Métazet a écrit :Sur le long terme ça m'étonnerait fort.
Pas forcément. On peut concevoir le fait de détruire en partie la nature sans forcément arriver à un seuil critique.
Dans ce cas, détruire "un peu" la nature serait un bien ?
Métazet a écrit :Encore une fois "il semble être". Mais il y a des critères objectifs. En premier lieu, tout ce qui favorise la survie de l'homme et sa pérennité. Mais il y a aussi : le développement de dispositions. Ne vous semble-t-il pas évident que qqn qui est comme qqn d'autre, sauf qu'il sait lire, écrire, compter, dépasser ses tendances égoïstes, faire preuve de courage, de prudence, etc. a qqch de plus que lui ? Je ne dis pas qu'il a plus de valeur, mais il a indéniablement un plus.
Ok pour tout ce que vous dites. Mais dans le développement de dispositions, nous pouvons aussi ajouter : savoir utiliser une arme, savoir fabriquer une bombe nucléaire, développer son ambition, etc. En effet, ce sont des "plus", mais est-ce vraiment un bien ?
Pour certains, oui. Pour d'autres, non.
Métazet a écrit :Oh la belle cascade de strawman !
Le développement du potentiel (humain) est qqch de factuel. Prenons un géranium fané et un géranium tout pimpant. Il y a moyen de déterminer facilement que le géranium tout pimpant actualise mieux l'essence du géranium que le fané.
Puisque c'est une question de fait, cela veut dire qu'on peut utiliser une démarche scientifique. Certes, on peut faire des erreurs d'appréciations, la vérité scientifique n'est pas absolue. Mais cela ne veut pas dire que tout se vaut et s'équivaut. La vérité scientifique a une bonne objectivité quand même.
La belle cascade de quoi ?

Par pitié, quitte à attquer personnellement quelqu'un, ayez le courage de le faire de manière intelligible pour tous.
Bref, j'avoue ne pas très bien comprendre comment vous passez du factuel au scientifique. Un exemple : j'aime mes parents, c'est factuel. Je doute que ce soit scientifique.
Pour rebondir sur votre exemple du géranium, qu'est-ce que pour vous un Homme "tout pimpant" ? Qu'est-ce qui réalise au mieux l'essence de l'être humain ? Rien qu'en comparant les différentes religions et philosophies, on trouve beaucoup d'avis contraires. Je doute donc de la réelle objectivité du "développement du potentiel humain".
Métazet a écrit :C'est un problème d'ignorance ou d'émotion pour la personne qui commet le mal (votre question portait bien sur le mal moral, autrement dit, le fait que des personnes agissent à l'encontre de la morale consciemment et délibéremment ?).
Pourquoi d'ignorance ? Je connais des personnes qui ont commis l'adultère en sachant très bien ce qu'elles faisaient.
Un problème d'émotions non contrôlées ? Non, parfois c'est juste de l'indifférence : on sait qu'on fait du mal à quelqu'un mais ça n'a finalement pas d'importance.
Métazet a écrit :Cela dit, votre exemple précis me semble mal choisi car j'ai tendance à penser que la souffrance engendrée par l'adultère est essentiellement liée à l'intégration inconsciente de conventions purement sociétales mais sans bases morales sérieuses (sauf pour l'aspect "mensonge" lorsqu'il est présent). Pour ma part, j'ai déjà dit à ma chérie qqch du genre : "du moment que j'ai l'assurance de ton amour, de ton soutien, etc. tu es libre" (sous-entendu : libre de faire tout ce qui ne ne te nuit pas ni ne nuit à autrui bien évidemment).
C'est bizarre, mais il me semble avoir déjà eu cette discussion avec vous. Et il me semble que la dernière fois, j'en étais arrivé à la conclusion que vous n'aviez jamais été trompé, conclusion que vous n'aviez pas démentie je crois...
Cordialement,