Re: La falsification des Ecritures selon l'islam
Publié : mar. 20 avr. 2010, 16:25
Bonjour à tous,
Je réagis à nouveau sur ce fil pour continuer un peu la réflexion sur cette croyance musulmane qui me semble gravement contraire à la raison.
Comme je pense l'avoir montré précédemment dans ce fil, la croyance islamique dans la falsification des Ecritures juives et chrétiennes ne tient pas la route lorsqu'on observe ce que dit le coran de la Torah et de l'Evangile, et qu'on analyse en parallèle les données historiques.
Même en faisant abstraction de ces données objectives, il me semble que la doctrine de la falsification devient véritablement absurde dès lors qu'on l'étudie avec simplement un peu de bon sens. Voici pourquoi :
Premièrement : le coran affirme lui-même que nul ne peut changer les paroles de Dieu.
Et récite ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouveras, en dehors de Lui, aucun refuge. (Sourate 18, 27)
Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime. - Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah -. Voilà l'énorme succès ! (Sourate 10, 64)
Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vînt. Et nul ne peut changer les paroles d'Allah, et il t'est déjà parvenu une partie de l'histoire des Envoyés. (Sourate 6, 34)
Et la parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l'Audient, l'Omniscient. (Sourate 6, 115)
Donc la croyance en la falsification de la parole de Dieu est déjà en contradiction avec le coran.
Deuxièmement : si Allah n’a protégé ni la Torah ni l’Evangile, comment être sûr que le coran l’est davantage ?
Comprenons-nous bien. Pour les musulmans, il y a eu une foule de prophètes avant Mahomet, chacun ayant eu son « livre ». Force est de constater qu’Allah n’en a protégé aucun, puisque nous n’avons aucune trace (ou alors, ils auraient été « falsifiés »). Non seulement ça pose question sur la fidélité mais en plus ça pose un grave problème quant à la fiabilité du coran. En effet, comment être sûr qu’Allah a davantage protégé son coran ? Certains diront que c’est parce qu’il le dit lui-même dans le coran mais ce n’est pas un argument puisque c’est la même chose avec la Bible.
Il me semble y avoir là une vraie impasse : si Dieu n’a pas protégé sa parole à un moment donné, alors il est raisonnable de croire qu’il ne le fera pas plus par la suite. Il est donc raisonnable de douter de l’authenticité du coran.
A ce niveau là de notre réflexion, la seule issue possible serait des preuves irréfutables de l’authenticité du coran. D’où la question : l’histoire de la formation et de la compilation du coran permet-elle d’être rassuré quant à son authenticité ? Hé bien, justement non.
Premièrement parce que des doutes ont plané du temps de Mahomet sur l’authenticité de certains versets. A ce titre, les versets sataniques en sont un bon exemple (Mahomet a transmis des versets polythéistes, avant que « Gabriel » ne vienne corriger son erreur en lui disant que le diable l’avait trompé). Notons aussi que le coran contient beaucoup de versets qui abrogent d’autres antérieurs, ce qui peut poser question lorsqu’on sait que le coran est censé être une copie du Livre-Mère incréé.
Ensuite, ajoutons que les hadiths mentionnent des versets qui ne sont pas présents dans le coran actuel.
Signalons également que la compilation du coran s’est faite de façon douteuse. Rappelons-nous qu’Uthman acheva la compilation du coran en faisant brûler toutes les copies jugées non-conformes, ce qui montre bien qu’il n’y avait pas un seul coran.
Enfin terminons en signalant que certains codex du coran contiennent des différences entre certaines sourates communes. C’est le cas pour le codex d'Ubay, le codex d'Ibn Mas'ud et le codex du Coran actuel.
Conclusion : l’histoire de la formation du coran est entachée « d’irrégularités » et il a existé plusieurs versions différentes du coran aux débuts de l'islam. Il n’y a donc aucune preuve irréfutable que le coran en la possession des musulmans soit en tout point conforme à celui transmis par Mahomet. Il n’est même pas certain que Mahomet n’ait pu être abusé, comment en témoignent les versets sataniques.
D’où la seule conclusion logique : si Allah n’a pas protégé sa parole auparavant, il n’y a aucune raison de croire que le coran l’a été davantage, et le coran ne peut fournir aucune preuve irréfutable de son authenticité, bien au contraire. Nous sommes donc dans une impasse : pour quelle raison faudrait-il faire davantage confiance au coran ?
