Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
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Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Bonjour
NB : Les hypothèses qu'ici je présente, dans le contexte illustré de la parabole du gérant malhonnête, sont très différentes de ce que j'ai entendu dans pas mal de prêches.
Actuellement, elles constituent cependant mon analyse privilégiée.
Si quelqu'un trouve que je m'égare, peut il, s'il lui plait, m'indiquer comment retrouver mon chemin et/ou prier pour moi ?
Voici le début de la parabole de Lc 16,
01 Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
02 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
03 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
04 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
05 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
06 Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
07 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
08 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.
Et pour l'illustrer, donc, voici les personnages qui m'inspirent:
L'empereur César pourrait être l'homme riche qui a confié la gérance.. à un gérant : Pilate
Or,
César serait très attaché à soutenir sa double réputation de bienveillance et de gardien de l'ordre publique, cette dernière, avec toutefois en plus une étiquette de punisseur.
Ceux qui ont des dettes envers César seraient les autorités juives, celles qui lui doivent d'occuper une charge.
Enchaînement des évènements :
1. Pilate est dénoncé à César pour accorder du crédit à la royauté de Jésus
(ou menacé de dénonciation).
2. Je suppose Pilate s'imaginant alors déjà en exil, démis de ses fonctions
(le gérant démis de sa charge).
3. Il se tourne vers les autorités juives et leur consent le crédit politique de leur loi, qui prévoit de mettre à mort quiconque se fait fils de Dieu
(L'allègement de leur dette, ou encore la reconnaissance de leur loi).
4. Jésus, -Dieu, la Vie- est condamné à mort
(Le gérant a fait d'une pierre 2 coups : Non seulement les autorités juives sont devenus ses débiteurs, mais il renforce la réputation de César, de bienveillance et de gardien de l'ordre publique).
5. Pilate se lave les mains. Sa réputation mondaine à lui aussi est bien préservée.
Et.. César sera content.
(Pilate est assurément un gérant très habile).
NB : Les hypothèses qu'ici je présente, dans le contexte illustré de la parabole du gérant malhonnête, sont très différentes de ce que j'ai entendu dans pas mal de prêches.
Actuellement, elles constituent cependant mon analyse privilégiée.
Si quelqu'un trouve que je m'égare, peut il, s'il lui plait, m'indiquer comment retrouver mon chemin et/ou prier pour moi ?
Voici le début de la parabole de Lc 16,
01 Jésus disait encore aux disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens.
02 Il le convoqua et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.”
03 Le gérant se dit en lui-même : “Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte.
04 Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.”
05 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
06 Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
07 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
08 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.
Et pour l'illustrer, donc, voici les personnages qui m'inspirent:
L'empereur César pourrait être l'homme riche qui a confié la gérance.. à un gérant : Pilate
Or,
César serait très attaché à soutenir sa double réputation de bienveillance et de gardien de l'ordre publique, cette dernière, avec toutefois en plus une étiquette de punisseur.
Ceux qui ont des dettes envers César seraient les autorités juives, celles qui lui doivent d'occuper une charge.
Enchaînement des évènements :
1. Pilate est dénoncé à César pour accorder du crédit à la royauté de Jésus
(ou menacé de dénonciation).
2. Je suppose Pilate s'imaginant alors déjà en exil, démis de ses fonctions
(le gérant démis de sa charge).
3. Il se tourne vers les autorités juives et leur consent le crédit politique de leur loi, qui prévoit de mettre à mort quiconque se fait fils de Dieu
(L'allègement de leur dette, ou encore la reconnaissance de leur loi).
4. Jésus, -Dieu, la Vie- est condamné à mort
(Le gérant a fait d'une pierre 2 coups : Non seulement les autorités juives sont devenus ses débiteurs, mais il renforce la réputation de César, de bienveillance et de gardien de l'ordre publique).
5. Pilate se lave les mains. Sa réputation mondaine à lui aussi est bien préservée.
Et.. César sera content.
(Pilate est assurément un gérant très habile).
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
COROLLAIRE :
Si Pilate croit en la royauté de Jésus, c'est, me semble t il, qu'il s'attendait à un reniement de Jésus, alors déjà qu'il lui est livré.
La réputation de cruauté punitive de Pilate est la seule chose qui compte.
Pilate est, quant à lui, en effet, bien placé pour savoir que même quelqu'un qui a quelque chose à prouver est susceptible de se renier, pour s'épargner la punition et la vie. C'est le cas pour la plupart. La réputation de cruauté punitive sert à épargner des punitions à ceux qui se renient
C'est pourquoi pour le monde la vérité n'a aucune valeur.
C'est pourquoi pour le monde, seuls importent les reniements.
C'est pourquoi Pilate n'écoute même pas si Jésus a une réponse à sa question "qu'est ce que la vérité ?"
C'est en effet que Pilate le premier n'a aucune envie de porter la plus petite bribe de vérité..
Ne vont donc en général jusqu'au bout que les mises en scène de fausses punitions.
Tant pis pour le condamné qui n'y croit pas, ou qui a quelque chose à prouver ; il devra subir une punition, vraie de vraie, pour servir d'exemple.
