Ils sont incroyables ces gens, et vas-y que je te fais des pirouettes tant que je peu pour ne surtout pas me remettre en question.
1/ Il y a ce que dit le catéchisme : cela fait autorité pour nous catholiques.
2/ Il y a l'interprétation du catéchisme, qu'on retrouve à travers les déclarations des uns et des autres, qui évidemment n'engage pas l'infaillibilité, n'est pas un dogme, etc... Mais lorsqu'un évêque s'exprime, lui ayant la charge de pasteur, je l'écoute.
En définitive, les textes que je cite ne sont pas des documents magistériels, hors le catéchisme des adultes des évêques de France (tout de même, hein, ne l'oublions pas), mais ils sont bien des "avis", autrement dit des interprétations par d'éminentes autorités de l'Eglise, du catéchisme qui fait autorité.
Personnellement, je considère que ces "avis" ont plus d'autorité que celui de Philémon Siclone : 1/ il y a la question du charisme et de la vocation qu'ont reçu ces personnes pour s'exprimer sur le sujet, 2/ il y a le fait qu'ils s'expriment de manière très officiel, 3/ Je trouve super facile de dire "Mééé c'est pas une dogme" pour écouter de l'Eglise que ce qui nous chante. Avec ce genre d'arguments, vous pouvez aller vous faire engager chez Golias, ça vaut tous les CV du monde.
philémon.siclone a écrit :Que pensez-vous des écclésiastiques qui ont instruit des procès de l'Inquisition à certaines époques anciennes ? ça devrait vous faire réfléchir, non ? Parce que des gens condamnés à mort au nom de la Croix, y en a eu quand même un paquet.
C'est précisément ce pour quoi, le 12 mars 2000, dans la basilique Saint Pierre de Rome, Jean-Paul II a fait repentance au nom de toute l'Eglise. Donc en effet, oui, ça me fait réfléchir.
philémon.siclone a écrit :J'ai lu tous les textes que vous citez, et très franchement, ça part un peu dans tous les sens, puisqu'il s'agit à chaque fois d'un contexte très précis (je pense notamment aux moyens employés pour exécuter un condamné, qui est évidemment ce qui pose le plus de problèmes). Il faudrait les prendre un par un, et les discuter. Et je n'ai pas l'impression qu'un seul d'entre ces textes concerne la peine de mort en général et dans un sens absolu. Aucun n'est catégorique.
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La déclaration officielle du Saint Siège au congrès mondial sur la peine de mort, et le communiqué officiel du Saint Siège en 2007 se satisfaisant de l'adoption par l'ONU d'un moratoire pour l'abrogation de la peine capitale, vous trouvez que c'est un contexte précis ??? Le Saint Siège, c'est-à-dire l'organe temporel de l'Eglise, qui exhorte les Nations Unis en espérant que "
la peine de mort sera bannie de la civilisation humaine" c'est un contexte précis ?
Après, je ne vois pas des contextes précis, mais des arguments précis, dont la plupart ont été repris ici :
- Le respect inconditionnel de la vie humaine de sa conception à sa mort naturelle : là, ça émane de l'autorité responsable de nous enseigner la doctrine sociale de l'Eglise. Il dit ceci, je vous le remets : "
La position de l’Eglise sur le don de la vie est bien connue, selon laquelle l’homme ne dispose pas complètement de la vie, qui doit être défendue depuis le moment de sa conception jusqu’à sa fin naturelle. Une telle position exclut par conséquent l’avortement, aussi bien que l’expérimentation sur les embryons, l’euthanasie, et la peine de mort, qui sont une négation de la dignité transcendante de la personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu." C'est assez catégorique pour vous ?
- La peine de mort est une négation de la dignité transcendante de la personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. (texte ci-dessus)
- Laisser la possibilité au condamné de s'amender : dans le catéchisme pour adulte des évêques de France, c'est aussi l'argument dans Evangelium Vitae de Jean-Paul II (texte magistériel)
- On ne peut pas vaincre la violence par la violence
- La peine de mort es inefficace (évêque canadien) : là je vous l'accorde, sans plus de précisions, on peut argumenter que ça pourrait ne valoir que pour la justice canadienne... quoique.
- Il est abusif d'avoir recours à des textes bibliques - spécialement de l'Ancien Testament - pour justifier le maintien de la peine de mort (évêques canadiens). Comment pouvez-vous croire que cette remarque ne vaille que pour les catholiques canadiens ?
- La peine de mort est pour
la société une manière très primitive de se faire justice : me semble pas relever d'un contexte hyper précis là non plus.
Après il y a le texte des évêques péruviens qui est très complet : je ne vois pas bien, dans ce qu'ils disent en nous enseignant à partir de la Bible (et donc nous en les écoutant comme des brebis se laissent guider par leurs pasteurs), qui pourraient ne pas être aussi un enseignement pour nous. Ou il faut qu'on m'explique.