A l'inverse, les chrétiens ne prétendent pas que les Juifs ont falsifié l'Ancien Testament : ils reconnaissent l'unité de la parole de Dieu et le fait que les Juifs l'ont transmise fidèlement.
Cordialement,
Je réagis à nouveau sur ce fil pour continuer un peu la réflexion sur cette croyance musulmane qui me semble gravement contraire à la raison.
Comme je pense l'avoir montré précédemment dans ce fil, la croyance islamique dans la falsification des Ecritures juives et chrétiennes ne tient pas la route lorsqu'on observe ce que dit le coran de la Torah et de l'Evangile, et qu'on analyse en parallèle les données historiques.
Même en faisant abstraction de ces données objectives, il me semble que la doctrine de la falsification devient véritablement absurde dès lors qu'on l'étudie avec simplement un peu de bon sens. Voici pourquoi :
Premièrement : le coran affirme lui-même que nul ne peut changer les paroles de Dieu.
Et récite ce qui t'a été révélé du Livre de ton Seigneur. Nul ne peut changer Ses paroles. Et tu ne trouveras, en dehors de Lui, aucun refuge. (Sourate 18, 27)
Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d'ici-bas tout comme dans la vie ultime. - Il n'y aura pas de changement aux paroles d'Allah -. Voilà l'énorme succès ! (Sourate 10, 64)
Certes, des messagers avant toi (Muhammad) ont été traités de menteurs. Ils endurèrent alors avec constance d'être traités de menteurs et d'être persécutés, jusqu'à ce que Notre secours leur vînt. Et nul ne peut changer les paroles d'Allah, et il t'est déjà parvenu une partie de l'histoire des Envoyés. (Sourate 6, 34)
Et la parole de ton Seigneur s'est accomplie en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l'Audient, l'Omniscient. (Sourate 6, 115)
Donc la croyance en la falsification de la parole de Dieu est déjà en contradiction avec le coran.
Deuxièmement : si Allah n’a protégé ni la Torah ni l’Evangile, comment être sûr que le coran l’est davantage ?
Comprenons-nous bien. Pour les musulmans, il y a eu une foule de prophètes avant Mahomet, chacun ayant eu son « livre ». Force est de constater qu’Allah n’en a protégé aucun, puisque nous n’avons aucune trace (ou alors, ils auraient été « falsifiés »). Non seulement ça pose question sur la fidélité mais en plus ça pose un grave problème quant à la fiabilité du coran. En effet, comment être sûr qu’Allah a davantage protégé son coran ? Certains diront que c’est parce qu’il le dit lui-même dans le coran mais ce n’est pas un argument puisque c’est la même chose avec la Bible.
Il me semble y avoir là une vraie impasse : si Dieu n’a pas protégé sa parole à un moment donné, alors il est raisonnable de croire qu’il ne le fera pas plus par la suite. Il est donc raisonnable de douter de l’authenticité du coran.
A ce niveau là de notre réflexion, la seule issue possible serait des preuves irréfutables de l’authenticité du coran. D’où la question : l’histoire de la formation et de la compilation du coran permet-elle d’être rassuré quant à son authenticité ? Hé bien, justement non.
Conclusion : l’histoire de la formation du coran est entachée « d’irrégularités » et il a existé plusieurs versions différentes du coran aux débuts de l'islam. Il n’y a donc aucune preuve irréfutable que le coran en la possession des musulmans soit en tout point conforme à celui transmis par Mahomet. Il n’est même pas certain que Mahomet n’ait pu être abusé, comment en témoignent les versets sataniques.
D’où la seule conclusion logique : si Allah n’a pas protégé sa parole auparavant, il n’y a aucune raison de croire que le coran l’a été davantage, et le coran ne peut fournir aucune preuve irréfutable de son authenticité, bien au contraire. Nous sommes donc dans une impasse : pour quelle raison faudrait-il faire davantage confiance au coran ?
A l'inverse, les chrétiens ne prétendent pas que les Juifs ont falsifié l'Ancien Testament : ils reconnaissent l'unité de la parole de Dieu et le fait que les Juifs l'ont transmise fidèlement.
Cordialement,