La seule chose qui compte pour le monde, c'est sa réputation de cruauté punitive intransigeante.
Il y va de sa réputation de magnanimité mondaine, que le monde peut alors exercer facilement, c'est à dire avec peu d'oppositions.
C'est sur cette supposée magnanimité que repose toute mondanité, cette mondanité à laquelle César tient tant.
C'est pourquoi la Passion de Jésus est un dépassement de toutes les stratégies mondaines.
C'est pourquoi la croix de Jésus va au delà de toute mondanité
Si Pilate croit en la royauté de Jésus, c'est, me semble t il, qu'il s'attendait à un reniement de Jésus, alors déjà qu'il lui est livré.
La réputation de cruauté punitive de Pilate est la seule chose qui compte.
Pilate est, quant à lui, en effet, bien placé pour savoir que même quelqu'un qui a quelque chose à prouver est susceptible de se renier, pour s'épargner la punition et la vie. C'est le cas pour la plupart. La réputation de cruauté punitive sert à épargner des punitions à ceux qui se renient
C'est pourquoi pour le monde la vérité n'a aucune valeur.
C'est pourquoi pour le monde, seuls importent les reniements.
C'est pourquoi Pilate n'écoute même pas si Jésus a une réponse à sa question "qu'est ce que la vérité ?"
C'est en effet que Pilate le premier n'a aucune envie de porter la plus petite bribe de vérité..
Ne vont donc en général jusqu'au bout que les mises en scène de fausses punitions.
Tant pis pour le condamné qui n'y croit pas, ou qui a quelque chose à prouver ; il devra subir une punition, vraie de vraie, pour servir d'exemple.
La seule chose qui compte pour le monde, c'est sa réputation de cruauté punitive intransigeante.
Il y va de sa réputation de magnanimité mondaine, que le monde peut alors exercer facilement, c'est à dire avec peu d'oppositions.
C'est sur cette supposée magnanimité que repose toute mondanité, cette mondanité à laquelle César tient tant.
C'est pourquoi la Passion de Jésus est un dépassement de toutes les stratégies mondaines.
C'est pourquoi la croix de Jésus va au delà de toute mondanité
Dernière modification par Ombiace le mar. 07 juil. 2026, 0:37, modifié 2 fois.
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Bonjour Ombiace,
je suis un peu gêné par votre méditation de la parabole.
En effet, vous l'illustrez par des affaires de domination politique entre Rome et Israël,
et vous associez le retournement final de l'intendant de la parabole à la position de Pilate tiraillé entre son obéissance à César et un hypothétique crédit qu'il donnerait à la royauté de Jésus.
Pardon, cela me semble bien bancal, parce que Pilate, a priori, n'est pas du tout prêt à reconnaître Jésus comme roi, et surtout, parce que cette parabole ne parle pas du tout de politique mais bel et bien de spiritualité. Pas de comptabilité, ni de diplomatie. Point.
Cette parabole est située dans un grand ensemble qui traite de la miséricorde de Dieu vis à vis du pécheur, puis de la rigueur du coeur de l'homme vis à vis de la Loi. Cette parabole vient entre les deux.
Elle parle d'un maître et d'un gérant : dans les enseignements de Jésus, ce sont des images clé qui ne doivent pas nous tromper : Il s'agit de Dieu et des responsables religieux, ou bien de tout homme qui doit mener sa vie dans la justice.
Il n'est pas question de César, de Pilate, d'une annonce de la Passion. Cette parabole parle de la manière dont nous servons à la fois Dieu et l'argent, et comme Jésus le dit quelques versets plus bas, à un moment ou à un autre, ça coince. Ce n'est pas possible. L'intendant de la parabole, il est comme Zachée : il se débarrasse de son argent gagné indûment (en plus de cela, il se refait une réputation).
je suis un peu gêné par votre méditation de la parabole.
En effet, vous l'illustrez par des affaires de domination politique entre Rome et Israël,
et vous associez le retournement final de l'intendant de la parabole à la position de Pilate tiraillé entre son obéissance à César et un hypothétique crédit qu'il donnerait à la royauté de Jésus.
Pardon, cela me semble bien bancal, parce que Pilate, a priori, n'est pas du tout prêt à reconnaître Jésus comme roi, et surtout, parce que cette parabole ne parle pas du tout de politique mais bel et bien de spiritualité. Pas de comptabilité, ni de diplomatie. Point.
Cette parabole est située dans un grand ensemble qui traite de la miséricorde de Dieu vis à vis du pécheur, puis de la rigueur du coeur de l'homme vis à vis de la Loi. Cette parabole vient entre les deux.
Elle parle d'un maître et d'un gérant : dans les enseignements de Jésus, ce sont des images clé qui ne doivent pas nous tromper : Il s'agit de Dieu et des responsables religieux, ou bien de tout homme qui doit mener sa vie dans la justice.
