Bonjour PaxetBonum,
PaxetBonum a écrit : ↑jeu. 20 juin 2019, 9:48Non Dieu ne tolère aucun mal. Dieu fait preuve de patience mais ne tolère pas. La condamnation du péché par Dieu est sans appel.
Bien sur que la condamnation du mal est sans appel mais supporter avec patience, endurer, sont les caractéristiques de "tolérer".
Peut être vous focalisez-vous uniquement sur une unique acception qui serait tolérer = admettre.
Alors que tolérer,
au sens chrétien, c’est supporter un mal que l’on ne pourrait empêcher sans risquer de créer un mal plus grand.
La tolérance ne consiste aucunement à accepter un mal, moins encore à lui reconnaître un droit quelconque au milieu d'autres droits légitimes. Elle consiste à se résoudre à le subir, pour la préservation d'un bien plus grand (ne pas arracher le blé en même temps que l'ivraie). A l'heure de la moisson, l'ivraie sera séparée du blé et ira au feu, c'est indéniable. Mais en attendant nous faisons quoi ? Nous admettons ? Non, nous supportons avec patience, nous tolérons. Et c'est jésus lui-même qui en est l'exemple ultime, il l'a "supporté avec patience", il a toléré l'intolérable afin de ne perdre aucun épi de blé.
Je me permets de reprendre ce qui veint d'être cité :
PaxetBonum a écrit : ↑jeu. 20 juin 2019, 9:48Non Dieu ne tolère aucun mal. Dieu fait preuve de patience mais ne tolère pas.
...
Mais je fais mon possible pour me montrer patient
Expliquez moi comment Jésus n'est pas tolérant alors qu'à la suite vous donnez quasiment la définition, au sens chrétien, de ce qu'est la tolérance: supporter avec patience. Comprenez que cette discussion a de quoi dérouter.
Je m'aperçois que vous réagissez assez peu sur la parabole de l'ivraie alors je vous propose un autre extrait des Évangiles dans lequel Jésus nous appelle à être tolérants,
à supporter et non admettre, et il nous explique pourquoi :
Marc 9,38-40 :
Jean, l’un des Douze, disait à Jésus : « Maître, nous avons vu quelqu’un expulser les démons en ton nom ; nous l’en avons empêché, car il n’est pas de ceux qui nous suivent. »
Jésus répondit : « Ne l’en empêchez pas, car celui qui fait un miracle en mon nom ne peut pas, aussitôt après, mal parler de moi ;
celui qui n’est pas contre nous est pour nous.
J'ai choisi ce passage car il me semble que l'association systématique de tolérance = admettre le mal sur laquelle vous focalisez ne transparaît pas et que Jésus invite les Apôtres à
supporter avec patience ceux qui ne sont pas de ceux qui Le suivent; un bien plus grand en sort en les laissant chasser les démons en Son nom qu'en les en empêchant.
Voilà je pense que j'ai dis tout ce qui me semblait bon à dire, il serait donc déraisonnable de persister mais je me pose cette question : ces échanges étaient ils plus orientés contre le mot tolérance ou vers "ne tolérons pas la tolérance" ?
Cordialement.