Retrouver le plaisir de prier
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Retrouver le plaisir de prier
Bonjour,
J'ai eu un parcours de vie assez cahotique. Je suis né dans un milieu protestant évangélique. Très tôt, j'ai commencé à avoir des doutes sur la foi. D'un côté, il y avait ce que l'on m'enseignait dans ma petite église protestante, où l'on devait croire sur parole un livre, la Bible. De l'autre, il y avait le savoir académique et scientifique, qui repose sur des preuves. J'avais également un esprit critique qui me faisait penser que tout ce qui est écrit dans un livre n'est pas forcément vrai, surtout lorsqu'il date de plus de deux mille ans.
Je me suis donc détourné de Dieu et, mon père étant de gauche, je me suis défini comme strictement matérialiste, c'est-à-dire convaincu qu'il n'existe rien en dehors de la matière.
Lorsque je suis arrivé à l'université, j'ai rencontré des catholiques qui ont profondément changé ma manière d'envisager Dieu. J'ai alors cessé de voir la religion comme quelque chose destiné à aider les personnes faibles d'esprit à vivre. J'ai compris que la science et la foi n'étaient pas incompatibles et que, bien au contraire, chercher à comprendre les lois de l'univers pouvait être une manière de se rapprocher de Dieu.
J'ai aussi découvert que chercher Dieu, c'était chercher le beau, le bien et le vrai ; c'était chercher à se comporter de manière droite et juste, et reconnaître que le monde est beau parce qu'il est voulu par Dieu.
Je crois que le protestantisme évangélique m'avait donné une image très déformée de Dieu. Chez eux, j'avais l'impression qu'il fallait mettre Dieu avant tout le reste et se débarrasser de toutes ses « idoles ».
J'étais quelqu'un de passionné et, étant jeune, j'avais l'impression que je préférais beaucoup de choses à Dieu. Par exemple, j'étais passionné par les jeux vidéo et j'avais compris qu'il fallait choisir entre Dieu et les jeux vidéo, comme si les deux ne pouvaient pas coexister.
J'y voyais déjà une certaine hypocrisie. En effet, personne ne peut vivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre uniquement tourné vers Dieu. Ou alors il faudrait passer sa vie dans la prière et devenir moine.
Dans la vie quotidienne, il y a les études, le travail, les enfants, la famille, les amis, les loisirs et les passions. Je n'avais pas compris que toutes ces choses pouvaient être belles et bonnes aux yeux de Dieu. J'ai fini par comprendre qu'on pouvait aimer ses études, par exemple, tout en aimant Dieu ; que les deux ne s'excluent pas, et même que Dieu peut se réjouir de nous voir nous instruire, grandir en intelligence et devenir de meilleures personnes.
J'en suis venu à aimer Dieu, littéralement, parce qu'il est le Beau, le Bien et le Vrai, parce qu'il nous aime et veut notre bien.
J'étais également très touché par le message d'amour du Christ et j'arrivais à prier très facilement.
J'ai alors voulu me convertir. Cependant, j'avais commis de graves péchés durant mon adolescence, dont les conséquences continuaient à se répercuter sur ma vie. Psychologiquement, j'allais mal. J'étais tiraillé entre l'idéal auquel j'aspirais et ce que j'étais réellement.
Plutôt que de me convertir immédiatement, j'ai préféré consulter un psychiatre afin d'essayer de me soigner par moi-même. Je ne voulais pas reconnaître que j'avais besoin de Dieu. J'ai choisi un psychiatre catholique parce que je voulais lui prouver que je n'étais pas responsable de mon malheur, que Dieu était injuste et cruel, mais aussi parce que je ne voulais pas qu'il m'encourage dans ce que je considérais comme des déviances.
En réalité, je suis entré dans un véritable refus de Dieu. J'ai commencé à le maudire et, chaque jour, dans mes pensées, à insulter Dieu ainsi que les catholiques. J'ai volontairement nourri cette haine.
Heureusement, je me suis repris et j'ai finalement décidé de me convertir.
Le problème, c'est qu'à force d'avoir dit du mal de Dieu et d'avoir traité les catholiques d'hypocrites dans mes pensées, je n'arrive plus à prier comme avant. J'aimerais retrouver cette paix et cette joie que j'éprouvais autrefois lorsque je priais.
J'ai également de gros problèmes psychologiques qui rendent les relations avec les autres très difficiles.
J'ai été hospitalisé et je suis suivie en psychiatrie.
Aujourd'hui j'aimerais vraiment réussir à prier facilement comme avant et avec plaisir.
Merci à ceux qui auront pris le temps de me lire. Si certains ont vécu quelque chose de semblable ou ont des conseils à me donner je suis preneur.
J'ai eu un parcours de vie assez cahotique. Je suis né dans un milieu protestant évangélique. Très tôt, j'ai commencé à avoir des doutes sur la foi. D'un côté, il y avait ce que l'on m'enseignait dans ma petite église protestante, où l'on devait croire sur parole un livre, la Bible. De l'autre, il y avait le savoir académique et scientifique, qui repose sur des preuves. J'avais également un esprit critique qui me faisait penser que tout ce qui est écrit dans un livre n'est pas forcément vrai, surtout lorsqu'il date de plus de deux mille ans.
Je me suis donc détourné de Dieu et, mon père étant de gauche, je me suis défini comme strictement matérialiste, c'est-à-dire convaincu qu'il n'existe rien en dehors de la matière.
Lorsque je suis arrivé à l'université, j'ai rencontré des catholiques qui ont profondément changé ma manière d'envisager Dieu. J'ai alors cessé de voir la religion comme quelque chose destiné à aider les personnes faibles d'esprit à vivre. J'ai compris que la science et la foi n'étaient pas incompatibles et que, bien au contraire, chercher à comprendre les lois de l'univers pouvait être une manière de se rapprocher de Dieu.
J'ai aussi découvert que chercher Dieu, c'était chercher le beau, le bien et le vrai ; c'était chercher à se comporter de manière droite et juste, et reconnaître que le monde est beau parce qu'il est voulu par Dieu.
Je crois que le protestantisme évangélique m'avait donné une image très déformée de Dieu. Chez eux, j'avais l'impression qu'il fallait mettre Dieu avant tout le reste et se débarrasser de toutes ses « idoles ».
