Il n'y a pas de création dans le bouddhisme. Ne pas confondre hindouisme et bouddhisme. Par ailleurs vous ne pouvez pas sérieusement accuser le bouddhisme d'égoïsme, l'altruisme et la compassion en sont les valeurs centrales (conséquences du karma)
Le grand Chesterton l'explique bien mieux que je ne pourrais jamais le faire (ci dessous je recopie une citation rapportée par Cinci à l'époque.
Trouvée sur le fil de la cité catholique dédié au bouddhisme.
http://cite-catholique.org/viewtopic.php?t=32341
En fait il n'y a pas de recherche d'amour, mais de son bien-être. Pour que l'amour soit réel, il faut une altérité, c'est extrêmement bien vu! Noyé dans ce grand tout, on s'aime soi-même et recherchons notre profit.
Que le bouddhisme exhorte à la compassion ou à la modération ne veut pas dire qu'il ressemble particulièrement au christianisme mais seulement qu'il ne diffère pas complètement de toute existence humaine. Les bouddhistes désapprouvent la cruauté ou l'excès parce que tout homme sensé désapprouve en théorie la cruauté ou les excès. Mais dire que le bouddhisme et le christianisme en donnent une même interprétation philosophique est tout simplement faux.
[...]
Je ne crois pas qu'il y ait deux institutions dans l'univers qui se contredisent plus catégoriquement que le bouddhisme et le christianisme. Même lorsque je croyais, avec la majorité des gens bien informés, mais peu érudits, à la ressemblance du bouddhisme et du christianisme, une chose me rendait toujours perplexe en ce qui les concernait : la prodigieuse différence entre leurs types d'art religieux. [...] L'opposition est partout, mais peut-être tient-elle au fait que le saint bouddhiste a toujours les yeux fermés alors que le saint chrétien [d'une cathédrale gothique] les a toujours ouverts. Le corps du saint médiéval est décharné jusqu'aux os, mais ses yeux sont affreusement vivants. Il ne peut y avoir de réelle communauté d'esprit entre les forces qui ont produit des symboles aussi différents. [...] Le bouddhiste regarde l'intérieur avec une intensité particulière. Le chrétien regarde l'extérieur avec une intensité frénétique.
[...]
Je veux adorer le monde, non pas comme on aime un miroir, parce qu'il est soi, mais comme on aime une femme, parce qu'elle est complètement différente. Si les âmes sont séparées, l'amour devient possible. Si les âmes sont unies, l'amour devient de tout évidence impossible. On peut dire à la rigueur d'un homme qu'il s'aime, mais il aura du mal à tomber amoureux de lui-même ou, si cela arrive, la cour qu'il lui faudra faire sera bien monotone. Si le monde est peuplé de véritables moi, ce ne peut être des mois égoïstes. Mais d'après le principe bouddhiste, le cosmos tout entier n'est constitué que d'une seule personne d'un prodigieux égoïsme. C'est là précisément que le bouddhisme rejoint le panthéisme moderne et l'immanentisme. Et c'est là précisément que le christianisme rejoint l'humanité, la liberté et l'amour. L'amour requiert la personnalité, c'est pourquoi il requiert la division. L'instinct du christianisme est de se réjouir que Dieu ait brisé l'univers en petits morceaux, parce que ce sont de petits morceaux vivants. Son instinct est de dire :«Petits enfants, aimez-vous les uns les autres», plutôt que de dire à une unique et vaste personne de s'aimer elle-même. Tel est l'abîme intellectuel qui sépare le bouddhisme et le christianisme : pour le bouddhiste et le théosophe, la personnalité est la chute de l'homme, alors que pour le chrétien , elle est la finalité de Dieu, l'essence de son idée cosmique. L'âme-monde des théosophes demande à l'homme qu'il l'aime pour se plonger en elle. Mais le centre divin du christianisme a en réalité expulsé l'homme au-dehors afin que celui-ci puisse l'aimer.