Il n'est pas question de César, de Pilate, d'une annonce de la Passion. Cette parabole parle de la manière dont nous servons à la fois Dieu et l'argent, et comme Jésus le dit quelques versets plus bas, à un moment ou à un autre, ça coince. Ce n'est pas possible. L'intendant de la parabole, il est comme Zachée : il se débarrasse de son argent gagné indûment (en plus de cela, il se refait une réputation).
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Bonjour Libremax.
Merci de votre retour.
Pour moi, mon hypothèse n'est pas si bancale que ça..
Elle expliquerait même mieux, je trouve, l'éloge fait de l'habileté du gérant.
En effet, l'habileté ne ressemble à aucune des 7 vertus classiques dans leurs dimensions altruiste / de sacrifice/ ou d'amour.
L'habileté est souvent associée à la politique. Elle me fait davantage penser à une qualité physique qu'à une vertu, en tout cas.
Que cet éloge soit dans la bouche d'un homme du monde (par exemple, César, donc) me semble en effet plus cohérent que de la trouver dans celle de Dieu, comme c'est le cas dans les interprétations reconnues
Pour ce que vous dites :
Aucun d'eux n'est en tout cas mentionné, c'est vrai, je ne peux dire le contraire
Autre chose qui ne colle pas, je trouve, dans les interprétations classiques, c'est ce que j'ai écrit plus haut sur le choix du mot "habileté", et sa signification
Merci de votre retour.
oui
Hypothétique ? bancal ? Comment comprenez vous Jn 19,Libremax a écrit : ↑mar. 07 juil. 2026, 10:46 vous associez le retournement final de l'intendant de la parabole à la position de Pilate tiraillé entre son obéissance à César et un hypothétique crédit qu'il donnerait à la royauté de Jésus.
Pardon, cela me semble bien bancal, parce que Pilate, a priori, n'est pas du tout prêt à reconnaître Jésus comme roi
, Jn 19,12 Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
, Jn 19,14 C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
15 Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
et il y en a encore19 Pilate avait rédigé un écriteau qu’il fit placer sur la croix ; il était écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »
C'est sans doute l'interprétation en vigueur, j'avoue l'avoir toujours trouvée insatisfaisante
Pas de comptabilité ? Vous m'étonnez. Et
Ombiace a écrit : ↑lun. 06 juil. 2026, 17:27 05 Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?”
06 Il répondit : “Cent barils d’huile.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.”
07 Puis il demanda à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” Il répondit : “Cent sacs de blé.” Le gérant lui dit : “Voici ton reçu, écris quatre-vingts.”
C'est une objection pertinente. Je n'ai pas de réponse à cela, ou pas encore. Cela peut cependant encore s'entendre comme une interprétation parmi d'autres
Vous faites, je suppose allusion à Jn 19,
Je dirais que servir Dieu peut se comprendre comme servir la vérité, et servir l'argent, servir le mensonge.13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Pour moi, mon hypothèse n'est pas si bancale que ça..
Elle expliquerait même mieux, je trouve, l'éloge fait de l'habileté du gérant.
En effet, l'habileté ne ressemble à aucune des 7 vertus classiques dans leurs dimensions altruiste / de sacrifice/ ou d'amour.
L'habileté est souvent associée à la politique. Elle me fait davantage penser à une qualité physique qu'à une vertu, en tout cas.
Que cet éloge soit dans la bouche d'un homme du monde (par exemple, César, donc) me semble en effet plus cohérent que de la trouver dans celle de Dieu, comme c'est le cas dans les interprétations reconnues
Pour ce que vous dites :
(dans la parabole.)
Aucun d'eux n'est en tout cas mentionné, c'est vrai, je ne peux dire le contraire
On peut le voir comme cela. Mais je ne vois pas précisé dans la parabole qu'il soit question d'un argent gagné indûment.. Je vois de l'argent "dilapidé". C'est différent.
Autre chose qui ne colle pas, je trouve, dans les interprétations classiques, c'est ce que j'ai écrit plus haut sur le choix du mot "habileté", et sa signification
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Cette parabole pose toujours problème, parce que les textes grecs traduisent mal l'araméen
(je suis de ces affreux jojos qui penchent pour la primauté de ce dernier). On y trouve inévitablement des incohérences, des questions laissées sans réponses.
A aucun moment Pilate ne veut soutenir une quelconque revendication royale de Jésus. Il n'en a aucunement la possibilité ni le pouvoir. S'il est tenté de le relâcher, c'est qu'a priori, il ne menace pas la paix romaine ni ne revendique de titre politique, ni ne mène de sédition armée.
S'il finit par le condamner, c'est pour éviter le trouble initié davantage par l'élite religieuse, à laquelle Hérode lui-même ne s'opposera pas.
César ne lui reproche rien, et il ne change pas sa manière de gérer ses fonctions.
L'écriteau que Pilate fait accrocher sur la Croix n'est que le motif pour lequel Jésus a été crucifié : celui d'avoir été accusé, par ses compatriotes, de se revendiquer roi des juifs. C'est un pied de nez, que les pharisiens ne vont pas apprécier, mais cohérent avec la manière de Pilate de se "laver les mains" de toute cette affaire.
Jésus ne fait pas de parabole sur les romains. Jamais.
