Ombiace a écrit : ↑lun. 24 août 2026, 18:00
En fait je me demandais si l'humain qui puise dans l'amour de Dieu de quoi aimer son prochain n'aurait pas, davantage que celui qui ne le fait pas, les ressources pour aimer avec endurance, ceci, même dans l'épreuve la plus .. éprouvante. Tandis que celui qui ne croit pas en Dieu se prive de moyens naturels (ou surnaturels) d'aimer.
Oui. En théorie, encore une fois. C'est pourquoi j'écrivais que l'Esprit souffle où il veut, selon les mots de Notre Seigneur Lui-même. Nous trouvons en Dieu les ressources pour aimer, mais il nous faut reconnaître humblement que parfois, nous faillissons, et que parfois, nous pouvons admirer des athées dans leur amour du prochain.
Comment comprenez vous ce reproche que Jésus adresse à ceux qui n'ont pas cru, au verset 14 ?
Pour moi, ça découle de ce qu'ils n'auraient pas cru à la bonté et la Justice de Dieu.. Pour qui prenaient ils Celui qui est le Père du crucifié, eux qui avaient désigné Jésus comme le Fils de Dieu, avant la crucifixion (donc, avant la résurrection, à fortiori) ?
Je suis désolé, je vais être un peu direct, mais vous faites erreur.
Mais c'est compréhensible. Certains concepts hébraïques et donc, évangéliques, nous échappent parfois un peu, et c'est le cas ici :
Dans la culture hébraïque, le "coeur" n'a rien à voir avec l'amour. Dumoins, pas directement.
Pour les hébreux, le coeur est avant tout le lieu de de la mémoire.
Ce que Jésus leur reproche est donc davantage d'avoir une mémoire biaisée, insuffisante, asséchée. C'est à cause de cette déficience de mémoire qu'ils n'ont pas cru les premiers témoins de sa Résurrection : oubli des prophéties, oubli de ses avertissements.
Alors, pour autant, on pourrait dire en effet que les disciples n'ont pas eu suffisamment foi en Dieu, en Sa justice, Sa toute-puissance, qu'ils se sont laissés désespérer par les circonstances. Mais ceci n'a rien à voir avec le fait d' "aimer" Dieu. C'est autre chose.