Re: "Demandez et vous recevrez"
Publié : jeu. 11 août 2011, 19:55
Il me semble que le christianisme occidental est plutôt centré sur la nuit de Gethsemani et sur les souffrances du Christ, tandis que le christianisme oriental est plutôt porté sur l'aspect glorieux du Christ ressuscité.
On a pu dire qu'aux alentours du 14è siècle, le catholicisme a (pour des raisons complexes) développé un côté doloriste, où la douleur a semblé devenir une fin en soi. Je pense que ce n'est pas faux et je n'apprécie pas beaucoup ce côté non plus qui peut avoir quelque chose de morbide.
Je pense qu'il faut savoir combiner les deux aspects, sinon cela donne une spiritualité trop déséquilibrée. Bref, pour moi la souffrance n'est pas à rechercher non plus et je pense que peux de gens vous diront le contraire.
Le but ce n'est pas de souffrir, mais c'est comme l'ont dit les tous premiers pères, "de devenir par grâce ce que Dieu est par nature". Et pour se rapprocher de Dieu, et le laisser nous investir totalement, il y a tout simplement la prière et les vertus comme la patience, la charité, le détachement etc qui doivent simplifier notre être, le détacher de ce qui est accessoire. Il faut se vider pour que l'eau de la grâce puisse s'écouler en nous.
C'est dans ces conditions que Dieu peut prendre véritablement place dans notre âme et notre coeur, c'est à dire à la racine de notre être.
Simplement je pense qu'il faut savoir se servir de la souffrance pour progresser spirituellement, comme d'épreuves purificatrices. La philosophe Simone Weil qui vécu des temps particulièrement difficiles disait que la grandeur du christianisme n'est pas qu'il propose un remède surnaturel à la souffrance mais qu'il fasse de la souffrance quelque chose de surnaturel.
Peut être que vous devriez moins lire la vie des saints si cela vous trouble. Avez vous lu St François de Sales, les pères du désert etc ?
Pour acquérir cette véritable paix et ce bonheur que rien ne peut enlever, il faut, comme le savent bien les bouddhistes, se défaire des illusions du monde qui nous rendent prisonniers et qui telles un fleuves nous emportent avec elles en causant de la souffrance. Il faut donc mourir au monde (ce qui ne veut pas dire vivre dans une cellule comme un ermite) et nous établir solidement en Dieu, ou autrement dit le le Laisser prendre place au centre de notre être pour qu'il nous "déifie" (illumine si vous préférez) peu à peu et nous rétablisse dans notre condition originelle.
Le centre de notre être c'est Dieu et pas le moi. Dieu est le Coeur de notre coeur comme il est dit dans les "Litanies du sacré coeur", ou comme le dit St Jean de la Croix le centre de notre âme.
On a pu dire qu'aux alentours du 14è siècle, le catholicisme a (pour des raisons complexes) développé un côté doloriste, où la douleur a semblé devenir une fin en soi. Je pense que ce n'est pas faux et je n'apprécie pas beaucoup ce côté non plus qui peut avoir quelque chose de morbide.
Je pense qu'il faut savoir combiner les deux aspects, sinon cela donne une spiritualité trop déséquilibrée. Bref, pour moi la souffrance n'est pas à rechercher non plus et je pense que peux de gens vous diront le contraire.
Le but ce n'est pas de souffrir, mais c'est comme l'ont dit les tous premiers pères, "de devenir par grâce ce que Dieu est par nature". Et pour se rapprocher de Dieu, et le laisser nous investir totalement, il y a tout simplement la prière et les vertus comme la patience, la charité, le détachement etc qui doivent simplifier notre être, le détacher de ce qui est accessoire. Il faut se vider pour que l'eau de la grâce puisse s'écouler en nous.
C'est dans ces conditions que Dieu peut prendre véritablement place dans notre âme et notre coeur, c'est à dire à la racine de notre être.
Simplement je pense qu'il faut savoir se servir de la souffrance pour progresser spirituellement, comme d'épreuves purificatrices. La philosophe Simone Weil qui vécu des temps particulièrement difficiles disait que la grandeur du christianisme n'est pas qu'il propose un remède surnaturel à la souffrance mais qu'il fasse de la souffrance quelque chose de surnaturel.
Peut être que vous devriez moins lire la vie des saints si cela vous trouble. Avez vous lu St François de Sales, les pères du désert etc ?
Oui, mais il parle d'une paix intérieure qu'on acquiert au terme d'une renaissance d'en haut et qui suppose le dépouillement du "vieil homme" (de notre vieille peau). "Vieil homme" qu'on peut traduire aussi par "égo", "moi" qui est une production dépendant de facteurs externes et qui n'a donc pas de consistance propre, et qui d'autre part,conduit à tout rapporter à soi et à devenir sa propre idole. Il y a quelque chose de plus réel en nous, c'est "l'homme intérieur" (1 Pierre 3:4), qui émergeant par la purification intérieure, permet de passer à un niveau de "conscience" supérieure.alors que Jésus veut nous amener au bonheur finalement.
Pour acquérir cette véritable paix et ce bonheur que rien ne peut enlever, il faut, comme le savent bien les bouddhistes, se défaire des illusions du monde qui nous rendent prisonniers et qui telles un fleuves nous emportent avec elles en causant de la souffrance. Il faut donc mourir au monde (ce qui ne veut pas dire vivre dans une cellule comme un ermite) et nous établir solidement en Dieu, ou autrement dit le le Laisser prendre place au centre de notre être pour qu'il nous "déifie" (illumine si vous préférez) peu à peu et nous rétablisse dans notre condition originelle.
Le centre de notre être c'est Dieu et pas le moi. Dieu est le Coeur de notre coeur comme il est dit dans les "Litanies du sacré coeur", ou comme le dit St Jean de la Croix le centre de notre âme.