Bénédiction lors de la communion
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Sursum Corda
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Re: Bénédiction lors de la communion
Je suis assez favorable à la bénédiction pendant la communion, parce qu'il y a là une manière d'exprimer le souhait de se rapprocher de la communion. Au sujet de la communion trop fréquente, je suis partagé : à la fois la communion ne peut pas être trop fréquente (risquerions nous de faire une overdose du Christ?), à la fois la communion devient quelque chose de trop souvent systématique et banal, aors que cela nécessite une véritable conversion pour recevoir le Christ. Nous ne serons de toutes façons jamais suffisamment digne de recevoir le Christ, mais lui-même n'a t-il pas choisi de se livrer ainsi, à la merci des souillures et des indifférences?
- Théophane
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Re: Bénédiction lors de la communion
Si je peux ajouter une remarque à ce que j'ai dit plus haut, ne pas communier ne signifie pas qu'on ne participe pas à la Sainte Messe.
À mon avis on ne peut pas communier trop. L'Église recommande l'Eucharistie quotidienne, et quand on a adopté cette pratique qui fait partie intégrante de la vie quotidienne, on s'aperçoit combien la rencontre avec le Christ dans ce sacrement est nécessaire.
Ceci dit, il est préférable de s'abstenir de communier et de se confesser. Quoi qu'il en soit, lorsqu'on s'approche fréquemment de l'Eucharistie, il est important d'avoir recours souvent au sacrement de la confession. Quand on assiste à la Messe tous les jours, on devrait se confesser, à mon avis, chaque semaine.
À mon avis on ne peut pas communier trop. L'Église recommande l'Eucharistie quotidienne, et quand on a adopté cette pratique qui fait partie intégrante de la vie quotidienne, on s'aperçoit combien la rencontre avec le Christ dans ce sacrement est nécessaire.
Ceci dit, il est préférable de s'abstenir de communier et de se confesser. Quoi qu'il en soit, lorsqu'on s'approche fréquemment de l'Eucharistie, il est important d'avoir recours souvent au sacrement de la confession. Quand on assiste à la Messe tous les jours, on devrait se confesser, à mon avis, chaque semaine.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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- Boris
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Re: Bénédiction lors de la communion
Le lien entre les 2 sacrements se fait sentir de lui-même je trouve.Théophane a écrit :Quoi qu'il en soit, lorsqu'on s'approche fréquemment de l'Eucharistie, il est important d'avoir recours souvent au sacrement de la confession.
Jean-Paul II le martèle dans son encyclique "Ecclesia de Eucharistia".
Il y a vraiment un lien particulier entre ces 2 sacrements, plus fort qu'entre tout autre sacrement.
Les obligations données par le Code de Droit Canon sont la participation à la Messe tous les Dimanches et fêtes de préceptes et la communion au moins une fois par an à Pâques.Théophane a écrit :ne pas communier ne signifie pas qu'on ne participe pas à la Sainte Messe.
Cela montre bien que "participer" ne se résume pas à "communier" mais à être d'abord présent, et ensuite à dire les répons de l'assemblé ("et avec votre esprit", "Amen", ...)
UdP,
Boris
Boris
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jean_droit
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Re: Bénédiction lors de la communion
Bonjour à tous !
Il me semble qu'il ne faut pas aller communier sans "être en conditions".
"Etre en conditions" c'est être dans la prière et être conscient d'aller ves le Seigneur.
Quand notre esprit n'est pas suffisamment attentif mieux vaut ne pas communier et, si on le désire, se faire bénir par le prêtre.
La communion quotidienne me semble excessive dans la plus part des cas.
Bien sûr on a l'air un peu "idiot" de rester à sa place quand tout le monde va communier. Tant pis !
Il me semble qu'il ne faut pas aller communier sans "être en conditions".
"Etre en conditions" c'est être dans la prière et être conscient d'aller ves le Seigneur.
Quand notre esprit n'est pas suffisamment attentif mieux vaut ne pas communier et, si on le désire, se faire bénir par le prêtre.
