Prenez le temps de lire le motu proprio "ad tuendam fidem" de Jean-Paul II, ça ne vous coûte rien. Si je vous empêchais de réfléchir sur ce point par une formulation hâtive et maladroite, j'en serais bien désolé, croyez-moi.
Bien à vous,
Wanderer


L'IBP est un institut particulier qui a des règles particulières ; il est né à la suite de circonstances dramatiques et il est aisément compréhensible que l'Eglise use pour lui de moyens d'exception. La forme extraordinaire du rite romain n'a jamais été abrogée... En tant que forme extraordinaire. Je sais très bien que vous allez me dire que c'est un argument qui ne vous sied pas, mais il est pourtant très fort : le missel romain, edition de 2002 est aujourd'hui la forme ordinaire du rite romain. Celle qu'utilise le pape. On le l'a pas vu, en France, célébrer soit avec l'une forme soit avec l'autre. Il est évident pour tous et pour lui, que c'est avec le missel actuel qu'il célèbre. A toute règle, il y a une exception. L'IBP en est une, pour des raisons graves et importantes.Wanderer a écrit :François-Xavier a écrit : Mais cela ne m'enlève nullement l'obligation d'utiliser un nouveau plat
C'est un argument non démontré que vous utilisez à loisir. Il est par ailleurs contraire aux statuts de l'IBP. Il n'y a pas d'obligation, il y a notre liberté de choisir les moyens adaptés pour une fin sur laquelle tous les gens raisonnables s'accordent.

Que cet institut ait une règle particulière, c'est évident. Cela n'empêche pas que ses statuts sont sources d'un enseignement. Puisque ces prêtres sont catholiques avec l'usage exclusif de la FERM, c'est que la célébration de la FORM pour les prêtres, et l'assistance pour les fidèles n'est pas requise. Encore une fois, je vais à la FORM en semaine donc ce n'est pas mon cas, mais ceux qui ont cette position restent catholiques. Ma remarque répondait juste à votre terme "obligation".François-Xavier a écrit : L'IBP est un institut particulier qui a des règles particulières ; il est né à la suite de circonstances dramatiques et il est aisément compréhensible que l'Eglise use pour lui de moyens d'exception.
Ni vous ni moi ne pouvons connaître le désir intérieur du pape. Imaginons qu'il aimerait dire la FERM régulièrement, il ne pourrait pas le faire pour des raisons de prudence. Cela dit, personne ne peut exclure que le pape dise la messe selon la FERM de façon ponctuelle comme l'ont déjà fait des cardinaux pour des ordinations par exemple. L'avenir le dira.François-Xavier a écrit : La forme extraordinaire du rite romain n'a jamais été abrogée... En tant que forme extraordinaire. Je sais très bien que vous allez me dire que c'est un argument qui ne vous sied pas, mais il est pourtant très fort : le missel romain, edition de 2002 est aujourd'hui la forme ordinaire du rite romain. Celle qu'utilise le pape. On le l'a pas vu, en France, célébrer soit avec l'une forme soit avec l'autre. Il est évident pour tous et pour lui, que c'est avec le missel actuel qu'il célèbre. A toute règle, il y a une exception. L'IBP en est une, pour des raisons graves et importantes.
Je n'ai jamais cherché d'argument juridique, bien au contraire. J'ai toujours affirmé que la situation juridique correspondait à la situation réelle en 2008 et qu'il fallait utiliser des arguments doctrinaux pour trouver la juste attitude. Dans un premier temps, vous avez refusé d'utiliser les arguments théologiques. Quand vous l'avez accepté par la suite en parlant de l'offertoire, les débats se sont vite arrêtés et vous n'avez plus répondu aux arguments que l'on vous opposait, sauf pour dire qu'ils étaient valables.François-Xavier a écrit : Que veut l'Eglise, que veut le Saint Père :
1 - l'éclosion d'un nouveau mouvement liturgique dans lequel tous les chrétiens retrouvent le goût et le sens de la liturgie.
2 - la réconciliation avec les lefebvriens.
Ces deux objectifs peuvent s'appuyer mutuellement, car la crise de la liturgie est une des causes (pas la seule...) du schisme. Maintenant, cela ne doit pas faire perdre de vue l'idée suivante : le fait même que le missel romain de 2002 soit "ordinaire" signifie qu'elle est la forme première et privilégiée de la célébration de la liturgie. C'est un constat. Vous pouvez vous débattre autant que vous voulez à ce sujet. Mais c'est la réalité. L'Eglise dans son immense majorité prie avec la forme ordinaire, parce qu'elle s'impose à tous les catholiques "conventionnels". Le fait que cette forme ordinaire ne soit pas exclusive ne signifie pas que ces deux formes, au regard de la pratique du culte, soient strictement équivalentes. L'une est "dans l'ordre des choses", l'autre est "en dehors de l'ordre des choses". Ne cherchez pas d'arguments juridiques, il n'y en a pas : nous ne sommes pas là sur le plan juridique. Nous sommes dans le domaine de l'observation des faits.

Vous plaisantez ?Quand vous l'avez accepté par la suite en parlant de l'offertoire, les débats se sont vite arrêtés et vous n'avez plus répondu aux arguments que l'on vous opposait, sauf pour dire qu'ils étaient valables.




