Je ne comprends pas bien votre propos. Vous me repprochez de parler de statistiques, pourtant il me semble bien que vous parlez vous-même de statistiques. Quels sont ces chiffres dont vous me parlez sinon des statistiques ?... Je veux dire : la méthodologie des sciences sociales passent par les statistiques. Donc, à moins que vous vouliez me dire qu'absolument 100% des personnes homosexuelles refusent de s'engager dans une relation sérieuse, et qu'il ne peut pas en être autrement, et que c'est précisément leur homosexualité qui en est la cause (corrélation n'est pas synonyme de causalité), je ne vois pas comment votre discours peut être généralisé de la sorte. Prenons un exemple qui sera peut-être plus parlant : il est manifeste qu'un nombre significatif des personnes qui foutent le feu dans les banlieues sont des personnes issues de l'immigration. Iriez-vous alors interdire l'entrée d'un spectacle à quelqu'un uniquement sur la base de sa couleur de peau, ou alors allez-vous lui donner sa chance, en se disant qu'il est peut-être différent de tous les autres ? C'est ce que je veux dire avec les personnes homosexuelles. On ne peut pas se baser sur le constat que 99% (admettons) des unions homosexuelles se soldent par une rupture à court terme pour en inférer l'idée que l'homosexualité est immorale, car si ça se trouve, certains couples homos sont des modèles de fidélité.
Là je ne comprends pas du tout... Pouvez-vous éclaircir votre propos ? Qu'en savez-vous que les personnes bisexuelles se comportent de la sorte ? Ca me paraît encore une fois réducteur et ne tenant pas compte de tous les cas de figure...Boris a écrit :Les personnes bissexuelles ne recherchent que leur plaisir propre, sans même regarder à la manière de l'obtenir, en relativisant dans la pratique toutes les formes de perversions.Métazét a écrit : Mais précisément, dans le cas des bisexuels vrais, il n'y a pas ce problème.
Encore que les personnes homosexuelles, les personnes bissexuelles cherchent à transformer l'humanité en un objet quelconque et vulgaire.
C'est un peu comme dans les entreprises la transformation du "Service du Personnel" en "Service des Ressources Humaines" : l'homme n'est plus qu'une ressource comme une autre, dont il faut baisser le coût et augmenter la productivité.
Le terme et surtout la dignité de la personne ont complètement disparu !
Bon, il y a votre citation, mais elle porte sur la contraception, donc je ne vois pas le rapport avec la question de la bisexualité...
Cependant, le texte est intéressant (le raisonnement me fait penser à celui de Elisabeth Anscombe, dans "Contraception and Chastity", 1977) :
[/quote]In Humanae Vitae, Paul VI, 1968, a écrit :Graves conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité
17. Les hommes droits pourront encore mieux se convaincre du bien-fondé de la doctrine de l'Eglise en ce domaine, s'ils veulent bien réfléchir aux conséquences des méthodes de régulation artificielle de la natalité.
Qu'ils considèrent d'abord quelle voie large et facile ils ouvriraient ainsi à l'infidélité conjugale et à l'abaissement général de la moralité. Il n'est pas besoin de beaucoup d'expérience pour connaître la faiblesse humaine et pour comprendre que les hommes - les jeunes, en particulier, si vulnérables sur ce point - ont besoin d'encouragement à être fidèles à la loi morale, et qu'il ne faut pas leur offrir quelque moyen facile pour en éluder l'observance. On peut craindre aussi que l'homme en s'habituant à l'usage des pratiques anticonceptionnelles, ne finisse par perdre le respect de la femme et, sans plus se soucier de l'équilibre physique et psychologique de celle-ci, n'en vienne à la considérer comme un simple instrument de jouissance égoïste, et non plus comme sa compagne respectée et aimée.
Qu'on réfléchisse aussi à l'arme dangereuse que l'on viendrait à mettre ainsi aux mains d'autorités publiques peu soucieuses des exigences morales. Qui pourra reprocher à un gouvernement d'appliquer à la solution des problèmes de la collectivité ce qui serait reconnu permis aux conjoints pour la solution d'un problème familial ? Qui empêchera les gouvernants de favoriser et même d'imposer à leurs peuples, s'ils le jugeaient nécessaire, la méthode de contraception estimée par eux la plus efficace ? [Pensons aux actions du Planning (anti)Familiale en Chine qui va jusqu'à la torture physique des personnes pour leur imposer de force l'avortement, ndB] Et ainsi les hommes, en voulant éviter les difficultés individuelles, familiales ou sociales que l'on rencontre dans l'observation de la loi divine, en arriveraient à laisser à la merci de l'intervention des autorités publiques le secteur le plus personnel et le plus réservé de l'intimité conjugale.
Si donc on ne veut pas abandonner à l'arbitraire des hommes la mission d'engendrer la vie, il faut nécessairement reconnaître des limites infranchissables au pouvoir de l'homme sur son corps et sur ses fonctions; limites que nul homme, qu'il soit simple particulier ou revêtu d'autorité, n'a le droit d'enfreindre. Et ces limites ne peuvent être déterminées que par le respect qui est dû à l'intégrité de l'organisme humain et de ses fonctions, selon les principes rappelés ci-dessus et selon la juste intelligence du " principe de totalité " exposé par Notre prédécesseur Pie XII (21).
Le raisonnement d'Anscombe est (pour ce que j'en comprends) en gros le suivant :
1. Si l'usage de contraceptif n'était pas immoral, alors le sexe pourrait, grâce à des contraceptifs efficaces, être un loisir comme un autre, où sexe, amour et procréation pourraient être dissociés, et donc il n'y aurait aucune raison de considérer immoral l'adultère par exemple (majeure).
2. Le sexe n'est pas un loisir comme un autre, il ne peut être dissocié de l'amour et de la procréation, l'adultère est immoral. (mineure).
3. Donc l'usage de contraceptif est immoral.
Je suis tout à fait d'accord avec la majeure, mais je conteste en partie la mineure, et donc la conclusion.
Cordialement,
Mikaël






