée avec le Cardinal Manuel Monteiro de Castro et Monseigneur Beniamino Stella. Dans l’assistance, il y avait un groupe de prêtres et de collaborateurs du Tribunal de la Pénitence apostolique et un groupe de l’Académie ecclésiastique pontificale.
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Baidu [Spider] et 5 invités