La déité orientale est semblable à un géant qui aurait perdu un bras ou une jambe et qui serait sans cesse à sa recherche, alors que la puissance chrétienne est pareille à un géant qui, dans un accès de générosité, couperait sa main droite, afin qu'elle puisse d'elle-même lui rendre hommage. [...] Toutes les philosophies modernes sont des chaînes qui attachent et entravent; le christianisme est une épée qui sépare et libère. De fait, aucune autre philosophie ne permet à Dieu de se réjouir de séparer l'univers en âmes vivantes. Mais selon le christianisme orthodoxe, cette séparation entre Dieu et l'homme est sacrée, parce qu'elle est éternelle. Pour qu'un homme puisse aimer Dieu, il est nécéssaire qu'il y ait non seulement un dieu à aimer, mais aussi un homme pour l'aimer. Tous ces esprits théosophiques indécis pour qui l'univers est un immense creuset sont ceux-là mêmes qui, d'instinct, reculent devant les redoutables paroles de nos Évangiles selon lesquelles le Fils de Dieu n'est pas venu avec la paix mais avec une épée tranchante. Ces paroles sonnent tout à fait justes, même si on les prend pour ce qu'elles veulent manifestement dire : tout homme qui prêche l'amour véritable est certain d'éveiller la haine. [...] l'amour feint s'achève en compromis et en philosophie ordinnaire, mais le véritable amour a toujours fini dans le sang.
Tel est le sens de ce bonheur presque dément dont témoignent les yeux du saint médiéval. Tel est le sens des paupières scellées de la somptueuse image bouddhiste. Le saint chrétien est heureux parce qu'il est véritablement coupé du monde; il est séparé des choses et il les contemple avec étonnement. Mais pourquoi le saint bouddhiste s'étonnerait-il des choses, puisqu'il n'y a en réalité qu'une seule chose, et qu'étant impersonnelle, elle ne peut guère s'étonner d'elle-même? [...] Le panthéiste ne peut s'émerveiller parce qu'il ne peut louer Dieu ni quoi que ce soit de vraiment distinct de lui-même. Mais ce qui nous intéresse ici dans l'immédiat, c'est l'effet de cette admiration chrétienne (qui agit vers l'extérieur, vers une déité distincte de l'adorateur) sur le besoin général d'activité morale et de réforme sociale. Et cet effet est assez manifeste. Il n'y a pas de réelle possibilité d'échapper au panthéisme par un élan particulier vers l'action morale. Car, par sa nature, le panthéisme suppose qu'une chose est aussi bonne qu'une autre, alors que, par sa nature, l'action suppose qu'une chose est préférable à une autre.
Ensuite:
l'éternel cycle est out?
C'est évidemment un bon article, de même que ce site est une bonne vulgarisation. Mais que dit-il justement, quelles sont
les pistes?
Non dit mais je le rappelle, la théorie des cordes a du plomb dans l'aile :
- plein de théories différentes, mais toutes reposent sur la syper symétrie. Laquelle prévoit de nouvelles particules qui n'ont jamais été détectées. Gros problème!
- ensuite les topologies des supposées dimensions supplémentaires recroquevillées sont innombrables et aboutissent à des lois physiques différentes, c'est une impasse. Bel édifice mathématique mais impasse en physique.
Reste donc la gravitation quantique à boucle, qui a la faveur de Barrau auteur de l'article. Mais de toute façon, cette théorie ne prévoit
QU'UN REBOND je me répète. UN et UN SEUL c'est très clair. Donc
PAS DE CYCLE. Et le rebond a été antérieur : on est parti d'un univers infiniment dilaté (?) pour se contracter vers le big bang où s'est produit le rebond (big bounce). Et là, en accord avec la RG, il se dilate à l'infini.
Donc oui exit, out le cycle. Et donc out le bouddhisme en tant que croyance. Après si les gens trouvent le zen dans la méditation
Et pour finir, la gravitation quantique à boucle est non seulement une théorie de travail non corroborée, mais en plus une de ses conséquences, une vitesse légèrement différente entre les longueurs d'onde de la lumière n'a jamais été détectée (mesure sur rayons gamma très lointains).
Donc là aussi suspicion pour l'instant...