Belleval a écrit : ↑mer. 02 sept. 2026, 20:19
Toto2 (qui trouve mesquins les commentaires ad personam, sur les personnes)
dénonce les travaux de l'auteur concerné ("13 nouvelles érotiques gay")
et conseillé de "ne plus acheter d'ouvrages de ce GENRE de PERSONNES" .
Manifestement, Belleval a l'air d'être vexé que j'aie osé le contredire sur un autre fil.
Mais si vous n'acceptez pas la contradiction, ce n'est pas un forum dont vous avez besoin, c'est d'un blog, où vous pourrez vous épancher à loisir en supprimant tous les commentaires de gens qui ont l'audace de ne pas être en accord avec vous.
Toto2 termine ainsi :
"on a suffisamment de livres d'auteurs approuvés (papes, docteurs, saints..." avec 3 points de suspension.
Quel bazar dans la profusion !
Et pourquoi pas, tout simplement, ce que Toto2 ne cite pas :
les 4 évangiles sur Christ ,
au lieu d'un 5 ème et faux évangile.
Quand on voit ce que donne la lecture du Nouveau Testament, sans guide approuvé, par n'importe quel quidam, comme des gens imbus d'eux-mêmes qui prétendent comprendre mieux que la sainte Eglise catholique, à savoir le foisonnement de schismes et d'hérésies, chacun voulant créer sa propre "Eglise", je me dis parfois qu'il ne faudrait pas oublier totalement l'enseignement des saints Pontifes :
Mais les mystères cachés de la foi ne doivent pas être exposés partout à tous, parce qu'ils ne peuvent pas être compris par tous, mais à ceux-là seulement qui peuvent les saisir par une intelligence croyante ; c'est pourquoi l'apôtre dit aux simples : " Comme à de petits enfants en Christ, c'est du lait que je vous ai fait boire, non de la nourriture solide " 1Co 3,2 ...
Telle est en effet la profondeur de la sainte Ecriture que non seulement les gens simples et non cultivés, mais même ceux qui sont sages et doctes ne sont pas pleinement capables d'en scruter le sens. C'est pourquoi l'Ecriture dit : " Car beaucoup de ceux qui cherchent ont défailli dans leur recherche ". Ps 64,7 Aussi est-ce à juste titre qu'il a été établi jadis dans la Loi divine qu'un animal qui a touché la Montagne (du Sinaï) doit être lapidé He 12,20 Ex 19,12 ss., afin qu'en effet aucun homme simple ou inculte n'ait la présomption de toucher à la sublimité de la sainte Ecriture ou de la prêcher à d'autres. Il est écrit en effet : " Ne cherche pas ce qui est trop haut pour toi " Si 3,22. C'est pourquoi l'Apôtre dit : " Ne recherchez pas plus que ce qu'il faut rechercher, mais recherchez la sobriété " Rm 12,3.
De même en effet que le corps compte de nombreux membres, mais que tous les membres n'ont pas la même activité, de même l'Eglise compte de nombreux états, mais tous n'ont pas la même charge, car selon l'Apôtre " Le Seigneur a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, mais d'autres comme docteurs, etc. " Ep 4,11. Or l'état de docteur est en quelque sorte le principal dans l'Eglise et c'est pourquoi nul ne doit s'arroger de façon indistincte la charge de la prédication. (Innocent III)
Règle 4 : Puisque l'expérience fait apparaître clairement que lorsque la sainte Bible en langue vulgaire est permise partout sans distinction, il en résulte plus de dommage que d'utilité du fait de la témérité des hommes, il relève en ce cas du jugement de l'évêque ou de l'inquisiteur de pouvoir concéder, sur le conseil du curé ou du confesseur, la lecture de la Bible traduite en langue vulgaire par des auteurs catholiques à ceux dont ils ont constaté qu'ils peuvent retirer de cette lecture, non pas un dommage, mais un accroissement de la foi et de la piété... (Pie IV)
2710
Tu aurais dû... avoir devant les yeux... "que si la sainte Bible est admise en langue vulgaire en tous lieux, sans discrimination, il en résulte plus de dommage que d'utilité" 1854 . Etant donné qu'en outre, en vertu de la prescription bien connue du concile de Trente 1506 , l'Eglise romaine reconnaît seulement l'édition de la Vulgate, elle rejette les traductions en d'autres langues et ne permet que celles qui sont éditées avec des annotations tirées de façon appropriée des écrits des Pères et des docteurs catholiques, afin qu'un si grand trésor ne soit pas ouvert aux conceptions des innovateurs, et que l'Eglise répandue partout dans le monde se serve de la même langue et des mêmes mots Gn 11,1.
