Re: Outercourse
Publié : dim. 28 mars 2010, 18:47
@ gentil athée
Relisez-moi : en substance, je demande : qu'appelez-vous "outer course" ?
S'il s'agit de manifester sa tendresse, sans union, nous avons un terme en français pour cela, on dit "câlins". Les détails techniques ne me regardent pas.
S'il s'agit d'avoir à tout prix tout de même un plaisir sexuel, génital, ça s'appelle de la masturbation.
La différence n'est pas purement technique : les câlins, sans chercher à tout prix le plaisir sexuel, pourraient pour autant le stimuler, ou l'approcher.
Là comme ça, je dirais que, tout de même, se donner le choix entre soit des unions sexuelles complètes (quand on pense pouvoir assumer un enfant), soit des unions sexuelles mimées (quand on pense ne pas pouvoir assumer un enfant), revient de toute façon en pratique à se focaliser sur l'union sexuelle : on a alors l'impression que toute la tendresse conjugale ne s'exprime qu'en référence à cet acte, comme s'il était le centre et le but de l'union conjugale ; on a l'impression, autrement dit, qu'il y aurait les unions complètes, et puis le reste qui ne serait que "moins", que la même chose mais en moindre, en imité (je ne sais pas si j'exprime clairement ce qu'il me semble voir) ;
alors que de vivre autrement cette tendresse dans les périodes sans unions, cela fait de l'union un élément certes fort et essentiel, mais non pas la référence ultime des actes de tendresse.
Au lieu d'avoir, alors, des actes de tendresses qui ne se définiraient qu'en référence, en imitation, de l'union complète, tous reliés, en quelque sorte, à cette union,
on aurait plutôt des moments d'amour conjugal exprimé par l'union totale, et des moments d'amour conjugal exprimé …autrement ; les unions complètes se trouvent alors non pas le centre de toute la vie de tendresse, mais un élément parmi les autres (certes occupant une place privilégiée !!)
Pour faire plus simple : dans l'idée qui semble sous-tendre ce que vous appelez "outer course", il me semble que toujours tout se fait forcément en référence à l'union physique complète, comme une sorte de domination de toute la vie de tendresse par le sexe, une sorte d'omniprésence du sexe - dont permettrait de se libérer une pratique toute autre dans les périodes sans unions (quand bien même la tendresse physique, toujours, rappellerait ou évoquerait forcément l'union, et de toute façon en éveillerait l'envie).
Non.Si l'appellation "câlin" vous semble trop vague, c'est normal, c'est voulu : tout simplement parce que nul ici n'a jamais prétendu établir une liste exhaustive et détaillée des gestes de tendresse entre époux : cela relève de l'intimité du couple, je ne vais pas demander à un couple quels gestes précis ils échangent pour leur décréter ensuite si oui ou non cela exprime leur amour.
Pourtant, de fait, c'est ce que vous faites, puisque vous décrétez qu'un couple, en pratiquant l'outercourse, n'exprime pas son amour.
Relisez-moi : en substance, je demande : qu'appelez-vous "outer course" ?
S'il s'agit de manifester sa tendresse, sans union, nous avons un terme en français pour cela, on dit "câlins". Les détails techniques ne me regardent pas.
S'il s'agit d'avoir à tout prix tout de même un plaisir sexuel, génital, ça s'appelle de la masturbation.
La différence n'est pas purement technique : les câlins, sans chercher à tout prix le plaisir sexuel, pourraient pour autant le stimuler, ou l'approcher.
Là comme ça, je dirais que, tout de même, se donner le choix entre soit des unions sexuelles complètes (quand on pense pouvoir assumer un enfant), soit des unions sexuelles mimées (quand on pense ne pas pouvoir assumer un enfant), revient de toute façon en pratique à se focaliser sur l'union sexuelle : on a alors l'impression que toute la tendresse conjugale ne s'exprime qu'en référence à cet acte, comme s'il était le centre et le but de l'union conjugale ; on a l'impression, autrement dit, qu'il y aurait les unions complètes, et puis le reste qui ne serait que "moins", que la même chose mais en moindre, en imité (je ne sais pas si j'exprime clairement ce qu'il me semble voir) ;
alors que de vivre autrement cette tendresse dans les périodes sans unions, cela fait de l'union un élément certes fort et essentiel, mais non pas la référence ultime des actes de tendresse.
Au lieu d'avoir, alors, des actes de tendresses qui ne se définiraient qu'en référence, en imitation, de l'union complète, tous reliés, en quelque sorte, à cette union,
on aurait plutôt des moments d'amour conjugal exprimé par l'union totale, et des moments d'amour conjugal exprimé …autrement ; les unions complètes se trouvent alors non pas le centre de toute la vie de tendresse, mais un élément parmi les autres (certes occupant une place privilégiée !!)
Pour faire plus simple : dans l'idée qui semble sous-tendre ce que vous appelez "outer course", il me semble que toujours tout se fait forcément en référence à l'union physique complète, comme une sorte de domination de toute la vie de tendresse par le sexe, une sorte d'omniprésence du sexe - dont permettrait de se libérer une pratique toute autre dans les périodes sans unions (quand bien même la tendresse physique, toujours, rappellerait ou évoquerait forcément l'union, et de toute façon en éveillerait l'envie).