J'étais quelqu'un de passionné et, étant jeune, j'avais l'impression que je préférais beaucoup de choses à Dieu. Par exemple, j'étais passionné par les jeux vidéo et j'avais compris qu'il fallait choisir entre Dieu et les jeux vidéo, comme si les deux ne pouvaient pas coexister.
J'y voyais déjà une certaine hypocrisie. En effet, personne ne peut vivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre uniquement tourné vers Dieu. Ou alors il faudrait passer sa vie dans la prière et devenir moine.
Dans la vie quotidienne, il y a les études, le travail, les enfants, la famille, les amis, les loisirs et les passions. Je n'avais pas compris que toutes ces choses pouvaient être belles et bonnes aux yeux de Dieu. J'ai fini par comprendre qu'on pouvait aimer ses études, par exemple, tout en aimant Dieu ; que les deux ne s'excluent pas, et même que Dieu peut se réjouir de nous voir nous instruire, grandir en intelligence et devenir de meilleures personnes.
J'en suis venu à aimer Dieu, littéralement, parce qu'il est le Beau, le Bien et le Vrai, parce qu'il nous aime et veut notre bien.
J'étais également très touché par le message d'amour du Christ et j'arrivais à prier très facilement.
J'ai alors voulu me convertir. Cependant, j'avais commis de graves péchés durant mon adolescence, dont les conséquences continuaient à se répercuter sur ma vie. Psychologiquement, j'allais mal. J'étais tiraillé entre l'idéal auquel j'aspirais et ce que j'étais réellement.
Plutôt que de me convertir immédiatement, j'ai préféré consulter un psychiatre afin d'essayer de me soigner par moi-même. Je ne voulais pas reconnaître que j'avais besoin de Dieu. J'ai choisi un psychiatre catholique parce que je voulais lui prouver que je n'étais pas responsable de mon malheur, que Dieu était injuste et cruel, mais aussi parce que je ne voulais pas qu'il m'encourage dans ce que je considérais comme des déviances.
En réalité, je suis entré dans un véritable refus de Dieu. J'ai commencé à le maudire et, chaque jour, dans mes pensées, à insulter Dieu ainsi que les catholiques. J'ai volontairement nourri cette haine.
Heureusement, je me suis repris et j'ai finalement décidé de me convertir.
Le problème, c'est qu'à force d'avoir dit du mal de Dieu et d'avoir traité les catholiques d'hypocrites dans mes pensées, je n'arrive plus à prier comme avant. J'aimerais retrouver cette paix et cette joie que j'éprouvais autrefois lorsque je priais.
J'ai également de gros problèmes psychologiques qui rendent les relations avec les autres très difficiles.
J'ai été hospitalisé et je suis suivie en psychiatrie.
Aujourd'hui j'aimerais vraiment réussir à prier facilement comme avant et avec plaisir.
Merci à ceux qui auront pris le temps de me lire. Si certains ont vécu quelque chose de semblable ou ont des conseils à me donner je suis preneur.
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fabrice16
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Re: Retrouver le plaisir de prier
Le plaisir de prier reviendra; on connaît toujours une période doute.
Re: Retrouver le plaisir de prier
Bonjour,
Le problème, c'est que cela fait longtemps que je suis dans le doute. Comme je l'ai expliqué dans mon précédent message, j'ai traversé une période de rébellion. J'étais profondément en colère contre ce qui m'était arrivé et je refusais de reconnaître mes torts.
Chaque jour, je m'efforçais de penser du mal des catholiques et de Dieu. Je ne cessais de les traiter d'hypocrites.
Même si je suis revenu sur cette attitude, elle a laissé des séquelles. Aujourd'hui, je n'arrive plus à prier spontanément comme autrefois.
Vous avez également raison sur un point : désormais, je doute de l'existence de Dieu.
Comme je l'ai déjà dit, je souffre aussi de problèmes de santé mentale. Je demande à Dieu de m'aider, mais j'ai le sentiment de ne rien obtenir en retour.
Au bout d'un moment, je me suis dit que, si l'on considère Dieu comme un ami, à quoi bon entretenir une relation avec quelqu'un qui ne parle pas, ne répond pas et ne semble jamais être là lorsque nous avons besoin de lui ?
Lorsque je dis que je cesse de prier, je veux surtout dire que je demande de moins en moins l'aide de Dieu. Avant, j'arrivais aussi à prier spontanément, et avec plaisir, simplement pour le remercier. Aujourd'hui, cette spontanéité et se plaisir a presque complètement disparu.
C'est pour toutes ces raisons que j'ai fini par m'éloigner peu à peu de la prière.
En fait, j'avais la foi, mais je ne l'ai plus aujourd'hui. J'aimerais à tout prix la retrouver.
Le problème, c'est que cela fait longtemps que je suis dans le doute. Comme je l'ai expliqué dans mon précédent message, j'ai traversé une période de rébellion. J'étais profondément en colère contre ce qui m'était arrivé et je refusais de reconnaître mes torts.
Chaque jour, je m'efforçais de penser du mal des catholiques et de Dieu. Je ne cessais de les traiter d'hypocrites.
Même si je suis revenu sur cette attitude, elle a laissé des séquelles. Aujourd'hui, je n'arrive plus à prier spontanément comme autrefois.
Vous avez également raison sur un point : désormais, je doute de l'existence de Dieu.
Comme je l'ai déjà dit, je souffre aussi de problèmes de santé mentale. Je demande à Dieu de m'aider, mais j'ai le sentiment de ne rien obtenir en retour.
Au bout d'un moment, je me suis dit que, si l'on considère Dieu comme un ami, à quoi bon entretenir une relation avec quelqu'un qui ne parle pas, ne répond pas et ne semble jamais être là lorsque nous avons besoin de lui ?
Lorsque je dis que je cesse de prier, je veux surtout dire que je demande de moins en moins l'aide de Dieu. Avant, j'arrivais aussi à prier spontanément, et avec plaisir, simplement pour le remercier. Aujourd'hui, cette spontanéité et se plaisir a presque complètement disparu.
C'est pour toutes ces raisons que j'ai fini par m'éloigner peu à peu de la prière.
En fait, j'avais la foi, mais je ne l'ai plus aujourd'hui. J'aimerais à tout prix la retrouver.