2711
Puisque en effet nous constatons dans la langue vulgaire beaucoup de différences, de diversités et de changements, une liberté sans frein des traductions de la Bible ébranlerait effectivement cette immutabilité qui est le propre du témoignage divin, et la foi elle-même chancellerait, d'autant que parfois une seule syllabe décide de la vérité d'un dogme.
C'est pourquoi dans leurs machinations biaisées et abominables les hérétiques avaient coutume, en éditant des bibles en langue vulgaire (dont l'étonnante diversité et les contradictions cependant font qu'ils s'accusent et se déchirent eux-mêmes les uns les autres), de chercher à imposer insidieusement leurs erreurs respectives en les enveloppant de la magnificence plus sainte de la Parole divine. "Les hérésies en effet, dit Augustin, tirent leur origine du seul fait que les Ecritures qui sont bonnes ne sont pas bien comprises, et que ce qui n'a pas été bien compris en elles est affirmé en outre avec audace et témérité."
Et si nous sommes affligés de ce qu'il n'est pas rare que les hommes les plus considérés en raison de leur piété et de leur sagesse aient failli dans l'interprétation des Ecritures, que ne faudrait-il pas craindre si les Ecritures traduites en n'importe quelle langue vulgaire étaient livrées à la libre lecture du commun ignorant, qui le plus souvent ne juge pas en vertu d'un choix mais en vertu d'une certaine témérité".
2712
(Référence est faite alors à la lettre célèbre d'Innocent III aux fidèles de l'Eglise de Metz : "Les mystères cachés de la foi... pour n'être pas prétentieux " : )771 Mais on connaît bien les constitutions non seulement d'Innocent III qui vient d'être mentionné, mais également de Pie V, de Clément VIII et de Benoît XIV... . Quant à ce que pense l'Eglise au sujet de la lecture et de l'interprétation de l'Ecriture, ta fraternité le trouvera très clairement dans la très célèbre constitution Unigenitus de notre autre prédécesseur, Clément XI, dans laquelle ont été réprouvées de façon explicite ces doctrines où il était affirmé qu'il est utile et nécessaire en tout temps, en tous lieux et à toutes sortes de personnes de connaître les mystères de la sainte Ecriture - dont il était affirmé que la lecture est pour tout le monde - et qu'il est dommageable d'en écarter le peuple chrétien, et que bien plus, c'est fermer aux fidèles la bouche du Christ que de leur arracher des mains le Nouveau Testament (Pie VII)
Vous savez bien, Vénérables Frères, qu’une société vulgairement appelée Biblique se répand aujourd’hui hardiment sur toute la terre, et que, au mépris des traditions des Saints Pères et contre le décret bien connu du Concile de Trente [10], elle entreprend de toutes ses forces et avec tous les moyens dont elle dispose de traduire, ou plutôt de corrompre la Sainte Bible, en la transformant en la langue vernaculaire de toutes les nations. De là découle une raison fondée de craindre que, comme dans certaines traductions déjà connues, pour d’autres il faille dire, comme conséquence d’une interprétation pervertie, qu’au lieu de l’Évangile du Christ nous trouvons l’Évangile de l’homme ou, pire encore, l’Évangile du diable [11].