La communion quotidienne me semble excessive dans la plus part des cas.
Bien sûr on a l'air un peu "idiot" de rester à sa place quand tout le monde va communier. Tant pis !
- Théophane
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Re: Bénédiction lors de la communion
Merci Boris pour ces précisions.
Par contre, je voudrais réagir à ce qu'a écrit Jean. Je ne trouve pas que la communion quotidienne soit excessive, du moment qu'on est en état de grâce, c'est-à-dire en ayant recours à la confession chaque semaine.
Communier quotidiennement est encouragé par l'Église (c'est du moins ce que l'on fait dans l'Opus Dei et dans d'autres mouvements catholiques). Et si nous sommes si faibles que nous retombons souvent dans nos erreurs, nous pouvons très bien nous confesser deux fois par semaines.
Par contre, je voudrais réagir à ce qu'a écrit Jean. Je ne trouve pas que la communion quotidienne soit excessive, du moment qu'on est en état de grâce, c'est-à-dire en ayant recours à la confession chaque semaine.
Communier quotidiennement est encouragé par l'Église (c'est du moins ce que l'on fait dans l'Opus Dei et dans d'autres mouvements catholiques). Et si nous sommes si faibles que nous retombons souvent dans nos erreurs, nous pouvons très bien nous confesser deux fois par semaines.
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
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- Boris
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Re: Bénédiction lors de la communion
Absolument !Théophane a écrit :Merci Boris pour ces précisions.
Par contre, je voudrais réagir à ce qu'a écrit Jean. Je ne trouve pas que la communion quotidienne soit excessive, du moment qu'on est en état de grâce, c'est-à-dire en ayant recours à la confession chaque semaine.
Communier quotidiennement est encouragé par l'Église (c'est du moins ce que l'on fait dans l'Opus Dei et dans d'autres mouvements catholiques). Et si nous sommes si faibles que nous retombons souvent dans nos erreurs, nous pouvons très bien nous confesser deux fois par semaines.
La communion ne peut aller qu'avec la confession.
Communier trop souvent est un péché : c'est signé son "arrêt de mort", cela sous-entend l'absence de confession.
Mais communier tous les jours et se confesser presque aussi souvent n'est pas communier TROP souvent.
In Ecclesia de Eucharistia, Jean-Paul II, 2003, a écrit :CHAPITRE IV35. Toutefois, la célébration de l'Eucharistie ne peut pas être le point de départ de la communion, qu'elle présuppose comme existante, pour ensuite la consolider et la porter à sa perfection. Le Sacrement exprime ce lien de communion d'une part dans sa dimension invisible qui, dans le Christ, par l'action de l'Esprit Saint, nous lie au Père et entre nous, d'autre part dans sa dimension visible qui implique la communion dans la doctrine des Apôtres, dans les sacrements et dans l'ordre hiérarchique. Le rapport étroit qui existe entre les éléments invisibles et les éléments visibles de la communion ecclésiale est constitutif de l'Église comme Sacrement du salut.71 C'est seulement dans ce contexte qu'il y a la célébration légitime de l'Eucharistie et la véritable participation à ce Sacrement. Il en résulte une exigence intrinsèque à l'Eucharistie: qu'elle soit célébrée dans la communion et, concrètement, dans l'intégrité des conditions requises.
L'EUCHARISTIE ET LA COMMUNION ECCLÉSIALE
36. La communion invisible, tout en étant par nature toujours en croissance, suppose la vie de la grâce, par laquelle nous sommes rendus « participants de la nature divine » (2 P 1, 4), et la pratique des vertus de foi, d'espérance et de charité. En effet, c'est seulement ainsi que s'établit une vraie communion avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit. La foi ne suffit pas; il convient aussi de persévérer dans la grâce sanctifiante et dans la charité, en demeurant au sein de l'Église « de corps » et « de cœur »; 72 il faut donc, pour le dire avec les paroles de saint Paul, « la foi opérant par la charité » (Ga 5, 6).