Dernière modification par Jean98 le lun. 20 juil. 2026, 17:13, modifié 2 fois.
Re: Retrouver le plaisir de prier
Bonjour Jean
Vos tiraillements se conçoivent aisément
Vous avez ma sollicitude
Il faut vraiment croire dans la réalité et la perfection du pardon.
Sinon, à quoi bon ?
Vos tiraillements se conçoivent aisément
Vous avez ma sollicitude
Les catholiques sont des pécheurs, je ne sais pas si nous sommes plus hypocrites que d'autres, mais comme d'autres vous le diront sans doute, une confession vécue dans la foi du pardon parfait que le prêtre administre au nom du Seigneur pourrait sans doute laver votre conscience. Mais il ne faut pas être hypocrite, vous non plus, si vous le faites.
Il faut vraiment croire dans la réalité et la perfection du pardon.
Sinon, à quoi bon ?
Re: Retrouver le plaisir de prier
Jean98 a écrit : ↑ven. 17 juil. 2026, 22:21 Lorsque je suis arrivé à l'université, j'ai rencontré des catholiques qui ont profondément changé ma manière d'envisager Dieu. J'ai alors cessé de voir la religion comme quelque chose destiné à aider les personnes faibles d'esprit à vivre. J'ai compris que la science et la foi n'étaient pas incompatibles et que, bien au contraire, chercher à comprendre les lois de l'univers pouvait être une manière de se rapprocher de Dieu.
Etes-vous devenu « officiellement » catholique ? Cela vous aurait conduit à pouvoir communier puis à un parcours d’où recevoir la confirmation... Sachez que votre baptême est valide et la cérémonie fort simple et courte pour la communion. Et ce parcours est une occasion de joies. Vous n’en parlez pas... !
Ce n’est pas faux non plus « chez nous ». Mais vous pointez me semble-t-il autre chose... Quelque chose d’un peu aveugle et fanatique.
Jean98 a écrit : ↑ven. 17 juil. 2026, 22:21 J'étais quelqu'un de passionné et, étant jeune, j'avais l'impression que je préférais beaucoup de choses à Dieu. Par exemple, j'étais passionné par les jeux vidéo et j'avais compris qu'il fallait choisir entre Dieu et les jeux vidéo, comme si les deux ne pouvaient pas coexister.
J'y voyais déjà une certaine hypocrisie. En effet, personne ne peut vivre vingt-quatre heures sur vingt-quatre uniquement tourné vers Dieu. Ou alors il faudrait passer sa vie dans la prière et devenir moine.
Dans la vie quotidienne, il y a les études, le travail, les enfants, la famille, les amis, les loisirs et les passions. Je n'avais pas compris que toutes ces choses pouvaient être belles et bonnes aux yeux de Dieu. J'ai fini par comprendre qu'on pouvait aimer ses études, par exemple, tout en aimant Dieu ; que les deux ne s'excluent pas, et même que Dieu peut se réjouir de nous voir nous instruire, grandir en intelligence et devenir de meilleures personnes.
Tout ce que vous écrivez là est fort juste et vous apportez la question et la réponse. Aussi qu’il y a une progression dans cet « envahissement » de la conscience par la présence de Dieu.
Je vous propose l’image de la respiration : elle se passe de la concience habituellement mais elle peut être volontaire, elle le devient même nécessairement dans certaines situations : activités physiques, forte émotion... On peut la ressentir dans le haut (poumons) ou ce qui est préférable dans le bas (ventre). Je pense que plus on est bien dans sa peau, plus on la ressent sans pour autant intervenir – et en bas. Il y a des tas d’exercices qui sans la viser directement la sécurisent (chant, théatre, relaxation, sport) et bien vécue elle apporte un indéniable bien-être. Sans quoi elle peut être la cause (bien que ce soit l’effet d’autre chose) d’une oppression perpétuelle. Cela reste ici une image, de la grâce et de la présence de Dieu, de la prière, etc. bref d’un lieu de rencontre qu’il appartient à chacun de s’approprier sans end evenir « dépendant » – il n’y a aucune obligation de la contrôler toujours, mais cela ne nous empêche pas de l’éprouver et de la vivre, puisque sans elle la vie s’arrêterait après un court délai. Et cela ne nous empêche pas de parler, penser, bouger, éprouver (avec souvent –pour ne pas dire toujours, mais pas toujours nécessité consciente - interraction)...
Il n’y a pas de péché qui soit assez grand pour faire obstacle à la miséricorde de Dieu qui est immédiate. Tout dépend de notre repentir et de notre foi. Ce côté radical est le contraire du fanatisme évoqué tout à l’heure, d’autant qu’il nous a aimé en premier. Mais il y a la conséquence de nos fautes qui fait que nous vivons un temps d’épreuve...
La façon dont certains convertis (catéchumènes ou revenants) le vivent est parfois une formidable leçon pour les « bons pratiquants » devenus routiniers.
Jusque là, j’aurai envie de vous dire que l’un n’empêchait pas l’autre, qu’ils étaient même complémentaires.
C’est là que cela se gâte. Même si ce que vous ne vouliez pas partait d’une bonne intention et lucidité, est-ce que ce n’était pas le signe que vous ne misiez pas assez sur la foi, ou du moins que vous déplaciez quelque peu la question – à l’image de ce que vous vouliez aussi « lui » prouver – en fait, pas à lui mais à Dieu, qu’il vous représentait, et face à qui vous n’aviez pas atteint le stade de la transparence et de la contrition dite parfaite.
Jean98 a écrit : ↑ven. 17 juil. 2026, 22:21 En réalité, je suis entré dans un véritable refus de Dieu. J'ai commencé à le maudire et, chaque jour, dans mes pensées, à insulter Dieu ainsi que les catholiques. J'ai volontairement nourri cette haine.
Heureusement, je me suis repris et j'ai finalement décidé de me convertir.
Bon : affaire clasée par conséquent. Totuefois, avez-vous compris que ces malédictions et insultes étaient en réalité adressées à vous-même, car vous n’aviez pas assez de courage pour revenir vraiment vers Dieu – alors qu’en fait, ce n’était pas une question de courage, mais d’humilité et de confiance en Lui qui ne nous demande pas l’impossible.
Vous la retrouverez mais autrement, car vous avez mûri et changé.
