. D'abord, on ne demande pas à Dieu ne nous excuser (!), mais de nous pardonner.
. Et sinon, ben, oui, c'est à peu près comme cela qu'il faut faire : même lorsque l'on chute ou rechute, crier vers Dieu "aide moi !". Tout à fait.
. Et se confesser, sans se lasser, pour demander à Dieu son pardon... et la force.
. Ne pas se dire que "ça ne marche pas" : si cela a l'air de stagner, bien prendre conscience que, si cela stagne ou a l'air de stagner avec la prière et la confession, cela veut juste dire... que ce serait seulement pire sans !
Disons qu'il y a une certaine inertie, c'est un peu comme arrêter un train, lourd et lancé sur la voie : au début on ne sent même pas l'infime ralentissement, le minuscule début de freinage, toute la masse, la pesanteur et l'élan du train s'y oppose et semble immense en comparaison ; mais petit à petit, puis de plus en plus vite et de plus en plus fort, il ralentit, freine, stoppe, s'arrête.
Par contre, si on arrête d'essayer de le freiner, ou de demander de l'arrêter, parce qu'au début on ne sent pas encore les effets du freinage qui sont infimes... et bien dans ce cas il ne s'arrêtera jamais.
Si donc pour l'instant vous avez l'impression de ne pas en sortir ou de stagner ou que rien ne marche, c'est parce que, tout simplement, vous en êtes encore au moment où toute la force de la prière et la volonté de ne pas pécher ne servent qu'à tout juste retenir l'immense poids, l'immense pesanteur du péché, d'aller encore et toujours plus loin ;
c'est comme se lancer contre un énorme poids (disons un wagon, ou un rocher) qui glisserait le long d'une pente de montagne : au début, on est juste poussé et entraîné par ce poids, puis on ralentit tout juste sa chute sans empêcher qu'il continue de glisser vers le bas, puis on équilibre tout juste son poids et alors on n'ose plus rien faire, il semblerait qu'un simple mouvement fasse tout basculer dans le vide, puis seulement alors, peu à peu, pas à pas, on commence à le pousser vers le haut, à lui faire remonter la pente, millimètre par millimètre (...et même encore, alors, il arrive qu'on glisse ou dérape sur le sol friable et qu'on reperde quelques mètres en arrière).
Si donc vous en êtes encore à être entraîné vers le bas, c'est parce que vous n'êtes qu'au tout début, que vous venez à peine de commencer à essayer (avec l'aide de Dieu) à arrêter, ralentir, et retenir, ce poids, cette force qui glisse vers le bas.
Mais vous voyez bien avec cette image qu'il ne faut pas vus découragez : car sinon, cela reviendrait à relâcher le poids, que du coup plus rien ne retiendrait de tomber de plus en plus vite, de plus en plus bas.
Vous voyez aussi sans doute pourquoi, à ce stade, on semble encore n'avoir aucun effet bénéfique : c'est juste que vos efforts et vos prières, pour le moment, commencent à peine à retenir et équilibrer la chute.
Ce n'est pas qu'ils sont inutiles ; mais c'est que pour l'instant leur effet n'est que de maintenir cette chute et d'éviter qu'elle s'accélère. Petit à petit seulement, elle se ralentira et s'arrêtera. Et après seulement, il sera possible de repartir vers le haut.
Heuuu.... courage !