Il est venu donner son enseignements à Israël d'abord, et aux Nations ensuite. La situation politique du pays à l'époque où il vit lui est totalement égal. C'est pour cela que vous pouvez abandonner votre interprétation (pardon).
En revanche, dans ses paraboles, Jésus utilise des analogies, des repères, typiques de la culture d'Israël, et celles de l'homme riche et de son gérant n'a pas trente six mille interprétations -libre à vous de vous en démarquer au gré de votre satisfaction.
Cette parabole ne parle pas de comptabilité, en effet. Dieu se moque bien de nos registres. Ce qu'Il désire pour nous, c'est la justice. Autre repère culturel hébraïque : les dettes, ce sont les péchés (c'est le même mot en hébreu/araméen). Que raconte cette parabole ? L'histoire d'un gérant qui prend beaucoup trop de marge sur les achats/les reconnaissances de dette des clients de son maître. Nous avons donc affaire à un homme qui fait peser les péchés sur les épaules des gens plus lourdement que ce qu'il devrait. Et là, vous commencez peut-être à comprendre de quoi parle effectivement cette parabole.
Nous ne sommes pas habitués à lire un éloge de l'habileté dans l'Evangile, parce que notre culture occidentale est plus coutumière des choses abstraites. Mais la culture araméenne est très concrète, et il n'y a rien d'étrange, pour les chrétiens orientaux, à voir Jésus vanter l'habileté, l'astuce, l'imagination, le travail déployé pour faire la volonté de Dieu et pour amender nos fautes.
(c'est bien un argent gagné indûment par l'intendant : il gagne sa vie sur la vente des biens de son maître. S'il prend trop de marge, alors les biens ne sont plus rentables, ils est donc accusé de les dilapider)
(je suis de ces affreux jojos qui penchent pour la primauté de ce dernier). On y trouve inévitablement des incohérences, des questions laissées sans réponses.
A aucun moment Pilate ne veut soutenir une quelconque revendication royale de Jésus. Il n'en a aucunement la possibilité ni le pouvoir. S'il est tenté de le relâcher, c'est qu'a priori, il ne menace pas la paix romaine ni ne revendique de titre politique, ni ne mène de sédition armée.
S'il finit par le condamner, c'est pour éviter le trouble initié davantage par l'élite religieuse, à laquelle Hérode lui-même ne s'opposera pas.
César ne lui reproche rien, et il ne change pas sa manière de gérer ses fonctions.
L'écriteau que Pilate fait accrocher sur la Croix n'est que le motif pour lequel Jésus a été crucifié : celui d'avoir été accusé, par ses compatriotes, de se revendiquer roi des juifs. C'est un pied de nez, que les pharisiens ne vont pas apprécier, mais cohérent avec la manière de Pilate de se "laver les mains" de toute cette affaire.
Jésus ne fait pas de parabole sur les romains. Jamais.
Il est venu donner son enseignements à Israël d'abord, et aux Nations ensuite. La situation politique du pays à l'époque où il vit lui est totalement égal. C'est pour cela que vous pouvez abandonner votre interprétation (pardon).
En revanche, dans ses paraboles, Jésus utilise des analogies, des repères, typiques de la culture d'Israël, et celles de l'homme riche et de son gérant n'a pas trente six mille interprétations -libre à vous de vous en démarquer au gré de votre satisfaction.
Cette parabole ne parle pas de comptabilité, en effet. Dieu se moque bien de nos registres. Ce qu'Il désire pour nous, c'est la justice. Autre repère culturel hébraïque : les dettes, ce sont les péchés (c'est le même mot en hébreu/araméen). Que raconte cette parabole ? L'histoire d'un gérant qui prend beaucoup trop de marge sur les achats/les reconnaissances de dette des clients de son maître. Nous avons donc affaire à un homme qui fait peser les péchés sur les épaules des gens plus lourdement que ce qu'il devrait. Et là, vous commencez peut-être à comprendre de quoi parle effectivement cette parabole.
Nous ne sommes pas habitués à lire un éloge de l'habileté dans l'Evangile, parce que notre culture occidentale est plus coutumière des choses abstraites. Mais la culture araméenne est très concrète, et il n'y a rien d'étrange, pour les chrétiens orientaux, à voir Jésus vanter l'habileté, l'astuce, l'imagination, le travail déployé pour faire la volonté de Dieu et pour amender nos fautes.
(c'est bien un argent gagné indûment par l'intendant : il gagne sa vie sur la vente des biens de son maître. S'il prend trop de marge, alors les biens ne sont plus rentables, ils est donc accusé de les dilapider)
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
De plus, Pilate est connu par les historiens comme un gouverneur brutal, si brutal qu'il a été révoqué quelques années après. Un gouverneur colonial en fonction chez les sauvages (du point de vue romain) ne se souciait certes pas de ce que pouvaient penser les indigènes.
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Merci de vos explications, cher Libremax.
Pour les traductions, le problème, c'est que je suis un peu obligé de vous croire sur parole, vu que je ne maîtrise pas l'araméen.