Quant au problème, vous l’avez cerné, et il demande une période de « repos ». Que vous soyez convaincu de l’efficacité du repentir et du sacrement de réconciliation – vote post (ou équivalent) il mériterait d’être lu en confession pour recevoir une absolution libératrice.
Cette libéraiton suppose votre conviction ferme, qui peut demander de simplement entretenir ce repentir (l’exprimer c’est prier, en éprouver la sincérité et l’accroître) et en cela grandira aussi et s’exprimera votre foi. C’est avant tout votre confiance en Lui qu’il vous demande, pas de vous juger. Et il vous donnera à vous-même des raisons pour atténuer votre peine (pas celle de la pénitence, ni des excuses).
Sur ce point-là, nous ne pouvons rien faire pour vous aider. Sinon vous dire que le temps est guérisseur, et que la foi agit discrètement mais efficacement. Rien n’échappe à la Toute-Puissance de Dieu, pourvu qu’on emploie les moyens humains qui sont à notre portée.
Puisque vous lisez la Bible, je vous conseillerai de mettre en repos les prières vocales solitaires, hormis celles éventuellement que vous tenez pour « académiques » (du matin et du soir, ...) ou imposées par un confesseur.
Et de prier par simplement cette lecture lente et posée. Ce qui suppose de mettre de côté tout esprit critique (je ne parle pas de ce qui aiguise le discernement), et de choisir des textes en conséquence, qui vous nourrissent (livres sapientaux, Nouveau Testament) et vous poussent à vous ouvrir à ce que « Dieu » nous dit, sans immédiatement y chercher un enseignement personnel ou pratique.
Eblouissez-vous de la personnalité de Jésus, de son exemple, en lisant les évangiles. Il est Vivant et il vous aime, c’est Lui notre sauveur.
J’espère seulement vous avoir été utile et vous souhaite bonne continuation – car manifestement vous avez commencé.
Appuyez-vous sur les sacrements (confession, eucharistie...) et si ce n’est pas fait, suivez la démarche « officielle » qui d’ailleurs est pour cela nécessaire. C’est une des distinctions principales entre le catholicisme et le protestantisme : les sacrements sont les canaux par lesquels la grâce nous est communiquée. Il n’y a aucun doute à avoir sur leur efficacité, qui dépasse les cadres affectif, intellectuel et sentimental.
Re: Retrouver le plaisir de prier
Bonjour lintrus,
J'ai lu votre message et je vais le méditer, car il me semble fort juste ! Le passage sur la respiration, et aussi sur le fait que je manquais d'humilité pour me tourner complètement vers Dieu...
En fait, comme je l'ai dit, j'ai eu la foi, vraie, belle et sincère. J'étais dans un état où je m'adressais très facilement à Dieu.
Puis je l'ai rejetée.
À force d'avoir traité les catholiques d'hypocrites et de menteurs, je me suis mis à traquer toutes les incohérences que je pouvais trouver, aussi bien dans le texte biblique que dans le comportement des croyants.
J'ai fini par en trouver et, à force, ma foi a commencé à s'émousser et j'ai fini par ne plus vraiment croire en Dieu.
Mais je voulais retrouver cet état de grâce, cette relation que j'avais avec Dieu, et j'ai décidé d'entamer mon parcours en catéchuménat. Mais ce fut une épreuve, à cause de mes problèmes psychologiques qui me rendent la socialisation difficile, et aussi parce que je n'avais plus vraiment la foi. Foi que je cherchais néanmoins à retrouver et que je cherche toujours aujourd'hui.
C'est vrai, je n'étais pas joyeux en catéchuménat. J'étais le seul et ça faisait un peu bizarre
Par contre, je ne me suis pas confessé de ces péchés, car cela était avant mon baptême et le prêtre m'a dit que tous les péchés commis avant mon baptême me seraient remis... Est-ce vrai ?
Sinon, pour les péchés commis après le baptême, oui, il faut se confesser.
J'ai beaucoup de mal à aller parler à un prêtre. J'ai un trouble anxieux et, avec mon psychiatre, nous avions vu que j'étais un garçon très sensible et que j'avais constamment peur de ne pas être à la hauteur de mon interlocuteur. Ce qui me stresse dans ma relation aux autres.
J'ai lu votre message et je vais le méditer, car il me semble fort juste ! Le passage sur la respiration, et aussi sur le fait que je manquais d'humilité pour me tourner complètement vers Dieu...
En fait, comme je l'ai dit, j'ai eu la foi, vraie, belle et sincère. J'étais dans un état où je m'adressais très facilement à Dieu.
Puis je l'ai rejetée.
À force d'avoir traité les catholiques d'hypocrites et de menteurs, je me suis mis à traquer toutes les incohérences que je pouvais trouver, aussi bien dans le texte biblique que dans le comportement des croyants.
J'ai fini par en trouver et, à force, ma foi a commencé à s'émousser et j'ai fini par ne plus vraiment croire en Dieu.
Mais je voulais retrouver cet état de grâce, cette relation que j'avais avec Dieu, et j'ai décidé d'entamer mon parcours en catéchuménat. Mais ce fut une épreuve, à cause de mes problèmes psychologiques qui me rendent la socialisation difficile, et aussi parce que je n'avais plus vraiment la foi. Foi que je cherchais néanmoins à retrouver et que je cherche toujours aujourd'hui.
C'est vrai, je n'étais pas joyeux en catéchuménat. J'étais le seul et ça faisait un peu bizarre
Par contre, je ne me suis pas confessé de ces péchés, car cela était avant mon baptême et le prêtre m'a dit que tous les péchés commis avant mon baptême me seraient remis... Est-ce vrai ?
Sinon, pour les péchés commis après le baptême, oui, il faut se confesser.
J'ai beaucoup de mal à aller parler à un prêtre. J'ai un trouble anxieux et, avec mon psychiatre, nous avions vu que j'étais un garçon très sensible et que j'avais constamment peur de ne pas être à la hauteur de mon interlocuteur. Ce qui me stresse dans ma relation aux autres.
Re: Retrouver le plaisir de prier
Ainsi, à présent vous en avez...
