Je souhaitais vous faire part d'une petite expérience personnelle en rapport avec un des liens qu'il peut y avoir entre l'amour et la souffrance.
Cracboum disait ceci au début de ce fil : L'Esprit-Saint travaille sans cesse à nous transformer en amour, et c'est cette action sur nous que nous appelons souffrance.
Oui l'action de l'Esprit-Saint sur nous peut nous causer beaucoup de souffrances.
J'ai vécu une certaine épreuve fin mai. Petite épreuve qui m'a causé de la souffrance (je ne parle pas de douleur physique). J'ai beaucoup prié, je suis allée à la messe et j'ai réfléchi au pourquoi de tout celà. Mercredi passé, je me suis décidée à faire un examen de conscience. J'ai invoqué l'esprit saint, prié et j'ai commencé à réfléchir aux derniers évènements de ma vie. Et j'ai pris conscience d'une chose terrible : je ne sais pas aimer.
Je pensais aimer mon mari, mes enfants de tout mon coeur, mon entourage, mes amis, je pensais les aimer. Je pensais aimer Dieu. Mais je n'aime pas comme je le devrais. L'amour que je leur donne est un amour égoïste et intéressé. J'attends toujours quelque chose en retour (que ce soit simplement de l'amour ou de la reconnaissance) et finalement, même avec Dieu. Or l'amour, le vrai amour serait un amour complètement désintéressé. On ne marchande pas l'amour. On aime pour aimer, pour les autres, on aime Dieu pour Lui. Ce que Dieu nous offre, ce n'est pas pour nous, mais pour rendre cet amour à autrui, pour se mettre au service des autres et ceci sans chercher à se faire plaisir, sans chercher de la gratitude ou quoique ce soit en échange. Juste par amour pour l'autre. Et celà, actuellement, j'en suis très loin alors que j'étais persuadée du contraire et d'avoir un amour complètement désintéressé.
Cette révélation m'est tombée dessus, dans toute son horreur, après avoir invoqué l'Esprit-Saint et prié pour faire mon examen de conscience. Prendre conscience de ceci m'a causé énormément de souffrance et une très grande tristesse. Je n'ai pas pu communier le lendemain tellement je me sentais mal et dans un grand état de péché. Dès la fin de la messe, j'ai été trouver le prêtre pour lui demander de me confesser. Je me suis confessée vendredi et le prêtre m'a expliqué que j'ai eu droit à une très grande grâce du Seigneur, même si ce genre de révélation est très dure à recevoir. Il m'a donné de très bons conseils pour que cette révélation ne soit plus cause de souffrance, mais au contraire de joie.
Lorsque l'Esprit Saint nous révèle de façon si soudaine nos péchés, finalement, ça peut causer de très grandes souffrances. Mais c'est un cadeau que le Seigneur nous fait. Il met en lumière ce qui ne va pas chez nous, pour que l'on se transforme et que l'on se tourne vers l'amour.