Mais même en vous ayant lu, j'ai peine à croire qu'il y ait de telles distorsions dues au traductions.
En effet, les romains ne sont je crois jamais mentionnés dans les paraboles.
Cela ne saurait pourtant à mes yeux être un critère décisif.
Il y a dans mon interprétation une certaine cohérence que vous ne semblez pas voir.
C'est pour cela que je ne renonce pas à ma vision
(pour la cohérence, pas pour le fait que vous ne semblez pas la voir, évidemment..)
Je dois creuser, même si il me semble que la notion de "correction fraternelle" offre une issue à ce type d'abus,
et puis, par ailleurs,
cela ferait de Zachée, dont vous parliez comme de l'illustration du gérant malhonnête, celui qui accable des pécheurs de leur péchés.
Or, n'est ce pas lui qui est considéré comme un pécheur, à la base, tandis que ses "administrés" seraient comme des victimes, plus ou moins "innocentes" qu'en effet, il dédommage ensuite largement ?
Merci cependant pour cette version, nouvelle pour moi
Je reste dubitatif
Pardon aussi de cette réserve
Pour les traductions, le problème, c'est que je suis un peu obligé de vous croire sur parole, vu que je ne maîtrise pas l'araméen.
Mais même en vous ayant lu, j'ai peine à croire qu'il y ait de telles distorsions dues au traductions.
En effet, les romains ne sont je crois jamais mentionnés dans les paraboles.
Cela ne saurait pourtant à mes yeux être un critère décisif.
Il y a dans mon interprétation une certaine cohérence que vous ne semblez pas voir.
C'est pour cela que je ne renonce pas à ma vision
(pour la cohérence, pas pour le fait que vous ne semblez pas la voir, évidemment..)
Je suis surpris que toutes les affirmations (ou dérisions, si je vous suis bien) de Pilate sur la royauté de Jésus se résument à un pied de nezLibremax a écrit : ↑mar. 07 juil. 2026, 14:19 L'écriteau que Pilate fait accrocher sur la Croix n'est que le motif pour lequel Jésus a été crucifié : celui d'avoir été accusé, par ses compatriotes, de se revendiquer roi des juifs. C'est un pied de nez, que les pharisiens ne vont pas apprécier, mais cohérent avec la manière de Pilate de se "laver les mains" de toute cette affaire.
C'est une autre interprétation qui me semble avoir du sens.
Je dois creuser, même si il me semble que la notion de "correction fraternelle" offre une issue à ce type d'abus,
et puis, par ailleurs,
cela ferait de Zachée, dont vous parliez comme de l'illustration du gérant malhonnête, celui qui accable des pécheurs de leur péchés.
Or, n'est ce pas lui qui est considéré comme un pécheur, à la base, tandis que ses "administrés" seraient comme des victimes, plus ou moins "innocentes" qu'en effet, il dédommage ensuite largement ?
Merci cependant pour cette version, nouvelle pour moi
C'est que cette qualité, je la comparais à une vertu, et ne lui en trouvais pas les .. vertus profondes, comme vous l'avez déjà lu. Vous allez sans doute me dire que c'est un problème de traduction ou de culture mais je trouve qu'elle sert d'abord l'intéressé, c'est en quoi je la trouve étrange pour une éloge dans la bouche de Dieu
Cela ajoute bien des informations au texte
Je reste dubitatif
Pardon aussi de cette réserve
Dernière modification par Ombiace le mar. 07 juil. 2026, 16:15, modifié 1 fois.
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Je trouve que le personnage dépeint par les Evangiles ne manque cependant pas de finesse psychologique (ou d'habileté)Fée Violine a écrit : ↑mar. 07 juil. 2026, 15:36 De plus, Pilate est connu par les historiens comme un gouverneur brutal, si brutal qu'il a été révoqué quelques années après. Un gouverneur colonial en fonction chez les sauvages (du point de vue romain) ne se souciait certes pas de ce que pouvaient penser les indigènes.
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Ça n'empêche pas. On peut être intelligent et brutal. C'est surtout un homme qui pense à son propre intérêt.
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Oui, vous avez bien raison.Fée Violine a écrit : ↑mar. 07 juil. 2026, 20:00 Ça n'empêche pas. On peut être intelligent et brutal. C'est surtout un homme qui pense à son propre intérêt.
Du coup, que diriez vous de formuler les choses ainsi ? :
Il était suffisamment habile pour ménager ses intérêts et ceux des juifs en même temps
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Non, il n'en avait rien à faire, des intérêts des juifs. Il ménage les notables indigènes uniquement pour son intérêt personnel.
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Votre formulation me convient très bien.Fée Violine a écrit : ↑mer. 08 juil. 2026, 16:50 Non, il n'en avait rien à faire, des intérêts des juifs. Il ménage les notables indigènes uniquement pour son intérêt personnel.
Merci Fée violine
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Bonjour Ombiace,
je ne vais pas vous empêcher de choisir Pilate comme illustration de la parabole de l'intendant malhonnête.
Moi, je ne peux vous donner que mon sentiment que ça ne correspond pas.