S’applique ici une loi donnée par Jésus : ne jugez pas et vous ne serez pas jugé... En l’occurence, vous en avez avec un certain bon sens anticipé la chute vous-même... Elle rejoint l’image de la paille et de la poutre.Jean98 a écrit : ↑mar. 21 juil. 2026, 16:21 À force d'avoir traité les catholiques d'hypocrites et de menteurs, je me suis mis à traquer toutes les incohérences que je pouvais trouver, aussi bien dans le texte biblique que dans le comportement des croyants.
J'ai fini par en trouver et, à force, ma foi a commencé à s'émousser et j'ai fini par ne plus vraiment croire en Dieu.
Ici s’illustre que les accompagnants doivent savoir devenir intrusifs parfois, mais ce n’est pas facile et cela demande du doigté. Quand leur intention n’est clairement pas d’être indiscrets, mais d’aider, nous devrions nous montrer indulgents et non rébarbatifs envers ceux qui essayent car ils ont pressenti quelque chose.Jean98 a écrit : ↑mar. 21 juil. 2026, 16:21 Mais je voulais retrouver cet état de grâce, cette relation que j'avais avec Dieu, et j'ai décidé d'entamer mon parcours en catéchuménat. Mais ce fut une épreuve, à cause de mes problèmes psychologiques qui me rendent la socialisation difficile, et aussi parce que je n'avais plus vraiment la foi. Foi que je cherchais néanmoins à retrouver et que je cherche toujours aujourd'hui.
C'est vrai, je n'étais pas joyeux en catéchuménat. J'étais le seul et ça faisait un peu bizarre
C’est en effet vrai, et il n’y aura pas de pénitence à accomplir quels que soient ces péchés, mais l’efficacité du baptême demande quand même et dépend du repentir de tous les péchés !Jean98 a écrit : ↑mar. 21 juil. 2026, 16:21 Par contre, je ne me suis pas confessé de ces péchés, car cela était avant mon baptême et le prêtre m'a dit que tous les péchés commis avant mon baptême me seraient remis... Est-ce vrai ?
Sinon, pour les péchés commis après le baptême, oui, il faut se confesser.
Or, juste après le baptême, si ce « coup de baguette » a aussi amoindri la concupiscence et contribué à nous aider à ne plus pécher (le repentir comporte aussi le ferme propos (= désir actif à mettre en oeuvre et entretenir) de ne plus « recommencer »), et si le baptême a valeur d'indulgence plénière, il est fréquent que nous « recommencions » de façon atténuée, et par conséquent que nous ayons à évoquer le passé en confession.
Par ailleurs, quand en confession nous n’avons à confesser que de petits péchés, il est recommandé d’y ajouter un gros déjà confessé pour s’humilier, notamment s’il entre en résonnance avec des tentations présentes. Bref, la trace disons psychologique des péchés du passé n’a pas été totalement effacée le jour du baptême, cela demande de la persévérance...
A rebours de cela, il faut savoir aussi parfois tourné la page et ne pas « ruminer », c’est au confesseur de savoir nous éclairer et guider, en plus de notre conscience.
Il semble que vous fassiez du bon travail avec ce psychiatre, c’est super. Mais la relation avec un prêtre dans le cadre de la confession est différente et particulière. Il est là pour représenter Dieu et bénéficie d’une assistance surnaturelle dédiée. Personne n’est à la hauteur de Dieu, et n’y serait s’il ne se mettait Lui à la nôtre, ce qui s’est manifesté par l’incarnation et le fait qu’il ait pris sur Lui nos péchés.Jean98 a écrit : ↑mar. 21 juil. 2026, 16:21 J'ai beaucoup de mal à aller parler à un prêtre. J'ai un trouble anxieux et, avec mon psychiatre, nous avions vu que j'étais un garçon très sensible et que j'avais constamment peur de ne pas être à la hauteur de mon interlocuteur. Ce qui me stresse dans ma relation aux autres.
Le prêtre n’est pas un interlocuteur, mais un intermédiaire, un médiateur – et Jésus aussi vis à vis de son Père !
Il y a là de quoi faire tomber vos prévenances, et avec le temps vous pourrez choisir le prêtre qui vous corresponde le mieux parmi ceux qui vous seront disponibles et pour qu’il vous « suive ».
J’en profite pour revenir sur un de vos posts antérieurs...
Vous deviez être en colère, ressentir un sentiment d’injustice... Pourquoi ? Le côté volontaire/répétitif de votre démarche en accroissait la faute, au lieu qu’en réfléchissant à la cause vous seriez parvenu à la faire disparaître et à progresser.
On ne peut aimer Dieu sans aimer son prochain, il faut donc évacuer ce qui nous en empêche et qui peut tenir à de bonnes raisons à sacrifier...
Certes mais ce n’est plus volontaire et vous êtes revenu de votre erreur.
Je ne peux que vous inviter à regarder des vidéos sur youtube qui renforcent la foi. Comme certaines sur les preuves philosophiques ou scientifiques ou etc. de l’existence de Dieu (il y en a plein, certaines vous seront plus convainquantes que d’autres) ou sur les preuves de la résurrection du Christ, ou etc. Et de découvrir par exemple en lisant les évangiles des motifs de croire qui vous soient propres.
Chaque chose en son temps. Il peut le faire sans que vous vous en aperceviez. Respecter l’exercice de votre votre liberté en est aussi une manière.
La relation que Jésus a avec chacun de nous est personnelle, or il est intelligent et délicat, respectueux. (Le seul point commun qui nous permette de vous aider, c’est de savoir quel il est et ce sera toujours incomplet.)Jean98 a écrit : ↑lun. 20 juil. 2026, 16:55 Au bout d'un moment, je me suis dit que, si l'on considère Dieu comme un ami, à quoi bon entretenir une relation avec quelqu'un qui ne parle pas, ne répond pas et ne semble jamais être là lorsque nous avons besoin de lui ?
Lorsque je dis que je cesse de prier, je veux surtout dire que je demande de moins en moins l'aide de Dieu. Avant, j'arrivais aussi à prier spontanément, et avec plaisir, simplement pour le remercier. Aujourd'hui, cette spontanéité et se plaisir a presque complètement disparu.
C'est pour toutes ces raisons que j'ai fini par m'éloigner peu à peu de la prière.
En fait, j'avais la foi, mais je ne l'ai plus aujourd'hui. J'aimerais à tout prix la retrouver.
