Re: La théologie d'Arnaud Dumouch est-elle fiable ?
Publié : mer. 02 févr. 2011, 13:13
Libremax a écrit :A vrai dire, toutes ces tentatives de définition précise de ce qu'est au juste la mort, (séparation âme/corps, moment, passage, point de non-retour, constat clinique, etc...) me semble peu importantes au regard de la question qui est soutenue par des théologiens comme Arnaud-et il n'est pas le seul:
Y a-t-il une rencontre, à la fin de notre vie sur terre, avec le Christ qui soit déterminante, et qui constitue en fait le jugement de l'âme?
Qu'importe de savoir si la mort y soit comprise comme un instant ou un passage? Il s'agit ici, en fait, de pouvoir raccorder une telle idée sur l'au-delà avec le discours de nombreux pères de l'Eglise, dont Thomas d'Aquin, si j'ai bien compris. Mais même depuis leurs travaux, l'Eglise a complété leur point de vue sur la question.
Cher Libremax, Définir la mort est important que parce que nous devons tenir compte d'un dogme solennel et donc infaillible :
Pour saint Thomas d'Aquin, la mort est la séparation de l'âme et du corps. C'est donc instantané. Il ne s'y passe rien.BENOIT XII Constitution dogmatique « Benedictus Deus », Op. cit. Dumeige 510.
[5° Aussitôt après leur mort, les âmes mortes en état de péché mortel sont en enfer]
Nous définissons encore ce qui suit : d'après la disposition générale de Dieu, les âmes de ceux qui meurent coupables de péché mortel actuel, descendent aussitôt après leur mort en enfer, pour y subir les peines infernales ;
Mais, pour la Bible, la mort est parfois plus qu'un "passage". Elle est un "séjour" qu'elle appelle "Enfers, shéol, Hadès" et où se produit ceci :
Matthieu 4, 14 pour que s'accomplît l'oracle d'Isaïe le prophète :
Matthieu 4, 16 Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière s'est levée.
Matthieu 4, 17 Dès lors Jésus se mit à prêcher et à dire : "Repentez-vous, car le Royaume des Cieux est tout proche."