Voici du nouveau au Québec concernant le cours d'éthique et de culture religieuse:
Selon Radio-Canada, Le Cardinal Ouellet aurait évoqué que "dans le débat sur le cours d'éthique et de culture religieuse, le gouvernement du Québec n'aura pas le choix de respecter le droit des parents de choisir la religion enseignée à leurs enfants."
Le Journal de Québec lui va plus loin dans les explications:
«Le cardinal Marc Ouellet prévient le gouvernement Charest qu’il subira la colère de la population s’il persiste à imposer le cours d’éthique et de culture religieuse à l’ensemble des élèves du Québec.
« Quand on limite la liberté des gens, tôt ou tard, ça nous rebondit dans la face. Quand on enlève la liberté de choix en matière religieuse, je vous assure que c’est ressenti comme une violation », a lancé l’archevêque de Québec au cours de sa rencontre annuelle avec les représentants des médias, jeudi.
Le cours, imposé dans les écoles depuis l’automne 2008, place la religion catholique sur un pied d’égalité avec les autres religions pratiquées à travers le monde, ce que monseigneur Ouellet qualifie d’inacceptable.
« C’est la religion de la majorité des Québécois et c’est la matrice de notre culture, il ne faut pas oublier ça. »
L’enjoignant d’avoir une « attitude plus ouverte », il déplore que le gouvernement force les parents mécontents à se tourner vers les tribunaux pour soustraire leurs enfants du cours d’éthique et culture religieuse.
2000 demandes d’exemption
Environ 2 000 demandes d’exemption ont aussi été signifiées aux commissions scolaires par des parents désireux d’éduquer leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses ou philosophiques.
« Je trouve ça malheureux que ce droit de choisir soit disparu, c’est vraiment une perte », a signalé Mgr Ouellet, qui urge le gouvernement du Québec de réexaminer la question à la lumière des doléances du public.
« Il se peut que, juridiquement, le gouvernement ne soit pas fautif, mais si c’est ressenti par la population comme une violation de ses droits, il doit en tenir compte, en saine démocratie », a-t-il insisté.
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L’automne dernier, l’Assemblée des évêques du Québec avait fait parvenir une lettre à la ministre Courchesne, dans laquelle elle déplorait que la prédominance du christianisme ne soit pas respectée dans le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse. Elle soutenait par ailleurs que les professeurs n’avaient pas bénéficié d’une préparation adéquate avant de donner cette formation et que les parents n’avaient pas été suffisamment informés de son contenu.»
Source:
www.ethique-et-culture-religieuse.com