Le Dialogue des carmélites

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Columbanus
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Le Dialogue des carmélites

Message non lu par Columbanus »

Bonjour à tous,

Très intéressé par les Dialogues des carmélites de Francis Poulenc, je m'adresse donc aux connaisseurs des différentes versions (Derveaux, Nagano ou Marty? Les deux premières semblent les plus connues), quels sont vos ressentis et vos conseils, s'il-vous-plaît? De même, pour ceux qui ont vus le DVD de Keller/Latham-Koenig.

Merci d'avance.

Columbanus.

PS: Pour différentes raisons, cette œuvre doit vous toucher cœurderoy...
Dernière modification par Columbanus le sam. 03 juil. 2010, 23:29, modifié 1 fois.
« Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement en Dieu. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue... »
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coeurderoy
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Re: Dialogues des carmélites

Message non lu par coeurderoy »

Bonjour amorius,
désolé j'avais loupé votre message : oui les carmélites de ma ville natale (Cocorico !!!) ne me laissent pas indifférent, d'autant que je reçois le Corps du Christ dans l'église où elles se réunirent un temps clandestinement pour ces messes de l'ombre où vous risquiez tout simplement votre peau... Désolé pour mon inculture concernant les oeuvres musicales que leur histoire a inspirées : Théophane peut-être ??? ;)
Bonne journée à vous

coeurderoy
etienne lorant
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Le "Dialogue des Carmélites" remis au goût du jour...

Message non lu par etienne lorant »

(Je le déclare tout net: ce n'est certes pas pour moi !) <:

Supposés capables d’apporter un regard neuf sur des œuvres de répertoire éternellement identiques, voire d’y intégrer un univers visuel propre, les metteurs en scène de cinéma sont souvent les bienvenus à l’opéra. Parfois avec succès, et le plus souvent de façon honnête mais banale. Pour ses débuts lyriques, Christophe Honoré est entre les deux : sa vision de "Dialogue des Carmélites" ne bouleverse rien, n’évite pas certains clichés mais séduit au final.

Le réalisateur de "Non, ma fille, tu n’iras pas danser" n’est, il est vrai, pas seulement cinéaste. Il a commencé sa carrière comme auteur pour la jeunesse avant de venir romancier, dramaturge ou scénariste. D’où son intérêt, sans doute, pour un opéra au livret assez touffu, Honoré faisant même précéder l’exécution de l’œuvre de la lecture d’un autre texte de Bernanos évoquant la jeunesse.

Mû, sans doute, par l’éternel souci de rendre l’œuvre plus accessible à un public d’aujourd’hui, le metteur en scène transpose l’action dans les années 80. C’est au lit avec son amie à moitié nue que le Marquis reçoit ses enfants, et c’est en jupes mi-longues et jambes nues que les nonnes, ne portant qu’occasionnellement le voile, vaquent à leurs occupations. L’action se déroule dans un décor unique, grande salle lambrissée un peu décatie, sise sans doute au dernier étage d’un immeuble et percée, en son fond, d’une grande baie vitrée donnant sur la place de la République à Paris. L’aumônier fume, les révolutionnaires (parmi lesquels la jeune maîtresse du Marquis) portent des brassards de FFI, et c’est en leur faisant troquer leurs chaussures plates pour des hauts talons qu’ils rendent les religieuses à la vie civile. Il n’y aura pas de guillotine au final, mais les sœurs seront contraintes de se jeter dans le vide.

On mentirait en écrivant que cette transposition est créatrice de sens ou qu’elle était nécessaire. Mais elle fonctionne bien et n’altère pas la substance de l’œuvre, la scène finale, sans pathos ni violence excessifs, se révélant même assez réussie. La soirée est d’autant plus réussie que Kazushi Ono dirige somptueusement son Orchestre de l’Opéra de Lyon, optant pour une lecture empreinte de couleurs et de sens du drame.

Serge Dorny, pour deux saisons encore aux commandes de l’Opéra de Lyon malgré sa récente nomination à Dresde, a une fois encore réuni un joli plateau pour ce spectacle, avec notamment deux anciennes lauréates du Concours Reine Elisabeth : Hélène Guilmette (émouvante Blanche) et Anaïk Morel (impressionnante Mère Marie). Louanges aussi pour la Madame de Croissy hallucinée de Sylvie Brunet-Grupposo ou la très fraîche Constance de Sabine Devieilhe, ainsi que pour la plupart des (rares) hommes : Laurent Alvaro (le Marquis), Loïc Félix (l’aumônier) ou notre compatriote Nabil Suliman (le Geôlier).

http://www.lalibre.be/culture/scenes/no ... 8403119185
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Peccator
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Re: Le "Dialogue des Carmélites" remis au goût du jour...

Message non lu par Peccator »

N'ayant pas vu cette production, je ne peux pas me prononcer, mais je suis généralement peu convaincu par ce type de "mise à jour".
Mais bon, le critique affirme qu'elle ne détruit pas l'oeuvre, et si la musique est à la hauteur (ce dont je ne doute pas), alors il faut aller voir si on ne connait pas : c'est une oeuvre magnifique, impressionnante, d'une grande pureté (très carmélite...), tout en étant d'une grande richesse. J'ai eu la chance de la découvrir à l'Opéra de Massy (dans une mise en scène beaucoup moins fantaisiste), et j'avais été passablement secoué.
Non pas ce que je veux, mais ce que Tu veux. Mc 14, 36
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