Du Salon Beige :
Que reste-t-il de l'Eglise en Corée du Nord ?
Le père Lee Eun-hyung, secrétaire général de la « Commission épiscopale pour la réconciliation du peuple coréen », déclare à l'AED :
"L’Église catholique de Changchung est présidée par un laïc. Il paraît qu’il tient tous les dimanches une liturgie de la Parole avec la paroisse. Pour autant que je sache, aucun prêtre catholique ne vit actuellement en Corée du Nord. [...]
Il est très difficile d’estimer le nombre les fidèles en Corée du Nord. En effet, c’est le pays le plus fermé du monde. Je pense que les chiffres relatifs aux adeptes des différentes religions en Corée du Nord portés dans les nombreuses statistiques sont faux.
Les autorités nord-coréennes nous ont dit que le pays comptait 3 000 catholiques. Cependant, nous ignorons si ce chiffre est exact et d’où il ressort. Mais à l’époque d’avant la division du pays, il y avait beaucoup de chrétiens dans le nord.
Des missionnaires protestants avaient jadis appelé Pyongyang la « Jérusalem de l’Est ». La mère du dictateur Kim Il-sung (1948-1994), par exemple, était originaire d’une famille protestante très pieuse.
Il existe de vieux documents selon lesquels environ 50 000 catholiques vivaient dans le nord avant la division du pays.
Nous supposons qu’au terme de ces longues années de persécution, environ 10 000 personnes ont pu conserver dans leur cœur le souvenir de leur foi catholique. Toutefois, ces supposés catholiques pratiquent secrètement leur croyance. Je ne peux que difficilement m’imaginer qu’il existe en Corée du Nord une Église clandestine organisée. Des rumeurs prétendent qu’une Église clandestine existerait près de la frontière chinoise.
À part dans la capitale, Pyongyang, y a-t-il encore d’autres édifices religieux en Corée du Nord ?
Jusqu’à présent, je n’avais aucune possibilité de le vérifier. Pour l’instant, l’église de Changchung est la seule que les autorités nord-coréennes aient officiellement reconnue comme église catholique. Avant la division de la Corée, il y avait de nombreuses maisons de Dieu dans le nord du pays. Beaucoup d’entre elles ont probablement été détruites durant la Guerre de Corée (1950-1953). Nous supposons que les autorités nord-coréennes ont utilisé à d’autres fins les édifices religieux épargnés par la guerre. [...]"