- Parce que ce que fait Pilate, notamment avec Jésus lors de sa Passion, ne correspond pas à ce que raconte la parabole
- Parce qu'elle est un enseignement spirituel, et pas politique (ni comptable, etc.)
J'ai évoqué un "pied de nez" de Pilate aux pharisiens, parce que quand on leur répond "ce que j'ai écrit, je l'ai écrit", c'est très méprisant.
Ils lui ont amené un agitateur qui prétendait, contre leur gré, vouloir être roi ; Pilate constate qu'il n'a pas de revendication politique, et Hérode n'émet aucun avis contre lui. Dès lors, Pilate se "lave les mains" de l'affaire, et pour protéger l'ordre social toujours un peu précaire lors de la Pâque, il le met à mort et trouve le culot de faire écrire comme chef d'accusation : "roi des Juifs", comme si c'était un état de fait.
Pilate n'est pas accusé de mal gérer les affaires de César, et, menacé d'être limogé de son poste de gouverneur, ne change pas de comportement vis à vis de Jésus pour contenter le sanhédrin et sa propre hiérarchie. Eliminer tout ce revirement chez le personnage principal de la parabole vous en fait ôter toute la leçon. C'est pour ça que, pour moi, votre comparaison ne fonctionne pas.
IL faut prendre le temps de bien décortiquer cette parabole pour la comprendre :
Un homme riche a un gérant : pour l'époque de Jésus, c'est forcément un propriétaire qui a des biens, qu'il confie à un gérant pour qu'il les fasse fructifier (comme dans la parabole des talents). Comment les faire fructifier ? En vendant les fruits, en rachetant, en re-vendant, en faisant de bonnes affaires. C'est une époque et une région de commerce intense.
Or, un gérant gagne sa vie en prenant une part convenue sur les ventes. Si on l'accuse de "dilapider les biens" de son maître, que fait-il ? Au vu de ce qu'il fait et ce qu'il dit ensuite, on comprend qu'il prend une marge trop importante sur les ventes, sans chercher à les rendre plus fructifiantes. C'est vraiment un mauvais gérant, et en plus, un roublard.
Que fait-il ? Pour continuer à se faire passer pour un bon gérant, et ainsi retrouver du travail, il rend de l'argent trop perçu (50 voire 80 pour 100) aux clients de son maître et se fait passer pour un gérant efficace et pas cher : il montre son habileté.
Pourquoi Jésus raconte-t-il cette parabole ? C'est qu'il y a un enseignement spirituel à en tirer, comme toutes ses paraboles. L'objet de l'activité du gérant (qui, en l'occurrence, est mauvais, "fils de ce monde") c'est l'argent, moyennant les reconnaissances de dettes. Il y a là une analogie avec la remise gratuite des péchés. Le sel de cette parabole est qu'il nous donne pour modèle un personnage malhonnête, mais habile, et dont nous avons à être encore plus habiles.
Je ne retrouve pas cet intendant prompt à s'amender de son erreur dans le personnage de Pilate.
(je ne prends pas Zachée comme illustration de cette parabole. zachée a juste comme point commun avec le prétendant de se débarrasser d'un argent qui lui cause préjudice. Zaché, lui, a jusqu'au bout, il va jusqu'à se convertir. C'est un "fils de lumière")
Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
C'est bien ainsi que je l'avais perçu, merci de votre souci de bien faire
oui
Développons, alors, si vous voulez bien, un soupçon ma pensée :
On n'est pas obligé de l'interpréter ainsi
Il y a en effet des éléments que vous ne prenez pas en compte, dans ce que vous venez d'écrire. Je vais vous dire auxquels je pense, et vous me direz, si vous voulez bien, comment vous les faites converger avec votre interprétation, ou en quoi de nouveau vous estimez qu'ils rendent la mienne non tenable (d'après vous) :Libremax a écrit : ↑mer. 08 juil. 2026, 22:46 Ils lui ont amené un agitateur qui prétendait, contre leur gré, vouloir être roi ; Pilate constate qu'il n'a pas de revendication politique, et Hérode n'émet aucun avis contre lui. Dès lors, Pilate se "lave les mains" de l'affaire, et pour protéger l'ordre social toujours un peu précaire lors de la Pâque, il le met à mort et trouve le culot de faire écrire comme chef d'accusation : "roi des Juifs", comme si c'était un état de fait.
- Matthieu évoque les tourments oniriques de la femme de Pilate. Mt 27,
C'est avec Matthieu que Pilate se lave les mains19 Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
- Jn 19,
nous apprend que Pilate a des craintes.08 Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.
- La suite, de Jn 19, [quote09 Il rentra dans le Prétoire, et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Jésus ne lui fit aucune réponse.
10 Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler, à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai pouvoir de te relâcher, et pouvoir de te crucifier ? »
11 Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l’avais reçu d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi porte un péché plus grand. »
12 Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; (...)][/quote]nous indique -c'est mon interprétation- le cheminement de la crainte de Pilate, et la décision qu'elle emporte chez lui, du verset 12.