Je n'ai jamais dit être aussi formé que Thomas. Je me suis au contraire présenté comme un jeune baptisé depuis deux ans qui a le désir de se former. Si vous estimez que mes arguments ne sont pas assez développés ou appuyés pour recevoir le titre d'argument, je n'y peux rien. J'ai posté deux messages différents pour répondre à votre long texte sur l'offertoire, peut-être n'en avez-vous lu qu'un et que cela explique notre incompréhension. Si vous avez tout lu et que vous estimez que ce que j'ai écrit n'a pas la valeur d'argument, que puis-je faire? Vous inviter à discuter avec d'autres que moi, qui sont déjà formés. Mais pourquoi écrire sur un forum ouvert à tous dans ce cas?François-Xavier a écrit :Pardon, mais je n'ai pas noté dans votre message un quelconque argument ni théologique ni historique. Ceux que donnent Thomas, s'appuient sur des choses nettement plus solides.
Elle ne remet pas en cause l'ensemble de votre propos, mais elle en réduit considérablement la force. Ce que je me suis contenté de faire, c'est de lire tous vos arguments et de parler de ceux que Thomas n'a pas évoqués. Après avoir fait cela, j'ai indiqué pour un dernier argument (l'évocation des saints pendant l'offertoire) que "ça ne me gênait pas à priori". C'était une façon pour moi de vous dire (maladroite sans doute) que je suspendais mon jugement à ce propos. N'est-ce pas la juste attitude quand on n'a pas encore assez étudié pour se positionner? C'est ce que je voulais dire en disant "admettons..." Sur les autres points, il m'a semblé que les objections émises par Thomas puis les miennes répondaient à vos arguments. Ces objections sont peut-être insuffisantes, mais ce sont sur elles que je m'appuie, pas sur une impression subjective. Il n'y a pas d'impression subjective, juste un sujet sur tous les arguments évoqués pour lequel je retiens mon jugement.François-Xavier a écrit : Et notez que sa critique ne remet pas en cause l'ensemble de ce que j'ai écrit. Je suis donc tout à fait à admettre la qualité de ses arguments. Par contre, pour vous, l'essentiel de ce que vous m'opposez, c'est que "il n'y a pas photo".

Bon, je n'ai pas résisté longtemps à éviter de revenir dans le débat carwanderer a écrit : Vous abordez maintenant une autre dimension, celle des faits. Nous pouvons parler des faits, mais il faudra alors aussi parler de la crise des vocations, des paroisses qui se vident alors que les communautés traditionelles sont pleines de jeunes prêtres, de familles nombreuses, que leurs séminaires (comme celui du Christ roi) deviennent trop petits pour accueillir les séminaristes, etc...

-> Rectificatif :Arzur a écrit :Il n'y a qu'un seul rite dans l'Église catholique de rite Latin !
Oui, c'est pour cela que l'on dit "ordinaire" et "extraordinaire", mais cela reste sur la forme, car sur le fond, c'est bien ma même messe avec le même rite...steph a écrit :il y a de sensibles différences entre les deux formes...
steph a écrit :Je pense que tout en rectifiant, il faut pouvoir entendre "rite tridentin" comme la simplification "populaire" de "rite [romain dans sa forme] tridentin[e]" mais la nuance de forme est subtile et peut-être trop légère alors que rite est trop lourd... notamment pour ce qui est du calendrier, de l’office divin, de l’ordre de la messe...
Le problème, c'est qu'il n'est qu'à comparer les 2 formes pour se rendre compte qu'il y a des différences profondes. Si on s'amuse à comparer les divers rites anciens issus du rite romain (rite dominicain, ambrosien, mozarabe, lyonnais, etc...), on trouvera que les différences sont minimes par rapport à celles qu'on trouve entre les 2 formes actuelles du rite romain! De ce point de vue, il est logique de parler de 2 rites.Arzur a écrit :Pour conclure ce message, je pense qu'il est important de bien faire attention au vocabulaire. (mais tout le monde peut se tromper, j'en suis la preuve avec mon histoire de rite romain seule rite de l'Église Latine...) En effet, dire, ou laisser sous entendre que la forme extraordinaire (missel du Bx Jean XXIII) est un rite différent que celui du missel de Paul VI est à mon avis néfaste, contre productif pour l'unité des catholiques !
Car c'est les deux formes ont le même fond, elles sont toutes deux expressions différentes du même rite, le rite romain. Commun à près de 90% des catholiques du monde !
J'espère être claire sur ce sujet assez complexe.
In Christo Rege
Arzur

Il n'y a pas d'expression parfaite: rite traditionnel, rite de Saint-Pie V, etc désignent la même chose et ne sont pas pire que forme extraordinaire.steph a écrit :L'expression rite tridentin est cependant fâcheuse en ce sens qu'elle supposerait que c'est le rite de l'Eglise particulière de Trente... Or, il n'en est rien... C'est le Rite de l'Eglise de Rome tel que fixé suite au Concile de Trente par le pape saint Pie V ce qui n'en fait pourtant pas le "rite de saint Pie V" puisqu'il n'y a aucun rite d'une personne mais bien rite d'un lieu...
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