Vous me répondez avec beaucoup d'intelligence et je vous en suis reconnaissant.Olivier JC a écrit : ↑jeu. 13 juil. 2023, 12:37 Bonjour,
Il me semble surtout que le sédévacantisme est prématuré, et qu'il ne deviendra réalité qu'avec la disparition de l'Église visible. En d'autres termes, à mon sens, le sédévacantisme ne sera valable que lorsque le Siège de S. Pierre sera vraiment inoccupé, c'est-à-dire lorsqu'il n'y aura matériellement plus d'évêque de Rome. Tant qu'il y a physiquement un évêque de Rome, reconnu comme tel nonobstant ses déficiences personnelles, il n'y aura pas sédévacantisme.
Cela est-il contraire à la Parole de Notre Seigneur à laquelle vous faites référence ? Il ne me semble pas. Notre Seigneur a promis que les portes de l'Enfer ne prévaudront pas contre l'Eglise, et tel sera donc le cas. Mais il n'en demeure pas moins que "l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants (cf. Lc 18, 8 ; Mt 24, 12)" et que "l'Église n’entrera dans la gloire du Royaume qu’à travers cette ultime Pâque où elle suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection (cf. Ap 19, 1-9)" (cf. CEC n° 675 à 677).
La vraie question, ce me semble, est de savoir si ces temps sont arrivés ou s'il ne s'agit que d'une énième péripétie comme notre Sainte Mère l'Église en a connu un certain nombre dans son histoire. Il est difficile de trancher, mais si l'on met en perspective les faits actuels avec les messages délivrés lors d'apparitions reconnues par l'Église (La Salette et Fatima, notamment), la balance semble bien pencher vers la première solution.
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J'aurais alors en gardant cette profondeur que vous atteignez une question à vous poser dont j'attends beaucoup. Elle est sérieuse et nullement une question piège, sans aucun sous-entendu. Je vous la pose nommément car je redoute que sinon, je risquerai de n'obtenir aucune "vraie réponse"
La voici.
supposons que nous soyons en effet à l'aube des derniers temps.
Supposons que le pape actuel décède et qu'un conclave désigne une personne pour le remplacer (cela va arriver !)
En son âme et conscience, cette personne qui serait très au fait des prophéties etc., doit-elle accepter cette responsabilité, vu ce que cela fait d'elle et le rôle qu'elle aura à jouer, ou la refuser ? Selon quels critères et qui elle est, sa "tendance", etc.
je ne vous demande pas qu'une réponse par oui ou par non, évidemment, mais argumentée, comme s'il s 'agissait un peu d'un devoir à un examen et parce que la réponse ou la vérité provenant souvent de la base, elle pourrait être déterminante..
Bien sûr, il y aurait ensuite des conséquences à discuter, bref, ce n'est pas sans incidence sur la façon de considérer comment vivre "notre temps" .