Le respect de la totalité des liens invisibles est un devoir moral strict pour le chrétien qui veut participer pleinement à l'Eucharistie en communiant au corps et au sang du Christ. Le même Apôtre rappelle ce devoir au fidèle par l'avertissement: « Que chacun, donc, s'éprouve soi-même, et qu'ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe » (1 Co 11, 28). Avec toute la force de son éloquence, saint Jean Chrysostome exhortait les fidèles: « Moi aussi, j'élève la voix, je supplie, je prie et je vous supplie de ne pas vous approcher de cette table sainte avec une conscience souillée et corrompue. Une telle attitude en effet ne s'appellera jamais communion, même si nous recevions mille fois le corps du Seigneur, mais plutôt condamnation, tourment et accroissement des châtiments ».73
Dans cette même perspective, le Catéchisme de l'Église catholique établit à juste titre: « Celui qui est conscient d'un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d'accéder à la communion ».74 Je désire donc redire que demeure et demeurera toujours valable dans l'Église la norme par laquelle le Concile de Trente a appliqué concrètement la sévère admonition de l'Apôtre Paul, en affirmant que, pour une digne réception de l'Eucharistie, « si quelqu'un est conscient d'être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés ».75
37. L'Eucharistie et la Pénitence sont deux sacrements intimement liés. Si l'Eucharistie rend présent le Sacrifice rédempteur de la Croix, le perpétuant sacramentellement, cela signifie que, de ce Sacrement, découle une exigence continuelle de conversion, de réponse personnelle à l'exhortation adressée par saint Paul aux chrétiens de Corinthe: « Au nom du Christ, nous vous le demandons: laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2 Co 5, 20). Si le chrétien a sur la conscience le poids d'un péché grave, l'itinéraire de pénitence, à travers le sacrement de la Réconciliation, devient le passage obligé pour accéder à la pleine participation au Sacrifice eucharistique.
Évidemment, le jugement sur l'état de grâce appartient au seul intéressé, puisqu'il s'agit d'un jugement de conscience. Toutefois, en cas de comportement extérieur gravement, manifestement et durablement contraire à la norme morale, l'Église, dans son souci pastoral du bon ordre communautaire et par respect pour le Sacrement, ne peut pas ne pas sentir concernée. Cette situation de contradiction morale manifeste est traitée par la norme du Code de Droit canonique sur la non-admission à la communion eucharistique de ceux qui « persistent avec obstination dans un péché grave et manifeste ».76
UdP,
Boris
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Re: Bénédiction lors de la communion
Ce qui montre pourquoi il vaut mieux éviter cette pratique, à mon avis. Le croisement des bras sur la poitrine est un geste liturgique qui est en quelque sorte l'équivalent du départ des catéchumènes au début de la messe des fidèles, il y a bien longtemps.Quoique la dernière fois que je suis allé me faire bénir le prêtre a pensé que j'étais un catéchumène.
Un catéchumène ne peut pas communier. Il est donc légitime qu'il s'approche de S. Sacrement et reçoive une bénédiction particulière.
Un fidèle baptisé, lui, peut choisir de ne pas communier :
1. S'il est en état de péché mortel : dans ce cas, qu'il fasse comme le publicain en restant au fond de l'Eglise en signe de pénitence autant que de respect envers le S. Sacrement ;
2. Si c'est parce qu'il n'en a pas envie : la liturgie n'est pas au service des desideratas des fidèles. Un fidèle qui n'a pas envie de communier, quelle qu'en soit la raison, ferait bien mieux de rester à sa place.
Enfin, ce n'est que mon avis...
Il n'y a qu'une seule manière d'avoir de saintes messes :
1. Respecter scrupuleusement les normes liturgiques ;
2. Prier.
Sinon, vous pourrez rajouter tout ce que vous voulez comme fioritures, ce sera comme la Loi que ne vivifie pas l'Esprit.
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