Cela va peut-être vous paraître paradoxal, mais je crois quand à moi que la brutalité cache en général les peurs des gens comme Pilate
Comme quoi c'est curieux comment nous percevons différemment les choses.Libremax a écrit : ↑mer. 08 juil. 2026, 22:46 Pilate n'est pas accusé de mal gérer les affaires de César, et, menacé d'être limogé de son poste de gouverneur, ne change pas de comportement vis à vis de Jésus pour contenter le sanhédrin et sa propre hiérarchie. Eliminer tout ce revirement chez le personnage principal de la parabole vous en fait ôter toute la leçon
Pour moi, Pilate est balloté entre ses peurs,. Celle du rêve de sa femme, celle du passage qui suit que j'ai cité, celle de déplaire à César : Voyez la suite du verset 12 de Jn 19,
Il y a aussi la peur de mécontenter les juifs.(...) mais des Juifs se mirent à crier : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur. Quiconque se fait roi s’oppose à l’empereur. »
13 En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade au lieu dit le Dallage – en hébreu : Gabbatha.
14 C’était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure, environ midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. »
15 Alors ils crièrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Vais-je crucifier votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur. »
16 Alors, il leur livra Jésus pour qu’il soit crucifié. Ils se saisirent de Jésus.
Donc, il y a bien un revirement de Pilate, qui veut relâcher Jésus au verset 12, et qui finit par autoriser sa crucifixion, au verset 16. Tout cela par crainte de mécontenter.. Je n'élimine pas de revirement.
Oui, je méconnaissais un peu cette interprétation. Merci de l'avoir développéeLibremax a écrit : ↑mer. 08 juil. 2026, 22:46 IL faut prendre le temps de bien décortiquer cette parabole pour la comprendre :
Un homme riche a un gérant : pour l'époque de Jésus, c'est forcément un propriétaire qui a des biens, qu'il confie à un gérant pour qu'il les fasse fructifier (comme dans la parabole des talents). Comment les faire fructifier ? En vendant les fruits, en rachetant, en re-vendant, en faisant de bonnes affaires. C'est une époque et une région de commerce intense.
Or, un gérant gagne sa vie en prenant une part convenue sur les ventes. Si on l'accuse de "dilapider les biens" de son maître, que fait-il ? Au vu de ce qu'il fait et ce qu'il dit ensuite, on comprend qu'il prend une marge trop importante sur les ventes, sans chercher à les rendre plus fructifiantes. C'est vraiment un mauvais gérant, et en plus, un roublard.
Que fait-il ? Pour continuer à se faire passer pour un bon gérant, et ainsi retrouver du travail, il rend de l'argent trop perçu (50 voire 80 pour 100) aux clients de son maître et se fait passer pour un gérant efficace et pas cher : il montre son habileté.
Votre interprétation ne manque pas de sens. J'aurais quelques questions, cependant :Libremax a écrit : ↑mer. 08 juil. 2026, 22:46 Pourquoi Jésus raconte-t-il cette parabole ? C'est qu'il y a un enseignement spirituel à en tirer, comme toutes ses paraboles. L'objet de l'activité du gérant (qui, en l'occurrence, est mauvais, "fils de ce monde") c'est l'argent, moyennant les reconnaissances de dettes.
Qui est la personne qui fait de la délation sur les mauvaises pratiques du gérant ? Quel est son intérêt ?
Comment comprenez vous aussi le fait, svp, que le gérant malhonnête n'ait pas l'habileté d'effacer toute la dette des débiteurs ? D'où vient que son "New deal" ne l'efface pas en totalité, puisque si le maître est Dieu, sa miséricorde est sans doute totale ?
C'est que, dans mon interprétation, personne ne s'amende. Le revirement que je maintiens quelques lignes plus haut n'est que simulacre. Il sert à perpétuer une fausse réputation de magnanimité, qui est tout l'enjeu des mondains.
Lorsque dans Lc 16,
, songez que le maître auquel je pense, César, lui non plus n'est pas honnête. Ce verset serait une autosatisfaction entre 2 complices, fils de ce monde : le maître, et le gérant, pour l'habileté à trafiquer les apparences, leur réputation.08 Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.
Oui, c'est vrai. Je m'en étais aperçu. Veuillez excuser ma précipitation
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Re: Jésus provoque l'habileté politique de Pilate
Bonjour Ombiace,
Pilate n'est pas renvoyé par César.
Il ne trompe pas ses sujets, et ne contrevient pas à ses volontés, et surtout, ce n'est pas l'argent qui est le coeur du récit de la Passion. L'argent est une analogie des relations entre les hommes, c'est pour ça que Jésus en tire une parabole. Le parcours de Pilate dans les évangiles est tracé autour de la royauté sacrifiée du Christ.
Ainsi, les évangélistes décrivent la crainte de sa femme de voir mourir un innocent, lui-même cherche à le relâcher puisqu'il n'a pas de revendication politique (d'après lui, son autorité lui vient "d'en haut") : Pilate hésite. Son travail, c'est de maintenir l'ordre (et pas de faire du profit pour son maître). Faut-il exécuter un agitateur? Ou risquer de mécontenter des groupes politiquement influents ? Il subit des pressions, c'est vrai, d'un côté celles qui affirment l'innocence de Jésus, de l'autre celles qui affirment sa prétention à un pouvoir politique, et à un moment, il tranche. Il fait son devoir.
