patatedouce a écrit : ↑Hier, 11:59
A la lumière de ce que j'ai dit, la FSSPX n'a pas de prise pour critiquer l'intention de la NOM car elle suit les rubriques. Ce qui a été supprimé est répété ailleurs dans la messe. Dire que la dimension sacrificiel n'est pas présente est faux.
Je vais juste vous donner un exemple d'une différence entre le novus ordo et le vetus ordo, vous me direz si vous arrivez à voir la différence:
Novus Ordo:
et elevátis óculis in cælum ad te Deum Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens benedíxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens: ACCÍPITE ET MANDUCÁTE EX HOC OMNES: HOC EST ENIM CORPUS MEUM, QUOD PRO VOBIS TRADÉTUR.
Vetus Ordo:
et elevátis óculis in cælum ad te Deum Patrem suum omnipoténtem, tibi grátias agens, benedíxit, fregit, dedítque discípulis suis, dicens : ACCÍPITE ET MANDUCÁTE EX HOC OMNES.
HOC EST ENIM CORPUS MEUM, QUOD PRO VOBIS TRADÉTUR.
La nuance peut paraitre faible, mais l'idée qui est derrière n'est pas la même. et on parle là de la prière la plus importante de la messe.
c'est ce genre de modifications qui permettent d'interpréter totalement différemment ce qu'est la messe qui est reproché.
patatedouce a écrit : ↑Hier, 11:59
Par exemple, prenons le premier point critique du bref examen critique. Le prêtre préside l'assemblée. Ce point là est vrai aujourd'hui même dans les messe de la FSSPX. Aujourd'hui, la messe dans les prieurés de la FSSPX n'est pas fait seulement entre le servant et le prêtre mais el confiteor est récité par l'assemble, ainsi que le kyrie... Donc de facto, il est dans la définition de la présidence. Donc, selon ces critères, on pourrait remettre en question son intention de vouloir faire ce que l'Eglise veut ?
Franchement, je n'arrive pas a savoir si vous cherchez à me troller ou si vous êtes sincère; le bref examen critique ne nie pas le fait que les fidèles doivent participer à la messe de façon active en répondant aux prières, par exemple, ils critique la définition de la messe donnée comme un mémorial de la mort de Jésus sur la croix pas l'assemblée du peuple de Dieu présidée par le prêtre, ce n'est pas du tout la même chose... par la suite, ils regrettent qu'une telle définition omette totalement le rôle prépondérant du pretre dans la célébration de la messe, durant laquelle il agit "in persona Christi". Et d'ailleurs, si vous lisez la suite, les cardinaux Ottaviani et Bacchi ne s'attardent très peu sur le coté présidence de l'assemblée, mais plutôt sur l'absence de la dimension sacrificielle dans la définition.
patatedouce a écrit : ↑Hier, 11:59
S'ils vont au bout de leur critique, il faut que la messe soit dite seulement par le servant et le prêtre, ce que soulignons Saint pie X a remis en question. C'est lui qui a voulu la participation active des fidèles et qui a instauré la messe chantée. Et pie XII en 1947 parlait de messe dialoguée ?
C'est que la réforme de la messe a entériné. Aujourd'hui, dans les messes tridentine le prêtre se tourne vers la chorale ou les fidèles pour avoir la réponse à ses prières, quand tout simplement la prière n'est pas déléguée aux fidèles...
Ce qui est exactement la même chose que la NOM.
Quelles prières sont totalement et uniquement récitées par les fidèles dans le vetus ordo?
pour le reste, j'y ai répondu plus haut, le bref examen critique ne dit aucunement que les fidèles ne doivent pas participer.
patatedouce a écrit : ↑Hier, 11:59
Idem sur l'orientation, le prêtre pendant les messes tradi (FSSPX ou ailleurs) se tourne vers les fidèles pour avoir la réponse, mais c'est une hérésie selon le bref examen critique... c'est nier la présence réelle... Il lit l'épitre et l'évangile face aux fidèles, mais c'est une hérésie majeure ?
Donc l'argument de l'alignement du tabernacle et de l'autel est un peu exagéré. Et si on veut être rigoureux et répondre au bref examen critique, on devrait mettre le tabernacle avec l'autel au centre, comme ca le prêtre ne tourne jamais le dos pendant l'office. Si, on leur propose ça comment ils réagiraient ?
Après, moi la messe dos au peuple ne me dérange pas (je préfère la forme tridentine), ce qui me dérange c'est la critique du NOM.
La encore, vous faites dire, il me semble au bref examen critique ce qu'il n'a jamais dit. il critique le fait qu'avec les nouvelles dispositions de facto et dans les rubriques, le Saint Sacrement se retrouve relégué sur un autel secondaire, comme s'il s'agissait d'une simple relique. et puisque vous parlez de tourner le dos au saint sacrement, vous avez sans doute remarqué que justement, quand le saint sacrement est encore sur l'autel et que le prêtre se tourne vers les fidèles, il se décale justement pour ne pas tourner le dos au Christ.
Et pourquoi la critique du NOM vous dérange-t-elle? (c'est une question sincère, pas réthorique). Si les rites étaient parfaits, il n'y aurait jamais de modification a y apporter....