Pour conjurer ce fléau, plusieurs de nos prédécesseurs ont publié des Constitutions, et dans ces derniers temps, Pie VII, de sainte mémoire, a envoyé deux projets de loi, l’un à Ignace, archevêque de Gnesna, et l’autre à Stanislas, archevêque de Mohilow. Nous y trouvons de nombreux témoignages, soigneusement et sagement tirés des écritures divines et de la tradition : ils nous montrent combien cette subtile invention peut nuire à la foi et aux mœurs.
Nous aussi, Vénérables Frères, en vertu de Notre engagement, nous vous exhortons à tenir votre troupeau soigneusement éloigné de ces pâturages mortels. Faites-le savoir, priez, insistez sur le sujet et sur le tort, avec patience et doctrine, afin que vos fidèles, se référant scrupuleusement aux règles de notre Congrégation de l’Index, soient persuadés que « si l’on permet que la Bible soit traduite en langue vulgaire sans permission, il en résultera, à cause de l’imprudence des hommes, plus de mal que de bien ».(Léon XII)
Il faut aussi veiller sur ces sociétés qui, au mépris des règles les plus salutaires de l’Église, font des traductions nouvelles de la Bible, où, d’après le sens privé, le sens véritable est habilement altéré, impriment ces traductions dans toutes les langues vulgaires, les répandent de toutes parts avec une incroyable prodigalité ; les donnant gratuitement aux plus ignorants, et souvent même y joignant de mauvais petits livres, afin qu’ils sucent un poison mortel là où ils pensent puiser les eaux salutaires de la sagesse. [...](Pie VIII)
Entre les manœuvres principales qu’emploient de nos jours les non catholiques de dénominations diverses, pour chercher à surprendre les serviteurs de la vérité catholique et à détourner leurs esprits de la sainteté de la foi, les sociétés bibliques ne tiennent pas le dernier rang. Instituées d’abord en Angleterre, et de là répandues au loin, nous les voyons former comme un corps d’armée et s’entendre pour publier à un nombre infini d’exemplaires les livres des divines Ecritures traduits dans toutes les langues vulgaires, pour les disséminer au hasard, soit parmi les chrétiens, soit parmi les infidèles, pour engager chacun à les lire sans aucune direction. Aujourd’hui donc, comme saint Jérôme le déplorait déjà de son temps, on accorde « au babil de la bonne femme, au radotage du vieillard décrépit, à la verbosité du sophiste, à tous » [1] enfin, de quelque condition qu’ils soient et pourvu qu’ils sachent lire, la faculté d’interpréter les Ecritures sans aucun guide ; bien plus, ce qui est le comble de l’absurdité et presque absolument inouï, on ne refuse pas cette intelligence aux peuplades même infidèles. [...] (Grégoire XVI)
C’est encore le but que se proposent ces perfides sociétés bibliques, lesquelles, renouvelant les artifices odieux des anciens hérétiques, ne cessent de produire contre les règles si sages de l’Église, et de répandre parmi les fidèles les moins instruits les livres des saintes Écritures traduits en toute espèce de langues vulgaires, et souvent expliquées dans un sens pervers, consacrant à la distribution de ces milliers d’exemplaires des sommes incalculables, les répandant partout gratuitement, afin qu’après avoir rejeté la tradition, la doctrine des Pères et l’autorité de l’Église catholique, chacun interprète les oracles divins selon son jugement propre et particulier, et tombe ainsi dans l’abîme des plus effroyables erreurs. (Pie IX)
IV. Socialisme, communisme, sociétés secrètes, sociétés bibliques, sociétés clérico-libérales
Ces erreurs sont à plusieurs reprises condamnées dans les termes les plus graves par l'encyclique Qui pluribus, du 9 novembre 1846 ; par l'allocution Quibus quantisque, du 20 avril 1849 ; par l'encyclique Noscitis et Nobiscum, du 8 décembre 1849 ; par l'allocution Singulari quadam, du 9 décembre 1854 ; par l'encyclique Quanto conficiamur maerore, du 10 août 1863. (Pie IX)