Re: Parabole sur la Genèse
Publié : ven. 16 oct. 2009, 14:23
Bonjour Xavi,
Vous êtes futé, en me relisant je me suis presque convaincu. Pour tout vous avoué, au fond de moi j'ai cette inclination à ce que vous dites et ce que j'ai dit moi-même. Quand je me relis, ce que cela réveille me dit : mais bien sur, cela ne peut être que comme ça.
Mon changement de point de vue s'est opéré par la conviction profonde et lumineuse que le monde tel que nous le percevons, ce modèle avec son big-bang, son espace et son temps, son ADN, ses atomes, et toutes ces lois, tels que la science positive les appréhende, est une perception née de la chute ; et que ce monde, dans l'éternité n'est rien de tout cela. Tout cela est contingence. En sorte que, dans l'éternité parler d'histoire n'a pas de sens.
Mais il est vrai que cela n'exclue pas une autre manifestation de cette vérité, telle qu'elle pourrait être dans l'histoire de la création. L'une et l'autre ne se contredisent pas, après réflexion.
Mais ce qui me pose un réel problème c'est juste la cohérence dans les niveaux de lecture. Pour voir un vrai premier homme et une vraie première femme dans la réalité spatiotemporelle, conformes à la révélation, on est au moins obligé de remonter au paléolithique supérieur, minimum (peut-être même le moyen) et là on est confronté à un vrai problème. Je voudrais juste poser un de mes postulat de base : dès qu'on voit apparaitre une espèce témoignant de rites funéraires, donc d'un rapport à la mémoire des morts, et à la conscience de cette mort - dès qu'en outre on a des formes d'art qui révèle une interrogation de l'hominidé sur sa condition (l'apparition du "je" dirait-on en psychanalyse), alors je considère que la conscience de soi et de sa propre mort témoigne au minimum de l'intuition d'une âme. Et cette intuition d'une âme correspondant à une forme d'objectivation de soi témoigne nécessairement, d'après moi, du fait que cette âme soit immortelle.
De là mon problème, c'est qu'il semble qu'on doive les premières formes de rites funéraires à l'homme de Néandertal duquel nous ne descendons pas, en tant qu'homo sapiens. Du moins telle est l'hypothèse scientifique actuelle : on peut supposer que l'homme de Néandertal et l'homo sapiens aient été contemporains, mais en aucun cas il n'est possible à l'heure actuelle pour un scientifique digne de ce nom d'envisager que des hommes de néanderthal aient accouché des homo sapiens. A moins d'envisager un vache de saut d'espèce, si vous me permettez l'expression.
Voilà, je crois qu'il y a là un vrai point de blocage pour moi.
Vous êtes futé, en me relisant je me suis presque convaincu. Pour tout vous avoué, au fond de moi j'ai cette inclination à ce que vous dites et ce que j'ai dit moi-même. Quand je me relis, ce que cela réveille me dit : mais bien sur, cela ne peut être que comme ça.
Mon changement de point de vue s'est opéré par la conviction profonde et lumineuse que le monde tel que nous le percevons, ce modèle avec son big-bang, son espace et son temps, son ADN, ses atomes, et toutes ces lois, tels que la science positive les appréhende, est une perception née de la chute ; et que ce monde, dans l'éternité n'est rien de tout cela. Tout cela est contingence. En sorte que, dans l'éternité parler d'histoire n'a pas de sens.
Mais il est vrai que cela n'exclue pas une autre manifestation de cette vérité, telle qu'elle pourrait être dans l'histoire de la création. L'une et l'autre ne se contredisent pas, après réflexion.
Mais ce qui me pose un réel problème c'est juste la cohérence dans les niveaux de lecture. Pour voir un vrai premier homme et une vraie première femme dans la réalité spatiotemporelle, conformes à la révélation, on est au moins obligé de remonter au paléolithique supérieur, minimum (peut-être même le moyen) et là on est confronté à un vrai problème. Je voudrais juste poser un de mes postulat de base : dès qu'on voit apparaitre une espèce témoignant de rites funéraires, donc d'un rapport à la mémoire des morts, et à la conscience de cette mort - dès qu'en outre on a des formes d'art qui révèle une interrogation de l'hominidé sur sa condition (l'apparition du "je" dirait-on en psychanalyse), alors je considère que la conscience de soi et de sa propre mort témoigne au minimum de l'intuition d'une âme. Et cette intuition d'une âme correspondant à une forme d'objectivation de soi témoigne nécessairement, d'après moi, du fait que cette âme soit immortelle.
De là mon problème, c'est qu'il semble qu'on doive les premières formes de rites funéraires à l'homme de Néandertal duquel nous ne descendons pas, en tant qu'homo sapiens. Du moins telle est l'hypothèse scientifique actuelle : on peut supposer que l'homme de Néandertal et l'homo sapiens aient été contemporains, mais en aucun cas il n'est possible à l'heure actuelle pour un scientifique digne de ce nom d'envisager que des hommes de néanderthal aient accouché des homo sapiens. A moins d'envisager un vache de saut d'espèce, si vous me permettez l'expression.
Voilà, je crois qu'il y a là un vrai point de blocage pour moi.