Il n’interférera pas dans vos contradictions (il ne l'a pas même fait avec celles de l'Ecriture Sainte : alors !). Vous qui avez constamment peur de ne pas être à la hauteur de votre interlocuteur, sachez qu’il se refusera à tout ce qui pourrait vous le rappeler. Il ne prendra pas la place de votre intelligence ni de votre sensibilité. Soyez patient, faites-lui de la place en reconnaissant qui il est, et il n’y a pas de raison qu’il ne se manifestera pas d’une manière ou d’une autre, même si ce sera toujours discret et à vous d’y croire – car ce ne sera probablement pas spectaculaire, mais juste suffisant.
Tel que vous êtes, Dieu a un plan pour vous. Persévérez et faites-lui confiance. Il ne fera souvent rien qui puisse nuire à votre foi.
Votre réponse me met dans le brouillard sur un point que j’évoque avant qu’il ne devienne hors sujet car il concerne au fond vos parents et l’éducation qu’ils vous ont donné : le baptême évangélique est reconnu par l’Eglise catholique, donc soit vous n’aviez pas été baptisé, soit vous apparteniez à une Eglise dissidente. Cela aurait-il eu sur vous une influence mauvaise qui aujourd'hui fragilise votre foi ?
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Re: Retrouver le plaisir de prier
Bonjour Jean
Je pense que vous souhaiteriez retrouver ce qu'apporte la prière spontanée des évangéliques où des personnes reçoivent la réponse de l'Esprit-Saint à la prière, parait-il ?
J'aime beaucoup cette façon spontanée de prier, mais la réponse n'est pas une obligation de Dieu, même s'il répond, parfois bien à côté de ce que nous lui demandons, car Lui sait ce qu'il nous faut.
Mon conseil revient à ce qui vous a déjà été donné : ne soyez pas obsédé par la prière, mais méditez une phrase par exemple de l'Evangile ou priez des Psaumes.
Et si vous n'êtes pas à l'aise pour parler à un prêtre, écrivez lui, comme vous le faites ici, avant de le rencontrer.
Bon courage et surtout, ne perdez jamais espoir. La foi n'est pas quelque chose de "sensible", c'est une grâce de Dieu et vous l'avez.
Je pense que vous souhaiteriez retrouver ce qu'apporte la prière spontanée des évangéliques où des personnes reçoivent la réponse de l'Esprit-Saint à la prière, parait-il ?
J'aime beaucoup cette façon spontanée de prier, mais la réponse n'est pas une obligation de Dieu, même s'il répond, parfois bien à côté de ce que nous lui demandons, car Lui sait ce qu'il nous faut.
Mon conseil revient à ce qui vous a déjà été donné : ne soyez pas obsédé par la prière, mais méditez une phrase par exemple de l'Evangile ou priez des Psaumes.
Et si vous n'êtes pas à l'aise pour parler à un prêtre, écrivez lui, comme vous le faites ici, avant de le rencontrer.
Bon courage et surtout, ne perdez jamais espoir. La foi n'est pas quelque chose de "sensible", c'est une grâce de Dieu et vous l'avez.
La foi que j’aime le mieux,dit Dieu,c’est l’Espérance.
Charles Péguy
Charles Péguy
Re: Retrouver le plaisir de prier
Pour tout vous dire, le simple fait de recevoir une réponse argumentée comme la vôtre et de devoir y répondre me stresse. Cela fait que je réfléchis moins bien et que j'ai davantage de difficultés à parler de moi. D'où l'aspect peut-être un peu brouillon de mes textes.
Je ne vais pas entrer dans les détails de ma problématique, mais disons que je trouvais ma situation terriblement injuste, ce qu'elle est en partie. Je dis « en partie », car j'en suis également responsable, du fait que j'ai commis des actes moralement très répréhensibles. Des actes dont les conséquences me poursuivent encore aujourd'hui. Le seul élément qui peut les contextualiser est que j'étais très jeune au moment de les commettre.
Puis je me suis dit que je devais me venger et, sciemment, j'ai fait beaucoup de mal. Avec le recul, je me rends compte que je me suis surtout fait du mal à moi-même, et finalement assez peu aux autres. Ce qui est, je pense, moins grave.
Je n'ai pas été baptisé chez les protestants évangéliques, car ils ne baptisent pas les enfants. Pour eux, cela doit être le fruit d'un libre choix de la personne. Je me suis donc fait baptiser plus tard, lorsque je me suis rendu compte que je ne pouvais pas vivre sans Dieu et que je voulais retrouver la relation que j'avais avec Lui.
C'est un milieu assez particulier. Je n'y ai pas trouvé la foi, et ce pour de multiples raisons.
Par exemple, pour eux, tous ceux qui ne croient pas vont en enfer. J'étais petit et je ne voyais pas pourquoi mes camarades de classe devaient aller en enfer. Je trouvais cela horrible.
J'étais aussi très intéressé par l'histoire. J'allais dans des musées et j'appréciais la démarche scientifique, c'est-à-dire le fait de démontrer ce que l'on avance à partir de preuves.
Je m'intéressais également beaucoup à l'Égypte ancienne et je constatais que, dans les textes égyptiens de l'époque, il n'était jamais question des Hébreux, de leur fuite dans le désert, de l'anéantissement des armées de Pharaon par les eaux, ni des dix plaies d'Égypte.
Pourtant, ce sont des événements spectaculaires qui auraient dû marquer les Égyptiens de l'Antiquité. Or, de tous ces événements, il n'existe aucune trace.
J'ai également connu des personnes qui croyaient réellement que les premiers hommes avaient vécu plusieurs centaines d'années, comme le raconte la Bible. Lorsque j'ai demandé des explications, on m'a répondu que c'était parce que le péché n'était pas encore complètement entré dans le monde.
Or, la science, qui progresse grâce aux preuves, nous dit que nous n'avons jamais découvert de squelettes de personnes ayant vécu plusieurs centaines d'années.
J'aurais aussi du mal à l'expliquer, mais il y avait un côté très castrateur chez les protestants évangéliques. À cette époque, je n'aimais pas Dieu. Je considérais que la religion était faite pour les médiocres. J'étais d'accord avec Marx lorsqu'il parlait de la religion comme de « la vallée des larmes ».
Je voyais des personnes qui se plaignaient constamment, qui gémissaient sur les difficultés de leur vie, sans que celle-ci ne semble jamais s'améliorer.