Rien n'est dit d'ailleurs sur ce qu'il aurait dû réellement faire aux yeux de César. Ce sont les "juifs" qui disent qu'ils n'ont "d'autre roi que l'empereur", mais c'est normal : ils veulent convaincre Pilate, c'est tout, et ils mentent : ils ne reconnaissent nullement César comme roi, ils détestent l'envahisseur romain et ce qu'ils attendent, c'est un roi hébreu (qui reconnaîtrait leurs privilèges). Mais objectivement, Pilate a-t-il bien fait de faire crucifier cet homme ? Il prend un risque, celui d'un soulèvement populaire.
Donc non, le parcours de Pilate n'a rien à voir avec celui de l'intendant malhonnête.
Le gérant ne peut pas effacer toute la dette : ce serait annuler toute sa crédibilité. En redonnant ses parts indûment gagnées, il se fait à nouveau considérer comme un bon gérant. La réalité de la situation décrite est une analogie des vérités spirituelles qui s'ancre dans le concret de l'époque.
Par ailleurs, quoi qu'il en soit, l'intendant reste un personnage malhonnête. Il est malin, c'est tout. C'est son intelligence, que Jésus loue, mais pour mieux encourager ses disciples, les "fils de lumière", à être plus habiles encore. Là, on peut supposer que comme vous dites, la miséricorde ne doit pas avoir de limite.
Pilate n'est pas renvoyé par César.
Il ne trompe pas ses sujets, et ne contrevient pas à ses volontés, et surtout, ce n'est pas l'argent qui est le coeur du récit de la Passion. L'argent est une analogie des relations entre les hommes, c'est pour ça que Jésus en tire une parabole. Le parcours de Pilate dans les évangiles est tracé autour de la royauté sacrifiée du Christ.
Ainsi, les évangélistes décrivent la crainte de sa femme de voir mourir un innocent, lui-même cherche à le relâcher puisqu'il n'a pas de revendication politique (d'après lui, son autorité lui vient "d'en haut") : Pilate hésite. Son travail, c'est de maintenir l'ordre (et pas de faire du profit pour son maître). Faut-il exécuter un agitateur? Ou risquer de mécontenter des groupes politiquement influents ? Il subit des pressions, c'est vrai, d'un côté celles qui affirment l'innocence de Jésus, de l'autre celles qui affirment sa prétention à un pouvoir politique, et à un moment, il tranche. Il fait son devoir.
Rien n'est dit d'ailleurs sur ce qu'il aurait dû réellement faire aux yeux de César. Ce sont les "juifs" qui disent qu'ils n'ont "d'autre roi que l'empereur", mais c'est normal : ils veulent convaincre Pilate, c'est tout, et ils mentent : ils ne reconnaissent nullement César comme roi, ils détestent l'envahisseur romain et ce qu'ils attendent, c'est un roi hébreu (qui reconnaîtrait leurs privilèges). Mais objectivement, Pilate a-t-il bien fait de faire crucifier cet homme ? Il prend un risque, celui d'un soulèvement populaire.
Donc non, le parcours de Pilate n'a rien à voir avec celui de l'intendant malhonnête.
Les personnes qui dénoncent le gérant, à l'évidence, ce sont ses victimes : les clients de l'homme riche. Les taux en usage sont connus : les prix exorbitants pratiqués par le gérant ne peuvent qu'être rapidement signalés.Qui est la personne qui fait de la délation sur les mauvaises pratiques du gérant ? Quel est son intérêt ?
Comment comprenez vous aussi le fait, svp, que le gérant malhonnête n'ait pas l'habileté d'effacer toute la dette des débiteurs ? D'où vient que son "New deal" ne l'efface pas en totalité, puisque si le maître est Dieu, sa miséricorde est sans doute totale ?
Le gérant ne peut pas effacer toute la dette : ce serait annuler toute sa crédibilité. En redonnant ses parts indûment gagnées, il se fait à nouveau considérer comme un bon gérant. La réalité de la situation décrite est une analogie des vérités spirituelles qui s'ancre dans le concret de l'époque.
Par ailleurs, quoi qu'il en soit, l'intendant reste un personnage malhonnête. Il est malin, c'est tout. C'est son intelligence, que Jésus loue, mais pour mieux encourager ses disciples, les "fils de lumière", à être plus habiles encore. Là, on peut supposer que comme vous dites, la miséricorde ne doit pas avoir de limite.
C'est donc bien que la situation n'est pas du tout la même que dans la parabole. Le maître de la parabole, lui, est sans reproche. On ne parle pas de la même chose., songez que le maître auquel je pense, César, lui non plus n'est pas honnête. Ce verset serait une autosatisfaction entre 2 complices, fils de ce monde : le maître, et le gérant, pour l'habileté à trafiquer les apparences, leur réputation.
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