Je trouvais d'ailleurs assez ironique de voir des gens se plaindre de problèmes souvent matériels alors que, de l'autre côté, on nous tenait un discours selon lequel il fallait être prêt à tout abandonner pour suivre Dieu.
On nous parlait aussi des derniers qui deviendraient les premiers. Moi, je n'avais aucune envie d'être un dernier et j'avais envie de leur répondre que, s'ils voulaient vraiment être les derniers, ils n'avaient qu'à vendre tous leurs biens et devenir clochards.
Il y avait également un discours très critique sur le monde, présenté comme entièrement plongé dans le péché. J'avais envie de leur répondre que, s'ils n'aimaient pas la vie et que le paradis était si merveilleux, ils n'avaient qu'à se mettre une balle dans la tête pour rejoindre Dieu plus vite.
On nous disait aussi que l'on était sauvé uniquement par le fait de croire, et non par les œuvres. Je me disais alors : peut-on être un véritable salaud et aller quand même au ciel ? Dieu ne récompense-t-il pas le bien, mais seulement le fait de croire ? Je dois avouer que, sur ce point, je préférais encore la vision musulmane, dans laquelle il faut aussi mener une vie vertueuse pour espérer entrer au paradis.
Honnêtement, je pourrais continuer longtemps, mais je vais m'arrêter là, car mon message risque d'être vraiment très long.
Sinon, je vais faire comme vous me l'avez conseillé : aller voir un prêtre et avec un texte que j'aurais écrit pour lui parler de mon passé qui m'empoisone toujours la vie aujourd'huis
Comme vous me l'avez également conseillé, je vais aussi m'intéresser à des éléments qui peuvent renforcer ma foi, comme les miracles eucharistiques.
Ah, et je m'excuse, mais je ne sais pas comment faire des citations.
Je ne vais pas entrer dans les détails de ma problématique, mais disons que je trouvais ma situation terriblement injuste, ce qu'elle est en partie. Je dis « en partie », car j'en suis également responsable, du fait que j'ai commis des actes moralement très répréhensibles. Des actes dont les conséquences me poursuivent encore aujourd'hui. Le seul élément qui peut les contextualiser est que j'étais très jeune au moment de les commettre.
Puis je me suis dit que je devais me venger et, sciemment, j'ai fait beaucoup de mal. Avec le recul, je me rends compte que je me suis surtout fait du mal à moi-même, et finalement assez peu aux autres. Ce qui est, je pense, moins grave.
Je n'ai pas été baptisé chez les protestants évangéliques, car ils ne baptisent pas les enfants. Pour eux, cela doit être le fruit d'un libre choix de la personne. Je me suis donc fait baptiser plus tard, lorsque je me suis rendu compte que je ne pouvais pas vivre sans Dieu et que je voulais retrouver la relation que j'avais avec Lui.
C'est un milieu assez particulier. Je n'y ai pas trouvé la foi, et ce pour de multiples raisons.
Par exemple, pour eux, tous ceux qui ne croient pas vont en enfer. J'étais petit et je ne voyais pas pourquoi mes camarades de classe devaient aller en enfer. Je trouvais cela horrible.
J'étais aussi très intéressé par l'histoire. J'allais dans des musées et j'appréciais la démarche scientifique, c'est-à-dire le fait de démontrer ce que l'on avance à partir de preuves.
Je m'intéressais également beaucoup à l'Égypte ancienne et je constatais que, dans les textes égyptiens de l'époque, il n'était jamais question des Hébreux, de leur fuite dans le désert, de l'anéantissement des armées de Pharaon par les eaux, ni des dix plaies d'Égypte.
Pourtant, ce sont des événements spectaculaires qui auraient dû marquer les Égyptiens de l'Antiquité. Or, de tous ces événements, il n'existe aucune trace.
J'ai également connu des personnes qui croyaient réellement que les premiers hommes avaient vécu plusieurs centaines d'années, comme le raconte la Bible. Lorsque j'ai demandé des explications, on m'a répondu que c'était parce que le péché n'était pas encore complètement entré dans le monde.
Or, la science, qui progresse grâce aux preuves, nous dit que nous n'avons jamais découvert de squelettes de personnes ayant vécu plusieurs centaines d'années.
J'aurais aussi du mal à l'expliquer, mais il y avait un côté très castrateur chez les protestants évangéliques. À cette époque, je n'aimais pas Dieu. Je considérais que la religion était faite pour les médiocres. J'étais d'accord avec Marx lorsqu'il parlait de la religion comme de « la vallée des larmes ».
Je voyais des personnes qui se plaignaient constamment, qui gémissaient sur les difficultés de leur vie, sans que celle-ci ne semble jamais s'améliorer.
Je trouvais d'ailleurs assez ironique de voir des gens se plaindre de problèmes souvent matériels alors que, de l'autre côté, on nous tenait un discours selon lequel il fallait être prêt à tout abandonner pour suivre Dieu.
On nous parlait aussi des derniers qui deviendraient les premiers. Moi, je n'avais aucune envie d'être un dernier et j'avais envie de leur répondre que, s'ils voulaient vraiment être les derniers, ils n'avaient qu'à vendre tous leurs biens et devenir clochards.
Il y avait également un discours très critique sur le monde, présenté comme entièrement plongé dans le péché. J'avais envie de leur répondre que, s'ils n'aimaient pas la vie et que le paradis était si merveilleux, ils n'avaient qu'à se mettre une balle dans la tête pour rejoindre Dieu plus vite.
On nous disait aussi que l'on était sauvé uniquement par le fait de croire, et non par les œuvres. Je me disais alors : peut-on être un véritable salaud et aller quand même au ciel ? Dieu ne récompense-t-il pas le bien, mais seulement le fait de croire ? Je dois avouer que, sur ce point, je préférais encore la vision musulmane, dans laquelle il faut aussi mener une vie vertueuse pour espérer entrer au paradis.
Honnêtement, je pourrais continuer longtemps, mais je vais m'arrêter là, car mon message risque d'être vraiment très long.
Sinon, je vais faire comme vous me l'avez conseillé : aller voir un prêtre et avec un texte que j'aurais écrit pour lui parler de mon passé qui m'empoisone toujours la vie aujourd'huis
Comme vous me l'avez également conseillé, je vais aussi m'intéresser à des éléments qui peuvent renforcer ma foi, comme les miracles eucharistiques.
Ah, et je m'excuse, mais je ne sais pas comment faire des citations.
Re: Retrouver le plaisir de prier
Cher Jean,
Vous n’aviez auune obligation de me répondre (au sens de devoir), et vous vous en tirez trés bien : votre post est magnifique de clarté et de pertinentce, d’authenticité.
Vous avez parfaitement raison : les preuves sont nécessaires et c’est à quoi sert l’ancrage historique. La continuité de la Révélation à travers l’histoire, dans la Bible, en est une. Un certain philosophe chrétien (Blanc de St Bonnet) considérait qu’une des preuves du catholicisme était sa permanence ! Mais celle-ci s’ancre dans l’histoire du Christ et l’événement majeur de sa résurrection, lesquels s’ancrent dans l’histoire d’un peuple.
Prophéties et miracles ne servaient pas qu’à l’épate, non plus !
Les contradictions que votre bon sens vous ont permis de relever existent et c’est en effet important de ne pas renier la raison. Il n’y avait rien de réellement faux dans ce qu’on vous disait, mais il y manquait quelque chose qui le rendait boiteux – voire odieux. Certaines personnes trop nombreuses se contentent de croire et évitent ce qui entrerait en contradiction avec, au lieu de chercher à le résoudre. Elles abdiquent leur intelligence par crainte de perdre leur foi, mais c’est qu’elles en manquent. Oui, c’est médiocre. C ‘est pour la même raison qu’ils se réfugient dans une interprétation trop littérale – mais d’autres en se réfugiant dans une interprétation trop allégorique et souvent pour la même raison, ne font guère mieux : tout devient trop symbolique et spirituel et s’éloigne du concret de la foi.
Leur avantage c’est que la hauteur morale du message évangélique est insurpassable – c’est même une preuve qui vaut celle des miracles ou des prophéties.
Il y a un équilibre à trouver.
Je ne vais pas répondre sur tous les points que vous soulevez, cela n’est pas nécessaire puisque vous êtes sur le bon chemin, même s’il peut vous arriver des écarts à droite ou à gauche : qui n’en fait pas ! Et puis c’est tellement mieux de trouver par soi-même le juste équilibre.
Si toutefois vous souhaitez éclaircir un point précis qui vous ferait en ce moment obstacle, j’aurai plaisir à partager avec vous dessus.
Vous n’aviez auune obligation de me répondre (au sens de devoir), et vous vous en tirez trés bien : votre post est magnifique de clarté et de pertinentce, d’authenticité.
Vous avez parfaitement raison : les preuves sont nécessaires et c’est à quoi sert l’ancrage historique. La continuité de la Révélation à travers l’histoire, dans la Bible, en est une. Un certain philosophe chrétien (Blanc de St Bonnet) considérait qu’une des preuves du catholicisme était sa permanence ! Mais celle-ci s’ancre dans l’histoire du Christ et l’événement majeur de sa résurrection, lesquels s’ancrent dans l’histoire d’un peuple.
Prophéties et miracles ne servaient pas qu’à l’épate, non plus !
Les contradictions que votre bon sens vous ont permis de relever existent et c’est en effet important de ne pas renier la raison. Il n’y avait rien de réellement faux dans ce qu’on vous disait, mais il y manquait quelque chose qui le rendait boiteux – voire odieux. Certaines personnes trop nombreuses se contentent de croire et évitent ce qui entrerait en contradiction avec, au lieu de chercher à le résoudre. Elles abdiquent leur intelligence par crainte de perdre leur foi, mais c’est qu’elles en manquent. Oui, c’est médiocre. C ‘est pour la même raison qu’ils se réfugient dans une interprétation trop littérale – mais d’autres en se réfugiant dans une interprétation trop allégorique et souvent pour la même raison, ne font guère mieux : tout devient trop symbolique et spirituel et s’éloigne du concret de la foi.
Leur avantage c’est que la hauteur morale du message évangélique est insurpassable – c’est même une preuve qui vaut celle des miracles ou des prophéties.
Il y a un équilibre à trouver.
Je ne vais pas répondre sur tous les points que vous soulevez, cela n’est pas nécessaire puisque vous êtes sur le bon chemin, même s’il peut vous arriver des écarts à droite ou à gauche : qui n’en fait pas ! Et puis c’est tellement mieux de trouver par soi-même le juste équilibre.
Si toutefois vous souhaitez éclaircir un point précis qui vous ferait en ce moment obstacle, j’aurai plaisir à partager avec vous dessus.
Re: Retrouver le plaisir de prier
Souvent, lorsque Dieu veut conduire une âme vers une plus grande sainteté, il lui retire les consolations qu'il lui avait d'abord accordées. Ainsi, nous adorons le Dieu des consolations plutôt que les consolations de Dieu.
- Foxy
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Re: Retrouver le plaisir de prier
Vous mettez votre texte "entre guillemets" : 4ème en haut du texteAh, et je m'excuse, mais je ne sais pas comment faire des citations.
La foi que j’aime le mieux,dit Dieu,c’est l’Espérance.
Charles Péguy
Charles Péguy
Re: Retrouver le plaisir de prier
Bonjour Foxy, je ne comprend pas bien. Je dois mettre le texte entre "" et écrire 4 ème en haut du texte ? Je ne comprend pas ce que veut dire 4 ème en haut du texte...
Sinon, pour vous donner de mes nouvelles, j'ai écrit un texte que je lirai au prêtre lors de ma confession. J'y parle de ma vie, de mes turpitudes et des autres actes mauvais que j'ai pu commettre.
Sinon, pour vous donner de mes nouvelles, j'ai écrit un texte que je lirai au prêtre lors de ma confession. J'y parle de ma vie, de mes turpitudes et des autres actes mauvais que j'ai pu commettre.
- Fée Violine
- Consul

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Re: Retrouver le plaisir de prier
Non, c'est pas ça.
Quand vous cliquez sur "répondre ", vous voyez les différents outils en haut à gauche. Le 4e ce sont les guillemets.
Quand vous cliquez sur "répondre ", vous voyez les différents outils en haut à gauche. Le 4e ce sont les guillemets.
Re: Retrouver le plaisir de prier
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